lundi 20 août 2007

Bali (1re partie)

Et voilà mon récit, ma récapitulation d’une semaine vraiment incroyable dans un paradis nommé Bali. Un paradis, mais vraiment accessible et parfois un peu trop touristique. Mais faut croire que les paradis inconquis par la manne de touristes occidentaux comme orientaux sont en voit de disparition!


Mercredi 8 août 2007

Contrairement à notre voyage en Thaïlande, les vacances ont commencé sur un ton plus relax. La job finie à 19h, nous avions une bonne soirée pour planifier un peu notre itinéraire. Bon, c’est pas vraiment ça qu’on a fait, mais on n’a pas fait la rumba toute la nuit non plus.

Donc, lever à 9h, juste le temps de se concocter un bon déjeuner du champion : 3 oeufs, bacon, saucisses, toasts et un bon verre de lait (même si le lait est pas si bon que ça ici!). Bref, l’estomac plein, on est prêts à partir.

Le bus part à 11h de la gare d’Utsunomiya. Normalement, il est supposé arriver à 13h50 à Narita. Vol à 16h10, ça nous donne deux heures et 20 pour s’enregistrer en toute quiétude. Mais nous comptions bien sur le trajet d’autobus pour récupérer quelques heures perdues la veille.

Ça, c’était sans compter notre nouveau chummy japonais, Takahashi (pas sur de son nom exact), un ti-gars de 21 ans originaire d’Utsunomiya qui s’en retournait à New York pour un stage d’apprentissage en l’anglais. Et croyez-moi, il était impatient de renouer avec l’anglais. Mettons qu’on a moins dormi qu’on pensait le faire. Mais au moins, il était sympatique!

La chose donc les jeunes japonais aiment le plus jaser avec des jeunes occidentaux : les filles! Évidemment! Et ils semblent avoir de la misère avec les filles occidentales. C’est vrai que c’est plus difficile d’approcher une occidentale qu’une asiatique. Une question d’attitude souvent. Mais j’avoue qu’au Québec, c’est beaucoup mieux que dans quelques contrées européennes. Je ne donne pas de noms!!!

Bref, le trajet a été long. Trop long. Parce que même si les japonais sont super efficaces dans l’élaboration de nouvelles technologies, ils le sont pas vraiment côté urbanisme. Les autoroutes ne sont tout simplement pas assez larges. Donc ça bouchonne. Et aussi, même si Tokyo n’est pas une île, on y retrouve le même problème qu’à Montréal. C’est à dire, qu’il faut absolument passer par Tokyo pour se rendre n’importe ou. Donc, ça bouchonne encore plus.

Pour vous donner une idée, partir d’Utsunomiya pour aller à Narita, c’est comme aller de St-Jérome à Sorel. Donc, peut importe quelle route tu veux prendre, il faut absolument passer par Montréal. L’affaire que je comprends pas, c’est que y’a pas de Fleuve St-Laurent ici. Pas trop logique donc.

Finalement, après quelques moment d’angoises et des visions de vacances ratées par des bouchons interminables, nous arrivons au terminal à 14h50, soit 1h20 avant notre vol. Et je dois dire qu’ils sont efficaces les japonais, car nous sommes arrivés à la portes d’embarquement 50 minutes avant le vol!!!

On a un beau 747, rempli de japonais. Parce que s’il existe une liaison directe entre Narita et Denpasar, et ce à tous les jours, c’est que y’en a en titi des japonais qui vont à Bali. Et ils y vont en groupe, en gros groupe de japonais qui se promènent des gros autobus climatisés dans des petites rues balinaises. Mais ça, j’y reviendrai plus tard.

Et l’avion? Un beau 747, légèrement passé date. D’ailleurs, Alex et moi on a essayé de deviner en quelle année il avait été construit. Si on se fie aux télés avec écrans ultrabombées fixées au plafonds, aux projecteurs qui font que les scènes de films tournées dans le jour semblent se passer la nuit, aux cendriers dans les accoudoirs et au papier peint kitch, nous avons évalué 1980. Un peu trop vieux pour qu’on s’en souvienne, mais ça me semble une bonne estimation. Le vol a donc été plutôt long avec un Spiderman 3 qui m’a énormément déçu. Peut-être avec une meilleure télé ça aurait été mieux? J’en doute.

L’arrivée à Denpasar a donc été bien appréciée, malgré l’atterissage le plus brutal que j’ai pu expérimenter. Surtout quand l’hotesse dit qu’il reste 15 minutes mais qu’en fait il n’en reste que 5, tu restes surpris légèrement.

Première chose à faire en arrivant, c’est de se procurer un visa sur place. Et la file est longue. Et pour attendre, t’as des télés qui jouent des téléromans indonésiens. Bon, je suis pas critique en télé ou cinéma, mais maudits qui sont poches les acteurs ici. Patrick Huard gagnerait un oscar haut la main!

Venu le temps du visa, on idique dans le Lonely Planet : 7 jours 10$US, 30 jours 25$US. On arrive le 8 août à 23h et on repart le 15 août à 23h50. Dans mon livre à moi, ça fait 7 jours ça. Mais pas eux, ça fait 8 jours. Donc, mon 10$ américain, ben il me servira pas. Parce que la machine à visa ici, ça roule et t’as pas trop le temps de rendre compte de ce qui se passe. Finalement, tu finis avec un visa de 30 jours qui te coute 4000 yens, donc genre 35$ CAN. Ils te remettent quand même 50000 rupiah (5$). Belle introduction quand même!!

Venu le temps des bagages, un tit-homme de5 pieds et des poussières s’entête à prendre mon sac à dos qui pèse autant que lui avec une poignée de change. Knock yourself out mon pit! Il m’attends au détour, je le sens. Il nous propose de changer de l’argent. Moi je veux un guichet. Et pour la forme, je retire 1 500 000 rupiahs. Wow, je suis millionaire. En gros, c’est 170$ CAN. Faut croire que les gens aiment ça paraître plus riches qu’ils le sont vraiment!!!

Le gars de l’hôtel ou on avait réservé nous attends dehors avec une pancarte et mon nom écrit dessus. Évidemment, j’ai oublié de prendre une photo. C’est pas tous les jours que ça t’arrive! Le ti-cul d’une trentaine d’année trimbale toujours mon sac. On y voit juste le bas des mollets! Et à la fin, je lui donne un beau 5000 rupiahs (60 cents). Et il me regarde en dépit comme si je lui donnait pas assez!!! Eille le grand, j’ai juste des billets de 50000 sur moi pis je te donnerai surment pas 6$ pour avoir trainé mon sac sur 100m, surtout que je t’ai rien demandé. Faque, va te pogner un autre poisson! J’ai l’air cheap de même, mais ça fait juste commencer!

Bon, l’hotel ast’heure! Sur les forums que j’avais cnsulté avant de partir, on me disait que c’était le meilleur deal de Jimbaran : le Villa Puri Royan. Bon, faut croire que y’a pas grand chose à Jimbaran, parce que j’ai vu des meilleurs deals que ça. Mettons, que c’était correct, sans plus. On se serait passé de la salle de bain qui sent les boules à mittes. Y’aurait fallu prendre une chambre deluxe je crois. Bref, on a vu pire, mais on s’attendait à mieux.

Comme en Thaïlande, on s’était fixé une heure limite pour se mettre les pieds dans l’eau. Cette fois-ci, le deadline c’était minuit. Nous y étions à 23h30, environ. Mais bon, disons que Jimbaran un mercredi soir, c’est assez mort merci. Une petite randonnée sur la plage nous l’as confirmé. Y’a rien à faire ici. Contrairement à Kuta, qui lui se trouve sur la plage au nord de l’aéroport.

De toute façon, on est ici pour relaxer. C’est ce qu’on va faire! Une petite Bintang (il y en aura plusieurs par la suite) à 9000 rup (1$) et puis dodo. Film de série B américain à la télé en plus.

Disons qu’on n’a pas été choyé pour notre arrivé. Pas grave, on est en vacances!!! Pis ça sent les boules à mittes.......


Jeudi 9 août 2007

Première journée complète et elle est chargée, émotion et autres. Vu qu’on doit partir demain matin pour les îles Gilis, on a une journée pour voir le maximum de la péninsule de Bukit, à l’extrémité sud de Bali.

Petit déjeuner comprenant des pancakes (miam), mais pas de sirop d’érable (merde) et un tit café balinais. Ah oui, précision sur le café balinais, ils ne font pas bien le dosage entre la quantité de grains de café et d’eau chaude qu’ils mélamgent. Résultat, tu te retrouve avec une bouette de grains de café pas dissous dans le fond de ta tasse! Miam! Ça fait une bonne job de buffer dans la gorge mes amis!!!

Évidemment, Alex et moi on a oublié d’amener du savon et du shampoing (bravo). Donc, pendant qu’Alex va au marché pour essayer de trouver ces items indispensables, moi je magasine les scooters pour notre journée de randonnée. La fille de l’hôtel me déniche un gars à l’air plus ou moins fiable. Finalement, on loue les motos directement de chez lui, 50000 rup (6$) pour la journée, assurances comprises. Bon, assurances c’est un bien grand mot qui veut dire 100$ de déductible en cas d’accident. Je suppose. J’espère en fait.

Avant de prendre la route, on décide de se saucer un peu. L’eau est bonne et la plage est belle, mais assez vite en ce jeudi matin. On se prends une grosse Bintang dans un petit resto/hotel : 60000 rup (7$). Ayoye, c’est donc ben cher!!! Rassurez-vous, c’est la dernière fois qu’on s’est fait avoir sur de la bière!

En revenant à l’hôtel, je prends pas de chance et j’appelle la compagnie pour le fast boat qui va aux Gilis pour confirmer l’endroit et l’heure du bateau. Et surprise, ma réservation n’existait pas!!! Quelle joie! Heureusement, il restait de la place, donc pas trop de problème. Départ, demain matin 7h. On doit être au port à 6h30. Ouch!

Bon, 11h45 on part en direcion du Planet Hollywood ou on doit aller rejoindre Nick Parke à midi, un gars qui venait avec moi à la Poly. Je l’ai rencontré par hasard sur MSN deux jours avant mon départ. Il a fait pas mal le tour en Indonésie, donc ses conseils ne peuvent nuire.

Comment qualifier la circulation à Bali et surtout autour de Kuta? Le bordel. Disons oui, mais en moins civilisé. Bref, tu essaie de te frayer un chemin ou tu peux. Bonne chance! Après avoir passé l’intersection qui mène à l’aéroport, je vois plus Alex derrière moi. Bon, quoi encore? Disons qu’il n’avait pas eu de chance avec ses motos en Thaïlande. Je reviens sur mes pas à pieds pour le trouve ren discussion avec un policier. Contravention pour avoir circulé dans la mauvaise voie et surtout pour être un blanc au volant d’un scooter à Bali (comme une grosse cible mobile). Il s’en sauve pour 200000 rup (23$) parce qu’il n’avait pas son permis international sur lui (que je n’avais pas non plus). Quand même, j’ai trouvé ça cher, même si cé la moitié d’un ticket de parking à Montréal. Ici, on perd nos repères face à l’argent!!

