lundi 2 juin 2008

Malaisie 2008 (Partie 2): Les Perhentians

Lundi 28 avril 2008

À 5h30 du matin, nous nous réveillons sains et saufs à Jerteh. Disons simplement que ce n’est pas une grosse ville et l’autobus nous débarque sur le bord de la « rue Principale ». Il s’agit alors de trouver un taxi dans ce village pour nous rendre à Kuala Besut, à quelques 15km de là!

Curieusement, et heureusement, il y a un mec qui nous attend à notre descente de l’autobus.

- Going to the Perhentians?
- Hummmm (on vient tous de se réveiller).........yes!
- I can take you, 40 ringgits.
- How about 30?
- OK!

« Short and sweet ». Je n’avais pas trop le goût de nécocier à 5h30 du mat et 10$ pour 15km, à 4 personnes, c’est des pinottes! Donc, on essaie d’entasser nos sacs de voyageurs dans sa Proton (voiture Malaisienne) 1982, il nous met un mix-tape des plus grand succès occidentaux tels que ABBA et nous sommes partis!

Arrivé à 6h au quai, et 5 minutes plus tard nos billets de bateau sont achetés! Le départ par contre se fait à 7h, donc on se prend un déjeuner chez Joe. Une dizaine de jeune corréens s’étaient déjà attablés. Tout ça pour dire que Marc a reçu ses oeufs à 6h50 et qu’il les a enfilé tel un champion mangeur de hot-dog!

On s’entasse donc sur un petit bateau muni de deux V6 qui nous permettent de parcourir les 20km jusqu’aux Pehentians en 30 minutes. Le levé du soleil est vraiment bien malgré les nuages. Après avoir laissé les corréens sur une plage de Palau Besar (la grosse île), nous meetons le cap sur Long Beach qui se trouve sur Palau Kecil (la petite île). Ce sera notre domicile pour les 5 prochains jours!

Puisque qu’il n’y a pas de quai sur Long Beach, une petite barque motorisée doit venir nous chercher au large. C’est rustique, mais c’est très bien comme ça! Le truc par contre, c’est qu’on débarque ici et qu’on n’a aucune idée ou on va rester! Ainsi, nous débarquons face au Bubu Resort et on va y jetter un coup d’oeil. Une fille nous fait alors visiter une chambre qui est pas mal, avec air climatisé et douche relativement propre. Pour la disponibilité, par contre, ça l’air compliqué et le prix, 225 MYR (75$ la nuit) est plus élevé que je croyais. De plus, son air bête ne me plaît guère. Donc, je pars avec Fillion pour voir une autre place pendant que Marc et Phil surveillent nos sacs.

Nous arrivons donc au Matahari, endroit dont j’avais entendu de bonnes choses sur internet. Il n’y a personne à la réception, donc je vais voir au resto. Le gars, Jim (il est malaisien mais son nom ça ressemble à Jim), me dit qu’il descend dans 2 minutes parce qu’il était inutile sans son café matinal! Relaxitude garantie ici! Bref, le gars est vraiment relax et nous montre quelques chambres. Finalement, il y en a deux chambres de libres avec air climatisé, ce qui sera très utile ici! Et le prix est dérisoire, 100 MYR (30$ la nuit)! Vendu, nous retournons chercher les boys. La fille nous accueille alors chaleureusement et je lui indique qu’on a trouvé ailleurs. Elle aurait dû prendre son café avant de venir nous voir la première fois!!

On s’installe dans nos chambre et malheureusement, l’électricité ne fonctionne que de 18h30 à 8h30. Donc, il faudra attendre ce soir pour bénéficier des effets de l’air clim. De toute façon, on n’est pas venu ici pour rester dans notre chambre, mais bien pour profiter de la plage. Et c’est ce que nous avons fait sur le champ. Par contre, faudra se crémer parce que nous sommes très près de l’équateur et que le soleil tape fort ici!

Sur la plage, même s’il est 9h, y’a déjà du monde qui entretiennent leur bronzage! Nous, on fait dur, tout de blanc vêtus! Il faudra travailler fort durant les prochains jours! L’eau est chaude, et le sol est fait de sable, juste du sable. Pas de petits coraux, pas de petites roches ni de galettes. Du beau sable, beige pâle (juste pour dire qu’il n’est pas blanc). C’est la relaxitude suprême!

Un petit creux nous force à essayer un des restos qui se trouve à proximité de la plage. Malheureusement, l’expérience fut plus ou moins réussie et on se demande alors si on va réussir à bouffer convenablement sur cette petite île! Néanmoins, nous retournons à notre activité principale, la plage, accompagnée de frisbee et de ballon de foot!


Disons que nous prenons des couleurs rapidement et que l’ombre se fait rare. Nous décidons donc de délaisser la plage temporairement afin de faire une petite randonnée dans la « jungle » afin d’aller du côté ouest de l’île sur Coral Bay. Durant cette petite marche d’une dizaine de minutes, nous rencontrons entre autre des varangs (grands lézards de la famille du dragon de Komodo) mais surtout des araignées géantes. Mais bon, ce sont surtout les toiles qui peuvent atteindre environ 5 ou 6 pieds de diamètre qui sont impressionantes!


Sur Coral Bay, la plage est étroite et en galette alors que plusieurs débris de coraux rendent l’entrée à l’eau périlleuse! Heureusement, nous trouvons un peu d’ombre sous des palmiers afin de donenr un peu de repos à notre peau. Il a litéralement fait soleil toute la journée! Néanmoins, je me suis fait prendre au jeu « À quel endroit oublierais-je de mettre de la crème ?». Et la réponse est : mes pieds! Donc, je me suis retrouvé avec des pieds de homard! J’ai par contre réussi à récupérer la situation en mettant une couche d’une épaisseur d’un pouce afin de les protéger jusqu’au coucher de soleil.


Nous revenons à notre chambre avant que le soleil ne tombe pour ne pas se retrouver face-à-face avec une toile d’araignée géante! Nous avons par contre eu la chance de voir un combat de varang! Assez féroce! Nous prenons notre douche à la noirceur (il n’est pas encore 18h30), puis nous essayons de nous trouver un petit resto sympa pour débuter notre soirée!

Nous arrêtons donc au Palm Tree qui semble être un endroit respectable. On se prend donc une petit bière et on se commande des repas, je dois l’avouer, assez occidentaux : pizza, burger, fish&chips. Encore une fois, c’est plutôt peu réussi. On se demande alors vraiment si on va trouver quelque chose de mangeable! On se commande donc une autre bière pour oublier notre repas médiocre. Pendant ce temps là, un type (lire ici gars) habillé en fille (robe noir moulante et maquillage) exécute sa chorégraphie avec des boules de feu au bout d’une corde. Ça fait un peu bizarre, mais bon, on est sur une petite île en Malaisie, donc on ne pose pas trop de questions!

Nous cherchons donc une meilleure ambiance que nous ne trouverons pas. Par contre, nous arrêtons au Lily Chalet afin de prendre un autre « petite-frète ». Ma pizza au Palm Tree n’avait pas complètement remplie sa fonction, donc j’ai décidé de me commander un petit plat local, des nouilles frites. Rien de bien spécial et assez simple à faire, ce fut la meilleure chose que nous avions mangé jusque là sur cette île! Voilà donc, il faudra manger local!!

En cherchant un autre bar, nous tombons sur le Buffalo ou tu t’asseois carrément dans le sable autour d’une petite table! Mais malheureusement, plus de bière, il n’y a que vodka et rum! Le pris, 25 ringgits (9$). C’est un peu cher pour un drink, même sur une île! On n’est pas à Tokyo quand même!

Avec tout ça, nous on s’était réveillé en sursaut à 5h30 du matin! Je crois que la nuit fera du bien. Et à l’air climatisé en plus, quelle joie!!!


Mardi 29 avril 2008

L’air climatisé arrête vers 8h30, j’ai les pieds gelés! Finalement, je me lève vers 9h et Mathieu semble bien être parti pour une saucette matinale. Je fais de même! Quelle joie quand même de se baigner dans la mer pour se réveiller!

Nous étions supposés partir à 10h30 pour un trip de snorkelling. Il est 10h et Marc-Alex et Cowboy ne sont toujours pas levés. Je croise Jim et je lui dis que nous sommes partant mais que nous ne sommes pas prêts. Avec sa relaxitude légendaire, il me dit que y’a pas de problème et qu’on a juste à partir à 11h! Ça c’est un horaire flexible. Ça nous donne donc du temps pour déjeuner au resto du Matahari. Je reste local avec une « banana pancake » alors que les boys y vont pour le déjeuner américain composé d’oeufs, saucisses et toasts! Ça va pédaler mes amis.

Notre capitaine est un format réduit de Rahan (pour ceux qui le connaissent). Nous partons aussi avec un couple d’anglais et un japonais (coïncidence!). Nos palmes et masque à la main, nous nous dirigeons vers notre petit bateau. C’est rustique! Nous allons imédiatement du côté de Palau Besar. Bon, je me souviens plus du nom de l’endroit, mais c’était vraiment génial. Peu importe ou tu regarde, y’a des poissons partout d’une variété impressionante. Bon ce ne sont pas de gros poissons, mais les couleurs sont vraiment brillantes.
(j'ai trouvé quelques photos sur internet pour vous monter un peu de quoi ça a l'air!)
À travers les différents coraux, j’ai même pu voir un reef shark qui est passé à 2 métres de moi pas plus! Bon, ils sont inofensifs, mais quand même c’est impressionant!


Puis, deuxième endroit, Shark Point! Bon, là c’est plus difficile, donc si on veut voir un requin, faut suivre Rahan et essayer de ne pas trop faire de bruit. Le problème, c’est qu’il pédale le Rahan, ce qui fait que j’ai trainé de la patte un certain temps, tout de même on en a vu 3, même s’ils nageaient assez profondément. Nous avons juste le temps de reprendre notre souffle et il nous débarque en plein milieu des deux îles! Le but, c’est de trouver une tortue, de sauter à l’eau et de la suivre! Nous avons trouvé une tortue et nous l’avons suivi, mais ça nage pas mal plus vite que ça court ces affaires là! Quand même c’était très bien. Par contre, on se retrouvait en plein milieu de nulle part en plein là ou les bateaux de pêcheurs passent généralement. Une chance, personne ne s’est fait passer dessus!

C’est le temps d’une petite pause et nous débarquons sur Besar pour casser la croûte. Je me prends donc un bon petit Yom Tam bien épicé (plus que je ne l’anticipais) et les boys ont aussi pris des mets locaux. Nous avons donc très bien mangé! De retour à l’eau, nous retournons voir 2 endroits près de la côte ou on a encore une fois aperçu pleins de poissons et aussi des « giant clams » (je les nomme en anglais, parce qu’en français ce sont des « tridacnes géants »!!). J’ai donc déniché une photo pour vous montrer!

