lundi 25 août 2008

Nantai-san

Mes vancances ont finalement débuté le samedi 9 août. J’aurais dû normalement travailler ce jour là ainsi que le lundi et le mardi suivant, mais il y eu une mauvaise gestion de la part de mon boss japonais. Peu importe, c’est sa faute et je ne me plaindrai pas d’avoir presque deux semaines de congé!

Bref, avec trois jours et demi avant de partir pour Hawaii, je n’avais pas l’intention de rester dans mon appart à me rouler les pouces. Donc, j’ai décidé avec Dan et Yumi d’aller essayer mes nouveaux souliers de « hiking » sur une montagne avoisinante : Nantai-san. Située pas très loin de Nikko et surplombant le lac Chuzenji, c’est une des montagnes les plus populaires pour les grimpeurs japonais. Le départ se fait à 1200 mètres et le sommet culmine à presque 2500 mètres au dessus du niveau de la mer. Bref, une bonne montée pour commencer ma carrière de « hiking »!


Il est recommandé de commencer tôt, vers les 8h, afin d’atteindre le sommet pour diner et avoir le temps de redescendre avant la noirceur. Donc, Yumi se pointe chez moi à 6h et nous quittons finalement vers 6h45 après avoir pressé un peu Dan qui ne semblait pas aussi préoccupé que nous. Bref, après une heure et demi de route, nous étions au pied de la montagne, prêts à conquérir le sommet!


À 8h30, après avoir franchi le temple et payé les 500 yens pour accéder au sentier, nous avons emprunter les nombreuses marches qui nous annoncent que ce ne sera pas de la tarte! Après la centaine de marche, c’était enfin le temps de tester nos capacité de grimpeurs. Une des particularités de Nantai est sa forme conique semblable à Fuji. Mais au lieu d’avoir un sentier qui serpente tout le long de la montée, celui de Nantai est droit comme une flèche. Donc, ça monte vite! Dan et moi nous apercevont d’ailleurs que Yumi a un peu de misère à suivre notre rythme, spécialement celui de Dan!

Mais peu importe, nous faisons du progrès et en moins de 30 minutes, nous atteignons la route. Oui, il y a bien une route ici mais elle ne se rend pas jusqu’au sommet. Néanmoins, il faut l’emprunter pendant une vingtaine de minutes afin de rejoindre la deuxième partie du sentier. Au bout d’une des nombreuses épingles sur la route, nous apercevont une éclaircie dans le feuillage ce qui nous permet d’avoir un premier coup d’oeil sur notre progression! Wow!


Puis, le torii qui nous indique le début du deuxième sentier!


Lorsque’une montagne a la forme d’un cone, cela signifie que plus on monte, plus la pente est raide. Rapidement, on commence à utiliser de plus en plus nos mains pour nous propulser vers le haut. Ça devient carrément de l’escalade parfois. Mais c’est vraiment cool et plus j’avance, plus je commence à adorer l’expérience. Même si on est à bout de souffle, on sent que nos jambes peuvent continuer. On regarde devant soit, et tout ce qu’on aperçoit, c’est un tas de roches désordonné! Mais, nous sommes au Japon et comme je le disais auparavant, Nantai-san est une des montagnes les plus populaires. Donc, il y a des rampes pour aider à la montée!


Cela ne veut pas dire que c’est facile par contre. Mais quand on aperçoit la vue entre les feuillages, on réalise pourquoi on a décidé de faire se faire souffrir un peu!


Des roches, des roches et encore des roches. Des grosses, des petites, des rondes et des plattes. C’est impressionant par contre de réaliser à quel point on est concentré sur le boulot à accomplir et sur le chemin que l’on va emprunter. On essaie de trouver le chemin le plus sécuritaire et le plus facile pour ne pas se retrouver en situation précaire. On se dit qu’on est vraiment bon et que c’est pas tout le monde qui peut faire ça! Puis, on croise un homme et une femme, dans la cinquantaine, minimum. Il redescendre comme si de rien n’était, équippés pour aller conquérir l’Everest! Il sont partis à 5h ce matin! Et un peu plus loin, un homme, facilement dépassé les 80 ans! Dan et moi étions estomaqués! Il nous offre ses encouragements en plus. Si je fais ça à 80 ans, je serai heureux croyez moi!


Nous atteignons l’emergency hut à la station huit. Ça veut dire 80% du chemin de parcouru, environ! Mais la dernière portion n’est pas de tout repos non plus. Après un faux-plat d’environ 100m, nous faisions face à une série de marches improvisées à l’aide de troncs d’arbres qui nous menaient jusqu’aux dernier mètres ou le sol était composé de petites roches rouge qui s’infiltrent dans les souliers!


Vraiment, le dernier 100m a été le plus difficile, à cause de la surface, de l’altitude et surtout des 1200 mètres de dénivellés que nous venions de parcourir! Mais nous y étions, au sommet! Il était midi. Trois heures et demi à monter! C’est un feeling incroyable d’y parvenir et ce même s’il y a au moins 50 autres personnes qui ont fait la même chose que nous. Un temple et une statue de guerrier nous y attendaient.


Mais nous étions là pour voir ça!



Nous en avons profité pour relaxer et reprendre des forces. J’avais passé pas moins de 2 litres d’eau et de boissons déshaltérantes durant la montée! Notre belle journée semblait toutefois s’achever puisque durant notre pause, les nuages ont commencé à encercler la montagne. À un moment donné, nous avions carrément la tête dans les nuages et les lac tout en bas n’était pratiquement plus visible.

Nous sommes donc redescendus vers 1h30. Yumi nous dit que deux hommes discuttaient durant notre descente et que la pluie allait arriver vers 3h. Nous tentons de descendre le plus rapidement possible, mais il faut faire attention, car c’est souvent en descendant que les gens se blessent le plus souvent. Nous parvenons à la route vers 3h et la pluie s’était mise de la partie. Une pluie tropicale qui arrête et recommence avec beaucoup et peu d’intensité en même temps. Les éclairs touchaient terre pas à quelques centaines de mètres de nous et le son du tonerre était hallucinant!

La dernière portion a été exécrable. La pluie avait déjà transformée le sentier en rivière boueuse et chaque pas était précaire. Il fallait trouver des roches ou des racines pour s’appuyer. Yumi était déjà tombée 2 fois et par chance j’avais évité le pire. Mais parfois, il semble ne pas y avoir de chemin qui puisse offrir les appuis nécessaires. Je me suis ramassé avec le cul bien brun et les mains bien boueuses. Néanmoins, il fallait continuer car nous sentions que le pire était à venir! Rendu au temple, nous nous sommes nettoyés du mieux possible. Alors que Yumi était partie chercher la voiture, nous avons eu droit à ceci.....


