mercredi 1 août 2007

Karaoke, Montagne, BBQ et tout le tralala!!!

Bon, là j’ai du pain sur la planche. En effet, le départ pour Bali (8 août) arrive à grands pas et j’aimerais bien vous faire part de quelles photos et vous parler des deux dernières fin de semaines assez mouvementées. Commençons donc par le début, la fin de semaine du 21-22 juillet.


Vendredi 20 juillet 2007

Alex nous avait organisé une petite soirée relax au karaoke avec quelques filles question de détendre l’atmosphère un peu. Pis tsé, le karaoke, c’est pas supposé être le party du siècle non plus, malgré le fait que c’est le sport national des japonais (et surtout des japonaises). Et ici, le karaoké, ben c’est pas trop comme chez nous non plus. Tu chantes pas du Marjo pis du Gerry Boulet devant une bande d’étrangers en prenant une gorgée de ta grosse Laurentides entre les couplets. Eh non! Ici, tu t’enfermes dans une petite salle avec tes amis et tu te ridiculises en privé!!!

Aussi, normalement, le monde prends peu ou pas d’alcool. Un, c’est mauvais pour les cordes vocales, et deux.........euh........je trouve pas de deuxième raison. Sauf que cette fois-ci, c’était un dining bar et pour réserver la salle karaoke, il faut prendre le menu All You Can Drink & Eat à 3000 yens pour 2 heures. Eh oui!

Mais bon, Alex avait l’air plus ou moins au courant de l’affaire parce qu’il avait pas trop l’air sur qu’il y aurait de la bouffe. Donc, on s’est tappé un bon steak avant le karaoke afin de montrer à son ami JP et sa blonde Catherine qui étaient ici en voyage la qualité de la viande bovine japonaise.

Bref, on se rend là pour 21h30. On se ramasse une bonne gang finalement, 5 gars et 5 filles. Et pis même pas un drink de pris encore, les filles nous demandent de casser la glace. Pas évident ! On peut pas vraiment imposer cette tâche ingrate aux voyageurs et Marc a pas l’air sur de savoir à quoi ça sert un micro, donc ça reviens sur Alex et moi. Merde ! On y va d’un classique, Last Nite des Strokes. Pas si pire, mais on a déjà vu mieux. Bon, la glace est brisée, yé ou mon gin lime ?

Ici je dois préciser que nous sommes en compagnie de 4 japonaises. Et les japonaises, seules, en général, sont assez peu bruyantes. À deux aussi. Mais plus on en ajoute, plus le niveau de décibelles monte exponentiellement. Mais normalement, 4 ça devrait aller aller. Ça c’était avant les rhum & coke. Parce que là, on est rendu à un autre niveau ! Comme à mon party de St-Jean (c’était les mêmes). Je me demande encore comment ça que la police est pas débarquée. Cacophonique et le volume dans le tapis. Ouch ! Yé ou mon autre gin lime ? Ah, merci! Garde le change!

Donc, les succès se succédèrent : Bon Jovi, U2, The Killers, Jet, Madonna, Def Leppard.......du ben beau monde. J’ai même interpreté mon plus grand succès : Teddybear. Et le party était pogné comme on dit. Les chansons massacrées se sont succédées comme les plats devant nous. Au moins, le fish & chips étaients bons. Moi anyway, dès que y’a d’la bouffe devant moi.....


Je me disais qu’on devait faire vraiment beaucoup de bruit, mais c’est rendu aux toilettes que je m’en suis vraiment rendu compte. En effet, deux portes me séparait de la salle d’époumonnement musical et j’entendais aussi bien fausser que si j’étais à côté du micro. Et pis y’a du monde dans le resto. Je me suis dit que c’était une question de minutes avant qu’ils viennent nous avertir. Mais on est au Japon et pis ici c’est rare que tu vas te faire taper sur les doigts! Donc, on prend son mal en patience.

Mais finalement, un petit serveur maigrichon (ils sont tous maigrichons anyway) se risque à venir nous avertir de baisser le volume un peu. Une des fille s’exécute. Le gars repart en douce. Je regarde Yuka et je lui fait signe de monter le volume.

- But we can’t!
- Sure we can!!! You can do it!