Nous terminons notre dernière plongée sur romantic beach, petite plage de sable blanc! Elle est très belle, mais les millions de petits « jelly fish » bleus en font une destination peu prisée! Nous relaxons un peu tout en prenant des photos du paysage. Fillion s’exécute alors à essayer d’escalader une grosse roche. Après avoir essuyé un échec, il réussi enfin et plonge tête première dans une marée de « jelly fish »! Plus de peur que de mal. Sauf qu’en revenant au bateau, on s’aperçoit qu’il s’est coupé généreusement le genou! Enfin, c’est pas moi qui va finir ce voyage là magané!
De retour sur Long Beach, on relax un peu sur la plage pendant que Fillion essaie de panser ses blessures. Puis, on décide de se prendre quelques bières sur le balcon devant la chambre de Marc et Phil. Installés au 2e étage, nous avons ainsi une vue partielle de la plage!

Nous décidons alors d’explorer le côté nord de la plage à la recherche d’un peu d’ « entertainement ». Nous allons donc voir notre guide Rahan qui se tenait au bar de son pote, RahanII. Lui, il était format régulier, plutôt grand d’ailleurs, mais avec les même cheveux longs et collier en dents de requins! Bref, vous voyez le genre. Son bar est sympa, mais il n’y a malheureusement pas grand monde. Au moins, la musique est bonne et puis, j’oubliais, nous sommes sur la plage!

Il est l’heure d’aller souper et pour se faire, nous allons au Bubu, le même endroit ou nous avons été accueillis si froidement à notre arrivée! Nous avons été convaincus par le BBQ et la sélection! Ainsi, nous avons donc pris 4 giant prawns (crevettes géantes), 2 poitrines de poulet et un poisson blanc. En plus du riz, du pain à l’ail et des bruschetta, nous avons mangé comme des rois. Et tout ça, pour environ 20$ chaque! Une aubaine! L’endroit était très propre, mais je leur suggérerais d’améliorer leurs toilettes par contre. Pour y parvenir, il faut parcourir au moins 50 mètres dans la jungle et la propreté n’est pas au rendez-vous. Mais bon, nous sommes sur une île, donc on ne s’en fait pas trop avec ça. D’ailleurs, Cowboy nous avais alerté un peu plus tôt que les toilettes étaient bizarement faites et qu’on y trouvait seulement un petit trou dans le coin. Par contre, il n’avait pas aperçu le pomeau de douche au dessus de sa tête!! Sacré Cowboy!

Nous marchons donc sur la plage pour digérer notre repas gargantuesque et décidons de faire une petite pause au Buffalo. Heureusement, il leur restait de la bière cette fois-ci! J’en profite donc pour piquer une petite jasette avec une anglaise et une danoise qui se demandaient bien si elles allaient acheter une bouteille de vodka ou non! Finalement, c’était 25 ringgits la bouteille (13oz) et non le même prix pour un verre! Bref, les filles viennent nous rejoindre et on se met à jaser un peu. Puis, leur potes (4 gars) viennent nous rejoindre. Le groupe s’était formé à Tioman, une île plus au sud de la Malaisie. Il y avait donc, l’anglaise plus un anglais (pas en couple), la danoise plus un danois (on a jamais su), un allemand et un canadien de Victoria!

Malheureusement, c’est l’île de la pénurie de bière ici, donc après seulement 2 consommation, plus rien. C’est pourquoi j’ai l’ai surnommé l’Île du Plaisir, car comme dans les 12 Travaux d’Astérix, l’île semble parfaite, mais il manque un élément pour survivre. Pour Obélix ce sont les sangliers, pour moi c’est la bière. Mais au moins ici, il y a la vodka! C’est mieux que rien! Mais bon, l’alcool pas cher, ça a des effets pervers. Donc, la soirée s’est terminée par un bain de minuit (il était dépassé minuit, mais bon). Après avoir perdu Cowboy de vue et échappé au canadien qui se baignait tout nu et qui voulait lutter avec moi, j’ai rejoints la plage pour prendre mes affaires et aller me coucher. Des fois, assez c’est assez!


Mercredi 30 avril 2008

Premier couché, premier levé, je vais donc faire une petite saucette matinale. Les boys commencent à se réveiller sur le tard, mais peu importe, notre programme est assez léger aujourd’hui.

Après un bon petit déjeuner américain, on va à la plage. Et c’est pas mal l’histoire de la journée! Sérieusement, cette journée fut la journée la moins productive de toute ma vie. Mais bon, au moins j’ai pu égaliser mon bronzage.


Cette journée ressemble donc un peu plus à des vacances, pas de tracas, on fait se qu’on veut. Donc, rien! On a soif, on va chercher quelque chose à boire. On a faim, on va manger quelque chose. C’est la simplicité volontaire en quelque sorte. Sauf quand Marc-Alex décide d’enfreindre la loi et d’aller chercher des bières alors que le soleil atteignait son apogée! Évidemment, je ne savais pas l’heure. Mais il était beaucoup trop tôt. Quand le soleil tape, vaut mieux se tenir loin du houblon sinon rendu au coucher de soleil, on se retrouve au tapis pour le compte!


Oui, nous avons joué avec le frisbee, ce fut le point fort de la journée. Sinon, à un moment donné, il a bien fallu se mettre à l’ombre, parce qu’ici, nous sommes à l’équateur et le soleil fait des dommages. Je reviens donc à la plage avec mon chandail de soccer d’Argentine. Je tombe alors sur nos voisins de chambre, une suédoise et un argentin. Le gars, très sympathique me félicite pour mon chandail.

En revenant au bercail lorsque le soleil s’est mis à cogner des clous, c’est le temps de la douche. En sortant dehors pour étendre mon maillot, notre voisin argentin m’interpelle. J’ai une serviette autour de la taille et rien en dessous. Mais je ne sais pas pourquoi, je reste là et on jase. Le gars a voyagé pas mal dans sa vie. Sa blonde suédoise sort aussi, puis avec Fillion on commence à discuter. En ce moment, il travaille au Nigéria, mais il a déjà été en angola et plusieurs autres pays d’afrique. On parle de la vie d’expatrié en général et de notre vie au Japon. La discussion est cool et j’ai toujours ma serviette autour de la taille!!

Nous allons finalement au Bubu pour se payer un autre bon BBQ. Cette fois-ci, encore des grosses crevettes, des brochettes de boeuf et un poisson (pas coupé là, en entier). J’essaie tant bien que mal de séparer le poisson en 4 parties et je me ramasse ainsi avec la carcasse dans mon assiette qui dépasse de deux pouces de chaque bord! Les filles de la table à côté nous regardent bizarrement, comme si ça faisait deux mois qu’on n’avait pas mangé!

Après un bon caipirinha au bar de Rahan2, nosu nous retrouvons au Safety Stop, bar cousin du Buffalo car nous devons nous installer sur la plage. Notre gang de la veille viennent faire un petit tour puis un française se joint à nous. J’aurais pu dire française chiante, mais vu que je suis en vacances, j’essaie de donner la chance au coureur. Pour vous donner une idée, voici une conversation typique :

- Vous avez du feu? (elle dit ça en se roulant un cloppe)
- Ben, prend la chandelle sur la table, lui répond Marc-Alex.
- Ah non, c’est pas du vrai feu ça! (avec un air de « tu me prend pour qui »)
- Ben, du feu c’est du feu, lui répond alors Cowboy!

Magique comme conversation! Bref, on ne s’est pas gêné pour la taquiner et elle de même. Vive la francophonie! Vers 1h du mat, plus d’alcool. Plus rien, même pas de rum « cheap ». La cargaison arrive demain apparament. Pour une fois on va se coucher tôt!


Jeudi 1er mai 2008

Nous nous réveillons plus tôt pour faire changement. Il n’y a plus de jus d’orange au resto, la cragison n’est pas arrivée encore faut croire!

Nous avons un gros dilemme devant nous : on va sur l’autre île (Besar) ou non? Pas facile. En fait, nous sommes allés brièvement sur l’autre île durant notre journée de snorkelling et la plage n’était pas aussi belle. Donc, on reste sur Long Beach. Le soleil est chaud et nous cherchons de l’ombre. Donc, on se prend des parasols afin de ne pas trop cuire. Nous sortons de temps en temps pour jouer au frisbee ou juste se rafraichir dans l’eau, mais c’est pas mal tout.

Nous étions supposés jouer au volley-ball aujourd’hui avec notre gang des Nations Unies. Mais pas de traces d’eux, donc on relax. Finalement, on décide d’aller du côté de Coral Bay en fin de journée afin d’aller voir le coucher de soleil. Par contre, il était encore un peu tôt (c’est ce qui arrive quand on ne porte pas de montre!), donc il a fallu attendre un peu. On s’est donc déniché un coin à l’ombre et on s’est lancé le frisbee. Vraiment, on était rendu pas si mal vers la fin!


En allant manger dans un petit resto de bord de plage, deux françaises viennent s’asseoir à une table près de nous. Elles ont du charme, c’est sur, donc comme un caseau de frites par terre dans le parking de McDo, les mouettes sont arrivées sans trop tarder! Oui, les gars de la place, des malais, ne se font pas prier pour aller discuter avec les gentilles étrangères qui viennent s’attabler dans leur établissement. S’ensuit des histoires rocambolesques avec des tortues, des raies et des lézards géants sortants tout droit de la jungle! Vraiment, ils n’y vont aps avec le dos de la cuillère. Mais je ne peux pas vraiment chiâler, je ferais pareil!!

Finalement, par hasard, on croise l’anglaise qui nous invite alors à aller jouer au volleyball avec la gang. Le couché de soleil n’aura en fait jamais lieu car l’horizon est couvert de nuages. Mais quand même, Marc-Alex a réussi à capturer des clichés intéressants! Au moins, nous avons pu nous dégourdir les jambes un peu et ça faisait du bien d’enfin faire de quoi autre que de s’étendre au soleil.


Nous retournons sur Long Beach à travers la jungle avec nos flash lights accompagnés de deux hollandaises. Après une bonne douche (avec la lumière pour la première fois puisqu’il était dpas 18h30) bien méritée, nous sommes allés rejoindre les filles au nord de la plage pour souper. Le repas était bien, sans plus et il faisait chaud à mourir.

Après un arrêt éclair au bar de Rahan 2, nous nous somems retrouvés au Buffalo ou il n’y avait presque personne. En 20 minutes, j’ai entendu la même toune 3 fois. Donc, on s’en va au Safety Stop ou il y avait quelques casse-cou qui tentaient de faire tourner un bâton avec les bouts en feu. Il y en a un ou deux qui étaient vraiments pas si mal! Notre gang de soirée vient nous rejoindre brièvement et quelques bouteilles de vodka plus tard, avec Cowboy qui a disparu dans les buissons et Marc-Alex et Fillion qui discutaient de sujets un peu trop intense pour les vacances, il était rendu pas loin de 4h du mat. Dodo pour moi.