Oui mes amis, de la grêle! Et dire qu’il annonçaient une belle journée ensolleillée! Ils sont tous pareils les métérologues!! Mais malgré la température appocalyptique de la fin, ce fut une bonne expérience et j’attends avec impatience mon prochain défi : le Mont Fuji.

À suivre en septembre!!

lundi 11 août 2008

Ashikaga Hanabi et Utsunomiya Matsuri

Feux d’artifices à Ashikaga

Les mois de juillet et août au Japon sont les mois des festivals (comme au Québec en fait)! Sauf qu’ici, chaque ville a son festival ou presque avec des activités bien précises qui se répètent d’année en année! Un peu comme pendant le temps des sakuras (lorsque les cerisiers fleurissent) en mars, les gens se rassemblent à un endroit bien précis ou on y trouve des petits kiosques qui vendent un tas de choses à manger (pas très santé d’habitude) et à boire (lire alcool).

Donc, par un beau samedi soir, nous nous sommes rendus à Ashikaga, à environ 50km d’Utsunomiya, pour voir les ''hanabi'' (feux d’artifices). Bon, vous allez dire qu’on a les feux dans le Vieux Port tout l’été à Montréal, donc y’a rien là, mais bon ils annonçaient quand même 10 000 feux d’artifices! Je ne sais pas trop si c’est beaucoup ou non, mais bon, c’est impressionant comme chiffre!

Donc, vers 17h on passe chercher Yumi à son hopital (c’était son idée) et puis on prend la route d’Ashikaga. C’est pas vraiment loin, mais quand il y a un événement spécial quelque part au Japon, vous êtes assurés de vous tapper un bon petit traffic. Bref, les feux commençaient à 19h donc on avait le temps en masse et pour s’assurer qu’on ne traîne pas trop, j’ai pris le contrôle du volant!!

En tout et partout, ça nous a pris pas loin d’une heure et demie avant de finalement débarquer de la voiture. Le traffic était intense, mais on a réussi à éviter le pire. Nous nous sommes donc rendus sur la berge de la rivière Watarase pour aller rejoindre la meute. Et y’avait du monde à la messe mes amis!! On se serait cru en pleine St-Jean à Québec!! Bon, ce n’était pas aussi impressionant que les Plaines, mais bon. La plupart des femmes étaient vêtues de yukatas (genre de kimono d’été avec des motifs fleuris) ce qui les rendaient franchement irrésistibles!! Les gars eux, quelques yukatas masculins (pas de fleurs) et des jinbeis (genre de pyjamas pattes courtes). On s’est d’ailleurs payé la traite avant de partir et on s’en est procuré!!!


Les feux d’artifices ont duré de 19h à 21h. Oui oui, deux heures de temps! Bref, ils les ont fait durer leurs 10 000 feux d’artifices! Parfois on avait droit à un enchainement intense de petits feux, puis quelques uns immenses qui résonnaient sur les bâtiments voisins! Toutefois, c’était intéressant encore une fois de voir tout le monde se rassembler puis s’étendre sur leurs baches bleues en train de trinquer et manger en familles! Côté bouffe, nous n’avons pas fait de découvertes culinaires trop intéressantes sauf peut-être le fameux kakigori (on appelle ça un snowcone chez nous)!


Le retour par contre fut pénible et nous sommes rentrés à la maison passé minuit!! Oh yes, plus de 3h pour revenir! On a d’ailleurs parcouru 500m en une heure à un moment donné! Vraiment au Japon, faut avoir une patience à toute épreuve pour profiter des grands événements!


Utsunomiya Matsuri

Pas de répits pour les champions, dimanche matin c’est l’heure du « Utsunomiya Matsuri » (festival d’Utsunomiya si vous préférez). En fait, ça faisait depuis samedi matin que le tout s’était mis en branle. D’ailleurs, en allant acheter nos jinbei la veille, nous avions pu sentir l’atmosphère de fêtes dans notre normalement tranquille ville d’Utsunomiya.

Encore une fois, Yumi nous avait organisé une activité typiquement japonaise (pour une fois que c’est pas moi qui a des plans de fou!) : porter le
mikoshi. À 10h30 comme prévu, elle vient nous chercher vêtue de son yukata! Wow! À chaque fois je suis impressionné par l’élégance des japonaises en yukata! Vive la tradition!

Bref, elle trouve que mon jinbei est trop froissé (je l’ai un peu pitché en boule dans un coin la veille au soir), donc on va chez Dan (non je n’ai pas de fer à repasser, le nettoyeur est juste en bas de chez moi et je suis paresseux) le repasser pour que je sois présentable. Ensuite, direction Parco pour aller s’inscrire. C’est plus facile qu’on pourrait le croire et en 2 minutes, nous avons déjà nos « jackets » officiels de porteurs de mikoshi! Mais y fait chaud à mourir!! Donc on se réfugie dans le petite centre d’achat à côté pour prendre le petit déjeuner.


À un moment donné, je demande à Yumi il était quelle heure (je n’avais pas ma montre). Il était midi et le départ était à midi!! On se précipite alors vers le lieu de départ et heureusement on ne l’as pas manqué! Les japonais nous voient arriver et nous accueillent avec des « Power » et des « Front please »!! Nous nous exécutons. Et c’est parti!


Première chose à expliquer, c’est lourd, terriblement lourd! Deuxièmement, même si je ne suis pas si grand, tous les japonais sont plus petits (ou presque). Donc, le mikoshi est bas et on le porte avec le dos courbé! Je crois que ce n’est pas recommandé par l’Ordre des Chiropracticiens! Mais bon, on continue quand même! Troisième chose, nous avions nos jinbei, donc nous avions mis nos gougounes pour avoir l’air plus véridique. Pour porter une telle charge, les gougounes ne sont pas adéquates, je peux vous le confirmer. Puis, vu que ça prend beaucoup de monde pour porter la charge, alors on se pile sur les pieds et de temps en temps on en perd nos gougounes! Pas très pratique. Néanmoins, nous arrivons à mi-chemin ou on a droit à une pause bien méritée!


Après s’être bien réhydratés et étirés afin d’éviter de finir la journée courbés comme des saules pleureurs, nous repartons pour la dernière partie du voyage. Mon épaule droite souffre, mais a gauche ne peut supporter le poids! Va falloir endurer. Heureusement, on commence à développer la technique en regardant les professionnels (oui monsieur, y’a des professionnels qui font ça) s’exécuter à tour de rôle pour nous aider. Finalement, de retour au Parco, nous allons déposer le mikoshi sous une tente de béton (je ne sais pas à quoi ça sert). Après s’être bien cassé le dos en faisant glisser le mikoshi à quelques centimètres du sol, la souffrance était terminée! Allez, maintenant aux douches! Nous avions transpirés comme c’est pas possible (imaginez forcer comme des boeufs à 34C et 70% d’humidité)!