Euh.......yé ou le maudait Planet Hollywood? Pourtant, yé supposé êre dans un méga centre d’achat! J’vois juste des palmiers! Enfin, j’ai réussi à décrotter mes lunettes de la boucanne noire émises par les nombreux camions qui circulent dans la chaleur suffocante de la ville et j’aperçois le resto des stars au loin. Fashionably late avec 45 minutes de retard.

Finalement, c’était bien cool comme rencontre. Il était en Indonésie depuis 5 semaines avec sa blonde et il repartaient le soir même pour Melbourne. En effet, il s’est trouvé une job de consultant là-bas dans un aluminerie. Ça me ressemble un peu, la barrière du langage en moins. Il nous a confirmé que les Gilis étaient vraiment la meilleure place pour relaxer. C’est bien ce qu’on compte faire. Aussi, c’est bien d’apprendre un peu du langage local, même si tout le monde parle anglais. Ça te rend un peu plus sympathique. Le problème, c’est que là je suis complètement perdu car je sors des mots de japonais.

Après s’être rassasié d’un bon Club Sandwich (on feel encore western), nous mettons le cap sur Dreamland, un paradis des surfers. Le problème, c’est que c’est pas facile à trouver et les cartes dans le Lonely Planet ne sont pas trop détaillées. Donc, après avoir scruté l’horizon sur un chantier de construction, nous avons trouvé une route pas trop droite qui meneraient, dit-on, à la plage tant convoitée.



Se faufilant entre deux vaches, nous atteignons une falaise ou quelques scooters sont stationnés. Nous y voilà, enfin. Et d’en haut, c’est débile. Un paysage de film. Une plage coicée entre des falaises de 40 mètres de haut et des vagues monstrueuses. Vraiment, on peu difficilement trouver mieux. Et en prime, vers 6h, vous avez droit à un coucher de soleil sur le Pacifique.

C’est donc un paradis des surfers, parce que pour la petite baignade, on repassera. Le récif est rempli de coraux qui rendent la randonnée assez périlleuse. Même les surfers mettent des botillons pour pas se couper. Un peu trop extrême si vous voulez mon avis. Mais l’emplacement mérite d’y risquer quelques blessures. Nous y avons pris quelques rafraîchissements, question de ne pas de déshydrater. Bonne place pour relaxer!!!

Mais bon, le soleil continuait à descendre et nous devions nous rendre au temple d’Ulu Watu, aussi situé sur le côte ouest de la péninsule de Bukit. Le temple a été construit sur des falaises de 70 mètres de haut qui se jettent directement dans la mer. La vue est vraiment époustoufflante! Et au coucher du soleil, la roche devient orangée ce qui contraste énormément avec le vert de la forêt qui entoure le temple. Une autre chose intéressante de ce temple, ce sont les centaines de singes qui y ont trouvé refuge. Et ce n’est pas rare d’en voir un en train de machouiller des lunettes fumées qu’il a subtilisé à un pauvre touriste. Parce que des touristes, il y en a en masse. Les nombreux autobus en sont la preuve.



Le soleil se couche donc vers 6h ici. Nous sommes près de l’équateur, donc les journées sont de 6h à 18h. Assez régulier merci. À cette heure, on peut aussi assister à la « Kecak » danse, la danse des singes, qui est assez intéressante visuellement, mais longue (1h) surtout quand tu as ta journée dans le corps. Elle est cependant faite pour les touristes et quelqeus personnes interpellent même des spectateurs en anglais. Ou même en japonais (j’vous avais dit que y’en avait partout!!!). Bref, ça fait très touristique, mais ça vaut la peine d’être vu. Le paysage en vaut largement la peine!!!

Retour sur Jimbaran dans le noir ou nous devons rapporter nos scooters. L’heure limite était 18h, il était maintenant 20h. Mais, comme partout ici, on s’arrange et on négocie. « Pas de problème les gars, si vous avez besoin d’une autre motos, appelez-moi sans fautes! »

Le plan de la soirée, allez se farcir un des meilleur poisson dans un resto sur la plage de Jimbaran. Et c’est pas le choix qui manque. Les restos de fruits de mers se succèdent collés les uns aux autres. Nous, on va dans la portion sud de la plage ou, apparament, se trouvent les meilleurs restos. Après avoir hésité, on se trouve finalement une belle table pas trop loin de l’eau. Au large, des lumières rouges et blanches scintillent pour indiquer l’emplacement des bâteaux de pêcheurs qui s’occuperont de ramener le menu du lendemain.

Et le menu, il est pas compliqué. Un liste de poisson et tu choisi ce que tu veux : environ 60000 rup (7$) pour un kilo. Pas cher pas cher. Le choix du chef : le Yellow Crazy Fish. Ça sonne bon. On a faim, donc Alex se laisse tenter par le poisson fou et moi, le Red Snapper. Et une grosse Bintang en attendant.




Déception. Plus de Yellow Cray Fish. Merde. On va y aller avec la famille, le King Fish. Et mes amis, c’est sans aucun doute le meilleur poisson que j’ai mangé à vie. J’en aurais mangé tous les jours pendant un an. Minimum. Ajoutez à cela un peu de riz blanc genre basmati et c’est un délice. À côté de ça, le filet de sole c’est du SPAM. Allez, une autre grosse Bintang pour arroser ce merveilleux souper dans un décor idyllique. Dommage qu’on ait pas de femmes avec nous ! Parce oui, Bali c’est fait pour y aller avec un femme !

Nous avons fleurté avec l’idée de descendre à Kuta pour se dégourdir les jambes sur les pistes de danse, mais le départ de l’hôtel demain à 6h nous disais autrement. Tant pis. On gardera ça pour plus tard !


Vendredi 10 août 2007

Il est tôt. Vraiment tôt. Franchement, se lever à 5h30 quand t’es en vacances, c’est pas l’fun. Mais des fois, t’as juste pas le choix. Comme ce matin. On fait avec les limites du transport.

À 6h tapant, nous sommes devant la réception de l’hôtel ou notre chauffeur nous attends pour nous mener à la marina. Il a l’air plus endormi que nous, c’est encourageant. Avant de partir, très important, un petit arrêt dans un guichet s’impose afin de retirer un autre million de rupiahs pour les 3 prochaines journées au moins. Et surtout, n’oubliez pas votre carte dans le guichet. Il s’en est fallu de peu dans mon cas. Je vous explique donc un peu ou on va.....

Les îles Gilis (au nombre de 3) se trouvent au large de Lombok qui se situe à l’est de Bali. Elles sont une véritable mecque pour les backpackers (nous autres). Une particularité qui font le charme de ces îles paradisiaques, on n’y retrouve aucune voiture ni moto. Pour se déplacer, il faut donc utiliser une bicyclette, le cimodo (chariot tiré par un âne) ou ses pieds (comme l’homme des cavernes). Aussi, on n’y retrouve aucun guichet automatique ce qui explique la poche de billets mauves, bleus et roses qu’on doit se procurer à l’avance. Ah, j’oubliais, il n’y a pas de police non plus. Vous en verrez les conséquences sous peu?

L’itinéraire, nous débarquons aujourd’hui à Gili Air, l’île la plus petite et la plus rapprochée de Lombok. Elle est bonne pour le snorkelling et plus relax côté party que sa grande soeur, Trawangan. C’est la plus grosse île et la plus éloignée de Lombok. On y retrouve beaucoup plus de touristes et donc plus de restos et hotels/bungalows. On y passera 2 jours avant de retourner sur Bali. L’île du milieu, Gili Meno, est beaucoup plus tranquille (trop même selon certains) et s’adresse surtout aux petits couples cherchant la tranquillité!

On se dirige donc vers Benoa Harbour, qui en fait, si vous avez étudié la carte de Bali, ne se trouve pas du tout du côté du village de Benoa. Assez mêlant merci. Heureusement, notre chauffeur à moitié endormi savait ou il s’en allait. Le problème, c’est que rendu au port, il n’y avait aucun indication de l’emplacement du Blue Water Safari, la compagnie propriétaire du bateau. Un léger stress s’est emparé de moi. Le gars essaie d’appeler la compagnie et, évidemment, ça réponds pas. Merveilleux!

Finalement, dans un recoin de la marina, on tombe sur une mini-van qui se dirige ver un genre de resto. Et c’est là. Aucune pancarte ou enseigne. Wow! Mais bon, je m’en fout un peu, on a trouvé la place, c’est ce qui compte. J’ai juste le goût de me retrouver sur une île perdue.

On se retrouve à attendre au port en compagnie d’un couple d’italiens. Et l’italienne. Mamma mia!!! Jolie au max et des yeux d’enfer. Dommage qu’elles aient un caractère aussi bouillant!!! C’est pas de la petite japonaise ça. Bref, ils décident de changer pour un bateau plus grand. En partant les moteurs, un méga nuage de boucane blanche nous fait repenser à notre décision de prendre le bateau rapide. Mais le gars qui check le moteur avec sa cigarette et nu-pieds a l’air fiable!

Voilà, on est parti, deux heures trente de vagues successives. C’est un ti-peu long je dois avouer. Les italiens faisaient, bah comme un couple italien, c’est-à-dire ils se chicanaient à toutes les demi-heures. À côté de moi, y’avait un p’tit couple d’anglais (je suppose) qui arraitait pas de parler. Ils avaient l’air d’une jeune couple, genre on vient de se rencontrer. Ils avaient des tas de choses pas intéressantes à se raconter. Combiné à l’odeur d’essance provenant des moteurs, ça m’as donné un bon mal de tête!!!

Nous étions donc bien contents d’arriver à destination. Et le débarquement se fait à la bonne franquette. Le bateau avance sur la plage est finalement reste coincé. Il faut donc sauter dans l’eau pour rejoindre l’île. On que deux pas de faits et déjà un p’tit bronzé avec 3 dents dans la bouche vient nous proposer d’aller au Gili Air Hotel. J’en avais entendu parler, mais avant, je voulais aller voir le Cocunut Cottages, un autre endroit pas mal.


Pendant qu’alex fait un brin de jasette avec le p’tit monsieur pas de dents, je vais voir une chambre. Vraiment bien. Trop bien même. Vous verez dans mes photos, une petite hutte transformée en chambre avec douche à l’extérieur et petit balcon à l’avant. Le jardin pour se rendre à notre demeure est tout aussi magnifique avec des assortiments de fleurs et de plantes exotiques entre quelques palmiers gigantesques. Magique comme endroit !

On se prends un petit repas au resto du Coconut et on part aussi tôt profiter des belles plages de l’île. Vraiment, c’est la première fois que je me retrouve devant une eau aussi bleu et turquoise. C’est incroyable. Une vraie carte postale. Les gens se retrouvent sur la pointe sud-est de l’ïle ou le snorkelling est à son meilleur. Par contre, les coraux rendent la baignade un peu périlleuse. Les fragments de coraux se retrouvent à la rencontre des vagues et du rivage ce qui n’aide pas la sortie de l’eau légèrement douloureuse.


Mais bon, c’est un léger mal. Un petit resto vient nous servir jus d’orage et bière afin d’étancher notre soif. Je vais me louer un masque et un tube pour explorer les fonds marins. C’est fou comme les récifs sont remplis de poissons de toutes sortes. C’était vraiment magnifique. Et en plus, y parait que y’a des places encore mieux que ça à Trawangan. Nice !