Demain à midi, nous devons être dans le bateau pour retourner sur le continent! Déjà!

mercredi 21 mai 2008

Malaisie 2008 (Partie 1): Singapour

Et voilà, une autre aventure asiatique pointait à l’horizon depuis un moment. En fait, ce voyage était en gestation depuis au moins Noël, sinon plus. Ainsi, j’ai réussi à convaincre Mathieu (Fillion) et Philippe (Cowboy, pour les intimes et es besoins de ce récit) à venir faire un tour au pays du soleil levant. Ensuite, direction Singapour et Malaisie pour un combo ville-plage assez intéressant. Au passage, j’ai réussi à convaincre Marc-Alex, aussi en poste au Japon, de se joindre à nous. Pour ceux qui ne sont pas au courant, nous avions effectué un voyage à Prague et Amsterdam à Noël 2004 avec le même équipage!

Ça promet!

Donc, avant de partir, je me suis fait un devoir d’effectuer les préparatifs : vols, hotels, etc. En même temps, j’en ai profité pour regarder ce que Dame Nature nous réservait et ce n’était pas très beau : de la pluie et des orages pour toute la semaine!! Ça commençait drôlement à ressembler à mon voyage en Thaïlande l’année précédente! En autant que je revienne en un morceau cette fois-ci!


Vendredi 25 avril 2008
Petite journée de congé pour ma part afin de commencer les vacances du bon pied. Bon, ne me traitez pas de fénéant tout de suite, car je n’ai pu me rendre au boulot puisque mon département était fermé en raison de la grande réorganisation qui aura lieu durant les vacances!

Après une bonne randonnée de 2h30 en bus, Marc-Alex et moi à l’aéroport de Narita vers 15h, soit un bon 3h avant notre vol puisqu’il partira à 17h50. Mais non, surprise, en arrivant nous sommes informés que notre vol partira plutôt à 19h30!! Nous sommes donc 4h30 d’avance! J’aurais bien voulu me flageler pour ne pas avoir regardé les informations sur le site de l’aéroport le matin même tout en regardant le Canadien battre les Flyers en deuxième ronde des séries. Par contre, nos billets de bus étaient déjà achetés, donc pas de chance.

Aucun signe de Fillion et Cowboy qui doivent prendre le même avion que nous, donc pas grand chose à faire sauf flàner et visiter les boutiques de l’aéroport. Au moins, Tokyo offre plus de variété que l’aéroport de Chicago ou on y retrouve que des kiosques de fast-food et de journaux. Mes 9h d’attente durant mon voyage de retour à Noël en témoignent.

Finalement, on décide de passer outre le contrôle de sécurité. Directement de l’autre côté, Mathieu nous intercepte, ils sont là depuis un bon moment aussi. Il commence donc à nous raconter leur petit tour du Japon en passant par Kyoto. Puis, en rejoignant Philippe à la porte d’embarquement, nous avons pris une bonne petite bière pour fêter nos (deuxièmes) retrouvailles!

Aussitôt la bière finie, allez hop dans l’avion pour une petit 7h de vol! Ces vols sont toujours pénibles car on voudrait bien dormir, mais on est tellement anxieux d’arriver à une nouvelle destination, qu’on ne peut vraiment fermer l’oeil entièrement. Et maintenant, avec notre fameux départ retardé, nous sommes arrivés à l’aéroport Singapour aux alentours de 1h30!

L’aéroport de Singapour est un des plus moderne au monde et aussi un des plus efficace. Plusieurs personnes qui voyagent en Asie doivent effectuer des transferts à Singapour, donc tout est pensé en fonction de ceux qui y passeront un long moment : hotel, épicerie, massages, cinéma, gym, etc. En deux temps trois mouvements, nous avons nos bagages et nous sortons pour attraper un taxi. Ouf, c’est chaud et humide dehors! Ça va être le fun de marcher en ville pendant le jour!

Le gars du taxi est sympathique et nous jase ça sur l’autoroute qui mène au centre de Singapour. Il roule avec aisance jusqu’à 140km/h en prenant soin de regarder si la police n’est pas cachée dans un buisson pour le pincer! Enfin, il nous laisse devant notre auberge dans Little India avec un conseil : « Ne restez pas ici le dimanche, c’est plein d’Indiens partout! » Merci Chef!

En entrant, le gars me dit qu’il a failli donner nos lits parce que je n’avais pas répondu à son e-mail. Tout un accueil!! Mais bon, il était quand même rendu 2h30 environ et tout le monde dormait dans la place. En essayant de ne pas trop faire de bruit, nous prenosn possessions de nos lits superposés et puis on va faire un petit tour du quartier pour prendre un verre.

À vrai dire, juste en face de notre auberge, il y avait un petit bar rempli d’Indiens, mais on se sentait plus ou moins confiants d’y aller. En parcourant les rues, on se rend compte que Little India, ce n’est pas un endroit ou la vie nocturne est très développée. Les seuls établissements d’ouverts sont des petits restaurants (musulmans, donc pas de bière) à air ouverte ou on peut déguster des plats qui ont passé la journée sur le comptoir et un centre d’achat. Oui mesdames et messieurs, un centre d’achat ouvert 24h : le Mustafa Center! Donc, tu as envie d’aller t’acheter un rasoir à 3h du mat, maintenant tu peux! Bon, ça fait un peu marché aux puces comme centre d’achat, mais c’est mieux que rien!


Avec tout ça, nous retournons bredouille à l’auberge. Il y a bien l’air climatisé dans notre dortoir, mais le plafond à au moins 20 pieds de haut. On va suer mes amis!!!

Samedi 26 avril 2008
Malgré notre arrivée tardive, nous sommes debout aux environs de 9h. La douche est nécessaire et il me semble qu’il y en aura plusieurs autres à venir, car l’humidité nous fait transpirer comme dans un sauna! Le déjeuner est gratuit, au menu toasts et confitures. Bon, Fillion et Marc se sont risqués avec les oeufs qui avaient le jaune assez pâle, limite fluo! Avec tout ça on part à la découverte de Singapour vers 10h, le soleil brille!!


Premier arrêt, la station de bus afin d’acheter nos billets qui nous permettrons le dimanche soir de partir vers les Perhentians, îles paradiasiaques de Malaisie. Bon, les quartiers de Little India et Kampong Glam ne sont pas les plus luxueux ni les plus propres de Singapour, mais ils sont pour le moins authentiques. Nous croisons donc pleins de petits restos à air ouverte encore une fois et de petits magasins ou on y vend n’importe quoi.

Finalement, après un bon 20 minutes de marche, nosu arrivons déjà trempé au Lavender Bus Station. Je cherchais une bâtisse quelconque, mais nous n’y avons trouvé qu’un stationnement et une petite cabane. À l’intérieur, une gentille madame nous a remis nos billets pour la modique somme de 40 MYR (ringgits malais, ou 3 MYR égal 1$ canadien). Bref, 12$ pour un trajet de 10h, c’est moins que rien!

Nos billets en poche, nous nous dirigeons vers les quais, le centre économique de Singapour. Pour y parvenir, rien de mieux que le métro qui est ultra efficace et offre l’air climatisé! Vraiment, c’est une jouissance chaque fois qu’on peut bénificier d’un peu de fraîcheur! En débarquant à Raffles Place, nous sommes immédiatement entourés des nombreuses tours à bureaux du centre-ville. Ça fait très américain! Mais bon, avec les palmiers, ça fait vacances aussi!


Nous nous dirigeons tranquillement vers la Singapore River et ses nombreux quais qui servent au divertissement des visiteurs et locaux. Nous atteignons le Merlion Park qui fait face à la Marina Bay. C’est un beau point de vue sur le théatre de l’Esplanade qui ressemble à des yeux de mouches. Son architecture est très controversée à Singapour et nulle part on le retrouve sur les articles à l’éfigie de la ville. On y retrouve plutôt le Merlion, statue d’une créature avec une tête de lion et un corps de poisson, le symbole le plus reconnu de Singapour. Donc, on y retrouve tous les touristes qui essaient de prendre un photo originale. Nous n’échappons pas à cette tradition.


Nous suivons ensuite la rivière et passons brièevement par le Colonial District. Comme son nom l’indique, son architecture est digne des villes « coloniales » américaines telles que Philadelphie ou Boston. Quelques petits ponts piétonier survolent la rivière avant d’atteindre le Boat Quay. Plusieurs restos se succèdent aux bords de la rivière et offrent des menus variés à l’abri du soleil sous d’immenses tentes. Nous choisissons un des premiers établissements. La bière est bonne et Fillion se serait bien laissé tenter par une petite baignade, mais la couleur de l’eau l’a découragé légèrement.


Nous discutons avec un québécois qui passait par là et qui a surement aperçu Cowboy qui arborait fièrement son chandail du CH. Il vit ici et semble bien se plaire, même s’il fait royalement chaud. Notre Fish&Chips nous permet de calmer notre faim. Nous marchons ensuite le reste du quai pour nous rendre au Chinatown. Tous les autres restos, sans exception, nous offrent alors d’aller dans leur établissement pour prendre un verre ou manger pas cher! Euh, on vient de manger chose!

Bref, nous continuons notre route vers le Chinatown qui est adorablement décoré. La meilleure chose à faire dans le Chinatown, c’est habituellement de magasiner. Et c’est ce que nous avons fait! Pas cher, pas cher, nous parvenons à dénicher des articles intéressant tout en se faisant harceler légèrement. Nous avons eu bien peur de nous faire rattraper par la pluie en apercevant un nuage menançant qui se pointait le bout du nez. Ainsi, nous sommes retournés nous réfugier dans le métro en direction d’Orchard Road, les Champs Élysées de Singapour!

Bon, première différence avec les Champs Élysées, Orachard Roas est plus difficile à trouver! Nous sommes donc sortis du métro sur Orchard Boulevard! Disons que c’était plutôt vert comme rue et manquait cruellement de Prada ou de Gucci. En passant par l’Orchard Turn, nous avons atteint enfin Orchard Road. C’est grand, on y trouve de belles boutiques, mais on n’y retrouve nulle part le cachet des Champs Élysées.

Par contre, Mathieu nous a dirigés dans une petite rue sinueuse du nom d’Emerald Hill. Plusieurs restos-terrasses s’y succèdent jusqu’à des jolies petites maisons style coloniales. Y’a pas à dire, ce serait un merveilleux endroit ou rester. Mais à voir les voitures dans les entrées, un peu trop cher pour mon portefeuille! Du moins pour l’instant!

Après une tentative infructueuse pour aller voir la maison du premier ministre de Singapour, nous avons effectué une longue (pas si longue, mais il faisait chaud) marche vers notre auberge. Disons que nos souliers étaient pas mal usés. Une pause rafraîchissante et nécessaire sous la douche plus tard et nous sommes fin prêt pour attaquer le nightlife singapourien!