Aussi facile que ça!! Sauf qu’au bout de 3h de cacophonie surréelle, le resto devait fermer. Et alors, plus de musique. Mais ça n’allait pas nous arrêter. On s’est donc mis à chanter acapella. Ouch! C’était triste. Alex et moi on se souvenait même plus des paroles du Shack à Hector. C’est pour vous dire.

Bref, on a fini par partir en daiko (le Nez Rouge, vous vous souvenez?) et terminer la soirée chez Alex. Le tout c’est terminé tard. Ou tôt le matin, comme vous voulez. Pas grave, samedi, rien de prévu à l’horizon.

Ah oui, j’oubliais. Les balançoires chez Alex ne sont pas confortables pour 2 adultes.......


Samedi 21 juillet 2007

Il est midi. Bon, ça l’air de rien comme ça, mais c’est tout un exploit que je sois levé à cette heure là. Je suis enfin seul, ma visiteuse est repartie. Faut maintenant meubler un petit samedi grichou.

Me semblait qu’Alex et Marc-Alex étaient supposés aller prendre une bière avec les fameuses japonaises/québécoises à Tokyo. J’appelle pour m’informer. Pas de réponse. Va falloir attendre.

Finalement, départ à 14h30 de la station d’Utsunomiya, puis transfert à Omiya, puis transfert à Shinjuku sur la Keio line vers Takaosanguchi. Le but de tout ce périple, monter sur le sommet du Takao san, à 599m d’altitude dans l’ouest de Tokyo. Au sommet, on y retrouve un beer garden, l’équivalent d’une grosse terrasse, ou on peut y déguster bière et bouffe japonaise. Je n’ai pas plus d’information, donc je me laisse diriger par les autres.

Ainsi, nous arrivons les 5 (Alex, JP, Catherine, Marc-Alex et moi) à la gare d’Utsunomiya à 14h47. Le train part à 14h49. Suspense!!! 14h48. Ça va être serré! Et........finalement.........nous.............l’avons.......

........iiiiiiiiiiiiii .......

.....attrapé. De justesse. Les portes se ferment derrière moi. Ici, pas question que le train parte en retard!!!

Donc, petit trajet de 30 minutes jusqu’à Omiya, puis on fini par trouver la Shonan-Shinjuku Line pour se rendre à Shinjuku. De là, suffit maintenant de trouver la Keio Line. Le problème, c’est que c’est une ligne privée, donc pas avec le reste des trains qui sont JR (Japan Railways). Finalement, on trouve. Notre train vient de partir v’la 2 minutes. Merde!

On essaie de se débrouiller pour trouver un autre train. Je mets mes talents de ministre des transport (titre qui m’a été décerné officiellement en Europe!) au travail. Mais bon, je la connais pas cette ligne là, pis, ben comme vous pouvez vous en attendre, les panneaux sont écrits en majorité en japonais. L’autre problème, on doit se rendre au bout de la ligne, mais dans un embranchement différent que la plupart des trains prennent. Bref, chu tout fourré!

On décide de prendre un Local en direction de Takaosanguchi. Mauvaise idée. Si vous venez au Japon pis que c’est marqué Local sur un train pis que vous avez une longue distance à faire, vous êtes mieux de vous amener un bon livre ou débarquer tout de suite. C’était interminable. Ça nous a pris le double du temps que c’était supposé prendre!


Donc, la bière était méritée! Les filles nous attendaient depuis un bout. On était plus que fashionably late! On était ridiculously late! Mais bon, on est là, devant le genre de tramway téléphérique. Ça l’air de rien comme ça, mais 600m de haut c’est long à monter à pieds. Pis on est pas vraiment venus ici pour une randonnée pédestre! Apparament que la vue sur Tokyo d’en haut est vraiment quelques chose.

L’entrée coûte 3300 yens (en ce moment 28,50$ CAN, vive le taux de change!) et pour ça tu as droit à toute la bière et toute la bouffe que tu veux pendant 2 heures. Wow! Alors quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai vu plein de petits enfants courir à travers les adultes aux facultées affaiblies!!!

« Allez chérie, on amène les enfants à la montagne et on va se torcher la gueule!!! » Magique.

De toute façon, nous c’était pour le plaisir du plein air et la vue grandiose que nous y allions. Hu hum! J’ai un chat de la gorge........s’cusez!