Après être retourné à la maison pour se laver et relaxer un peu à l’air climatisé, nous étions de retour au centre-ville d’Utsunomiya (sans nos jinbei qui n’ont pu être lavés et sêchés à temps) pour voir les autres festivités. En fait, l’activité principale pendant le festival c’est bouffer. Y’a des stands de bouffe partout et on mange quand on a faim et on boit quand on a soif. Dan et moi on essaie alors des mégas burgers avec un oeuf à l’intérieur (première fois que je vois ça) alors que Yumi se contente d’un calmar cuit épicé!! Miam!!


Après avoir pris une bonne bière locale, nous retournons près du Parco pour voir les autres activités. Il y a plusieurs mikoshi qui se promènent alors sur la rue principale. Plusieurs équipes des villes avoisinantes sont donc venues célébrer et montrer leurs talents. Certains parviennent à attirer l’attention plus que d’autres!!!




Bref, ça continue comme ça jusqu’à 8h où enfin c’est le temps de la grande finale. Le mikoshi que nous avions porté est maintenant soulevé par l’équipe officielle d’Utsunomiya qui iront le porter jusqu’au temple, en haut des nombreuses marches. Juste à les regarder faire, j’ai mal!! On se trouve donc des bonnes brochettes de bœuf pour oublier nos souffrances!!


Puis après le show d’échelle (c’est pas le Cirque du Soleil, mais tout de même!!!), Kit nous convainc de prendre un petit dessert chinois! Du tofu sucré aux amandes! Et c’est vraiment bon!!!


Matta ne! (Au revoir!)

jeudi 7 août 2008

Niijima

Avant de partir pour Hawaii sous peu, je dois vous parler de notre fin de semaine de 3 jours que nous avons eus à la fin Juillet. L’an dernier, nous en avions profité pour aller dans le sud du Japon pour visiter Kyoto et Osaka. Cette fois-ci, le voyage était tout aussi long (beaucoup plus même), mais beaucoup plus relaxant. La destination, l’ïle de Nii-jima!!

Niijima se trouve à environ 150km au sud de Tokyo. Donc, pour s’y rendre, il faudra emprunter une des voies maritimes les plus achalandée au monde. Le départ se fera donc au Takeshiba Pier, dans la baie de Tokyo, vendredi soir, à 23h. Eh oui, ce sera un voyage de nuit. Mais ne vous en faites pas, nous ne prenons pas une chaloupe, mais bien un traversier de première classe!

Malheureusement, nous n’avions que 4 sièges réservés et nous étions 5 (Pat, sa blonde Jane, Dan, Kit le petit nouveau qui a remplacé Marc-Alex et moi)! Donc, il y en aura un qui devra passer la nuit sur le pont!! Peu importe, nous embarquons en même temps que les nombreux tokyoïtes qui fuient la ville pour une fin de semaine de repos. Rapidement, les couloirs à l’intérieur du bateau sont occupés par les passagers qui n’ont pas la chance d’avoir un siège réservé. Cependant, en voyant les sièges qui semblent avoir été installés dans les années 60 (rose pâle et gris taupe, vous voyez le genre), on trouve le pont du bateau assez tentant pour y passer la nuit. De plus, dormir dans un siège est pratiquement impossible pour moi à moins de n’avoir pas dormi pendant 31h ou d’avoir avalé 2 grosses Gravol!

Bref, le bateau part comme prévu à 23h (y’a seulement les avions qui peuvent être en retard au Japon et encore ce sont seulement ceux qui arrivent de pays étrangers!). Nous allons donc sur le pont supérieur pour admirer la vue nocturne de la baie de Tokyo. Il faut jouer du coude pour se rendre à la rampe, mais le résultat est pas mal du tout!!

Après ça, il n’y a plus grand chose à voir car les lumières de Tokyo s’éteignent peu à peu. Alors on se diverti comme on peut avant notre arrivée à Niijima prévue pour 7h du mat!! Sur un bateau, y’a pas grand chose à faire sauf boire de la bière (ou du scotch achet avant de partir), manger des frites en carton issues d’une distributrice et avoir des discussions d’ingénieurs qui n’intresse malheureusement que les ingénieurs. Pendant ce temps, Jane s’était construit un fort sur le pont avec les couvertures disponibles sur le bateau. Plus la soirée avançait et plus je me disais que j’aimerais mieux dormir sur le pont que dans ma chaise inclinable rose pâle. C’est donc ce qu’on a fait vers 3h du matin, alors que nous avions épuisé tous nos sujets de conversation et nos breuvages!

Réveil léger à 4h30 pour apercevoir Kit qui prend des photos du lever de soleil. Le vrai réveil s’est fait à 6h au doux son des chants d’oiseaux. Curieusement, ça ne sonnait pas comme des mouettes! Bref, nous approchions de la première île, Oshima. C’est la plus grande île de l’archipel d’Izu et la plus fréquentée par les Tokyoïtes, surtout parce que c’est la plus proche. C’est donc la moitié du bateau qui s’est vidé d’un coup. En allant aux toilettes, je remarque étrangement que j’entends encore les oiseaux alors que je suis à l’intérieur du bateau. Eh oui!! Les chants d’oiseaux venaient des hauts parleurs! Seulement au Japon!

Après un deuxième arrêt à Toshima, finalement, nous arrivons à Niijima. La plupart des gens qui sont encore sur le bateau descendent avec nous et curieusement, nous sommes très peu d’étrangers! Enfin des vraies vacances japonaises! Nous avions réservé dans un « minshuku », genre de bed & breakfast japonais, avec le souper compris aussi. Les propriétaires de l’établissement, sont donc venus nous chercher au port. En moins de 5 minutes, nous étions rendus (c’est pas gros comme île!). Et nosu avons eu droit à des chambres individuelles japonaises, soit un espace de 5m2 recouvert par des tatamis. Le jour, il y a une table à café et le soir, on y intalle un futon d’un pouce d’épais pour dormir. Disons que côté confort, j’ai vu mieux! Mais, c’est sympathique et il y a l’air climatisé!! On s’empresse donc de refroidir l’appartement pendant que nous allons à la plage.

Il n’y a pas grand monde sur la plage de Maehama, sur la côte ouest. Bon, c’est vrai qu’il n’était que 9h du mat, mais nous décidons quand même d’aller tenter notre chance du côté est ou se trouve la plage de Habushiura, réputée comme un des meilleurs spots de surf au Japon! Nous partons donc d’un pas décidé, mais nous nous apercevons rapidement que l’île est plus large que nous le croyions au début. Ainsi, il a fallu marcher près de 2.5km pour nous y rendre et le mercure devait bien atteindre les 35ºC. Néanmoins, avec un petit arrêt pour mettre de la crème solaire, nous y sommes parvenus. Et voilà ce qui nous attendait!!