Nous descendons donc au Clarke Quay qui se trouve à quelques pas du Boat Quay. Vraiment, c’est vraiment bien comme endroit et on y retrouve une multitude de restaurants et bar des deux côtés de la rivière. Les lumières, abondantes mais pas trop, lui donne une fière allure et invite les passants à venir y passer un peu de temps. Nous parcourons donc les différents établissaments et choisissons l’IndoChine qui propose plusieurs plats sud-asiatiques. Le repas est excellent et le prix raisonable. Si ce n’était pas de l’humidité, ce serait une soirée parfaite! En arrière plan, nous entendons des cris de fans qui regardent les matchs de soccer anglais. Ici, à Singapour, la ville est soccer!

Ensuite, il faut bien se trouver un petit digestif. Donc, nous parcourons en long et en large les allées adjascentes. Finalement, nous arrêtons prendre une petite bière au Noir, endroit style jet-set avec bar extérieur. Vraiment, Singapour c’est une ville riche. En fait, non, ce sont les gens qui y vivent (et surtout travaillent) qui sont riches! Disons que nous, simples « backpackers », on ne « fitte » pas dans le moule. Nous allons donc voir au Ministry of Sound, un super-club avec 7 salles différentes, mais tout le monde a l’air d’avoir 15 ans dans la ligne d’attente!

Finalement, après quelques endroits plus ou moins intéressants, nous décidons qu’il serait bien sage d’aller nous coucher afin de pouvoir résister à une autre journée bien remplie.


Dimanche 27 avril 2008
Lever, douche et petit déjeuner, comme la veille. Par contre, faut remballer nos trucs car ce soir nous partons pour la Malaisie. Donc, on laisse nos sacs dans une chambre ou il devait bien faire 1000ºC!

Nous commençons notre journée près du City Hall afin d’aller voir le Raffles hotel. Il fait toujours aussi chaud et humide et en sortant du métro, ça frappe encore plus! Nous marchons sur Raffles avenue en direction de ce que je pense être le Raffles Hôtel. Fianlement, on se rend bien compte que ce n’est pas là du tout! Néanmoins, ça nous permet d’aller voir la plus grande fontaine au monde, la Fountain of Wealth. Mais, malheureusement, elle était fermé pour entretien et ce pendant un mois! Un mois pour entretenir une fontaine, ils doivent être syndiqués!

Finalement, en empruntant les rues qui accueilleront le prmeier Grand Prix de Formule 1 nocturne en septembre, on rejoint le Raffles Hotel. C’est évidemment un hotel 5 étoiles ou on retrouve des boutiques de grand nom pour satisfaire la clientèle de l’établissement. Par contre, c’est plus dans l’histoire que dans l’architecture que cet hotel trouve son charme. C’est d’ailleurs ici, au bar de l’hotel, qu’à été inventé le Singapore Sling. Personellement, je n’aime pas trop, mais c’est intéressant quand même!


Tranquillement, notre marche nous amène vers le Clarke Quay ou nous prenons une pause à la micro-brasserie Brewerkz. Marc se commande une salde montrueuse alors que Cowboy tente d’apprivoiser son calzone gargantuesque. S’ensuit une discussion sur nos dernières heures en sol singapourien. Phil voudrait bien aller à Sentosa, petite île artificielle au sud de Singapour. Pour ma part, je croyais bien que le temps allait nous manquer, mais après avoir observé le trajet, nous avons décidé de tenter notre chance!

Heureusement, pour se rendre, nous avons pu utiliser le métro afin de profiter d’un peu de fraîcheur! Pour traverser les eaux qui séparent l’île de la ville, nous prenosn le téléphérique qui survole gracieusement l’immense chantier de construction qui laissera place à un méga complexe sur l’ile de Sentosa. En fait, ici c’est comme la Ronde mais sans les multiples manèges. Il ne reste pas grand chose vous direz, mais on y retrouve quand même une piste de luge (comme au Mont Tremblant), une plage, un zoo et plein d’autres activités pour la famille. On se promène un peu et on essaie tant bien que mal de trouver le chemin pour la plage, mais aucun chemin ne semble mener à la terre promise.

Donc, nous nous dirigeons plutôt vers la statue géante du Merlion qui se trouve à quelques pas du monorail qui pourra nous ramener en ville. En prenant notre ticket de monorail, on se rend compte que cette passe (2$) est bonne pour la journée! Ainsi, nous avons effectué un bref arrêt à la plage pour voir si c’est mieux que la plage de l’île Notre-Dame. Bon, le sable semble bien, mais le problème, c’est qu’au large, on y retrouve plein de bateaux de marchandise! Pas très attrayant!


Nous retournons donc à notre auberge pour récupérer nos effectifs. Par contre, il nous reste du temps de libre, donc j’en profite pour retourner faire un petit tour au Mustafa Center, question d’effectuer quelques achats et prendre une bière avec les boys avant de mettre le cap sur la station de bus.

Ce 20 minutes de marche semblait interminable et avec les sacs sur le dos, on transpirait deux fois plus! Avant de se rendre au bus, nous arrêtons au Lavender Food Center afin de calmer notre faim. Des centres comme ça, on les appelle « hawkers », on en retrouve partout en ville. Ils servent plusieurs types de bouffe asiatiques à des pris vraiment ridicules. Ainsi, je suis la suggestion du Lonely Planet et j’essaie les fameux Wan Ton. L’assiette me coûte 3$ et il en a en masse! Vraiment, quand on s’y connaît, il y a moyen de manger pour pas cher ici!

Le bus part à 19h et nous sommes seuls à bord. Par contre, les places sont vraiment confortables et l’espace pour les jambes est digne de la classe affaire! Nous mettons donc le cap sur la Malaisie, car oui, pour ceux qui ne le savaient pas, Singapour est un pays et non une ville de Malaisie! Après 20 minutes de route, nous arrivons à la douane de Singapour. Les chauffeurs (ils sont 2) nous indiquent de préparer nos passeports. Puis, ils nous débarquent avec le 2e chauffeur afin d’aller faire examiner nos papiers à l’intérieur. Fillion s’était levé le premier et il croyait bien devoir rester dans le bus durant l’inspection. Ainsi, il s’est retrouvé au bureau des douanes en « pied-de-bas »! Oui oui, vous avez bien lu, il n’avait pas ses chaussures! Et nous avons attendu pendant plus de 30 minutes! Mémorable!

La douane malaisienne, de l’autre côté du pont, a été beaucoup plus rapide et 2 minutes plus tard nous sommes de retour dans le bus. Nous arrêtons ensuite à Johor Bahru, grande ville côtoyant Singapour. Le bus se rempli alors de Malais. Puis, direction Jerteh que nous devrions atteindre vers 5h30 AM. En roulant, on nous sert un boîte de carton avec à l’intérieur un beigne, un genre de mini-calzone et un gâteau vert! C’est mieux que rien. Puis, pour digérer, nous avons eu droit à un film malais! Oh, mon Dieu, l’horreur! C’est dur à expliquer, mais c’est hyper mauvais! L’image est vieillotte, les acteurs mauvais, le cadrage absent, le son intermitant et les scènes d’action pathétiques! Mais tout de même, c’est tout un divertissement!

Au moins, les banc étaient confortables et nous avons pu dormir un peu. Dehors, il tombe des cordes et on a tous un peu peur de nous retrouver sur les îles et de ne pas pouvoir profiter du soleil! Mais tout ça est secondaire car notre chauffeur conduit son bus tel une voiture de rallye. Il roule à 100km/h à travers des mini-lacs qui se sont créés sur notre route dû aux intempéries et effectue des dépassements aux limites de la faisabilité! Je décide d’oublier et de dormir!

Allons-nous nous réveiller en un seul morceau?

dimanche 13 avril 2008

Le passage du flambeau!!

Un nouveau qui arrive, un ancien qui part (il y aura un article sur le White Party qui marquait la fin du séjour d’Alex qui sera affiché bientôt, si je peux mettre la main sur les photos!!!), ça mérite une petite descente à Tokyo, non? Et surtout que nous n’avions pas mis les pieds dans la ville du vice depuis l’enterrement de vie de garçon à Julien, en Janvier!!! Bref, on était dûs!


Vendredi 21 mars 2008

Départ « tranquillos » à bord du Shinkansen vers 18h. Nous initions Dan, le petit nouveau, à la traditionnelle bière de route. Sans poser de question, il nous suit, surtout parce qu’il ne sait pas ou il s’en va!!

Apres un petit tour de métro, nous voilà rendus au Roppongi Crossing! Bon, c’est pas Shinjuku ou Shibuya, mais comme coin animé, c’est quand même impressionant la première fois! Et alors que je lui dit qu’on retrouve à Tokyo plein de voitures de luxe, une Ferrari F50 nous passe sous le nez. Irréel!!

Nous érigeons notre quartier général au Ibis pusique la plupart des hotels d’Akasaka (moins chers) étaient pleins. Donc, notre fin de semaine coûtera légèrement plus cher. Pour une chambre simple, de la grandeur d’une garde-robe standard, il faudra débouser 12 300\. En gros, ça fait 123$. Donc, 246$ la fin de semaine. Mais là je vais arrêter, je commence à avoir des nausées.

Mais peu importe, nous sommes ici pour profiter des plaisirs de la ville du vice! Bon je dis « ville du vice », mais je suis sur que ça ne peut se comparer à Las Vegas. Et tant qu’à y être, Bangkok! Mais tout de même, c’est la ville au Japon qui incite le plus à l’excès!

Nous débutons notre soirée dans un petit bar du Tokyo Midtown. Vers 21h, je vais rejoindre Louis-Étienne, un gars de Poly que j’ai « initié » lors de mes folles années d’université! Ah oui, c’est aussi le frère de Toups qui était avec Marc-Alex et moi en France il y a de ça.....ouf 3 ans déjà!! Ensuite, nous nous sommes tous dirigés vers Nishi-Azabu au restaurant Gonpachi (oui le restaurant Kill Bill!!).


Nous avions tous très faim car il était dépassé 21h30 et notre petit dîner Honda était bien loin. On se met donc à commander plein de plats et du saké pour tout le monde. Mais disons que nous n’étions pas trop ordonnés et tout le monde commandait un peu n’importe comment. Résultat, je sais pas pourquoi, mais nous avons reçu environ la moitié de la bouffe que nous avions commandé. On s’est donc retrouvés à payer la facture (assez salée je dois dire) avec notre faim plus ou moins rasasiée! Peu importe, il est temps d’aller bouger!

Nous nous retrouvons donc devant le Alife. Je ne peux dire exactement ce qui nous y a amené.....

Bref, 3500\ avec 2 boissons et nous sommes prêts pour le reste de la nuit. Dan a bien aimé son expérience, je crois. La musique est pas débile, mais disons qu’il y a d’autres raison pour aimer l’endroit. Les demoiselles sont plutôt charmantes et c’est dur de ne pas tomber en amour toutes les 30 secondes. Nous n’avons donc pas eu de problèmes à faire de belles rencontres.