Finalement, le soleil commence à taper fort et on cherche alors désespérément de l’ombre. Heureusement, partout aux gilis, on retrouve des petites huttes comportant une plateforme ou tu peux t’allonger sur des cousins, à l’ombre, et te faire servir de quoi manger et boire. Vraiment pas loin du paradis. On se prends donc un demi-melon vendue par un dame qui passe toute sa journée sur la plage. Miam ! Et pour rincer, on retourne à l’eau. Trop facile !

On relaxe fort ! C’est bon de rien foutre de temps en temps.
Retour au bungalow vers 5h pour prendre un petite douche avant de se trouve run resto pour souper. Des restos, y’en a quelques uns, mais disons que c’est pas la foire. L’île est très calme et y’a pas grand monde qui s’énerve ici. On choisi finalment le Legend, un bar/resto sur le pointe nord de l’île. Ainsi, on pourra observer le coucher du soleil.


Et le coucher de soleil, franchement, sans exagérer, c’était digne d’une carte postale. Bon, ça pris du temps avant que je réussisse è le capturer comme il faut avec ma caméra, mais le résultat est pas mal je trouve. Vous en jugerai par vous-même. Au menu, des Gili Island Iced Tea (version plus corsée du Long Island) et fruits de mers frais. Finalement, notre collation de l’après-midi a dû être suffisante, car on s’est jeté dans les entrées : calmars frits et prawns.

En fait, les prawns, c’est comme des grosses crevettes. Pas trop appétissantes, mais assez bonnes, une fois que t’as réussi à l’écailler !!! Et pas de party ce soir, c’était hier le gros party……

Va falloir attendre à Trawangan !!!

samedi 18 août 2007

Back from Bali

Bonjour à tous,

Eh oui, une autre semaine de vacances de passée! Et celle là a passé vraiment vite. Trop même. Disons que le retour n'était pas aussi anticipé que lors de mon voyage en Thaïlande. Là, je serais resté une semaine de plus, facile!

Bon, j'ai pas trop eu le temps de rédigé un résumé savoureux sur nos péripéties en terre balinaise, mais ça viendra sous peu, j'espère! En attendant, vous pouvez vous régaler des nombreuses photos que j'ai mises sur mon site MSN (le lien est à droite).

Bon, c'est vrai que j'ai moins de photos que pour notre trip à Kyoto et Osaka, mais faut dire qu'on a pas trop visité. C'était un voyage relax. Et sur l'échelle de relaxitude, c'était assez élevé!!!

Sur ce, on se reparle bientôt.

Pace

mardi 7 août 2007

Kyoto & Osaka

Et la voici, notre première fin de semaine de 3 jours. Depuis le temps qu’on la voyait sur notre calendrier. Elle paraisait loin, mais elle est venue. Puis repartie aussi vite. Parce que si les semaines passent vites, les fins de semaines encore plus.

Donc, pour cette fin de semaine allongée, nous avions décidé vers le sud-ouest du Japon, pls précicément à Kyoto et Osaka. Et vu qu’on ne veut rien manquer, le départ se fera le jeudi soir!!

En passant, j’ai mis plein de photos sur mon site MSN. Le lien est à droite!!!

Jeudi 26 juillet 2007

La job finie à 16h (oh yeah!), on se dirige en taxi direct de la job pour prendre notre Shinkansen à 17h05. En fait, des Shinkansen, y’en a plein, mais plus tôt on part, plus tôt on arrive!! Parce que c’est quand même pas une petite promenade. Le trajet Utsunomiya-Tokyo prends environ 50 minutes, mais celui entre Tokyo et Kyoto en prends 2h30. Donc, on prend son mal à patience, de quoi à grignoter pis son iPod.

Cela dit, le trajet s’est quand même bien effectué. D’ailleurs, entre Tokyo et Kyoto, nous avons pu utiliser le Nozomi, le train le plus rapide du Japon qui peut atteindre 300km/h, donc qui se compare au TGV français et au ICE allemand. Le Tohoku Shinkansen lui, qui relie Utsunomiya et Tokyo, ne peut atteindre que 250km/h. Quand même, 620km en 3h30, c’est une bonne moyenne. Pour vous dire, 620 km c’est un peu plus que Montréal-New York ou si vous n’êtes jamais allés à New York, un peu moins que Montréal-Rouyn!!!

Donc, quand même, vaut mieux utiliser ce temps là de façon intelligente en faisant une sieste. Question d’être en forme pour la soirée!!!

Fraîchement arrivés, Alex nous dirige vers l’hôtel qui se trouve à quelques pas de la gare. De la classe, y’a pas à dire. En fait, les hôtels sont pas mal tous faits sur le même moule. Donc, tu sais pas mal sur quoi tu va tomber. On retrouve JP et Catherine qui reviennent d’Hiroshima, vite une douche et on va explorer un peu. Et surtout manger car il est rendu 21h30 et pis mes pinottes sont rendues bien loin.

Donc, on se rend dans le « centre-ville » de Kyoto près de la rivière Kamogawa. Le but en fait, c’est de trouver un de ces fameux restos avec terrasses sur la rivière. Le problème, c’est que les restos ferment assez tôt ici. Donc, on s’est pointé devant plusieurs portes fermées. Et un autre truc aussi, même si Kyoto est probablement la 2e ville touristique au Japon et bien la plupart des menus de petits restos à l’extérieur sont uniquement en japonais. Et y’a pas de photos non plus. Donc, pas facile de savoir ce qui va aboutir dans ton assiette!!!



Finalement, on se retrouve face au Za-Watami, resto typique japonais, sauf qu’on peut s’asseoir sur des chaises! Au menu, sashimis (poisson cru), pizza saucisses italiennes (je sais, ça fait pas trop japonais), porc grillé, brochettes de je sais pas quoi, légumes frits, salade, bière (évidemment), etc. Catherine et moi on a encore un petit creux, donc on se prend un parfait au chocolat et bananes. Méchant parfait! Y’avait l’air plus petit sur la photo. Et pis au fond, surprise, des Corn Flakes!!! Cela dit, le mélange était excellent!!

L’estomac bien rempli, on repart les 4 gars pour explorer un peu le vie nocturne de Kyoto. Pour commencer, Ponto-cho, une petite rue super étroite qui regorge de petits restos ultra-japonais avec des façades en bois. Très spécial, mais le jeudi soir, assez tranquille. On passe le pont au dessus de la Kamogawa et on reprend une autre petite rue. Là par contre, on semble se retrouver dans le quartier rouge! C’est pas le quartier rouge d’Amsterdam, mais les établissements qui s’y trouvent se spécialisent quand même dans l’accompagnement avec de jolies demoiselles. Mais ça on en a chez nous!

Puis, sous l’initiative d’Alex, on arrête dans un petit bar prendre un peu de saké. Juste pour dire qu’on commence la soirée du bon pied. Et il était bon le pied!!!

Finalement, on se retrouve à notre point initial, près de la rivière. On se dit qu’il faudrait se lever tôt demain matin afin de profiter de la journée pour visiter. Donc, on va au dépanneur et on se prend une grosse bière chacun qu’on ira déguster sur les rives de la Kamogawa. Faut dire qu’il y a pas mal de monde sur le bord de la rivière. Beaucoup de jeunes qui y amènent bière, musique et feux d’artifices! Ouais, les japonais adorent les feux d’artifices. Une chance que y’ont pas les feux de la Ronde, y capoteraient!!!

On rejoint un groupe de japonais en suivant deux petites japonaises. Les gars ont l’air d’avoir ben du fun. Tellement, que y’en a 3 dans la rivière en bobettes. Faut dire qu’y fait chaud en titi dehors. Je peux les comprendre. Bref, les gars sont ben sympathique, même trop parfois. Leur anglais est pas top, mais on fini par se comprendre en prenant une petite gorgée.

Pis j’me souviens plus pourquoi, on a commencé à encourager Marc-Alex à aller dans la rivière. Et pis, ben il est allé! L’eau était chaude apparemment! Et je sais plus trop comment, mais y’a un des japonais qui s’est ramassé à poil dans la rivière. Classique japonais chaudasse! Et là, je dois préciser qu’on se trouve juste è côté d’un pont et qu’il y a pas mal de monde qui passe durant la soirée!!! Magique!

Pour fêter ça, notre bière étant terminée depuis des lunes, un japonais décide de nous amener des bouteilles de champagne! Et vu qu’on a de la classe, on boit à même la bouteille!!! Wow!

Je sais plus trop comment, mais ça s’est terminée. Les deux filles qu’on avait suivi sont partis avec leurs chums. Dommage.

Il est déjà tard, donc on termine la soirée au bar le glamour. Pas grand-chose à dire, à part les Gin tonic qui étaient excellents. On a donc bien dormis!!!

Petite soirée relax, comme on avait dit. Ça commence bien la fin de semaine!!!

Vendredi 27 juillet 2007

Le réveil a été difficile. Le départ s’est fait à 10h30 plutôt que 9h. Une grosse bouteille d’eau et quelques grignotines du dépanneur et on est parti. On se retrouve donc à Kyoto station et on cherche un bus pour aller au Kinkaku-ji, le fameux Golden Temple!

Finalement, on trouve le bus assez facilement, mais les passes pour la journée elles, on sait pas trop. En fait, la machine qui les vend est évidemment seulement en japonais. Et pis y’a l’air d’avoir au moins 12 cartes différentes, donc on veut pas trop se tromper. Finalement, on paiera 220 yens à chaque fois au lieu de 500 yens pour la passe de journée!

Bon, une petite sieste dans l’autobus en s’en allant pour récupérer quelques minutes perdues la veille et finalement nous y sommes. Et vu la meute de touristes qui se rendent à Kyoto pour voir les temples et tout le tralala, et bien tout est payant. Pour le Kinkaku-ji, 400 yens!

Et pis à part le temple tout recouvert d’or, y’a pas grand-chose. Bon, c’est vrai qu’en pleine ville, on se retrouve rapidement entouré de verdure! Mais ça vaut quand même la peine je crois. Disons qu’en fin d’après-midi quand le soleil tape de plein fouet les murs dorés, ça doit être assez spectaculaire. Et donc, on se masse comme tous les autres autour de la charpente aux murs de feuilles d’or et on mitraille l’emplacement de tous les angles possibles. Le but, essayer d’obtenir les meilleures photos, sans trop les faire en double ou en triple. En effet, nous avons 4 caméras!!! Ça fait de la photo en titi ça. Mais comme vous pouvez voir, ça donne un résultat pas mal.


Mais quand même, au milieu de toutes ces photos qui j’en suis certain on été prises mille fois auparavant, il peut y avoir des moments intéressants. Comme cette petite tortue qui est venue nous faire un brin de jasette. Une chance qu’on avait 4 caméras, y’a seulement JP qui a réussi à prendre une photo pas floue. Bravo JP!

En vu qu’il faisait super chaud, bah on s’est payé la traite avec une bonne crème glacée. Bon, et oui, il y avait de la crème glacée 2 couleurs! Mais bon, c’était un tandem vanille-thé vert. Pas trop mal quand même la crème glacée au thé vert. Mais ça vaut pas le chocolat!!! Je tuerais pour une Paysanne en ce moment!!!