Impressionant, c’est le mot. La falaise a été crée par un gigantesque tsunami de plus de 25m de haut il y a environ 300ans. Malgré le fait que le Lonely Planet indique qu’il s’agissait d’un plage au sable blanc, nous y avons trouvé que du sale noir et de la petite roche qui devenait incroyablement chaude lorsqu’exposée au soleil. C’est dur pour le dessous des pieds. Peu importe, nous avions besoin d’une saucette pour nous rafraîchir un peu! L’eau était bonne mais d’énormes cailloux rendaient l’accès à l’eau plutôt difficile. Néanmoins, même si ce n’était pas la meilleure journée pour les vagues, nous avons pu constater le potentiel de l’endroit pour les amateurs de surf.


De retour au minshuku, l’air climatisé avait très efficacement réfrigéré la petite pièce on y a trouvé refuge souvent durant la fin de semaine pour échapper à la chaleur et l’humidité à l’extérieur. Nous avions tous un petit creux que nous avons comblé avec un bon ramen. Disons que les restos sont plutôt rares à Niijima et heureusement nous sommes arrivés avant la meute de touristes. Le repas était simple, mais bon et nous étions prêts pour une autre session de plage! Cette fois-ci, il y avait un peu plus de monde sur Maehama. Cependant, encore là, mon Lonely Planet décrivait cette plage comme une plage de sable blanc de 4km de long. Premièrement, le sable n’était pas blanc et je le décrirais plutôt comme de la petite roche! Deuxièmement, entre les deux jettées, il devait y avoir environ 200m! Bref, ce ne sont pas les plages de Malaisie, mais la vue est quand même intéressante.


Après avoir pris pas mal de soleil, il était temps de retourner au minshuku prendre une douche avant le souper qui débute à 18h30. Entre temps, Yumi est arrivée en fast-boat et est venue nous rejoindre à notre établissement. Nous sommes retournés à la palge avec elle puisqu’elle voulait essayer d’attraper un poisson avec un genre de mini-harpon qu’elle avait acheté. Elle a de ces idées folles des fois!! Disons que j’étais sceptique. Et curieusement, elle est revenue bredouille et sans son harpon qu’elle avait lancée en direction d’un poisson. Au moins, nous avons pu observer le coucher du soleil!!


Au souper, nous avions droit à du japonais mur-à-mur : tonkatsu (poulet pané), sashimi de poisson blanc, un petit poisson entier grillé, soupe miso et bien sur un bol de riz blanc bien collant et sans goût. Néanmoins, nous avions bien faim donc ça s’est bien déroulé.

Ensuite, pour digérer le tout, nous sommes allés au onsen (bains d’eau chaude) qui se trouve à proximité du port. Chose inhabituelle, il est gratuit et ouvert 24h. Pour effectuer la marche d’un peu plus de 2km, il a fallu apporter quelques breuvages afin de ne pas se déshydrater en route. Mais heureusement, nous sommes au Japon et même sur cette petite île, il y a des distributrices partout!! Rendu au onsen, laisse nos effets personnels dans es casiers et hop dans le bain! Le bain a été construit tel le Parthenon en Grèce et même s’il a l’air très artificiel, il se confond très bien dans le paysage. Il y a deux moments selon moi qui sont idéal pour aller dans un onsen extérieur : l’hiver (lorsqu’il neige c’est encore mieux) et le soir!


À notre arrivée, il y avait beaucoup de monde et sur une île ou les bars sont innexistants, cet endroit devient automatiquement un endroit idéal pour passer une belle soirée! Du bain le plus haut sous le toit du Parthénon, nous avons pu voir les feux d’artifices qui avaient lieux sur la rivière Sumida à Tokyo. Bon, c’était loin en titi, mais imaginez qu’on était à plus de 150km. Incroyable, non? Le bain terminé, nous retournons au minshuku pour une nuit à la fraicheur!! Trop fraîche même pour certains!

Le lendemain matin, le déjeuner était servi à 7h30. Pourtant, c’est Yumi qui m’a réveillé en venant cogner à ma porte vers 8h30. Néanmoins, j’ai quand même pu prendre mon déjeuner japonais constitué d’oeufs brouillés froid (ca faisait une heure que le plat était là!), de poisson séché, d’algues, de riz blanc (surprise!) et de nato (bines fermentées dont la senteur se rapproche du vernis à plancher!). Bref, j’ai mangé mes oeufs, du riz et le plat de daikon (radis japonais) soupoudr de petits poissons (d’environ 1cm de long!) transparents. Disons que j’ai eu des meilleurs déjeuners!

Peu importe, nous avions décidé d’aller faire un peu de trekking et de monter la montagne sud de l’île afin d’avoir un point de vue différent du littoral. J’avais étudié la carte (tel est mon devoir en tant que ministre des transports!), et je me disais que ça allait prendre au moins une bonne heure. Il faisait chaud et le soleil tappait comme une masse. C’est peut-être pourquoi j’ai emmené notre petit groupe directement dans un cul-de-sac avant même d’atteindre le pied de la montagne. Mais bon, en bon explorateur, j’ai déniché un chemin à travers les arbres et nous étions de retour sur le pavé. En passant à côté d’une maison, Yumi décide de demander le chemin à des villageois. Décidément, elle n’a pas encore apprécié mon GPS interne! La bonne femme nous dit alors que ça va nous prendre 2 heures minimum nous rendre et que nous allions mourir de soif. Littéralement!!

Bon, pour le 2 heures, je ne la croyais pas, mais pour mourir de soif, j’aimais mieux ne pas prendre de chance. Donc, on s’est trouvé une distributrice et on a fait le plein de liquide! En moins de 10 minutes, nous avons trouvé le chemin qui montait jusqu’au sommet et avons amorcé notre ascension. Le problème quand on suit une route par contre c’est que c’est pas mal plus long, mais c’est moins dur sur les chevilles. Afin de s’assurer de ne pas passer toute la journée sur la montagne, Dan et moi avons accéléré le pas. En fait, il s’agissait pour nous d’une petite pratique pour Fuji! Peu de temps après s’être détaché du peloton, j’entends un petite voix qui dit : « Patrice, please wait! » Vraisemblablement, Yumi ne réussissait pas à nous suivre! Peu importe, nous avons continué le rythme. Mon chandail bleu était devenu entièrement bleu foncé et on transpirait comme des cochons! Heureusement, nous avions de quoi nous hydrater adéquatement.

Sans trop nous attarder, à part quand Dan s’arrêtait pour photographier les bibittes bizarres le long de la route, nous progressions rapidement. Je savais bien que nous navions pas à monter toute la montagne qui culminait à près de 450m d’altitude. À environ 300m, il y avait un genre de belvédère ou nous aurions une vue d’ensemble. Puis, un peu avant ce point, nous avons aperçu une éclaircie dans le feuillage.......