Avec tout ça, il était rendu 5h30! On se fait alors gentiment demander de quitter les lieux, deux, trois fois. Finalement, en bons gentleman, nous escortons les filles au métro le plus proche. Puis, avant d’aller se coucher, un arrêt au resto de « ramen » est nécessaire. J’initie donc Dan et Louis-Étienne aux rudiments de l’endroit. Une chance, nous arrivions juste avant la fermeture, à 6h30 du matin!!

Demain, grasse matinée!!!


Samedi 22 mars 2008

Lever à 10h. Oui oui, 10h!! Petit tour aux toilettes, retour au lit......

Deuxième réveil, 13h23 (c’est plus raisonnable). Cause : le téléphone.

- Hello, sir. What time can we come to clean up the room?
- Euuuuuuuhhhhh (le temps que je trouve ma montre). Maybe 2 o’clock!
- Ok, 2 o’clock! Thank you sir.

Je me suis donc recouché. Pas capable de me rendormir, cinq minutes plus tard, j’appelle Dan pour voir s’il est encore en vie. Finalement, 10 minutes plus tard, après une bonne douche bien chaude, on se retrouve sur les rues de Roppongi. C’est pas mal moins beau le jour que la nuit!!!

C’est sur moi que retombe les responsabilités de guide pour Dan. Marc-Alex est parti faire le tour avec son père tôt ce matin et Alex est au pays de Mickey avec sa « copine ». Après un bon Wendy’s bien gras, direction Shibuya. Quoi de mieux que de commencer sa première balade à Tokyo avec l’intersection la plus achalandée de la ville! Le bain de foule est assez impressionant. Puis, Dan s'initie au plaisir du Pachinko.....on regarde.....


Donc, balade dans les rues de Shibuya ou les oreilles te bourdonnent à force d’entendre les p’tites filles essayer de vendre leurs cellulaires à tous les deux coins de rue. Puis rapidement, direction Harajuku. Encore là, méga bain de foule à la sortie de la station de train. Il manque vraiment d’espace!!


Petit détour par le concessionaire Audi afin d’admirer les beautés metalliques! Puis, passage par le parc de Yoyogi en direction de Shinjuku ou nous allons rejoindre Marc-Alex, son père, Patrick et Jane afin d’aller prendre un verre au Park Hyatt. Bon, ça fait quand même 4 ou 5 fois que j’y vais et le scotch est toujours aussi cher (Lagavulin 16 ans, 22$). Par contre, la vue elle mérite qu’on y revienne. C’est vraiment un incontournable et en plus les scènes du film Lost in Translation font de cet endroit une visite quasi-nécessaire.


Petit tour à l’hotel pour se rafraîchir et direction Barbacoa pour un bon souper. C’est toujours aussi bon, mais on dirait qu’à chaque fois, je réussi à manger de moins en moins de viande!! Mon appétit a diminué considérablement depuis que j’ai mis les pieds au pays du soleil levant. Ma tolérance à l’alcool par contre a bien résistée!!

Nous nous dirigeons au Warehouse, un club dans Azabu-Juban ou apparament il y avait de la bonne musique techno et des performances de danse! Ça me semblait prometteur! Je vous laisse juger.....(allez coucher les enfants avant!)......


Bref, assez impressionant de voir ça dans un club. Cependant, ça fait fuir les filles et on se retrouvait donc avec 80% de gars dans la place. La performance terminée, nous avons quitté pour la belle région de Roppongi. Alors que tout le monde était retourné au bercail, j’ai dû montrer la voie au petit nouveau. Je l’ai donc amené au Gas Panic!!! Par contre, la fatigue me rongeait tranquillement et j’ai dû le laisser en bonne compagnie pour retrouver ma chambre de luxe aux dimensions limitées!!


Dimanche 23 mars 2008

Check-out a 11h oblige, pas de grasse matinée ce matin. Par contre, un petit bagel au saumon fumé sera bien apprécié pour se remettre sur pied.

Tout le monde part de son côté et je ferai le chaperon encore une fois pour Dan. Cette fois-ci, nous irons à Odaiba qui se trouve dans la baie de Tokyo. Donc après-midi très relax à observer les chiens minuscules habillés de la tête aux pieds!! En bonus, un petit arrêt au fameux Kua ‘Aina afin de déguster un bon burger hawaïen!


Retour vers Tokyo station en passant à travers Ginza ou nous apercevons une montre à 30,030,000\. Ça veut donc dire environ 300 000$. Euuuuuuuuhhhhhh!!!! Je voudrais bien voir la tête de celui qui va acheter ça! Pour madame, vous y trouverez un cadeau beaucoup plus modeste soit des boucles d’oreilles à 4,500,000\ (45 000$)!! Petit arrêt au concessionaire Nissan pour admirer la nouvelle GT-R. En prime, il y a la version Super GT qui malheureusement mènera la vie dure aux Honda cette annéez!!


Un peu plus loin, nous croisons un magasin qui semble vendre des bouteilles d’alcool. Dan cherche du scitch, donc nous y pénétrons. Mais voilà, ici on ne vend que du champagne!! Ça résume bien Ginza, des montres à 300 000$ et des magasins qui vendent seulement du champagne. Bonne chance pour trouver un magasin à 1$!!! Par contre, j’ai trouvé dans une épicerie quelque chose que je n’avais pas vu depuis bien longtemps, du Rouy!! S’il ne fallait pas un hypothèque, je l’aurait bien acheté......(oui oui, c’est bel et bien 25$ le fromage!!!)......


Voilà, un autre week-end à Tokyo et encore pleins de souvenirs!!! Sur ce, on se prépare tranquillement pour la Malaisie..........ohhhhhh yeahhhhhhh!!!

À plus

Pace

mardi 18 mars 2008

Niseko, Hokkaido

- Quoi??? Vous allez à Hokkaido pour une fin de semaine seulement?

C’est le genre de réponse qu’on reçoit quand on parlait de notre « Projet Hokkaido » à des compatriotes japonais. Pour eux, c’est inconcevable. Si tu va à quelque part de loin pour une fin de semaine, c’est parce que tu y habites. Par exemple, pour un homme natif de Sapporo mais qui travaille à Tokyo, c’est normal de revenir la fin de semaine près de ses proches. Mais bon, pour aller faire du ski, y’a juste les « gaijins » (étrangers) pour faire ça!!!

De toute façon, je ne vois pas le problème, ça se fait par chez nous aussi. En fait, aller à Hokkaido une fin de semaine, c’est comme aller à New York (environ 1h30 de vol) pour une fin de semaine ..... de 2 jours! Bref, on est pas là pour débattre de la qualité de notre plan, donc passons aux choses sérieuses.

Ajout de dernière minute : Bon, je sais que ça arrive à un mauvais moment pour tous ceux qui ont vécu la tempête du 8 mars dernier, mais ce message contient de la neige. Donc, ne vous découragez pas, la neige peut être le fun quand elle n’est pas dans la rue!!


Vendredi 29 février 2008

Donc, vendredi, départ du boulot sur l’heure du diner (yahouuuuuuu!!) puis embarquement dans le Shinkansen en direction de Tokyo vers 14h30. Pour fêter ça, Patrick se prend une bière de route alors que Marc-Alex et moi, on se tient bien tranquilles. Avec nos skis dans le train, fallait être alertes pour savoir de quel côté la porte allait s’ouvrir. Chanceux comme nous sommes, il a fallu changer nos affaires de places au moins 3 fois!!!

Arrivé à Tokyo, petit tour de Yamanote Line (une chance que ce n’était pas l’heure de pointe, pire que la ligne orange je vous jure!!) jusqu’à Hamamatsucho pour aller prendre le monorail (oui oui comme dans les Simpsons). On y rejoint Julien qui avait passé la journée à Tokyo avec ses skis!! Vu que des skis c’est trop discret, il s’est organisé pour que tout le monde le remarque! On aurait du lui acheter un fanion ou un panneau « Train Routier » pour avertir les passant. La tête dans leurs cellulaires, c’est un accident est si vite arrivé!!!


Il est 16h30 et nous sommes au Terminal 1 de l’aéroport d’Haneda. En « leader » de l’expédition, je vais au comptoir pour aller chercher les billets. Tout le monde avait son passeport prêt à être divulgué. Mais, surprise, simplement en consultant la fiche de l’agence de voyage (JTB), la préposée nous imprime 4 beaux billets avec nos noms en katakana dessus! Trop facile!! Puis, on laisse nos baggages pour aller dans la soute, passe le contrôle de sécurité et en 15 minutes, nous voilà prêt à l’embarquement!! Un seul mot me vient à l’esprit : efficacité!!

Donc, nous nous sommes rendus à notre porte d’embarquement avec 1h15 d’avance. Néanmoins, devant nous se dressait une des images les plus symboliques du Japon. EN fait, c’était comme une carte postale. Marc-Alex, Patrick et Julien ont donc tenté de capturer le moment. Je vous laisse juger du résultat final.


Le soleil combiné au Mont Fuji, y’a pas plus japonais que ça!!

Finalement, 18h05 nous pénétrons l’appareil pour y prendre place. Pour un petit vol de la sorte (pour Tokyo – Sapporo il y a un vol aux 20 minutes à peu près), on utilise généralement des avions régionaux qui contiennent environ 70 places. Mais ici, ce sont des avions de 250 voir même 350 places!! C’est hallucinant de voir la quantité de monde qui voyage dans ce pays là. Et ça c’est sans compter les trains!!

Le vol se déroule bien et à 19h40 nous sommes sur le tarmac de l’aéroport New Chitose de Sapporo. Pour les baggages, encore une fois le mot est efficacité puisque 10 minutes après être descendus de l’avion, nous avions reçu tout notre équipement. Puisque le bus pour Niseko ne partait qu’à 21h30, il nous restait assez de temps pour aller se prendre une petite bouffe. Donc, on se trouve un resto genre allemand avec de la bonne bière locale. Vive la fin de semaine!!!


Il nous restait encore 2h30 de bus avant de parvenir au Prince Hotel d’Higashiyama. Donc, si vous faites le calcul, il était rendu minuit. C’est donc dire que de porte à porte, ça nous a pris pas loin de 10h!!! Nous sommes jeunes et fous, je sais!!

L’hotel est propre mais l’entrée est kétaine à fond avec des guirlandes en or au plafond et tous les tons de beige imaginables sur les murs. Néanmoins, encore là sans problèmes, nous avons pu recevoir les clés de nos chambres. Rendu là, il était grandement temps pour nous d’aller se coucher puisque le lendemain, c’est le lever à 7h!!


Samedi 1er mars 2008

Lever comme prévu à 7h et hop, déjeuner buffet dans la salle de réception de l’hotel. Au menu, non pas un déjeuner continental (souvenirs de Holiday Inn imperissables......) mais bien tout ce que vous voulez, ou presque. Pour un déjeuner western, oeufs brouillés, bacon (plus jambon que bacon), tites saucisses, patates, spaghetti (!!!!), toasts et beurre d’Hokkaido (supposément le meilleur), croissants et petits pains au chocolat. Sinon, il y a le traditionnel déjeuner japonais avec soupe miso (poisson), poisson cru, yogourt (de poisson je suppose) et du riz! J’ai choisi quoi vous pensez?