Mais bon, pour la vue, on repassera. Le mélange smog/brume ne nous servait pas le spectacle tant anticipé. Du blanc, beaucoup de blanc et du vert un peu en bas. On avait une belle vue sur une autoroute et un tunnel. C’est à peu près tout.

Au moins la bière était bonne, en quelque sorte. J’ai quand même découvert qu’il y avait de la bière brune japonaise. Jusqu’à maintenant, je n’avais goûté qu’à de la blonde. Les japonais aime la blonde. Ils adorent les blondes aussi. Y sont pas choyés ici disons. Moi j’aime la diversité!!!

Donc, pas grand chose à dire sauf qu’on a bu et mangé. Une gang d’américains typiquements américains sont aussi venus nous rappeler à quel points nous sommes contents d’être canadiens. Ils se promenaient à travers les gamins torse nus et gueulaient assez fort pour faire comprendre à tout le monde qu’ils étaient plus rond que Boris Yelstine à une dégustation de vodka! Wow!

Nous étions tous assomés de la veille, donc on est pas revenu tard. Cette fois, nous avons pris un train express et le trajet a pris le tiers du temps! Faut connaître par contre.
Donc, beaucoup de train, de la bière, des brochettes et peu de paysages, cette journée ne passera pas à l’histoire. Ah sommeil, comme tu me manquais!!!

Dimanche 22 juillet 2007

Je m’étais préparé en conséquence. Marc-Alex m’avait tellement fait baver avec son déjeuner 2 oeufs/bacon/saucisse de la veille que j’avais fait des provisions en revenant de notre périple en montagne. On était supposé aider Julien (notre nouveau boss) à déménager dans son nouvel appart, supposément vers 11h.

Il est 10h30, je me réveille. J’ouvre mon ordi en attendant de commencer mon déjeuner du roi! Marc me dit immédiatement sur MSN :

- Moi pis Julien on va déjeuner, tu viens?

Bon, faut croire que le déjeuner du roi attendra un peu. On se rends donc à la gare ou Julien veut nous faire découvrir le Minh Minh, un restaurant de giozas (ou dumpling) apparament très bon. Trop bon même puisqu’il y avait une file d’attente digne d’un spectacle de Madonna. Ils adorent faire la file les japonais! Ça leur donne l’impression d’attendre pour quelque chose de qualité!

Finalement, on passe par l’épicerie qui aurait, dit-on, des produits importés intéressant. Le plus intéressant d’entre tous : le Kraft Dinner. Et surtout le prix : 360 yens (3,50$ CAN)!!! On est loin du 99cents au Super Carnaval.

Autres items intéressant qu’on ne retrouve pas ailleurs :
- Fromage Feta
- Lagavulin (Scotch)
- Bons vins Français (pas de la piquette!)

Finalement, on déjeune à la petite patisserie de la gare. Les petits pain au chocolat sont toujours aussi excellents!!! Puis enfin on début le déménagement. Je dois indiquer ici qu’il fait chaud (genre 32°C) et humide (genre 40%). Bref, on va suer à grosses gouttes.

Finalement, avec une Fit, on a réussi à faire seulement deux voyages et ça nous a permi d’amener 2 tables à diner, deux tables de salon, 3 chaises, les valises de Julien, un four et quelques cossins utiles. Bref, ça loge une Fit. Plus qu’une Cavalier!

Il est donc 15h et on est trempé à l’os. Direction, piscine municipale. Pour 3$, tu as accès aux nombreuses piscines. Bon, disons que y’en a 2 pour enfants là-dedans, donc y’en reste une, celle de 50m pour les compétitions de natation. Au moins, ça fait du bien. En titi!!! Et faut croire qu’ici la piscine, les adultes en ont rien à foutre. En effet, dans l’eau, il y a à peu près une soixantaine d’enfants et nous trois.

Alors qu’on relaxait tant bien que mal malgré l’hélicoptère qui tournait au dessus de nos têtes, l’idée de manger du barbecue est venue. Alex avait un BBQ grandeur mini dans son appart. Mais là, il était dans le voiture et il était parti avec JP et Catherine à Nasu. Déception! Et puis, une idée de génie :

- Pourquoi on va pas en acheter un?