Pas mal du tout!!! J’ai quand même insisté pour qu’on continue la route avec les autres. Deux minutes plus tard, nous y étions!!


Juste un peu après notre arrivé, un groupe de japonais est apparu en voiture. Ils ont du penser que nous étions fou de monter ici à pieds! Mais bon, c’était un bon exercice et cette vue-là, on l’a méritée!!

Descendre était beaucoup plus facile, mais il faisait tout aussi chaud! En revenant au minshuku, une douche était nécessaire, pusi nous avons trouvé un bon petit resto pour reprendre des forces. L’après-midi, nous l’avons passée à la plage de Maehama, mais cette fois-ci un peu plus au sud. Il y avait plus de monde, mais le sable était tout aussi brûlant et inconfortable. Tout de même, ça nous a permis de relaxer un peu.

Pendant que Dan et moi on se prenait un petit Malibu-Coke (essayer le, c’est excellent et rafraîchissant!), les quatre autres sont allé acheter des hanabi (feux d’artifices) au magasin spécialisé! Ici au Japon, les feux d’artifices c’est la folie furieuse et justement, nous sommes présentement dans la saison forte!! Le souper était excellent même si le calmar cru avait une texture un peu difficile à mâchouiller!! Puis, pour digérer tout ça, nous sommes allés faire pêter des feux d’artifices!!!


Disons qu’ils en avaient acheté pas mal et que parfois ils étaient difficiles à allumer (dont un irréductible!). Mais quand même, c’était intéressant! Après s’être encore une fois retrouvé dans ma chambre pour prendre queleus verres, nous avons décidé de retourner au onsen. Il était près de 23h, mais peu importe, c’est ouvert 24h et puis on va mieux dormir après! Un peu avant d’arriver au onsen, nous entendions de la musique. En se rapprochant, nous nous sommes rendu compte que du monde s’était retrouvé dans un bâtiment près du port et qu’il y faisait un BBQ pendant que d’autres chantaient au son d’une guitare accoustique. C’était assez cool comme ambiance. Dan a donc montré ses talents de guitaristes (les miens ne se sont pas vraiment développés ici) et on a passé un bon moment.

Rendu au onsen, il était pas loin d’une heure du matin et la place était devenue déserte. Néanmoins, l’endroit était tout aussi plaisant et malheureusement on se rendait compte que demain c’était le retour à la réalité!!

Lundi matin, petit déjeuner japonais (j’ai mangé mon oeuf et du riz et un peu de salade) et c’est déjà le temps de penser au retour puisque le bateau part à 11h. Après avoir fait le plein de provisions pour notre 6h de bateau, nous partons à 9h45 pour le port. Yumi repart avec le fast-boat de 10h et nous on a une heure à poiroter dans le hall climatisé (une chance). Néanmoins, je décide de prendre ma caméra et mon maillot de bain afin d’aller au onsen qui se trouve à 5 minutes à pied et de prendre de vrai belles photos. Voici ce que ça donne!!

Pas mal du tout!! Franchement, sur cette île, tu n’as pas le choix de relaxer! Et c’est parfait comme ça!

mardi 17 juin 2008

Malaisie 2008 (3e partie): Kuala Lumpur

Vendredi 2 mai 2008

Et voilà, dernière baignade, dernier petit déjeuner avec jus d’ananas, derniers moments de pures vacances. Il est déjà le temps de retourner sur le continent et son rythme de vie stressant! Disons que pour les 4 derniers jours, le stress a été pour le moins absent. Heureusement!

En partant, nous laissons nos clés à Jim de la réception et c’est la folie furieuse. Durant la journée d’hier, c’était le débarquement de Normandie sur la plage de Long Beach. La fin de semaine arrivait ce qui coïncidait avec une fin de semaine de 3 jours pour les malais. Donc, c’était la cohue pour dénicher les quelques chambres disponibles! Il y en a même qui ont dormi sur la plage selon Jim! « So long suckers!! »

Le bateau doit partir vers midi, donc on accroche un gars sur la plage pour qu’il nous y amène. On stresse un moment en voyant que Cowboy ne trouve pas son billet de retour! Heureusement, il l’a retrouvé juste à temps, nous avons donc embarqué dans le bateau à midi pile!

Nous avons donc quitté l’île vers 13h!!! En plus de la dizaine de personnes de Long Beach, nous sommes allé au D’Lagoon au nord, à une autre plage dont je ne me souviens plus le nom au sud et Coral Bay à l’ouest. Finalement, le bateau bien bondé, nous sommes parvenus à Kuala Besut vers 13h30. En sortant, pas trop de problème pour se trouver un taxi. Bon, y’a un léger problème par contre, le gars a pas d’argent et pu de gaz dans son char. Donc, faudrait payer d’avance et il pourra mettre de l’essence et se rendre à destination! Étant dans un mode relax, nous avons décidé d’y aller malgré notre petite voie intérieure qui disait le contraire.

Nous embarquons donc dans sa Mercedes 1980 avec l’aiguille du gaz qui est bien collée au E. Deux minutes plus atrd, nous arrivons à une station-service, fermée! Merde. Pas content le bonhomme! On repart et 5 minutes plus tard, on se retrouve face à une autre station-service fermée. Ben voyons! Le gars tappe sur son volant en dépit ou comme un vieux (il était assez vieux quand même) qui regarde « The Price is Right » et qui viens de « guesser » le mauvais prix! Bref, il sort assez relax et va voir à l’intérieur. Nous, on n’est vraiment pas relax et on se demande bien comment on va réussir à se rendre à l’aéroport de Kota Bahru afin de se rendre à Kuala Lumpur!

Finalement, je décide d’aller chercher le gars à l’intérieur et je lui demande de nous ramener à Kuala Besut. Il n’a pas l’air de comprendre ou ne veut tout simplement pas! Mais bon, il se résigne! Reste à savoir si nous allons nous rendre ou non.

Nous nous sommes rendus, sains et saufs et légèrement stressés. Avec tout ça, il était rendu 14h30 et notre vol partait à 17h! En arrivant, plus aucun taxi de libre! Mais finalement, deux minutes plus tard, il y en a un qui nous embarque! Au moins, il a l’air correct et en plus, il y a du gaz dans son char! Il se met donc à nous jaser de tout et de rien, mais surtout de rien!

Nous apprenons alors que l’autre taxi a eu 3 accidents cette année et que c’est un mauvais conducteur! Merci du conseil! Puis, il nous parle des élections et des pourcentages de chinois, de malais et d’indiens en Malaisie. C’est là qu’on s’est rendu compte que ce sont les chinois qui vont rouler l’économie du pays! Ils sont vraiment partout! Arrivé à l’aéroport 1h avant notre vol (donc si vous calculez, 1h30 de taxi), ça nous a coûté 67 MYR (soit 20$ CAN)! Une aubaine!