Avec tout ça, à 8h30 nous sommes au pied de grue devant la gondole qui se trouve à 20 mètres de notre hotel!! Le gros luxe finalement! Nous sommes donc dans les premiers au sommet! Mais bon, on ne sait pas du tout ou on s’en va car c’est la première fois qu’on vient sur cette montagne. Ensuite, on ne sait pas du tout ou on va parce qu’on a la tête dans les nuages et qu’on voit à peine 10 mètres devant soi.

Finalement, en redescendant, les nuages de dissipent et on aperçoit alors l’état des pistes. Il a fait chaud ces derniers jours et le soleil a tappé fort la veille. Résultat, c’est dur et c’est bosselé. Marc-Alex et moi on s’aventure alors dans une piste avancée et c’est abominable. Nous sommes tout simplement déçus!

Mais bon, nous n’allions quand même pas abandonner, il n’était que 9h le samedi quand même! Donc, nous sommes remontés en gondole pour se rendre du côté du Grand Hirafu qui contient plus de piste. Rendu là, surprise, une chaise nous menant au vrai sommet était ouverte. Bon, on ne voyait pas la fin de la remontée, mais les conditions ne pouvaient pas être pires.


En effet, elles étaient moins pires, sans être géniales. Une fine couche de poudreuse couvrait un mélange de neige mouillée et de granules glacées. C’est un peu dur à expliquer, mais c’est comme skier dans de la crème glacée. Ou plutôt du yogourt glacé. Bon, j’ai jamais essayé mais c’est ce que mon imagination a pondue (j’ai une très forte imagination je sais!!). Mmmmm, yogourt glacé.......

Finalement, on s’est trouvé un ti-bois pour aller faire les cons (des cons responsables, tout de même). Il y a plusieurs grosses montagnes au Japon, mais Niseko est réputé pour deux choses en particulier : la poudre (évidemment) et les sous-bois. Et quand on mélange les deux, wow! Mais là, sans avoir la poudre, nous avons le bois. Ce qui fait son charme, c’est que les arbres sont assez espacés, donc pas besoin d’être un Dieu du ski pour s’y faire du fun. Nous avons donc eu du fun.



Marc-Alex par contre a traîné un peu de la patte le matin car les saucisses à peau de condom (surnom des saucisses japonaises à la peau difficile à percer mais que quand tu réussi le jus qui sort te brûle les lèvres.....donc) lui ont donné du fil à retordre. Nous prenons donc une petite pause pour qu’il prenne un bon ramen, aussi efficace qu’une soupe Lipton quand l’estomac cabriole. Pour ma part, j’y vais pour le set Genghis Khan avec viande sautée dans la poele avec légumes et riz et une sauce pas piquée des vers. Probablement le meilleur repas pris dans un centre de ski à vie!!

Avant de repartir sur les pentes, nous allons voir le magasin qui loue des skis de poudreuse. En résumé, pour faire de la poudreuse, il faut des skis larges afin d’offrir une surface de contact plus grande et ainsi ne pas caller dans le fond. Eh bien, il y en a qui ont pris ça au pied de la lettre. Nous avons vu des skis d’au moins 20cm de large! Tant qu’à ça, aussi bien skier avec deux 1x8!! Oui oui, des 1x8, ça existe et ça serait moins cher aussi!!



L’après-midi, nous avons exploré les vastes étendues de la montagne à la recherche d’autres coins sympathiques. Finalement, ce ne fut qu’en fin de journée, du côté est de la montagne (Higashiyama) que nous avons trouvé la plus belle poudre. Bon, il n’y avait qu’un petit carré de 100m2, mais c’est tout de même ça.

La journée de ski terminée, un petit tour au onsen s’impose. Un des avantages d’aller dans un grand hotel, c’est que tout y est inclus. Donc, on part avec nos serviettes et en pantoufles, on se rend au bain public. Le bain extérieur était génial et il s’était mis à neiger soudainement. Une petite bière et ça aurait été un moment idéal.

Après une petite sieste, souper à 19h dans la salle de réception de l’hotel pour un buffet, à 40$!! Je dois l’avouer, ça ne valait pas 40$. Sur l’affiche, il y avait une montagne de crabe et du roast beef. Rendu là, pas de roast beef et un maigre plat de pattes de crabe. Décevant. Par contre, la mousse au chocolat était chocolatée à fond!! Faut prendre son plaisir ou on peut! Ensuite, quelques bière au bar de l’hotel et billard pour terminer cette « pas pire » journée. Dehors, il neige. Allez, neige! Neige! Neige!!!


Dimanche 2 mars 2008

Il a neigé! Bon, c’est difficile d’évaluer ça du 10e étage, mais il a neigé tout de même. À 7h10, fidèles au poste, nosu ingurgitons notre déjeuner. Après l’épisode des saucisses de la veille, plus personne ne s’y frotte. Nous y allons conservateur.

Il a fallu ramasser nos p’tits parce que le check out était à midi et qu’à cette heure là, nous allions être enfouis dans les bois. Donc, il faut remettre la clé de la chambre, la clé du casier, aller porter nos baggages dans l’endroit approprié, prendre le petit papier, aller mettre ses bottes de ski, revenir chercher ses baggages parce qu’on a oublié de sortir une paire de bas chaud, remettre les baggages au monsieur qui comprend aucunement ce qui vient de se passer, aller mettre ses skis puis se rendre à la gondole.

Malgré tout ça, nous y étions avant même l’ouverture à 8h30! Ne sachant pas trop combien de neige il était tombé durant la nuit, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre comme conditions. Par contre, les gars dans la file poru la gondole étaient plutôt optimistes et pour l’ocassions, ils ont sorti leurs grosses palettes de poudreuse!! Nous espérions simplement qu’ils avaient raison de les sortir!!

Rendu en haut, pas de niaisage, on prend la chaise simple (oui chaise simple, pas de barre de sécurité!!) pour se rendre au top. Et là.......(roulement de tambour)........de la poudre!! Jusqu’au genoux! Wow!! Quel feeling! Incroyable! Renversant! Suuuuuuuuuperbe!!



Mais bon, nous n’étions pas les seuls à profiter de cette belle poudreuse! Donc, après seulement 3 descentes, c’était déjà beaucoup moins beau. Nous sommes donc allés dans notre sous-bois de la veille et là encore, tout le monde s’était donné le mot et il ne restait pas grand chose de la nuit passée. Malgré tout, c’était plutôt agréable!



Fait cocasse mais non cocasse, en sortnat d’une chaise mécanique, les bâtons de Pat sont restés pognés entre la chaise et le sol. Résultat, un bâton brisé en deux et un autre qui pourrait faire du limbo. Il retourne donc à l’hotel pour aller se louer des bâtons pendant que Juline, Marc et moi allons explorer le côté Nord de la montagne.

Il n’y avait rien de bien spécial au début, mais en remontant dans une chaise, nous avons aperçu bien des gens dans une partie de la montagne qui était fermée la veille (pour cause de risque d’avalanche!). Apparament aujourd’hui, les risques s’étaient dissipés! Donc, nous y sommes parvenu à partir de la chaise la plus haute du côté nord. Et là, wow! De la poudreuse jusqu’aux genoux et plus à perte de vue. Quelques aventuriers ont gravit les quelques 200m qui nous séparaient du vrai sommet afin d’aller chercher la poudre inaccessible à partir des remontées mécaniques. Mais pour nous, c’était bien assez.

Donc, on s’est trouvé un coin pas trop tracé ou on s’est fait bien du fun. Et de l’autre côté d’une vallée, nous avons trouvé un autre petit bois tout aussi sympa avec de la neige en masse pour chuter sans échimoses. Mais attention aux branches!



C’est ça que ça donné! La réputation de Niseko était sauve. Sans avoir été la journée exceptionnelle de Kagura à Niigata, c’était vraiment bien et ce grâce à une seule nuit ou il neigeait très peu. Imaginez après une tempête!



Donc, comme vous pouvez voir, on s’est bien amusé pendant une bonne partie de la journée. Il a un moment sombre par contre! En quittant cet endroit pour retourner sur les pistes « normales », j’ai perdu un ski. Bon, ça arrive souvent mais d’habitude je le retrouve assez rapidement. Mais cette fois-ci, ce fut tout un challenge. La neige était lourde dans cette partie avec une croûte de glace à un pied de profondeur. Néanmoins, je callais jusqu’à l’aine sans mes skis. Deux japonais sympathiques mais pas anglophones pour deux cennes ont appuyé mes recherches. Finalement, 15 minutes plus tard, je retrouve mon ski coincé sous un bloc de glace!! Ouf!

Malheureusement, il a fallu couper notre journée car notre autobus partait à 16h30 pour l’aéroport. Donc, 15h à l’hotel et juste le temps d’aller se doucher au bain public. Ensuite, on fait comme la plupart des gens et on attend notre bus dans l’entrée avec nos affaires! Voyez comme nous sommes rayonnants!!



Pas besoin de vous dire que nous n’avons vu le chemin de l’aéroport que partiellement, entre deux moutons et une clôture!! Arrivé à l’aéroport à 19h, notre vol partait à 20h30. Encore une fois, 15 minutes suffirent pour prendre nos billets et laisser nos baggages destinés à la soute. Nous enfilons un bon hamburger steak japonais, question de bien dormir durant l’heure et demi du vol, puis en sortant du controle de sécurité, les gens sont déjà en ligne pour pénétrer dans l’appareil.

Cette fois-ci, c’est un Boeing 777 qui contient environ 350 places!! Complètement débile et il est plein de surcroît! Atteris à 22h, il était clair que nous allions manquer le dernier Shinkansen de 22h48. Donc, il va falloir revenir à Utsunomiya en train local!! Une heure et quarante minutes, c’est long en ti-pépère et la récompense était notre lit douillet.

Arrivé à 1h40 chez moi, j’ai repensé à nptre plan du week-end. C’était vraiment tiré par les cheveux! Mais vous savez quoi, je le referrais demain matin!!


À plus

Pace

jeudi 28 février 2008

Niigata: Le Royaume Blanc

Bon, je fais mieux de vous écrire ce message au plus tôt, parce qu’en fin de semaine, on part à Hokkaido! À Niseko plus précisément, le royaume du ski au Japon! Donc, je risque d’en avoir pas mal à raconter!!!

Et devinez de quoi je vais vous parler cette semaine! De Tokyo? Non. D’Utsunomiya la méconnue? Non. Du Canadien qui se dirige tranquillement vers les séries? Non. Du fait que l’hiver il fait 27ºC dans mon département chez Honda alors que l’été il fait 23ºC? Non plus. De ski? Oui, bravo. Un morceau de robot. Mais pas Asimo, c’est trop cher!