À première vue, l’idée paraît légèrement loufoque. En effet, acheter un BBQ c’est cher et pis on peut pas s’en servir sur les balcons pour cause de vêtements des voisins sur la corde à linge qui vont sentir les saucisses grillées. Sauf que, j’aime bien vous le rappeler, nous sommes au Japon. Donc, les BBQ, ils sont pas au gas, mais bien au charbon, donc pas cher. Et Marc-Alex nous a alors raconté qu’il était allé voir au 11e étage de son appart avec Alex et qu’il n’y avait pas de cadenas sur la porte qui restraint l’accès au toit de leur édifice. Problèmes résolus.

Donc, finalement, direction Kanseki Home Center pour acheter tout ce qu’il nous faut. Je regarde au 1er étage pour du papier d’alu pour faire des patates et quelques autres cossins pendant que Marc-Alex et Julien vont au 2e magasiner les BBQ. J’arrive 5 minutes plus tard et j’aperçois les gars dans des chaise pliantes. Des chaises deluxe, 20$ chaque. Parce qu’on peut pas se faire de BBQ et s’asseoir sur le béton. C’est pas sécuritaire. Et nous, on est sécuritaire. On en prends donc 3!

Puis, un BBQ, 20$. Comme je vous disais, c’est pas cher. Et en plus il est plus gros que celui d’Alex. Des alumeurs, puis du charbon, on s’en tire finalement en bas de 100$. Le matériel acheté, direction Otani pour la bouffe. On achète les éléments essentiels pour un BBQ :

- patates
- oignons
- piments
- boeuf (pas du steak malheureusement, mais des fines tranches.....ça va fair la job!!)
- poitrines de poulets
- saucisses
- bière
- salades (de pâtes.....en attendant que ça cuise)

Bref, on est prêt pour un bon repas. Mais la bière, elle va devenir chaude, parce que l’appart à Marc-Alex est au 6e et le toit au 12e pis que ça nous tente pas de faire l’aller-retour à chaque fois. Donc, pour les besoins de la cause, je suis retourné au Kanseki acheter une glacière et un méga ice-pac : 20$. C’est le prix moyen pour s’équiper faut croire!
Là on est bien équipé. Et pour pas se faire prendre (en fait on sait pas si on a le droit d’aller sur le toit), on prépare tout et on monte tout d’un coup. Les 3 chaises, le BBQ, la glacière remplie de bière, la viande, les patates, etc. Je dois avouer que l’endroit est assez idéal. En effet, y’a pas beaucoup de buildings plus haut que 12 étages dans les environs. Donc, on a une vue superbe sur la ville. Dommage que le ville soit pas si belle!!!
Le tout était bien entamé. Les alumeurs faisaient leur travail et on pouvait apercevoir des flammes dépassant la grille. C’est alors qu’on a revu notre fameux hélicoptère!!! Et il passait juste au dessus de nous. C’est certain qu’il a du nous voir. On se demandait alors quand la police arriverait pour arrêter notre festin. (En fait, on savait toujours pas si c’était illégal, mais bon) Et puis soudain, on a commencé à apercevoir des nuages gris.

Conseil du jour : Vérifiez la température avant de vous préparer à faire un BBQ, c’est plus pratique....
Mais nous avons été bénis des dieux. En effet, pas de pluie, pas de police et on a même pas manqué de bière. Merveilleux non? En plus, les patates et oignons dans le foil étaient excellents, le poulet sublime, les saucisses juteuses (un peu trop même) et on avait même plus faim pour le boeuf!!! Donc, une bonne soirée qui sera répétée je crois. Et même, si Dame Nature coopère, avant de partir pour Bali!!!
À plus

lundi 23 juillet 2007

Retour en arrière: La St-Jean au Japon

Yéééééééé!!! Mon ordi est réparé! Et j’ai donc enfin accès à mes photos de la St-Jean. Je vous en fait donc part avec un léger récit de mon cru.

La semaine dernière (s’cusez, j’avais commencer à écrire ce texte là juste après la St-Jean, avant que mon ordi fasse tombe dans le coma), grâce à nos contacts, nous avons su qu’il y avait une fête d’organisée à Tokyo par la délégation du Québec. Au menu, de la bouffe et de la bière québécoise! Pas besoin de nous en dire plus pour nous convaincre. À bien y penser, on n’a même jamais penser demander combien ça coutait. Bref, on s’inscrit quand même.