Avec tout ça, nous réussissons à embarquer dans notre avion d’Air Asia en direction de Kuala Lumpur (KL). Air Asia est la compagnie aérienne économique par excellence en Asie et je peux le confirmer, même mieux qu’EasyJet ou Ryanair en Europe. Les avions sont neufs, les aéroports sont petits mais propres, le service excellent et les hotesses de l’air, ma foi, on ne peut demander mieux! Incroyable!!!

Arrivé à KL, en attendant nos bagages, j’achète 4 tickets de bus pour se rendre à au centre-ville (l’aéroport est à 70km de la ville), 9MYR (3$) chaque pour une heure de transport! L’aéroport étant situé à Sepang, nous sommes passés tout près du circuit de Formule 1. Malheureusement, nous n’y avons pas vu grand chose! Cependant, les forets de palmiers (oui oui) plantées en belles rangées droites sont assez impressionantes! Artificielles oui, mais impressionantes quand même!


En s’approchant de la ville, nosu apercevons à travers le smog les tours Petronas. En banlieue, il y a de grandes tours d’appartements en construction partout. La ville connait un essor économique incroyable ces dernières années! Arrivés à KL Sentral, pas question de trainer nos sacs dans le metro, nous prendrons un taxi, encore une fois! Je ne sais pas ou est l’hotel que j’ai réservé, mais le chauffeur lui semble bien le connaître.

En effet, il est dur à manquer le Crown Princess puisqu’il fait 36 étages! Nous attendions tous le moment ou nous pourrions nous allonger un instant dans un lit confortable après notre périple de près de huit heures en bateau, taxi, 2e taxi, avion, bus, re-taxi! Mais la fille de la réception en a décidé autrement et je me suis donc battu comme un diable dans l’eau bénite pour qu’on réussise enfn à avoir nos chambres. Elle parlait anglais et elle comprenait ce que je disais. Elle devait tout simplement être incompétante, ça arrive des fois. Bref, 45 minutes plus tard (ce n’est pas des jokes!), Marc-Alex et moi avons reçu notre clé, mais la chambre pour Mathieu et Philippe elle n’était pas prête! Il était rendu 20h!! Ridicule.

Nous nous sommes donc rendus à notre chambre et les boys ont attendu chez nous le temps que la leur soit prête. Notre chambre se trouvait au 31e étage (pas mal!) qui correspondait à l’Executive Floor!! Wow, la chambre était vraiment bien avec deux lits semi-doubles et la chambre de bain ultra-grande et en simili-marbre! Le luxe! Je redescends donc en bas pour voir combien ça va nous coûter car j’avais réservé deux chambres au 28e étage, réservé au communs des mortels. Et là, ça m’as pris au moins 20 minutes pour savoir combien ça allait me coûter!! Je ne veux pas rentrer dans les détails, mais c’était apparament impossible pour eux de me donner une facture qui dit combien la chambre coûtait la nuit! Finalement, un gars s’est interposé lorsqu’il a vu que j’allais arracher la tête de la bonne femme (pas la même qu’en arrivant!) qui tentait de répondre à mes questions avec toute son incompétance. Ils nous avaient donné une chambre « executive » puisqu’il ne restait plus de chambre au 28e étage, mais nous allions payer le même prix que pour une chambre normale! Voilà, ce n’est pas si compliqué que ça à expliquer! On se serait cru dans l’immeuble qui rend fou des 12 travaux d’Astérix!

Il est rendu 21h30 et nous sommes tous sur le point de crever de faim. Nous descendons en bas pour aller voir ce qui se passe avec la chambre des boys. Finalement, la fille (la première) nous dit qu’elle est prête (surement depuis une heure mais elle n’a pas daigné nous appeler pour nous le dire $?&?%$?&). Nous allons donc porter les sacs des gars dans leur chambre et en sortant de l’assenceur, on aperçoit ceci......


Irréel!!! Quelques photos plus tard, on va casser la croûte! Ainsi donc, nous choisissons un emplacement typiquement malais, le Pizza Hut! Nous l’avions aperçu de la chambre de Fillion et Cowboy et c’était décidé. (Bon, ce n’est pas trop chic à dire, mais avec ce repas, j’ai maintenant mangé du Pizza Hut dans 3 pays d’Asie : Thaïlande, Indonésie, Malaisie!!!)

Le serveur nous place à une table juste en dessous de l’air climatisé se qui ne nous déplaît guère! Puis, lorsqu’on commande notre pizza, il prend bien soin de nous indiquer qu’elle sera prête dans 17 minutes!! Ça c’est précis mon homme! Bref, le service est beaucoup plus rapide que chez nous. En terminant, je vais porter les restants de pizza dans ma chambre (petite collation, on sait jamais) et on part à la découverte de « KL at night »!

J’avais pris soin de réserver un hotel près des Tours Petronas car j’ai un petit faible pour celles-ci. L’architecture est simple mais tellement inusitée et en paire, elles sont franchement impressionantes! C’est sans aucun doute le bâtiment le plus impressionant que j’ai vu dans ma vie! Et la nuit, c’est tout simplement magique! Donc, nous avons utilisé nos talents de photographes pour croquer quelques images inoubliables!


Après une bonne vingtaine de minutes à faire nos touristes, nous continuons notre marche dans les rues de KL tout en se dirigeant vers un quartier ou apparament il y aurait quelques bars pour se rafraîchir un peu (la chaleur est vraiment écrasante, même la nuit!). Puis nous aperçevont ceci....


Il s’agit d’un bâtiment qui sera construit près des Tours Petronas avec 94 appartements et 95 piscines! Donc, chaque appartement a sa piscine privée, mème au 20e étage!!! Je ne sais pas par contre lequel en a deux, mais je veux habiter là!!!

Rendu dans le quartier choisi par Cowboy, nous n’étions pas trop sur de son choix. En fait, c’était plutôt sombre comme coin et nous y avont croisé une succession de travailleuses de rues et de rats que Marc-Alex s’est pris un malain plaisir à photographier (les rats, pas les filles!). Puis, sur un coin de rue, beaucoup d’hommes et peu de femmes face à un bar affichant un drapeau arc-en-ciel!! On se demandait alors s’il n’avait pas trouvé son idée dans la section « gay and lesbian nightlife » du Lonely Planet!!

Finalement, un peu plus loin, nous trouvons quelques terrases dignes de la rue St-Denis ou nous sommes pris une bonne pinte de Tiger! En prime, des faits saillants sur les éliminatoires de la LNH ou Detroit a balayé la série contre Colorado! Malheureusement, pas de mot sur notre Canadien.