Vendredi 15 février 2008

Bon, passons au sujet. Donc, ce vendredi-là, les trois « muchachos » (Alex, Marc-Alex et votre humble bloggeur) se dirigent donc vers Niigata. Ça mange quoi en hiver ça? D’la neige voyons! Mais plus sérieusement, c’est une préfecture qui se trouve au nord-est de Nagano et au nord-ouest de Tochigi. En ligne droite, ça doit être à environ 100km d’Utsunomiya. Sauf que voilà, entre les deux, il y a quelques obstacles, soit une chaîne de montagnes. Y’a rien là vous direz, ils sont capables de tout les japonais. Mais bon, apparament, le nombre de personnes qui veulent aller d’Utsunomiya à Niigata est assez faible, donc pas de budget pour ça! J’accepte l’argument. C’est pas comme si c’était nécessaire comme la continuation de la 30 ou le pont de la 25 ou l’autoroute dans le Parc des Laurentides!! Là on s’activerait le ponpon!!!

Donc, pour y parvenir, détour vers le sud ou on devra traverser quelques merveilleux villages parsemés de halls de Pachinko et d’arcades pour se rendre jusqu’à la Kan-Etsu, autoroute qui nous mènera jusqu’à Niigata. Pour vous dire, c’est pas si loin que ça, mais ça nous a pris quand même 3h45, départ à 17h30 et arrivée à 21h15. Faites le calcul. Néanmoins, il s’agit d’un bon temps, très bon même!

Pourquoi Niigata vous dites? Pour la neige bien sur. Durant la semaine précédant notre excursion, il a neigé. Pas juste un peu. Pendant 4 jours consécutifs, rien de moins!! À chaque fois, plus de 30cm au sol!! Essayez d’imaginer ça! Il a neigé à Hakuba aussi, dans Fukushima même, mais Niigata, c’était aussi l’aventure parce que personne auparavant n’y était allé dans notre groupe. Donc, nous étions les explorateurs.

Et pourquoi ça nous a pris seulement 3h45 pour y parvenir alors qu’il y a neigé pendant trois jours consécutifs? Eh bien, nous avions inscrit notre point d’arrivée dans le GPS de notre indestructible Fit (tu entres le numéro de téléphone et voilà......magie) et à 40km du but, pas un flocon de neige dans l’air ni au sol. Assez déstabilisant au départ. Puis, on voit quelqeus traces au sol. Puis 5 cm. Puis 10cm. Enfin, à 15km de Yuzawa (le village squeezé entre les montagnes), un banc de neige d’environ 2 pieds. Rien pour écrire à sa mère! Puis, un tunnel. Un méchant tunnel. Une belle ligne droite de 10km de long!! Là, on s’est dit, y risque d’avoir pas mal plus de neige de l’autre côté. Et effectivement, y’en avait de la neige. En tabarnouche!!! Jugez par vous-même!!


Donc, des bancs de neige de 3m de haut, on n’a pas ça chez nous. Et donc, le lendemain, on allait skier là-dadans. Wahouuuuuuuuuu!!! Mais bon, fallait se rendre à l’auberge avant! Et avec 3m de neige au sol, les « grattes » et les soufleuses sont mieux d’être efficaces! Mais, ils ont plus d’un tour dans leur sac les japonais. Ainsi, dans le milieu de la rue ou se trouve normalement une belle ligne jaune, on retrouve plutôt une série de petits arrosoirs!! Oui oui, des petits arrosoirs qui jettent de l’eau tiède sur la chaussée pour y faire fondre la neige qui tombe. Ingénieux non? Bon, les écolos (j’ai rien contre, je suis membre de GreenPeace moi-même!!) diront que c’est du gaspillage, mais ça marche!

Donc, pour en finir avec cette première journée, nous parvenons à l’auberge assez tôt. Nous discutons un peu avec la propriétaire. En voici un résumé.

- Where do you want to go ski tomorrow?
- We want to go to Kagura.
- Ohhhhh! I think Kagura has no good condition. Very deep snow and cold!

La face que nous avons fait quand elle a dit ça devait valoir 100 piasses chaque! « Deep snow »! Depuis quand c’est mauvais ça! On n’est pas venu jusqu’icitte pour skier sur de la glace ma chère! On est capable de faire ça chez nous!! Au Mont St-Bruno!

Enfin, elle nous dirige à notre chambre ..... dans le grenier. La porte de la chambre est faite, disons pour être gentil, pour des personnes de petite taille. Ou des lutins! Par contre on a 5 lits et vu que nous ne sommes que 3, on aura de la place pour faire sécher nos vêtements.


Ensuite, direction Yuzawa-Centre pour souper. C’est vraiment pas évident de trouver un resto ou y’a rien d’écrit en anglais. Y’avait un bar, mais on voulait beaucoup plus manger que boire. Finalement, on se rabat sur un resto style Izakaya. Bref, de la bouffe un peu grasse (pour le Japon) mais qui risque pas de nous faire équartiller les yeux. Ah ah!! Nous avons quand même réussi à nous commander une salade géante qu'on mangera dans des cendriers, des foies ou des coeurs de j’sais-pas-quoi (du poulet surement), des brochettes d’os de poulet et des sashimis (poisson cru) qui venait de sortir du congélateur!


Issshhhhh!! Bon appétit et bonne nuit!!

Samedi 16 février 2008

Bon matin! Bon matin blanc! Et motivé-des-îles que nous sommes (10pts pour avoir utilisé une expression beauceronne!), nous sommes debout à 7h. Je jette un regard par la fenêtre aux dimensions proportionnelles à la porte pour découvrir que dehors, le sol et le ciel ne sont pas distinguables. Blanc sur blanc! Une chance que la neige n’est pas noire, ça serait déprimant en bibitte!!!

Pas de petit déjeuné concocté par madame Nagoshi (la proprio), on veut être sur les pistes tôt! Mais voilà, surprise, notre Fit indestructible est coincée par un maigre 40cm de neige qui est tombé durant la nuit!! Donc, on sort nos trucs de bûcherons et on déblaye avec nos pieds (la neige est vraiment poudreuse), nos mains et on pousse. Résultat, pas plus de 10 minutes de perdues et nous sommes en route vers Kagura. « We are unstoppable!!! »


Arrivés à destination, surprise, il y a des gicleurs dans le stationement aussi. Donc, tu te promènes dans une belle rivière de sloche!! Avec mes bottes qui ont plus que passées leur date d’expiration, je me suis retrouvé les bas légèrement mouillé! Pas idéal quand on va s’enfoncer dans la neige! Ça doit être pour ça qu’ils mettent des bottes d’eau les japonaises. Oui oui, des bottes d’eau en hiver! Sont malades ces japonais!!

Donc, on se dirige tranquillement vers le sommet. Pour se faire, il faudra un Ropeway (une grosse cabine), un télésiège avec bulle (pour protéger du vent) et puis une gondole (une petite cabine). Tout ça pour arriver enfin dans un endroit ou on pourra y retrouver quelques pistes plus avancée, parce qu’en bas de ça, c’est de la familiale style Chemin du Roy (pour ceux qui connaissent Ste-Anne) ou tu fais plus de ski de fond que de ski alpin.

Toutefois, même si le sommet n’est pas ouvert jusqu’en haut, nous nous rendons aux chaises quadruples qui nous mèneront au point le plus haut accessible en cette journée. Rendu là, surprise, ça roule mais y’a personne dedans. Donc, nous joignons la file d’attente sans savoir quand nous pourrons y monter. Finalement, 3 minutes plus tard, c’est parti. Le vent souffle énormément en montant et nous croisons des employés qui s’affèrent à déneiger sous les sièges parce sinon nos skis y resteraient pris! Ou bien les poteaux de télésièges sont bas ou ben y’a d’la neige en tabarnouche!


Rendu en haut, on se dirige tant bien que mal en suivant la masse de skieurs et snowbordeurs qui semblent savoir ou ils vont eux. On se retrouve alors devant le Giant Course (ジャイアントコース , c’est votre première leçon de katakana!). Et oui, il y avait de la neige en tarbarnouche! Jusqu’à la taille et même plus!! J’avais fait de la poudreuse avant, en faitt v’la deux semaines à Hakuba par exemple, mais c’était 30cm max. Là, c’est juste inconcevable. Donc, tu te mets sur les talons et tu essaies de pas perdre l’équilibre. Mais après un bout de temps, ça donne ça!


Après une de mes nombreuse chute, je me retourne pour voir derrière moi si quelqu’un va me passer sur le corps en passant que je suis une innoffensive belette. C’est alors que j’aperçois l’hécatombe derrière moi. On aurait dit une scène de film de guerre ou la moitié des combattants et plus sont au sol. Et ce n’est pas nécessairement évident de se relever non plus. Quand tu plantes ton bâton dans la neige et qu’il s’enfonce jusqu’à la poignée, ça veut dire que ça va être long.


Sérieusement, avec les nombreuses chutes dont nous avons été victimes, c’était plus ou moins plaisant comme journée. Un pied de poudreuse, ça va tu peux te débrouiller. Mais 3 ou 4 pieds, là ça commence à être du sport et quand t’as pas les skis pour, c’est pas évident!!! Mais, nous n’avons pas abandonné et après 45 minutes, notre belle piste de poudreuse avait perdue de son lustre. Toutefois, en allant sur les côtés, nous avons pu profiter des restants!


Marc-Alex n’avait pas le goût d’arrêter dîner pour profiter au maximum de cette journée incroyable. Par contre, moi j’avais l’estomac qui se digérait lui-même! Donc, nous avons fait une petite pause pour réchauffer nos petits pieds congelés en s’asseoyant un indien! Rien de mieux après un bon avant-midi de ski que de se retrouver sur un tatami pour manger! En scrutant les images sur le menu, nous avons pu trouver de quoi de mangeable que nous avons ingurgité en 15 minutes avant de repartir de plus belle sur les pentes.


C’était vraiment un bel après-midi. Le soleil pointait son nez par moment et le ciel était clair ce qui nous a permis de contempler le paysage. Mais surtout, cet après-midi là a été magique parce qu’on a trouvé un sous-bois. Pas n’importe quel sous-bois. Le sous-bois!!! Avec de la belle neige jusqu’à la taille. Le ski était facile. Ça flottait! Et quand tu passes dans un tas de neige un peu plus gros, ça te monte par dessus la tête et tu vois rien. C’est difficile à expliquer, mais c’est magique. On a dû passer 5 ou 6 fois dans ce bois-là. À chaque fois, nous changions de trajectoire pour augmenter la difficulté ou juste aller ou il y a plus de neige!



Comme vous pouvez voir dans les vidéos, c’est absolument hallucinant de voir la quantité de neige. Et surtout qu’on puisse skier dedans! Mais bon, j’aimerais bien vous en parler plus longuement, mais faut croire qu’il fallait être là. C’est le genre de truc qui est difficile à raconter.