Puis, direction Arashiyama. En fait, ca ne fait pas parti des attraits touristiques quasi obligatoires de Kyoto, mais la chance d’avoir une vue en hauteur de la ville entours de singes nous semblait trop bonne à passer. Rendu à Arashiyama, il est facile de remarquer les nombreux magasins qui vendent de l’art japonais. Et surtout les éventails, de toutes les couleurs, de toutes les sortes et surtout de tous les prix! Jusqu’à 200$ même! Et on remarque ici aussi l’importance des touristes. Plusieurs jeunes hommes offrent leurs services (aux dames en particulier....à cause du poids j’imagine) afin de promener les promeneurs en carioles (en fait, je n’ai pas le mot exact pour expliquer le moyen de transport.....vous verez dans mes photos) qui font penser énormément à la Chine.

En se rendant au Monkey Park d’Iwatayama, nous passons sur le pont qui enjambe la Hozukawa. Dans la rivière à faible débit, deux pêcheurs taquinent la truite (je sais pas trop quels genre de poissons ils peuvent trouver ici!). Une image typiquement japonaise, car peut importe ou il y a de l’eau, il y a des japonais qui pêchent. Et ils semblent préférer les rivières aux lacs. C’est ben beau, mais ta bière, tu la mets ou?





Le prix pour la Monkey Park : 500 yens. Pour voir des singes? Oui, bon, pour la randonnée aussi. On peut pas toujours voir des temples. J’vous jure, à un moment donné, les temples commencent à se ressembler! Mais pas pour l’instant. On réussi facilement à être merveillé.

La pente est plus ou moins raide, donc ça ménage les jambes. Et la montée est à l’ombre de grands arbres. Ça aussi la forêt, on voit pas ça souvent ici! En cours de chemin, nous croisons un petit groupe de 3 singes qui grignottes des noix il me semble. Ils ne sont pas effrayés. Faut croire qu’ils sont rendus habitués de la présence humaine.

Puis, en s’approchant du sommet, nous croisons de plus en plus de singes. Et finalement, sur la terrasse qui offre, je dois l’avouer, une vue très intéressante de la ville, ils sont tous là. Il y a même un petit étang aménagé pour qu’ils puissent aller y faire une saucette. Par cette journée au combien chaude, ça devenait tentant!





La vue est belle, les singes font leurs singeries, les enfants sont heureux, il fait soleil, bref la vie est belle. On prend une petite pause, puis une photo. On fait les touristes classiques. Des fois ça fait vaut la peine. Puis le garde annonce l’heure de la collation. C’est alors qu’une horde de singes sortant de nulle part convergèrent sur la terrasse en attendant quelque chose à grignoter. Et lorsque le gardien a commencé à distribuer des noix et graines de toutes sortes, cétait ni plus ni moins que la cohue. Plusieurs singes se battaient, ou plutôt se chamaillaient, pour une part du repas offert. Sympathique comme endroit, sans plus. Nous décidons donc de retoruner aux temples.

Il est maintenant 16h30, le soleil, même s’il n’est plus à son azimut, plombe toujours. Nous arrivons devant le Nijo Castle (Nijo-jo), une des ancienne demeure impériale lorsque Kyoto était la capitale nippone jusqu’en 1868. Malheureusement, l’entrée n’était plus possible depuis 16h. Et la plupart des autres attraits touristiques ont cette même heure de tombée.

Décidée à visiter encore un peu, nous mettons le cap sur le palais impérial. Un parc, qu’on dit très beau, entoure la demeure impériale. Un petit arrêt pour se farcir un petit McFlurry aux Oreo, puis nous pénétrons le parc. Il y a du gazon, mais surtout beaucoup de garnotte. Des chemins immenséments larges garnis de petites roches qui se logent au combien facilement dans vos bottines. Et le parc est grand, immense même. Notre journée, comprenant un bonne marche au Kinkaku-ji, une montée éprouvante au Monkey Park et une épopée plus longue que prévue pour se rendre jusqu’à ce point, avait déjà vidé l’énergie de plusieurs d’entre nous.

Certains parlaient de se tremper dans un onsen (bain thermiques), d’autres (dont moi et Alex) avaient le goût d’une petite sieste réparatrice. C’est ce que j’ai fais et ce fut une bonne décision je crois.

Avec un niveau d’énergie relevé, il était temps de nous trouver un bon petit resto. Patrick et Jane nous avaient retrouvé pour l’heure du souper, donc nous allions pouvoir déchifrer quelques menus japonais. Cela dit, quand on est 7, c’est plus difficile d’en arriver à un consensus. Donc, on regarde quelques menus des restos sur le bord de la rivière. Mais rien pour nous faire saliver. Faut croire qu’en bon nord-américains, il nous faut des photos pour nous stimuler l’appétit.

On a passé un bon 15 minutes à se dire des : « Moi ça me déranges pas. Moi non plus. Voulez-vous aller ailleurs? T’as le goût de manger quoi? C’est tu cher? Y’a quoi de bon? » Et puis, finalement, on s’est rammassés dans un resto indien. Pas très japonais vous allez dire, mais ça bourre un coin. La cuisine, correcte, sans plus. J’avoue que j’ai bien hâte d’aller en Inde pour manger de la vraie bouffe indienne. Tsé là, celle qui te picotte le palais pour une journée entière! Miam!

On essaie alors de se trouver un trou (lire ici.....bar) afin de digérer notre dégustation de curry. Une française rencontrée dans l’autobus nous rejoint. Je ne m’attarderai pas trop sur les circonstances de notre rencontre. Disons juste que dans une ville aussi touristique que Kyoto, bah on est pas les seuls à parler français! Mais parfois, on se laisse aller un peu trop!!

Afin de vivre une aventure japonaise à fond, nous nous installons dans un bar reggae, dédié évidemment au roi des rastas, Bob Marley. Sympathique comme bar, avec des Frozen Daiquiri pas mal du tout. Et c’est long à faire ces trucs là, le barman a dû nous aimer. Pour ma part, je me suis rassasié avec une bonne Red Stripe, Jamaican Lager, découverte que j’ai faite en Californie l’été dernier.

Et là, je me rends compte que mon histoire est pas pire longue. Donc, je vais me tenir à l’essentiel. Euh.......

Je sais pas trop ce qui est essentiel. Bref, je continue donc.

La soirée a continuée, on a essayé de trouver d’autres endroits pour étancher notre soif. Mais disons que Kyoto est assez tranquille sur ce côté là. Et comme toute bonne ville japonaise, il est très difficile de voir de quoi on l’air les bars vu que ça se passe souvent au sous-sol ou sur les étages supérieurs. Nous avons faits quelques arrêts. Rien de remarquable. Puis Alex, JP et Catherine sont retournés à l’hôtel pour être en forme le lendemain.

Je suis donc Marc-Alex, Pat et Jane afin de trouve run petit endoit relax ou prendre un petit verre. Finalement, nous trouvons un endroit sympathique, avec terrasse qui donne sur la rivière. En prime, de la Guinness. Marc-Alex est conquis. Je fais de même. Seul léger désagrément, sur la terrasse, on doit sasseoir par terre devant une petite table! Pour 10 minutes ça va, pour 2 heures, c’est autre chose. Mais les grillades étaient bonnes!!

On a été sages, donc on sera en forme pour demain.

Samedi 28 juillet 2007


Le réveil a été moins difficile que la veille, même si nous avons dépassé l’heure de départ prévue de 9h. En effet, cette journée là s’annonce chargée, car nous devons nous rendre à Osaka ce soir.

Mais bon, faut avouer qu’Osaka est à environ 15 minutes de Shinkansen de Kyoto et que de toute façon, la plupart des temples ferment leurs portes autour de 16h. Mais bref, pas de temps à perdre.

Jane nous aide à choisir notre carte de bus pour la journée. En fait, toutes les cartes dans la machine étaient les même, mais le soleil qui plombaient leur avaient donné des teintes différentes! Génial!

Bon, une petite marche pour commencer la journée jusqu’au Toji, temple érigé en 794 lorsque Kyoto est devenu la capitale nippone. L’attrait majeur est sans contredis sa pagode à 5 étages, la plus grande du Japon à 57 mètres de haut. L’entrée : 500yens. À vrai dire, à part la pagode, y’a as grand chose d’autre à voir. Donc, on se disperse en essayant de prendre la meilleure photo possible, puis on repart pour de nouvelles avanetures!





Destination suivante, le Nijo Castle (Nijo-jo). Là, on est sur de pas le manquer. Et pour s’y rendre, un long trajet d’autobus! Sur la carte, ça paraît petit. Mais en fait, ça nous a pris pas loins de 45 minutes. Certains en ont profité pour faire une sieste! D’autres pour filmer ceux qui faisaient des siestes!!! Je suis du 2e groupe!!! Parce que quand les japonais s’endorment, ils ne s’accotent pas la tête sur un dossier ou une épaule charnue. Et non, ils dorment la tête bien penchée par en avant, ce qui est très bon pour les vertèbres du coup apparament!!! Et la tête valse de gauche à droite. Et quand tu es à l’arrière du bus, et bien c’est une marée de têtes qui valsent en même temps selon les aléas de la route!!! Tout un spectacle.

Nous y arrivons enfin au Nijo Castle. Ancienne demeure impériale détruite par un feu au 18e siècle et reconstruit au siècle suivant, il est reconnu pour son architecture Momoyama (ah ben r’gard comment c’est intéressant). Comme tout bon château japonais, le site est entourée d’une tranchée remplies d’eau afin d’empêcher l’ennemi de pénétrer l’enceinte à n’importe quel endroit. À l’intérieur de grans murs protègent encore les demeures qui s’y trouvent. Afin d’accéder aux bâtiments, il faut tranverser une séries de portes, toutes aussi grandioses les unes que les autres. Le style japonais se ressent vraiment dans ces sculptures et les bois y est omniprésent.





Le seul bâtiment qui peut être visité (malheureusement, les photos étaient interdites) est le Ninomaru Palace qui habrite plusieurs chambres de réception et bureaux ainsi que les demeure du shogun, le général de l’armée impériale. Il y a plusieurs choses intéressante dans cette architecture. Tout d’abord, comme c’est le cas couvent au Japon, toutes les chambres sont recouvertes de tatamis. Évidemment, ici, on se promène nu pieds ou nu-bas si vous préférez.

Ensuite, les chambres sont toutes regroupées au milieu et elles sont entourées d’un corridor continu. Ce corridor en bois, était fabriqué afin qu’il crauqe lorsqu’on marche. En effet, un espace volontaire était laissé entre la structure et les planches de recouvrement et liées par de petits crochets en métal qui craquaient comme une vieille porte qui manque d’huile quand on y mettait le pied. Ceci étaient pour empêcher de se faire attaquer le soir par des intrus tentant de se faufiler discrètement dans le palais. Et finalement, les murs extérieurs, qui sont tous faits de portes en bois, donc movibles, arborant des carreaux ou des feuilles de papier blancs y sont apposées. Ça fait assez typiquement japonais merci. Mais c’est génial, surtout pour la lumière.

Le reste du terrain lui, est rempli d’une multitude de jardin et d’étangs assez jolis. Plus loin, nous devons traverser une autre tranchée d’eau afin d’accéder au Honmaru Palace. Celui-ci comporte seulement 4 bâtiments, donc une infime partie des 55 bâtiments originaux qui ont été déménagés ici lors de l’ère Edo.

Pour l’architecture, il faut au moins visiter un château au Japon. Disons que c’est le Château de Versailles ou celui de Sissi. Les châteaux nippons sont beaucoup moins dorés mais beaucoup plus pratique. Disons que les japonais ne démontrent pas leur richesse comme les occidentaux.