Bon, faut dire que le fête se déroule le dimanche après-midi. Donc, faudra dormir à Tokyo le samedi soir. Il ne reste que le vendredi soir de libre alors et nous avions promis à quelques filles de faire un party pour la St-Jean.

Vendredi 22 juin 2007

Vu que c’était un party intime, pas de réservation de bar, on va faire chez nous (lisez ici dans MON appart). Qui dit filles chez vous dit fait ton ménage le grand. Donc, j’ai passé la semaine à mettre l’appart spic & span. Pas que c’était si le bordel que ça (hu hum, j’ai un chat dans la gorge.....s’cusez), mais bon y faut bien que ça soit présentable.

Après le méga ménage, faut maintenant penser à la bouffe, de la bouffe québécoise surtout. Le problème, c’est l’accès à quelques aliments bien de chez nous. Et parfois aussi l’équipement restreint de nos apparts. Par exemple, le seul four que j’ai c’est un petit four grille pain. Voici les suggestions de plats :

- pâté chinois (classique) : pas de four assez grand ni de maïs en crème.
- poutine : pas de sauce ni de fromage ni de friteuse (ca va ben!!!)
- tourtière : pas de four assez grand pis en plus c’est l’été.......
- cretons (entrée) : mmmm......pas sûr qu’on va trouver ca ici
- St-Hubert : pensez-vous qu’ils livrent jusqu’ici?

Bref, ça s’annonçait mal. Donc, on a fait dans le facile, du mexicain. Donc au menu, nachos en entrée, suivi de fajitas et de tacos. Pis vu que je suis pas une fille, ben j’ai pas prévu de dessert.

Je m’occupais de la bouffe, donc Alex et Marc-Alex vont chercher des rafraîchissements. Ils reviennent avec de la Corona (pour garder le thème St-Jean mexicaine) pis du vin pour une armée!!! Les filles arrivent plus tard avec du vin (encore) et une méga bouteille de saké (ayoye). Pour finir, Patrick arrive armé d’une bouteille de champagne Magnum (gros format) pour fêter sa fête en même. N’essayez pas ceci à la maison les enfants!!!

Donc, une bière à la main, je prépare les nachos. Pas trop difficile, des Doritos genre Tostitos (4$ le sac), des olives, de la salsa, du fromage (t’inquiètes Marc.....je fais 2 étages!!!) puis 10 minutes au four grille-pain (ça passe de justesse!!!) et voilà!!! Elles étaient pas mal, mais y’aurait pu avoir plus de cheese......!!!

Les filles osent pas trop s’aventurer. C’est vrai qu’elles font attention à leur ligne. Mais on leur explique que c’est la St-Jean et qu’on peut se le permettre. Ça marché!!!

Ensuite les fajitas. Facile encore là. Un gros oignon, piments verts, poulet, salsa, sel et poivre dans la poêle. Les tortillas sont au four grille-pain (c’est comme le Grégory Charles chez nous, il fait le four, le toaster et le micro-ondes......magique!!!). On mets le mélange sur la tortilla et un petit peu de fromage (Kraft par surcroit) et voilà. Et apparament qu’ils étaient vraiment bons. Et apparament que j’en avait fait assez parce que les tacos sont pas sortis du réfrigérateur.

Le champagne s’est bu, très rapidement même. Faut dire qu’on était pas mal, 4 gars et 5 filles. Je dois dire qu’on a laissé pas mal de champagne aux filles. Je dois avouer aussi que je suis assez surpris par la popularité du champagne ici. Faut dire qu’il est pas trop cher non plus, disons 40$ la bouteille (format normal bien sûr). En plus, c’est du vrai! Pas du petit mousseux de dépanneur!!!

Je sais pas pourquoi, mais le mélange de l’ordinateur qui jouait des Cowboys Fringants et du Mononc’ Serge avec les japonaises qui se parlaient en japonais (évidement) était quelque peu cacophonique! C’est là que tu te rends compte que tu fêtes la St-Jean au Japon.

Bref, la soirée se déroulait pas mal. À un moment donné, j’me suis rendu compte que Pat s’étaient poussés pis que deux filles étaient tombées au combat. Et elles avaient trouvé refuge dans mon lit. Vous me connaissez, je suis du genre généreux, donc j’ai rien dit. Pis ma Corona me disait de pas m’en faire, que tout allait être correct. Ne faites jamais confiance à une Corona!