Il fait chaud, la bière est excellente. Vraiment, c’est un coin sympa, mais notre journée de fou qui nous a amené de notre île paradiasiaque au centre-ville de KL n’a pas été de tout repos. Disons que nous avions largement mérité une bonne nuit de sommeil dans un lit douillet!!!


Samedi 3 mai 2008

Nous avions réglé le cadran pour 7h. Malgré notre volonté à nous coucher tôt, nous n’étions pas sous les couvertures avant 2h. Bref, ça nous disait plus ou moins d’aller se planter dans une ligne d’attente afin d’obtenir des billets pour monter dans les Tours Petronas. Le guichet ouvre à 8h30 et 30 minutes plus tard il ne reste plus rien! De plus, la température est plus ou moins idéale, on voit à peine à un kilomètre!

Donc, deuxième réveil à 9h30, nous allons faire un tour de ville. Premier arrêt, la pâtisserie pour un petit déjeuner rapide. Pendant ce temps là, Mathieu et moi on se dirige à la pharmacie (euh pardon....la farmasi!!!).....


Enfin, nous découvrons le métro de KL (qui ressemble étrangement à celui de Singapour) en direction du Chinatown. Bon, ça n’a pas l’air très très touristique d’aller voir le Chinatown, mais en Asie, c’est souvent un des coins les plus intéressants, surtout pour les achats!! En plus, 35% de la population de KL est chinoise, donc c’est gros! En sortant de la station de métro (dehors), nous apercevont la station de train Kuala Lumpur et son architecture qui fait penser à un palais arabe.


Puis, sur Petaling Street, en plein milieu du Chinatown, c’est la marché aux puces. Ici, on trouve de tout pour pas cher et dès que tu t’approche d’un magasin, ce n’est pas trop long que quelqu’un vient de servir! Cowboy se trouve enfin des souliers blancs (les autres n’étaient plus très blancs!) alors que Fillion et moi on se prend un melon dans un ziploc pour 30 sous le quartier!


Enfin, nous arrivons au Central Market, un endroit réputé ou plusieurs artisans malais y vendent leur marchandise fait à la main. C’est un endroit idéal pour ramener des souvenirs intéressnts, mais les prix y beaucoup plus élevés qu’ailleurs. Mais, on ne peut mettre un prix sur l’authenticité!

Étant dans Chinatown, nous décidons d’aller diner dans au Old China Cafe qui était recommendé par le Lonely Planet. Le seul problème avec les établissements qui sont recommendés par le Lonely Planet, c’est qu’on y retrouvera que des touristes ou presque ce qui lui fera perdre de son cachet. On aimerait tous trouver la perle rare, le petit resto du coin ou personne n’est allé auparavant et qui est tellement bon! Mais souvent, les menus ne sont pas en anglais non plus!! Le repas était bon, le curry de Marc était épicé (il n’aime pas l’épicé), le riz au coconut était bleu et le ice lemon tea un délice (j’en ai pris deux!). Somme toute, un bon choix puisque ça nous a permis d’éviter une des rares averses de notre voyage!


Pour se rendre à Chow Kit ou on y retrouve un grand marché, nous emprunterons le Monorail!! Oui oui, le monorail! Bref, il est petit le monorail et souvent plein, donc pas si agréable que ça.


Au marché de Chow Kit, on y retrouve du linge bien sur mais surtout de la bouffe en quantité industrielle : des légumes qu’on ne connait pas, du poisson qui sent pas trop frais (moins frais qu’à Tokyo ça c’est sur), de la viande éclairée par des lumières rouges (pour voir qu’elle est brune) et des épices que je ne risquerais pas de mettre dans ma soupe! Bref, un joyeux mélange de senteur!


En marchant vers notre procahine destinations, nous arrêtons dans un café internet pour s’informer sur les prouesses du CH. C’est alors que j’apprends que les Flyers mènent 3-1 dans la série! Au moins, je n’ai pas assisté à cette débâcle!! Nous nous rendons alors du Jalan Doraisamy, aussi surnommé Asian Heritage Row, qui aligne les terrasses de restos et bar branchés. On pourrait la comparer à un croisement entre les rues St-Laurent et Crescent! Malheureusement, nous cherchons un endroit pour prendre une bière relax et les établissements n’ouvrent leurs portes qu’à 17h. Donc, nous allons dans Bukit Bintang, le quartier de la veille.


Autour de la station de monorail, on retrouve un foule impressionante et on ne sait pas trop pourquoi. La plupart sont jeunes et se regroupent en rond en regardant d’autres danser à la minière de Borat! Plutôt hilarant! On se trouve un autre bar relax alors qu’il y a du rugby à la télé.

De retour à l’hotel, Mathieu et Philippe décident de faire un peu de lavage puisqu’il leur reste une semaine encore à voyager. En voyant les prix de lavage à l’hotel (3$ pour un t-shirt!!), ils décident de se faire une lessive manuelle. En attendant, on fait ce qu’on peut pour passer le temps, donc je teste les capacités de mon appareil photo sur le trepied de Marc-Alex. Voici donc la vue de la chambre des boys avec un temps d’ouverture de 10 secondes.....


Nous retorunons sur Asian Heritage Row et dénichons un bon petit resto. C’est lorsqu’on voit le menu qu’on se rend compte qu’il est détenu par la compagnie IndoChine, la même qui exploitait le resto ou nous avions mangé à Singapour! Mais bon, le menu était plutôt appétisant. Il n’y avait vraiment pas grand monde au reso et la rue était plutôt déserte. Pourtant, il était 22h. Mais durant le souper, la rue s’est peu à peu remplie et l’ambiance était très agréable. Par contre, il nous a fallu un bon café pour se réveiller car on commencait à sérieusement cogner des clous, résultat de notre journée de marche intensive!

Nous allons donc dans un bar lounge, assez relax. Les drinks sont plutôt chers, mais ici l’alcool est toujours cher. Finalement, après un moment, on se rend compte que tout le monde se connais dans le bar! Puis, le DJ annonce que le gâteau de fête arrivera dans quelques instants!! J’ai alors vu le gâteau et sur les 5 noms écrits dessus, je n’aaurais pas pu en prononcer un seul! Vraiment, il nous était difficile de nous fondre dans le paysage! On décide donc d’aller voir ailleurs.

Il y a plusieurs bars sur la rue, mais ça sent le jet-set à plein nez (même si la foule semble un peu jeune!). Finalement, on se décide à demander le prix d’admission au Loft (plus chic que celui à Montréal!). C’est soit 50MYR chaque (16$) ou on peut achter une bouteille à 330MYR (110$) ce qui nous permet de rentrer gratuitement. Nous choisissons donc la bouteille de vodka! Quand j’y repense, c’est vraiment pas cher, si on compare à Tokyo!!