Avec les jambes bien dégourdies, nous nous dirigeons ensuite vers Gion, le quartier des Geichas. Ici, on y retrouve plusieurs restaurants et salles ou les Geichas offrent leur spectacle. Mais malheureusement pour nous, c’est souvent cher et assez réservé.

Malgré tout, après un bon repas chinois (décidément, on ne mangera pas beaucoup de japonais), nous traversons les rues de Gion parmi les nombreuses demeurent en bois. Nous trouvons sur notre chemin quelques Geichas et nous demandons poliment une photos avec elles. J’avoue que ça fait assez touriste merci.





Puis, en passant devant un Bouddha géant dont nous n’avons pu nous approcher, nous nous dirigeons vers le Kiyomizudera (Temple de l’eau pure) qui se trouve juché sur une colline. Donc, une bonne montée pour se rendre jusqu’à l’entrée. Mais, pour passer le temps, les rues étroites menant au temple sont remplies de petits magasins vendant souvenirs et artisanats locaux qui rends la randonnée plus intéressante. Les nombreuses poupées, éventails, potteries et autres articles typiques font la joie d’une majorité de touriste.

Avant d’atteindre le temple principal du Kiyomizudera, nous passons devant une grande pagode rouge, assez impressionante, puis une série de marche nous mènent sur un plateau d’ou nous pouvons admirer une des plus belle vue de Kyoto, apparament. Car en ce samedi ensolleillé, la vue est loin d’être pitoresque. Sur la ville repose un épais brouillard, que je suspecte être du smog, qui au dessus de Kyoto est le symbole même de l’ironie. Si Kyoto ne peut se défaire du smog, quelle ville pourra le faire?

Mais bref, nous continuons notre chemin jusqu’au temple ou y est aménagé un grande terrasse d’ou les visiteurs peuvent encore une fois admirer le paysage. Parmi la tonne de visiteurs, on remarque quelques japonaises habillées en yukatas, kimonos plus légers et moins formels pour les jours d’été. Et la foule est en majorité japonaise, ce qui surprend légèrement.
Le parcours est sympathique, les jeunes demoiselles aussi! Par une journée plus dégagée, j’admets que le pasage doit être très inspirant. Puis, sous la terrasse du temple, il y a un endroit ou on peu gouter à l’eau de source de la montagne qui dit-on aurait des vertus de guérison. Malheureusement, je n’étais pas malade lors de notre randonnée, donc je n’ai pu vérifier!

En redescendant vers la vile, nous recroisons encore les nombreuses boutiques, donc si jamais vous venez, vous pouvez attendre à la fin avant d’acheter votre poupée ou vos tasses!

Il était malheureusement déjà l’heure de nous rendre à Osaka, question d’arriver pas trop tard et de profiter de notre soirée. Donc, on passe par l’hotel pour aller chercher nos sacs et puis hop, nous voilà dans un train (c’est pratique d’avoir un hotel à côté de la gare!).

Arrivé à Osaka, il s’agit maintenant de trouver l’hotel. Alex et JP avaient réservé, mais ils ne savaient pas du tout c’était ou et comment s’y rendre! Génial. Vous vous dites que j’ai dû prendre la situation en main. Eh bien, pas du tout! Heureusement, les gars au comptoir d’information ont été assez généreux de leur temps pour nous aider et Catherine a aidé les gars à se retrouver un peu. Pour ma part, je me laissais guider, ça fait du bien parfois!

Finalement, après 15 minutes d’attente sur un quai bondé, puis 5 minutes dans un train bondé, pusi 10 minutes dans un taxi qui sait pas ou y va, nous sommes rendu. Et l’hotel est bien sympathique. Nous nous y arrêtons le temps d’une douche pour se sentir plus fraîche. Pour ma part, j’ai même pris le temps de m’endormir en regardant du baseball. Typiquement japonais!

Puis, nous décidons de nous rendre dans Dotombori. En prenant le taxi, il pleuvait légèrement, durant le trajet, il s’est mis à tomber des gros clous de 3 pouces et quart. Évidement, nous, les gars, n’étions pas armés de parapluies, chose que Catherine avait fait en sortant de l’hotel. Vu que ça avait pas l’air de s’arrêter, j’ai fait un Daniel Boone de moi-même et suis parti à la quête de protèges-mouilles pour mes compagnons mâles. C’est pas tous les jours que tu va acheter 4 parapluies dans un dépanneur. J’ai versé une petite larme tellement le moment était poétique.
Dotombori est une des rues les plus animée et surtout éclairée d’Osaka. C’est assez démesuré le nombre de néons qu’il y a ici. Pire qu’à Tokyo? Pas nécessairement, mais la rue est étroite donc ça l’air pire. Et évidement, nous sommes au Japon, donc il y a du bruit partout! Des arcades, du monde qui gueulent pour vous inviter dans leur resto pas invitants, qui veulent vous vendre des lunettes ou vous donner des mouchoirs.

Nous trouvons donc un resto grillades style Yakiniku et après avoir loborieusement réussi à commander notre bouffe, nous continuons notre tour de ville de nuit. Et il a arrêté de pleuvoir. Youppi pour les parapluies à 5$. Ici à Osaka, tu peux pas vraiment t’ennuyer. En fait, c’est comme Tokyo mais en plus concentré! Après une bonne marche, Alex nous incite à aller visiter un Wine Bar! Très bonne idée, surtout que ça faisait longtemps que je n’avais pas bu de bon vin.

Disons que les vins étaient......moyens. Sans plus. Mais ça débutait bien la soirée. Et vu qu’on avait été sage la veille, on s’est permi un peu plus de folies. Puis, Alex avait déniché un endroit ou nous pourions nous déhancher duran tune partie de la nuit, le Grand Café. Ça pas été facile de le trouver, surotut que le X sur la carte n’avait pas été fait sur le bonne rue!

Mais bref, on a trouvé et c’était bien. Il y avait même des Jack & Coke!!! Juste pour toi Fillion! Une pizza et quelques Long Island Iced Tea plus tard, Alex et moi on décide d’aller explorer un peu plus les alentours. Finalement, c’est plus beau dans les rues quasiment que dans les bars. Je me comprends!

Bref, tout ça pour dire que deux gentilles demoiselles nous ont invité dans leur bar qui était très sympa. On a eu ben du fun, j’imagine à regarder les photos. Puis, un petit ramen avant d’aller se coucher, pour bien digérer.

Il est bien confortable mon lit!!! Et merde, j’ai oublié mon parapluie dans un bar, je me souviens plus lequel!

Dimanche 29 juillet 2007

Réveil pénible, mais ça vous vous en doutez. Catherine est déjà partie vers Tokyo ou son vol de retour l’attend. Les gars, nous, on se traîne jusqu’à l’extérieur pour se rendre compte qu’il ne fait pas chaud, on crève plutôt! À la limite de l’insupportable.

Mais bon, nous sommes à Osaka, donc vaut mieux en profiter le plus possible. Premier objectif, le Umeda Sky Building ou, apparament, il y aurait un Floating Garden. Nice!

À partir d’Osaka Station, il suffit de marcher un kilomètre dans un tunnel pieton pour s’y rendre. Mais ça, c’est quand tu le trouve le tunnel! On a donc fait le tour, ça nous a pris une demi heure. Au gros soleil. Avec un léger mal de tête. Pas idéal.
Finalement, nous atteignons le fameux monument de verre et d’acier qui s’élève à 173m au dessus d’Osaka. Admission : 600 yens. L’ascenseur monte assez vite. La japonaise à côté de nous fait des petits bruits qui semblent indiquer qu’elle n’est pas à l’aise. Marc non plus n’est pas à l’aise. Et finalement, on obtient une belle vue d’Osaka. Une vue légèrement brumeuse par contre, comme dans toutes les grandes villes l’été quand il fait 39°C! Parce que oui, il y avait un thermomètre qui indiquait 39°C! Belle journée pour la piscine ou rester écrasé chez vous devant l’air climatisé. Surtout pas pour aller visiter un jardin.......d’asphalte. Parce que oui, ici au Japon, un garden c’est pas nécessairement vert. Un garden, c’est comme un terrase, un endroit plat, souvent vide, qui sert juste à marcher dessus. Fausse représentation vous dites? You bet! Mais la jeune fille de l’entrée est trop sympathique pour que je lui dise ma façon de penser. Des fois en voyage, on se fait avoir. Et des fois, on se fait avoir royalement, comme là.

Bref, on retourne peinards vers Osaka station en se cherchant une croûte à casser. La recherche fut plus difficile qu’anticipée. Finalement, c’est dans un resto de bagels que nous avons élu domicile pour le diner. Et ce, entourés de femmes! Que des femmes! Faut croire que les hommes n’aiment pas les bagels ici. Moi, maintenant, j’adore!

Nos réserves d’énergie sont basses et nous contemplons de plus en plus l’idée de retourner vers la maison. Ah oui, j’avais oublié de vous dire que l’hotel n’était pas près de la gare, donc il a fallu trainer notre sac à dos toute la journée. Le dos mouillé vous dites? On aurait dit qu’on soratit de la douche.

Finalement, on se décide à aller au Osaka Castle. Un château qui a été détruit 3 fois par des envahisseurs et puis la foudre. L’oeuvre que vous apercevez maintanant a été érigée en 1913 et rénovée en 1997.

Le terrain sur lequel il se trouve a l’air assez grand. Et il fait chaud, mais ça j’pense que je vous l’ai déjà dit. Donc, quand un petit train sur roue se positionne devant nous et indique que le trajet est de 2km pour se rendre au château, on n’hésite pas à embarquer. Mais bon, faire le tour du château c’est 2km, mais si tu passe à travers, ç prends pas plus de 10 minutes!
Y’avait du monde en masse et le château est assez beau. La petite atmosphère familiale était très japonaise. Mais bon, je dois dire que le coeur n’y était plus ou plutôt les jambes. On s’y est donc attardé plus ou moins.

On a été durs sur nos corps d’athlètes meurtris. Les longues journées de marche et le courtes nuits de sommeil ne font pas bon ménage. Mais quand tu as aussi peu d’occasion de visiter, faut bien souffrir un peu!

Pas de tracas, on se prends un taxi jusqu’à la station de train. Le moins on marche, le mieux ça sera pour tous. Et le retour s’est fait sur le signe du sommeil. Parc ontre, nous avions prévu apercevoir le Mont Fuji lors de notre retour, donc on s’est assis du côté gauche du train. Nous n’avions cependant pas compté sur la présence des nuages et des orages. Tant pis, ce sera pour la prochaine fois.

Somme toute, Kyoto ça vaut la peine, mais vaut mieux cibler d’avance ce qu’on veut voir. Cependant, si vous chercher le nightlife japonais, attendez à Osaka, même si dans le fond ça ressemble à Tokyo.

Sur ce, dans moins de 24h je serai en route pour Bali! Je vous en donne des nouvelles au retour!

Ciao

Pace

mercredi 1 août 2007

Karaoke, Montagne, BBQ et tout le tralala!!!

Bon, là j’ai du pain sur la planche. En effet, le départ pour Bali (8 août) arrive à grands pas et j’aimerais bien vous faire part de quelles photos et vous parler des deux dernières fin de semaines assez mouvementées. Commençons donc par le début, la fin de semaine du 21-22 juillet.