Bref, là malheureusement on se retrouve en surnombre. Mais, c’est à ce moment qu’un ange descendu du ciel pour nous sauver d’une situation précaire. Ou une ange. Je sais plus. Ça se dit une ange. Un ange fille? Est-ce qu’il peut y avoir des anges masculins et feminins? Bon, je m’écarte du sujet. Bref, elle est là. Et nous sommes tous émerveillés, ébahis!!! Bon j’en mets un peu.



Tout ça pour dire qu’on était reparti de plus belle quand finalement lorsque les belles paroles de ma Corona se retournèrent contre moi. J’ai pas trop compris ce qui se passait au début. Et puis j’ai aperçu du coin de l’oeil une énorme tache de vin dans mon lit (drap et douillete blanche.....ça frappe!!!). La St-Jean a fait une victime faut croire. Et le mélange champagne, vin, nachos, fajitas a surement pas aidé.

Une autre Corona essayait toujours de me rassurer, mais je ne voulais plus la croire. J’ai failli me retourner vers mon amis Scotch. Mais finalement, j’ai laissé faire. Je me suis assuré que la soldate s’est bien rendue à sa voiture. Et non, c’est pas elle qui a conduit!!! Ici au Japon, il y a les daiko. C’est comme Nez Rouge, mais à l’année longue. Veux-tu ben me dire qu’est-ce qu’ils attende pour amener ça chez nous? Faut croire qu’on a encore des croûtes à manger!!!


Pendant ce temps là, les autres filles avaient dénudé mon futon et rempli la laveuse. Wow! Y’avait Marc qui filmait pendant qu’Alex conversait avec sa Corona. Écoutes-la pas Alex!!!

Finalement, on s’en est sorti sans trop de mal. Bon, je n’avais plus de drap pour dormir, mais ça aurait pu être pire. Une bonne nuit de sommeil est de mise.

Samedi 23 juin 2007


Bon, y’a pas grand chose à dire du samedi. Disons que le réveil a été plutôt tardif. Donc, rien de spécial à raconter.

Le but de notre descente à Tokyo était surtout d’être sur place pour le party du lendemain. Donc, on est descendu avant l’heure du souper. Avant notre repas, nous sommes allés faire un peu de shopping sur Omotesando puis prendre un cocktail en attendant l’heure de notre réservation. J’avais hâte de goûter à mon Caipinha, mélange de Cachaça, de sucre brun et de lime. Cependant, nous nous retrouvions dans le bar avec le pire service que j’ai jamais vu. Il a fallu 25 minutes pour recevoir nos consommations. Et il a fallu les enfiler en vitesse puisque nous étions déjà en retard pour notre réservation!!! Vraiment pas typique du Japon, normalement le service est impeccable.

Bref, nous sommes allés nous rassasier au Barbacoa, qui aussi bon soit-il, ne peut être profitable pour la santé dû à la quantité excessive de viande qu’on y ingurgite. Puis nous avons enfilé les bars comme nous avions enfilé les côtes de boeufs et morceaux de surloin et pepper steak. Et lorsque le soleil s’est relevé, nous sommes allés nous coucher.


Une petite soirée à Tokyo quoi!

Dimanche 24 juin 2007

Le party est supposé commencer à midi. Nous devons quitter notre hotel à 10h donc on se dirige vers Iidabashi plus tôt que prévu. Sous la pluie, on se trouve un resto pour casser la croûte. Je choisi l’assiette qui ressemble à du renvoyat jaune muni de quelques petits morceaux verts et rouges. Apparament que c’est une omelette avec du riz.

Bien rassasiés, nous nous dirigeons finalement vers l’emplacement de la fête. Nous y sommes accueillis pas plusieurs drapeaux québécois et des japonais. Qui parle pas français. Euh! Kessé ça?

Finalement, on se rend compte que la fête est plus loin ou il y a une terrasse d’aménagée. Très cool d’ailleurs parce que les terrasses sont assez rares à Tokyo. Le seul problème, c’est qu’il pleuvait et pour une terrasse c’est pas l’idéal.

La fête était prévue pour midi. Finalement, ils ont commencé à servir la bière et la bouffe vers 13h! Faut être compréhensif, les serveurs étaient français! Parce que oui, ça se déroulait à la Brasserie de l’Institut Franco-Japonais. Donc, le service était offert par des français!!! La bière était bien québécois, d’la Unibroue, mais la bouffe l’était moins. Les petites sandwichs et crudités, pas très bas du fleuve ça!!! Cela dit, les brochettes étaient bonne par contre.