Malheureusement, le bonheur a dû prendre fin vers 16h parce que les remontées finissaient. Le problème avec Kagura par contre, c’est que pour redescendre jusqu’en bas, il faut suivre la masse dans les pistes familiales. Ce n’est pas nécessairement évident. Souvent, on trouve sur notre chemin des places de stationnement. Belle occasion de finir la journée dans le plâtre si on arrive trop vite.


Nous étions plutôt déçus d’avoir à quitter la montagne. Pour finir en beauté cette journée, on décide de se trouver un onsen. Pas trop loin de notre petite auberge, nous avons trouvé l’endroit parfait! Bon, pas si facile d’accès, mais nous y sommes parvenus avec notre indestructible Fit. Le bain extérieur était vraiment bien et il s’était alors mis à neiger. Bref, le moment était idéal ou presque! Pour être bien sûr de profiter de l’expérience à fond, je me suis laissé tomber dans un banc de neige avant de me rasseoir dans l’eau chaude. Bizarre comme sensation!!



Finalement, pour souper, nous sommes retournés à Yuzawa et nous avons déniché un bon petit Yakiniku japonais. Par contre, pas d’images sur le menu, il va falloir sortir notre japonais des grandes occasions. Heureusement, la serveuse nous a aidés avec quelques mots d’anglais et on s’est pris une bonne dose de viande. Pour être sûrs de pas rater notre coup, nous avons pris le plat de boeuf le plus cher! Et ma fois, nous n’avons pas été déçus. Tout ça, plus un petit bar sympathique que nous avons trouvé dans un sous-sol on bien complété cette journée palpitante. En espérant la même chose demain!

Dimanche 17 février 2008

Surprise! Dehors c’est blanc. Marc-Alex a tellement prié fort pour de la neige que Dame Nature lui a obéit. Mais bon, il a oublié de lui dire d’arrêter aussi. Résultat, à 8h il neigeait toujours. Et quelle ne fut pas notre surprise de trouver la Fit méconnaisable.


Eh oui, un autre 40cm est tombé durant la nuit. Complètement débile. J’ai jamais vu autant de neige tomber en deux jours!! Heureusement, un gars (surement l’homme de la maison) était en train de trimbaler sa souffleuse pour qu’on puisse enfin aller profiter de toute cette neige.

Pas une minute de perdue de plus, nous nous dirigeons encore une fois vers Kagura. La visibilité était plutôt nulle dans les montagnes, donc c’était préférable d’aller sur des pistes qu’on connaissait. Arrivés un peu plus tôt que la veille, il y avait pratiquement autant de monde et de la belle grosse neige nous transformait tranquillement en bonhomme de neige.

Nous nous retrouvons assez rapidement en haut du Ropeway, à la base des premières pentes « faciles ». Surprise, une des remontée mécanique est fermée pour cause de ...... trop de neige j’imagine! Pour s’y rendre, il aurait fallu des bonnes vieilles raquettes en cuir de Daniel Boone au lieu de nos skis. Heureusement, y’a un autre chair-lift un peu plus loin. Mais bon, c’est pas vraiment cette partie de la montagne qu’on voulait explorer. Donc, on tente notre coup et on va jusqu’à la gondole qui nous mènera sur les Pentes Promises (Terre Promise ..... vous la pognez? ...... ouf chu mieux de terminer ça au plus vite avant que ça dégénère encore plus!).

En quinze minutes, le situation s’est dégradée considérablement dehors et pourtant, la gondole parcours beaucoup plus de chemin à l’horizontal qu’à la vertical (en fait elle sert à franchir un vallon). Le vent nous balançait généreusement et il devenait difficile d’apercevoir autre chose que du blanc à l’extérieur! Faut vraiment être cinglé pour venir faire du ski dans cette température! En sortant des gondoles, il fallait attacher sa tuque avec de la broche parce que les rafales de vent étaient d’une violence inouïe. Même pas moyen de voir si le premier remonte-pente était ouvert ou non et pourtant, il n’était qu’à une cinquantaine de mètres. Mais bon, on s’est vite rendu compte qu’on ne pourrait explorer le sommet et qu’il faudrait redescendre auprès des communs mortels par l’interminable piste familiale.

Rendu en bas, nous n’étions pas résignés, mais disons que nous doutions de nos chances de pouvoir faire de la belle poudre ..... et surtout de voir ou on s’en allait! Néanmoins, une heure plus tard, nous remontons la gondole pour se réessayer. Une seule remontée fonctionnait au sommet et elle était plutôt courte. Il y avait de la poudre, le problème c’est qu’on manquait cruellement de vitesse en début de piste. Donc, après avoir parcouru un peu plus de 10m, vous vous retrouvez avec de la neige jusqu’au nombril et vous n’avancez plus. Vous essayez donc avec autant de classe que possible de vous sortir de cet embourbement et retourner ou il y a moins de neige tout en s’assurant que les skis restent bien accrocher à vos bottes. Sinon, bonne chance pour retrouver votre ski! Donc, pas des conditions idéales surtout quand on voit rien à 10m devant soit.


Malheureusement, peu après midi, c’en était fait de notre deuxième journée de ski. En aucune façon cette journée aurait pu rivaliser avec celle de la veille, à moins que miraculeusement les nuages se soient dispersés pour laisser place à M. Soleil. Néanmoins, je crois que c’était une très bonne fin de semaine que nous n’oublierons surement pas.
Reste à voir maintenant si Hokkaido saura nous satisfaire autant et défendre sa réputation de « Best ski in Japan »!! En ce moment, Niigata tient fermement la première position!!!

À suivre.......

lundi 25 février 2008

Hakuba et la poudre magique

Donc oui, Hakuba et la poudre magique! Il ne s’agait cependant pas ici d’une expression qui dissimule une substance illicite comme dans l’expression « cigarettes comiques » (et non ce ne sont pas des cigarettes Popeye). Il s’agit donc du fantasme des dévaleurs de pentes, skieurs et snowbordeurs confondus. Et ce week-end là, c’est ce qu’on cherchait plus que tout!!

Nagano est réputé pour recevoir de considérables quantités de neige. Cette année, enfin cette région mythique de l’archipel nippon est en mesure de faire honneur à sa réputation. Les chutes de neige ont été abondantes faisant oublier le triste hiver de l’an dernier ou le son strident des skis sur la glace avait remplacé le son absent de la poudre. Et vu que nos conditions au Québec sont couci-couça ces dernières années, c’est le temps ou jamais d’accumuler de l’expérience dans des conditions idéales.

Départ le samedi 2 février à 4h du mat. Oui oui, 4h du mat!!! C’est pas juste une heure pour se coucher le samedi matin apparament! Donc, départ vers Hakuba qui prendra beaucoup moins de temps que les supposés 5h qui auraient été nécessaires si nous étions partis le vendredi soir. Ainsi, partis à 4h30, nous sommes parvenu au pied des pentes d’Hakuba 47 vers 8h30. Faut dire que le traffic à 4h du mat est relativement faible.

C’était vraiment une bonne journée pour le ski, la température clémente et pas de précipitations, donc on voyait ou on s’en allait! Par contre pour la poudre, il a fallu chercher un peu. Cependant, c’était la première fois que j’allais à Hakuba 47 et qu’on pouvait apercevoir le paysage autour. Et jugez par vous-même, mais moi je trouve ça pas mal!!




Bon, une belle journée dégagée et peu de précipitations dans les derniers, ça fait que les pistes sont dures et souvent bosselées. Comme je le disais auparavant, au moins 50% des skieurs japonais sont des débutants. Mais pour le snowboard par contre, on se dit vraiment qu’ils font ça pour le style plutôt que pour s’améliorer. Au moins 80% des adeptes de la planche sont des « gratteux de pistes ». Le problème, c’est qu’ils se retrouvent souvent dans des pistes avec un degré de difficulté trop élevé. Donc ils grattent et puis ça fait des « moguls », ce qui donne une piste à bosse quand c’est supposé être bien lisse.




Mais bon, on a quand même trouvé quelques pistes à notre goût. On s’est alors retrouvé dans l’ « adventure couse »! Une piste double losange qui permet de passer du côté droit de la montagne au côté gauche. L’an dernier avec Nic et Alex, je l’avais descendu sur le cul plus que sur mes skis. J’ai donc pu réaliser que toutes ces journées de ski depuis ont été payante quand je m’en suis sorti avec un sans-faute ...... ou presque!




Puis, on s’est trouvé un petit boisé, pas trop dense avec de la belle neige. Il n’était vraiment pas long, mais c’est mieux que rien. Disons que quand les nuages ont commencé à mettre en position autour des montagnes, nous étions plutôt heureux!

Le lendemain matin, une belle surprise nous attendait! Une belle récolte de 20cm de poudreuse bien fraîche! Ça risque d’être toute une journée mes amis!! Bon on voit pas grand chose devant nous, mais le paysage de toute façon, on l’a vu la veille.

Donc, direction Happo-one, le centre de ski le plus populaire de Hakuba. L’an dernier, à chaque fois que nous étions venus, les conditions étaient couci-couça et on se retrouvait plus souvent sur le dur. Par contre, là, on pourra explorer un peu plus les endroits stratégiques dont une grande crête que Nic nous avait fait découvrir l’an dernier!!!

Assez rapidement, nous nous rendons au sommet de la montagne à plus de 1800m d’altitude. Nous trouvons de la poudreuse, beaucoup de poudreuse!! Jusqu’au genou, sinon plus!! Et finalement, nous retrouvons la fameuse crête, pas trop exposée au vent, qui regorge de neige. Malheureusement, nous ne sommes pas seuls à l’avoir trouvée et plusieurs tarces sont déjà visibles. Néanmoins, ce sera notre terrain de jeu principal pour une bonne partie de la journée. Disons qu’on a lâché notre fou un peu!!

Sinon, nous avons eu droit à notre traditionnel McDo pour diner! Rien de mieux qu’un bon BigMac pour se sentir bien sur les pentes!! En après-midi, encore quelques acrobaties......

Ne faites pas ça à la maison, nous sommes des professionels! Ou presque!



Dimanche, 17h, tous propres en sortant de notre onsen habituels, nous reprenons la route vers Utsunomiya. Comme je vous l’avait reconté dans mon message du 8 février, ça été plutôt laborieux! Eh oui, e retour a pris 7h, donc 1h30 de ceci pour franchir 7km. Si vous faites le calcul, ça donne un peu plsu de 4km/h de moyenne et les 2 derniers kms, on les a faits à environ 40km/h!!! Bref, la neige et la glace au Japon, sur les routes surtout, c’est comme ...... euh ..... bon je n’ai pas de bonne comparaison en tête, mais disons que ça teste la patience. Malgré que c’est pas ça qui va déranger les japonais (je vous ai déjà parlé des lineups de 2h au Krispy Kreme, non?) puisque ça leur donne du temps en masse pour jouer sur leur cellulaire ou bien regarder la télé sur leur GPS!!!

Bon, assez pour cette fois-ci, parce que le prochain message risque d’avoir un peu plus de contenu. Une nouvelle aventure au programme : Niigata, le royaume blanc!!!

À plus