Vendredi 20 juillet 2007

Alex nous avait organisé une petite soirée relax au karaoke avec quelques filles question de détendre l’atmosphère un peu. Pis tsé, le karaoke, c’est pas supposé être le party du siècle non plus, malgré le fait que c’est le sport national des japonais (et surtout des japonaises). Et ici, le karaoké, ben c’est pas trop comme chez nous non plus. Tu chantes pas du Marjo pis du Gerry Boulet devant une bande d’étrangers en prenant une gorgée de ta grosse Laurentides entre les couplets. Eh non! Ici, tu t’enfermes dans une petite salle avec tes amis et tu te ridiculises en privé!!!

Aussi, normalement, le monde prends peu ou pas d’alcool. Un, c’est mauvais pour les cordes vocales, et deux.........euh........je trouve pas de deuxième raison. Sauf que cette fois-ci, c’était un dining bar et pour réserver la salle karaoke, il faut prendre le menu All You Can Drink & Eat à 3000 yens pour 2 heures. Eh oui!

Mais bon, Alex avait l’air plus ou moins au courant de l’affaire parce qu’il avait pas trop l’air sur qu’il y aurait de la bouffe. Donc, on s’est tappé un bon steak avant le karaoke afin de montrer à son ami JP et sa blonde Catherine qui étaient ici en voyage la qualité de la viande bovine japonaise.

Bref, on se rend là pour 21h30. On se ramasse une bonne gang finalement, 5 gars et 5 filles. Et pis même pas un drink de pris encore, les filles nous demandent de casser la glace. Pas évident ! On peut pas vraiment imposer cette tâche ingrate aux voyageurs et Marc a pas l’air sur de savoir à quoi ça sert un micro, donc ça reviens sur Alex et moi. Merde ! On y va d’un classique, Last Nite des Strokes. Pas si pire, mais on a déjà vu mieux. Bon, la glace est brisée, yé ou mon gin lime ?

Ici je dois préciser que nous sommes en compagnie de 4 japonaises. Et les japonaises, seules, en général, sont assez peu bruyantes. À deux aussi. Mais plus on en ajoute, plus le niveau de décibelles monte exponentiellement. Mais normalement, 4 ça devrait aller aller. Ça c’était avant les rhum & coke. Parce que là, on est rendu à un autre niveau ! Comme à mon party de St-Jean (c’était les mêmes). Je me demande encore comment ça que la police est pas débarquée. Cacophonique et le volume dans le tapis. Ouch ! Yé ou mon autre gin lime ? Ah, merci! Garde le change!

Donc, les succès se succédèrent : Bon Jovi, U2, The Killers, Jet, Madonna, Def Leppard.......du ben beau monde. J’ai même interpreté mon plus grand succès : Teddybear. Et le party était pogné comme on dit. Les chansons massacrées se sont succédées comme les plats devant nous. Au moins, le fish & chips étaients bons. Moi anyway, dès que y’a d’la bouffe devant moi.....


Je me disais qu’on devait faire vraiment beaucoup de bruit, mais c’est rendu aux toilettes que je m’en suis vraiment rendu compte. En effet, deux portes me séparait de la salle d’époumonnement musical et j’entendais aussi bien fausser que si j’étais à côté du micro. Et pis y’a du monde dans le resto. Je me suis dit que c’était une question de minutes avant qu’ils viennent nous avertir. Mais on est au Japon et pis ici c’est rare que tu vas te faire taper sur les doigts! Donc, on prend son mal en patience.

Mais finalement, un petit serveur maigrichon (ils sont tous maigrichons anyway) se risque à venir nous avertir de baisser le volume un peu. Une des fille s’exécute. Le gars repart en douce. Je regarde Yuka et je lui fait signe de monter le volume.

- But we can’t!
- Sure we can!!! You can do it!


Aussi facile que ça!! Sauf qu’au bout de 3h de cacophonie surréelle, le resto devait fermer. Et alors, plus de musique. Mais ça n’allait pas nous arrêter. On s’est donc mis à chanter acapella. Ouch! C’était triste. Alex et moi on se souvenait même plus des paroles du Shack à Hector. C’est pour vous dire.

Bref, on a fini par partir en daiko (le Nez Rouge, vous vous souvenez?) et terminer la soirée chez Alex. Le tout c’est terminé tard. Ou tôt le matin, comme vous voulez. Pas grave, samedi, rien de prévu à l’horizon.

Ah oui, j’oubliais. Les balançoires chez Alex ne sont pas confortables pour 2 adultes.......


Samedi 21 juillet 2007

Il est midi. Bon, ça l’air de rien comme ça, mais c’est tout un exploit que je sois levé à cette heure là. Je suis enfin seul, ma visiteuse est repartie. Faut maintenant meubler un petit samedi grichou.

Me semblait qu’Alex et Marc-Alex étaient supposés aller prendre une bière avec les fameuses japonaises/québécoises à Tokyo. J’appelle pour m’informer. Pas de réponse. Va falloir attendre.

Finalement, départ à 14h30 de la station d’Utsunomiya, puis transfert à Omiya, puis transfert à Shinjuku sur la Keio line vers Takaosanguchi. Le but de tout ce périple, monter sur le sommet du Takao san, à 599m d’altitude dans l’ouest de Tokyo. Au sommet, on y retrouve un beer garden, l’équivalent d’une grosse terrasse, ou on peut y déguster bière et bouffe japonaise. Je n’ai pas plus d’information, donc je me laisse diriger par les autres.

Ainsi, nous arrivons les 5 (Alex, JP, Catherine, Marc-Alex et moi) à la gare d’Utsunomiya à 14h47. Le train part à 14h49. Suspense!!! 14h48. Ça va être serré! Et........finalement.........nous.............l’avons.......

........iiiiiiiiiiiiii .......

.....attrapé. De justesse. Les portes se ferment derrière moi. Ici, pas question que le train parte en retard!!!

Donc, petit trajet de 30 minutes jusqu’à Omiya, puis on fini par trouver la Shonan-Shinjuku Line pour se rendre à Shinjuku. De là, suffit maintenant de trouver la Keio Line. Le problème, c’est que c’est une ligne privée, donc pas avec le reste des trains qui sont JR (Japan Railways). Finalement, on trouve. Notre train vient de partir v’la 2 minutes. Merde!

On essaie de se débrouiller pour trouver un autre train. Je mets mes talents de ministre des transport (titre qui m’a été décerné officiellement en Europe!) au travail. Mais bon, je la connais pas cette ligne là, pis, ben comme vous pouvez vous en attendre, les panneaux sont écrits en majorité en japonais. L’autre problème, on doit se rendre au bout de la ligne, mais dans un embranchement différent que la plupart des trains prennent. Bref, chu tout fourré!

On décide de prendre un Local en direction de Takaosanguchi. Mauvaise idée. Si vous venez au Japon pis que c’est marqué Local sur un train pis que vous avez une longue distance à faire, vous êtes mieux de vous amener un bon livre ou débarquer tout de suite. C’était interminable. Ça nous a pris le double du temps que c’était supposé prendre!


Donc, la bière était méritée! Les filles nous attendaient depuis un bout. On était plus que fashionably late! On était ridiculously late! Mais bon, on est là, devant le genre de tramway téléphérique. Ça l’air de rien comme ça, mais 600m de haut c’est long à monter à pieds. Pis on est pas vraiment venus ici pour une randonnée pédestre! Apparament que la vue sur Tokyo d’en haut est vraiment quelques chose.

L’entrée coûte 3300 yens (en ce moment 28,50$ CAN, vive le taux de change!) et pour ça tu as droit à toute la bière et toute la bouffe que tu veux pendant 2 heures. Wow! Alors quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai vu plein de petits enfants courir à travers les adultes aux facultées affaiblies!!!

« Allez chérie, on amène les enfants à la montagne et on va se torcher la gueule!!! » Magique.

De toute façon, nous c’était pour le plaisir du plein air et la vue grandiose que nous y allions. Hu hum! J’ai un chat de la gorge........s’cusez!

Mais bon, pour la vue, on repassera. Le mélange smog/brume ne nous servait pas le spectacle tant anticipé. Du blanc, beaucoup de blanc et du vert un peu en bas. On avait une belle vue sur une autoroute et un tunnel. C’est à peu près tout.

Au moins la bière était bonne, en quelque sorte. J’ai quand même découvert qu’il y avait de la bière brune japonaise. Jusqu’à maintenant, je n’avais goûté qu’à de la blonde. Les japonais aime la blonde. Ils adorent les blondes aussi. Y sont pas choyés ici disons. Moi j’aime la diversité!!!

Donc, pas grand chose à dire sauf qu’on a bu et mangé. Une gang d’américains typiquements américains sont aussi venus nous rappeler à quel points nous sommes contents d’être canadiens. Ils se promenaient à travers les gamins torse nus et gueulaient assez fort pour faire comprendre à tout le monde qu’ils étaient plus rond que Boris Yelstine à une dégustation de vodka! Wow!

Nous étions tous assomés de la veille, donc on est pas revenu tard. Cette fois, nous avons pris un train express et le trajet a pris le tiers du temps! Faut connaître par contre.
Donc, beaucoup de train, de la bière, des brochettes et peu de paysages, cette journée ne passera pas à l’histoire. Ah sommeil, comme tu me manquais!!!

Dimanche 22 juillet 2007

Je m’étais préparé en conséquence. Marc-Alex m’avait tellement fait baver avec son déjeuner 2 oeufs/bacon/saucisse de la veille que j’avais fait des provisions en revenant de notre périple en montagne. On était supposé aider Julien (notre nouveau boss) à déménager dans son nouvel appart, supposément vers 11h.

Il est 10h30, je me réveille. J’ouvre mon ordi en attendant de commencer mon déjeuner du roi! Marc me dit immédiatement sur MSN :

- Moi pis Julien on va déjeuner, tu viens?

Bon, faut croire que le déjeuner du roi attendra un peu. On se rends donc à la gare ou Julien veut nous faire découvrir le Minh Minh, un restaurant de giozas (ou dumpling) apparament très bon. Trop bon même puisqu’il y avait une file d’attente digne d’un spectacle de Madonna. Ils adorent faire la file les japonais! Ça leur donne l’impression d’attendre pour quelque chose de qualité!

Finalement, on passe par l’épicerie qui aurait, dit-on, des produits importés intéressant. Le plus intéressant d’entre tous : le Kraft Dinner. Et surtout le prix : 360 yens (3,50$ CAN)!!! On est loin du 99cents au Super Carnaval.

Autres items intéressant qu’on ne retrouve pas ailleurs :
- Fromage Feta
- Lagavulin (Scotch)
- Bons vins Français (pas de la piquette!)

Finalement, on déjeune à la petite patisserie de la gare. Les petits pain au chocolat sont toujours aussi excellents!!! Puis enfin on début le déménagement. Je dois indiquer ici qu’il fait chaud (genre 32°C) et humide (genre 40%). Bref, on va suer à grosses gouttes.

Finalement, avec une Fit, on a réussi à faire seulement deux voyages et ça nous a permi d’amener 2 tables à diner, deux tables de salon, 3 chaises, les valises de Julien, un four et quelques cossins utiles. Bref, ça loge une Fit. Plus qu’une Cavalier!