Disons que lors de notre passage sur les îles, la pénurie de bière nous a forcés à développer notre gout pour la vodka! Tout ça pour dire, nous avons passé une bonne dernière soirée malaisienne! On pourrait même dire que certains se sont fait des admiratrices! Par contre, le tout se termine à 3h du matin, ce qui est trop tôt selon moi après plus d’un an au Japon ou les soirées continuent jusqu’à 5h sinon 6!

À l’extérieur, les jeunes (ils sont tous jeunes, nous on est vieux!) jasent, échangent des e0mails et parfois plus. Une couple de ti-gars intoxiqués par leur testostérone et peut-être un peu d’alcool rincent leur moteur de Proton (voiture mailaisienne) pour défendre leur honneur de mâle-alpha! Même en Malaisie on peut se croire à St-Eustache! Nous terminons donc avec une tradition bien de chez nous (qui est assez universelle en fait) en se graissant l’estomac d’un bon McDo. Cowboy prendra même 2 trios, qu’il finira!

C’est la dernière nuit.........snif snif!


Dimanche 4 mai 2008

Le cadran sonne encore une fois à 7h. Cette fois-ci, ce n’est pas la température mais bien notre volonté qui fait défaut! Au diable les Tours Petronas, d’en bas elles sont très belles de toute façon. Et puis à l’intérieur, on ne les voit pas!

Nous nous levons quand même vers 9h30 afin de pouvoir profiter de la journée. Après avoir remis la clé de notre chambre et laissé nos sacs dans la chambre des boys (qui restaient une journée de plus), nous mettons le cap sur les Tours Petronas. À défaut d’y monter, nous allons quand même les photographier de jour! Et puis j’avais promis de prendre une photo avec mon nouveau chandail du Canadien (qui se faisait éliminer en même temps!).

Nous sommes quand même allés à la KL Tower, genre de Tour du CN en miniature. Tout de même, elle est perchée sur une colline, donc nous avons eu une vue à 360 degrés de la ville et ce à une hauteur comparable aux Tours Petronas! Par contre, c’est humide en titi dehors, donc la vue est quelque peu embrouillée. Néanmoins, la vlle est intéressante et comporte plusieurs espaces verts!

Ensuite, nous décidons d’aller à Kampong Baru ou il y a un marché du dimanche (ça tombe bien, nous sommes dimanche!). Nous prenons donc un taxi pour économiser les forces qu’il nous reste. Après un détour incroyable, nous y parvenons et disons qu’à première vue, ça semble assez calme. En fait, y’a pas un chat et on n’a jamais vraiment su il était ou le « sunday market ». Donc, nous sommes retournés à Chinatown pour aller effectuer quelques derniers achats au Central Market (qui était ouvert lui).

Avant de revenir à l’hotel, nous mangeons sur place. Pour un plat de nouilles avec un peu de viande et un thé glacé aux pêches, ça m’a couté 4$! Quand on mange local, c’est une aubaine!! Nous retournons donc à l’hotel et on sent que le voyage tire à sa fin!

Marc-Alex et moi allons donc récuérer nos bagages à l’hotel et on dit au revoir à Mathieu et Philippe qui continuent leur périple en Malaisie pour encore une semaine! En sortant, on décide de se prendre un taxi. Il y en a un de garé sur le bord de la route, mais le gars n’est pas là. Un autre gars nous dit d’attendre, qu’il s’en vient. Finalement, après 5 minutes, on décide d’en arrêter un autre en direction de KL Sentral! Le traffic n’est pas si mal et on arrive vers 17h. C’est la folie furieuse pour les bus qui vont au LCCT (l’aéroport pour compagnies aériennes à rabais)! Ça ne prend que 10 secondes et déjà un femme se présente devant nous pour nous offrir des billets à 8MYR (moins que 3$). Nous les prenons sans hésiter et nous sommes partis (ou presque, le bus part dans 15 minutes).

En arrivant à l’aéroport, nous apercevons une F1 de l’équipe Williams qui traîne dans le hall d’entrée! En fait, Williams F1 est commandité en partie par Air Asia (la meilleure compagnie aérienne!), donc ils ont amené un chassis de voiture et à l’intérieur, on peut conduire sur un écran autour d’un circuit. Mais bref, le vol est dans une heure, donc je n’ai pas trop le temps pour ça!

Encore une fois, l’équipage a été très accueillant! Nos 5 hôtesses de l’air se sont assurées de bien nous indiquer les mesures de sécurité. Je n’avais jamais été aussi attentif aux mesures de sécurité auparavant! Mais là, on n’a pas le choix! Une heure de pur plaisir!

Arrivé à Singapour, l’entrée est une formalité. Il nous faudra changer de terminal pour notre vol vers Tokyo .......... demain matin! Bon, c’était calculé, car tous les vols partent le matin en direction de Tokyo. Normalement, un humain raisonable se serait loué une chambre d’hotel, mais pas nous! Notre vol étant à 7h (il est présentement 21h30), nosu allons en ville pour vivre nos derniers moment singapouriens!

Nous allons donc porter nos bagages à la consigne de l’aéroport puis nous dirigeons en taxi vers Circular Road, tout juste derrière le Boat Quay. En cherchant quoi faire dans le Lonely Planet, j’ai mentionné un pub irlandais et depuis ce temps là, Marc-Alex ne pensait qu’à un bon irish stew alors que je salivais en pensant à un fish & chips. C’est ce que nous avons fait accompagnés d’une Guiness et d’une pinte de cidre! L’endroit par contre était vide, tout comme la rue d’ailleurs. Le dimanche n’est pas une journée propice pour prendre un bain de foule à Singapour! Néanmoins, il fallait trouver une façon de rester éveillé jusqu’à notre vol ultra-matinal! Nous allons donc en face du pub au Eski Bar ou la temperature atteint le point de congélation! Imaginez-vous en sortant de la avec l’humidité de Singapour......

Nous allons donc prendre une petite bière dans un bar relax puis un bar à shisha tout en regardant le soccer anglais à la télé! Il est juste une heure par contre et notre vol ne part que dans 6h!!! Finelement, nous mettons le cap vers le Clarke Quay qui n’est guère plus en vie. Les bars ouverts sont une denrée rare. Finalement, on se retrouve à la même micro-brasserie du début du voyage car si on veut résister, il faudra un peu de musique! Heureusement, quelques jolies vietnamiennes se sont arrangées pour nous faire veiller jusqu’à la fermeture! Il est maintenant 3h30 et on se rend donc à l’aéroport! En fait, il y a plus de vie à l’aéroport à cette heure là qu’en ville!

Et voilà, c’est terminé! J’espère que vous avez apprécié ce récit ainsi que les nombreuses photos! Les préparatifs sont déjà en branle pour le prochain voyage en août : Hawaii!!!

À plus

Pace