Il est donc 15h et on est trempé à l’os. Direction, piscine municipale. Pour 3$, tu as accès aux nombreuses piscines. Bon, disons que y’en a 2 pour enfants là-dedans, donc y’en reste une, celle de 50m pour les compétitions de natation. Au moins, ça fait du bien. En titi!!! Et faut croire qu’ici la piscine, les adultes en ont rien à foutre. En effet, dans l’eau, il y a à peu près une soixantaine d’enfants et nous trois.

Alors qu’on relaxait tant bien que mal malgré l’hélicoptère qui tournait au dessus de nos têtes, l’idée de manger du barbecue est venue. Alex avait un BBQ grandeur mini dans son appart. Mais là, il était dans le voiture et il était parti avec JP et Catherine à Nasu. Déception! Et puis, une idée de génie :

- Pourquoi on va pas en acheter un?

À première vue, l’idée paraît légèrement loufoque. En effet, acheter un BBQ c’est cher et pis on peut pas s’en servir sur les balcons pour cause de vêtements des voisins sur la corde à linge qui vont sentir les saucisses grillées. Sauf que, j’aime bien vous le rappeler, nous sommes au Japon. Donc, les BBQ, ils sont pas au gas, mais bien au charbon, donc pas cher. Et Marc-Alex nous a alors raconté qu’il était allé voir au 11e étage de son appart avec Alex et qu’il n’y avait pas de cadenas sur la porte qui restraint l’accès au toit de leur édifice. Problèmes résolus.

Donc, finalement, direction Kanseki Home Center pour acheter tout ce qu’il nous faut. Je regarde au 1er étage pour du papier d’alu pour faire des patates et quelques autres cossins pendant que Marc-Alex et Julien vont au 2e magasiner les BBQ. J’arrive 5 minutes plus tard et j’aperçois les gars dans des chaise pliantes. Des chaises deluxe, 20$ chaque. Parce qu’on peut pas se faire de BBQ et s’asseoir sur le béton. C’est pas sécuritaire. Et nous, on est sécuritaire. On en prends donc 3!

Puis, un BBQ, 20$. Comme je vous disais, c’est pas cher. Et en plus il est plus gros que celui d’Alex. Des alumeurs, puis du charbon, on s’en tire finalement en bas de 100$. Le matériel acheté, direction Otani pour la bouffe. On achète les éléments essentiels pour un BBQ :

- patates
- oignons
- piments
- boeuf (pas du steak malheureusement, mais des fines tranches.....ça va fair la job!!)
- poitrines de poulets
- saucisses
- bière
- salades (de pâtes.....en attendant que ça cuise)

Bref, on est prêt pour un bon repas. Mais la bière, elle va devenir chaude, parce que l’appart à Marc-Alex est au 6e et le toit au 12e pis que ça nous tente pas de faire l’aller-retour à chaque fois. Donc, pour les besoins de la cause, je suis retourné au Kanseki acheter une glacière et un méga ice-pac : 20$. C’est le prix moyen pour s’équiper faut croire!
Là on est bien équipé. Et pour pas se faire prendre (en fait on sait pas si on a le droit d’aller sur le toit), on prépare tout et on monte tout d’un coup. Les 3 chaises, le BBQ, la glacière remplie de bière, la viande, les patates, etc. Je dois avouer que l’endroit est assez idéal. En effet, y’a pas beaucoup de buildings plus haut que 12 étages dans les environs. Donc, on a une vue superbe sur la ville. Dommage que le ville soit pas si belle!!!
Le tout était bien entamé. Les alumeurs faisaient leur travail et on pouvait apercevoir des flammes dépassant la grille. C’est alors qu’on a revu notre fameux hélicoptère!!! Et il passait juste au dessus de nous. C’est certain qu’il a du nous voir. On se demandait alors quand la police arriverait pour arrêter notre festin. (En fait, on savait toujours pas si c’était illégal, mais bon) Et puis soudain, on a commencé à apercevoir des nuages gris.

Conseil du jour : Vérifiez la température avant de vous préparer à faire un BBQ, c’est plus pratique....
Mais nous avons été bénis des dieux. En effet, pas de pluie, pas de police et on a même pas manqué de bière. Merveilleux non? En plus, les patates et oignons dans le foil étaient excellents, le poulet sublime, les saucisses juteuses (un peu trop même) et on avait même plus faim pour le boeuf!!! Donc, une bonne soirée qui sera répétée je crois. Et même, si Dame Nature coopère, avant de partir pour Bali!!!
À plus

lundi 23 juillet 2007

Retour en arrière: La St-Jean au Japon

Yéééééééé!!! Mon ordi est réparé! Et j’ai donc enfin accès à mes photos de la St-Jean. Je vous en fait donc part avec un léger récit de mon cru.

La semaine dernière (s’cusez, j’avais commencer à écrire ce texte là juste après la St-Jean, avant que mon ordi fasse tombe dans le coma), grâce à nos contacts, nous avons su qu’il y avait une fête d’organisée à Tokyo par la délégation du Québec. Au menu, de la bouffe et de la bière québécoise! Pas besoin de nous en dire plus pour nous convaincre. À bien y penser, on n’a même jamais penser demander combien ça coutait. Bref, on s’inscrit quand même.

Bon, faut dire que le fête se déroule le dimanche après-midi. Donc, faudra dormir à Tokyo le samedi soir. Il ne reste que le vendredi soir de libre alors et nous avions promis à quelques filles de faire un party pour la St-Jean.

Vendredi 22 juin 2007

Vu que c’était un party intime, pas de réservation de bar, on va faire chez nous (lisez ici dans MON appart). Qui dit filles chez vous dit fait ton ménage le grand. Donc, j’ai passé la semaine à mettre l’appart spic & span. Pas que c’était si le bordel que ça (hu hum, j’ai un chat dans la gorge.....s’cusez), mais bon y faut bien que ça soit présentable.

Après le méga ménage, faut maintenant penser à la bouffe, de la bouffe québécoise surtout. Le problème, c’est l’accès à quelques aliments bien de chez nous. Et parfois aussi l’équipement restreint de nos apparts. Par exemple, le seul four que j’ai c’est un petit four grille pain. Voici les suggestions de plats :

- pâté chinois (classique) : pas de four assez grand ni de maïs en crème.
- poutine : pas de sauce ni de fromage ni de friteuse (ca va ben!!!)
- tourtière : pas de four assez grand pis en plus c’est l’été.......
- cretons (entrée) : mmmm......pas sûr qu’on va trouver ca ici
- St-Hubert : pensez-vous qu’ils livrent jusqu’ici?

Bref, ça s’annonçait mal. Donc, on a fait dans le facile, du mexicain. Donc au menu, nachos en entrée, suivi de fajitas et de tacos. Pis vu que je suis pas une fille, ben j’ai pas prévu de dessert.

Je m’occupais de la bouffe, donc Alex et Marc-Alex vont chercher des rafraîchissements. Ils reviennent avec de la Corona (pour garder le thème St-Jean mexicaine) pis du vin pour une armée!!! Les filles arrivent plus tard avec du vin (encore) et une méga bouteille de saké (ayoye). Pour finir, Patrick arrive armé d’une bouteille de champagne Magnum (gros format) pour fêter sa fête en même. N’essayez pas ceci à la maison les enfants!!!

Donc, une bière à la main, je prépare les nachos. Pas trop difficile, des Doritos genre Tostitos (4$ le sac), des olives, de la salsa, du fromage (t’inquiètes Marc.....je fais 2 étages!!!) puis 10 minutes au four grille-pain (ça passe de justesse!!!) et voilà!!! Elles étaient pas mal, mais y’aurait pu avoir plus de cheese......!!!

Les filles osent pas trop s’aventurer. C’est vrai qu’elles font attention à leur ligne. Mais on leur explique que c’est la St-Jean et qu’on peut se le permettre. Ça marché!!!

Ensuite les fajitas. Facile encore là. Un gros oignon, piments verts, poulet, salsa, sel et poivre dans la poêle. Les tortillas sont au four grille-pain (c’est comme le Grégory Charles chez nous, il fait le four, le toaster et le micro-ondes......magique!!!). On mets le mélange sur la tortilla et un petit peu de fromage (Kraft par surcroit) et voilà. Et apparament qu’ils étaient vraiment bons. Et apparament que j’en avait fait assez parce que les tacos sont pas sortis du réfrigérateur.

Le champagne s’est bu, très rapidement même. Faut dire qu’on était pas mal, 4 gars et 5 filles. Je dois dire qu’on a laissé pas mal de champagne aux filles. Je dois avouer aussi que je suis assez surpris par la popularité du champagne ici. Faut dire qu’il est pas trop cher non plus, disons 40$ la bouteille (format normal bien sûr). En plus, c’est du vrai! Pas du petit mousseux de dépanneur!!!

Je sais pas pourquoi, mais le mélange de l’ordinateur qui jouait des Cowboys Fringants et du Mononc’ Serge avec les japonaises qui se parlaient en japonais (évidement) était quelque peu cacophonique! C’est là que tu te rends compte que tu fêtes la St-Jean au Japon.

Bref, la soirée se déroulait pas mal. À un moment donné, j’me suis rendu compte que Pat s’étaient poussés pis que deux filles étaient tombées au combat. Et elles avaient trouvé refuge dans mon lit. Vous me connaissez, je suis du genre généreux, donc j’ai rien dit. Pis ma Corona me disait de pas m’en faire, que tout allait être correct. Ne faites jamais confiance à une Corona!

Bref, là malheureusement on se retrouve en surnombre. Mais, c’est à ce moment qu’un ange descendu du ciel pour nous sauver d’une situation précaire. Ou une ange. Je sais plus. Ça se dit une ange. Un ange fille? Est-ce qu’il peut y avoir des anges masculins et feminins? Bon, je m’écarte du sujet. Bref, elle est là. Et nous sommes tous émerveillés, ébahis!!! Bon j’en mets un peu.



Tout ça pour dire qu’on était reparti de plus belle quand finalement lorsque les belles paroles de ma Corona se retournèrent contre moi. J’ai pas trop compris ce qui se passait au début. Et puis j’ai aperçu du coin de l’oeil une énorme tache de vin dans mon lit (drap et douillete blanche.....ça frappe!!!). La St-Jean a fait une victime faut croire. Et le mélange champagne, vin, nachos, fajitas a surement pas aidé.

Une autre Corona essayait toujours de me rassurer, mais je ne voulais plus la croire. J’ai failli me retourner vers mon amis Scotch. Mais finalement, j’ai laissé faire. Je me suis assuré que la soldate s’est bien rendue à sa voiture. Et non, c’est pas elle qui a conduit!!! Ici au Japon, il y a les daiko. C’est comme Nez Rouge, mais à l’année longue. Veux-tu ben me dire qu’est-ce qu’ils attende pour amener ça chez nous? Faut croire qu’on a encore des croûtes à manger!!!


Pendant ce temps là, les autres filles avaient dénudé mon futon et rempli la laveuse. Wow! Y’avait Marc qui filmait pendant qu’Alex conversait avec sa Corona. Écoutes-la pas Alex!!!

Finalement, on s’en est sorti sans trop de mal. Bon, je n’avais plus de drap pour dormir, mais ça aurait pu être pire. Une bonne nuit de sommeil est de mise.

Samedi 23 juin 2007


Bon, y’a pas grand chose à dire du samedi. Disons que le réveil a été plutôt tardif. Donc, rien de spécial à raconter.

Le but de notre descente à Tokyo était surtout d’être sur place pour le party du lendemain. Donc, on est descendu avant l’heure du souper. Avant notre repas, nous sommes allés faire un peu de shopping sur Omotesando puis prendre un cocktail en attendant l’heure de notre réservation. J’avais hâte de goûter à mon Caipinha, mélange de Cachaça, de sucre brun et de lime. Cependant, nous nous retrouvions dans le bar avec le pire service que j’ai jamais vu. Il a fallu 25 minutes pour recevoir nos consommations. Et il a fallu les enfiler en vitesse puisque nous étions déjà en retard pour notre réservation!!! Vraiment pas typique du Japon, normalement le service est impeccable.

Bref, nous sommes allés nous rassasier au Barbacoa, qui aussi bon soit-il, ne peut être profitable pour la santé dû à la quantité excessive de viande qu’on y ingurgite. Puis nous avons enfilé les bars comme nous avions enfilé les côtes de boeufs et morceaux de surloin et pepper steak. Et lorsque le soleil s’est relevé, nous sommes allés nous coucher.


Une petite soirée à Tokyo quoi!

Dimanche 24 juin 2007

Le party est supposé commencer à midi. Nous devons quitter notre hotel à 10h donc on se dirige vers Iidabashi plus tôt que prévu. Sous la pluie, on se trouve un resto pour casser la croûte. Je choisi l’assiette qui ressemble à du renvoyat jaune muni de quelques petits morceaux verts et rouges. Apparament que c’est une omelette avec du riz.

Bien rassasiés, nous nous dirigeons finalement vers l’emplacement de la fête. Nous y sommes accueillis pas plusieurs drapeaux québécois et des japonais. Qui parle pas français. Euh! Kessé ça?

Finalement, on se rend compte que la fête est plus loin ou il y a une terrasse d’aménagée. Très cool d’ailleurs parce que les terrasses sont assez rares à Tokyo. Le seul problème, c’est qu’il pleuvait et pour une terrasse c’est pas l’idéal.

La fête était prévue pour midi. Finalement, ils ont commencé à servir la bière et la bouffe vers 13h! Faut être compréhensif, les serveurs étaient français! Parce que oui, ça se déroulait à la Brasserie de l’Institut Franco-Japonais. Donc, le service était offert par des français!!! La bière était bien québécois, d’la Unibroue, mais la bouffe l’était moins. Les petites sandwichs et crudités, pas très bas du fleuve ça!!! Cela dit, les brochettes étaient bonne par contre.

Et pis vu qu’on est là pour fêter la St-Jean, ben forcément on rencontre des québécois. Un gars de CAE qui travaille chez JAL et qui a vécu 3 ans en Chine avant, un autre ingénieur qui fait je sais plus trop quoi mais qui a le look boulevard St-Laurent, une fille d’Amos, pis plein d’autre monde aussi. Évidemment, la bière et la bouffe étaient gratis donc y’a des français qui sont venus en profiter!! Gang de mouettes!! Je les aiment pareil (vous devriez lire ici TOLÈRE pareil).....

Donc, rien à voir avec la St-Jean sur les plaines à Québec, surtout par un dimanche après-midi assez moche. Jusqu’à ce que Marc et Alex tombent sur 2 japonaises pendant que je faisais le plein au bar. Et qu’elle fut pas ma surprise de les entendre parler français. Ou devrais-je plutôt dire, québécois!!! Ayoye! Tu vois pas ça tout les jours.


Donc les filles ont fait parti il y a 2 ans d’un programme d’échange et se sont retrouvée au Québec pour un an. Et pis profond au Québec. Une en Beauce (Marc était content) et une proche de Trois-Rivières (Pat était content). Faut croire que Laval n’est pas une destination de choix (Alex et moi étions déçus...).

Anyway, assez fénoménal de voir que les filles ont pas perdu leur accent. Tellement que parfois je me suis mis à parler en français de France et en anglais. Situation assez bizarre merci.

Puis était venu le temps des chansons traditionnelles. Pour pas vexer les plus vieux dans la salle, la sélection était ma foi, quelque peu vétuste. Beaux Dommages, Robert Charlebois, Claude Dubois, Paul Piché, Kashtin (non, ça c’est une joke). Bref, pas de Cowboys Fringants, ni de Mononc’ Serge, ni de Bottine Souriante. Heureusement, nous avons sauvé la mise en entonant le classique Ti-Joe Monferland......sans commentaire.



Néanmoins, ce fut une bonne journée. Nous nous sommes inscrit à une liste pour avoir des infos sur les prochaines activités du groupe de québécois à Tokyo, Alex a rencontré un gars qui joue au hockey et il va faire venir son stock et nous avons rencontré des japonaises québécoises.

Comme je disais plus tôt, ça vaut pas les plaines le 23 juin. L’an prochain, je planifie descendre pour la fin de semaine!!! On verra si je suis aussi motivé dans un an!!

La fin de semaine prochaine......Kyoto et Osaka!!

On s’en r’parle

Pace

lundi 16 juillet 2007

Le ciel nous tombe sur la tête

Bon, ben me revoilà enfin sur le blog. Oui, je sais, vous vous impatientiez. Disons que les dernières semaines ont été quelques peu occupées et surtout, mon ordi perso a attrapé le rhube comme on dirait. Au moins j’ai mon ordi de la job pour dépanner. Bref, je dois réinstaller Windows afin de récupérer mes fichiers. Je dois faire ça cette semaine.

En attendant, d’avoir accès à mes photos, je vous propose donc de l’actualité japonaise. Et pas n’importe quoi, parce que ça brasse ici au Japon dernièrement.

Vous avez dû le voir aux nouvelles chez vous de toute façon, mais voici un résumé des événements des derniers jours.

Tout d’abord, vendredi dernier, nous apprenions qu’un typhon (cousin pacifique du l’ouragan atlantique) se dirigeait tout droit vers le Japon. Son nom : Man-yi. Ce nom a été proposé par l’observatoire de Hong Kong. En effet, les typhoon n’ont pas de nom d’homme ou de femme, mais les pays constituant le Comité de Typhon du Nord-Ouest Pacifique (la traduction est laborieuse, désolé) proposent des nom et sont attribués au hasard.

Bref, vendredi après-midi, il se situait à 250km au sud de Naha, sur l’île d’Okinawa. Les rafales pouvaient aller jusqu’à 250 km/h. C’est du typhon en titi!!! Pas idéal pour jouer au golf. On a donc dû annuler notre départ de samedi. Les prédictions montraient le typhon frapper Tokyo de plein fouet dans la journée de dimanche. Mais bon, on pouvait s’attendre à pas mal de pluie pour toute la fin de semaine.

Et de la pluie, on en a eu en masse. Toute la journée de samedi, ça pas arrêté 2 minutes. Et le typhon était encore bien loin. Donc, les activités extérieures ont été minimes disons.

Finalement, le dimanche tant attendu arrive. Je me réveille à 13h (on en profite la fin de semaine!!!) et je regarde dehors. Il pleut. Un peu comme samedi, peut-être un peu plus fort.

Pas de parapluie (je l’ai oublié quelque part, ça fait 3 que je perds.....), je décide de continuer à regarder les DVD de la série Band of Brothers sur un bataillon de parachuteurs (ça se dit ça?) lors de la 2e Guerre Mondiale qu’un japonais de la job nous avait passé. Assez impressionant d’ailleurs, je vous le recommande.

En plein milieu d’un épisode, j’entends mes écouteurs qui grichent. Je les enlèvent un instant pour me rendre contre que c’est le bruit de la pluie dehors. Y mouille pas à peu près. Des grosses cordes (référence au messages de Thaïlande!!!). Pis le vent aide pas. Bref, pas trop le temps d’aller jouer avec son cerf volant. À moins d’aimer les sports extrèmes!

Ça fini par se calmer vers 16h. Puis finalement, plus rien et le soleil semble même vouloir se pointer le nez. Vite à l’épicerie avant que ça retombe! En sortant de l’épicerie, il se remet à mouiller, légèrement par contre. Pas une fin de semaine très productive.

Pour vous donner une impression, voici un graphique du parcours du typhon aujourd’hui. Sur la carte, le point vert, c’est Tokyo et le rouge, Utsunomiya. Le cercle jaune représente la limte oàu les vents atteignent en moyenne 30 noeuds, ce qui veut dire environ 55 km/h. Il y avait un cercle rouge plus petit qui délimitait les vents de 50 noeuds, donc 93 km/h et nous étions juste en dehors. Donc, heureusement qu’il n’est pas venu plus proche!!!


Le Japon venait donc de passer 48 heures assez intenses avec de nombreuses innondations dans le sud du pays. Et voilà que ce matin, à 10h13, un tremblement de terre à eu lieu près de Kashiwazaki dans la préfecture du Niigata d’une magnitude de 6.8 sur l’échelle de Richter. C’est gros, très gros. En fait, un séisme de 6.8 avait frappé la même région de Niigata le 23 octobre 2004. Résultat, 67 morts et 3000 blessés.

Heureusement, aujourd’hui, on ne dénombre pour l’instant qu’une centaine de blessés dans cette région. Aussi, un feu s’est déclaré dans une centrale nucléaire de Kashiwazaki. Ayoye! Heureusement, pas de danger.


Ici, chez Honda, on l’a senti. Si vous voyez la carte, nous sommes à environ à 150 km de l’épicentre. Heureusement, ici le séisme a enregistré environ 4 sur l’échelle de Richter. Et déjà là, ça shake pas mal. Même les japonais qui sont habitués arrêtent de travailler pour surveiller la structure du bâtiment afin d’être prêt à réagir si jamais ça s’agrave. Mais bon, ils sont tellement bien préparés, que pendant le séisme, un message passe par les hauts-parleurs pour indiquer la force du séisme en cours! Wow, si c’est pas ça l’information instantanée, je sais pas c’est quoi.

Bref, une tremblement de terre de 4, c’est déjà pas mal. Juste pour vous dire, ma chaise bougeait d’environ 1 pouce à chanque secousse. Alors j’ai comme de la misère à imaginer à quoi 6.8 peut ressembler. Mettons que ça doit donner la chienne comme on dirait par chez nous.

Pendant le diner, y’a des télé partout qui passent les nouvelles. Et des images de ponts effondrés et de craques dans le sol, y’en avaient plusieurs. Juste après, ils ont montrer les innondations de la fin de semaine. Un petit 72 heures assez eprouvant merci.

Et pis apparament que les dieux des plaques tectoniques n’ont pas été satisfaits de leur diner, car ils ont remis ça à 15h37. Cette fois, 5.6 sur l’échelle de Richter! Ici, apparament qu’on en a senti seulement 2. J’aurais 2 et 3/4 selon mon évaluation personnelle. Mais bon, apparament qu’il faut un doctorat pour inventer des échelles. Ça me tente plus ou moins.....

Mais là, j’pense qu’ils en ont eu assez les japonais, on peut les laisser tranquille un petit bout de temps. Alors Mère Nature, s’il-te-plait, chasse les nuages et ramène nous le soleil.

Sur ce, je vous laisse. J’espère pouvoir mettre des photos bientôt et faire un bref retour sur notre fin de semaine de la St-Jean et un party de hockey pas mauvais du tout.

Ciao


Pace