Et pis vu qu’on est là pour fêter la St-Jean, ben forcément on rencontre des québécois. Un gars de CAE qui travaille chez JAL et qui a vécu 3 ans en Chine avant, un autre ingénieur qui fait je sais plus trop quoi mais qui a le look boulevard St-Laurent, une fille d’Amos, pis plein d’autre monde aussi. Évidemment, la bière et la bouffe étaient gratis donc y’a des français qui sont venus en profiter!! Gang de mouettes!! Je les aiment pareil (vous devriez lire ici TOLÈRE pareil).....

Donc, rien à voir avec la St-Jean sur les plaines à Québec, surtout par un dimanche après-midi assez moche. Jusqu’à ce que Marc et Alex tombent sur 2 japonaises pendant que je faisais le plein au bar. Et qu’elle fut pas ma surprise de les entendre parler français. Ou devrais-je plutôt dire, québécois!!! Ayoye! Tu vois pas ça tout les jours.


Donc les filles ont fait parti il y a 2 ans d’un programme d’échange et se sont retrouvée au Québec pour un an. Et pis profond au Québec. Une en Beauce (Marc était content) et une proche de Trois-Rivières (Pat était content). Faut croire que Laval n’est pas une destination de choix (Alex et moi étions déçus...).

Anyway, assez fénoménal de voir que les filles ont pas perdu leur accent. Tellement que parfois je me suis mis à parler en français de France et en anglais. Situation assez bizarre merci.

Puis était venu le temps des chansons traditionnelles. Pour pas vexer les plus vieux dans la salle, la sélection était ma foi, quelque peu vétuste. Beaux Dommages, Robert Charlebois, Claude Dubois, Paul Piché, Kashtin (non, ça c’est une joke). Bref, pas de Cowboys Fringants, ni de Mononc’ Serge, ni de Bottine Souriante. Heureusement, nous avons sauvé la mise en entonant le classique Ti-Joe Monferland......sans commentaire.



Néanmoins, ce fut une bonne journée. Nous nous sommes inscrit à une liste pour avoir des infos sur les prochaines activités du groupe de québécois à Tokyo, Alex a rencontré un gars qui joue au hockey et il va faire venir son stock et nous avons rencontré des japonaises québécoises.

Comme je disais plus tôt, ça vaut pas les plaines le 23 juin. L’an prochain, je planifie descendre pour la fin de semaine!!! On verra si je suis aussi motivé dans un an!!

La fin de semaine prochaine......Kyoto et Osaka!!

On s’en r’parle

Pace

lundi 16 juillet 2007

Le ciel nous tombe sur la tête

Bon, ben me revoilà enfin sur le blog. Oui, je sais, vous vous impatientiez. Disons que les dernières semaines ont été quelques peu occupées et surtout, mon ordi perso a attrapé le rhube comme on dirait. Au moins j’ai mon ordi de la job pour dépanner. Bref, je dois réinstaller Windows afin de récupérer mes fichiers. Je dois faire ça cette semaine.

En attendant, d’avoir accès à mes photos, je vous propose donc de l’actualité japonaise. Et pas n’importe quoi, parce que ça brasse ici au Japon dernièrement.

Vous avez dû le voir aux nouvelles chez vous de toute façon, mais voici un résumé des événements des derniers jours.

Tout d’abord, vendredi dernier, nous apprenions qu’un typhon (cousin pacifique du l’ouragan atlantique) se dirigeait tout droit vers le Japon. Son nom : Man-yi. Ce nom a été proposé par l’observatoire de Hong Kong. En effet, les typhoon n’ont pas de nom d’homme ou de femme, mais les pays constituant le Comité de Typhon du Nord-Ouest Pacifique (la traduction est laborieuse, désolé) proposent des nom et sont attribués au hasard.

Bref, vendredi après-midi, il se situait à 250km au sud de Naha, sur l’île d’Okinawa. Les rafales pouvaient aller jusqu’à 250 km/h. C’est du typhon en titi!!! Pas idéal pour jouer au golf. On a donc dû annuler notre départ de samedi. Les prédictions montraient le typhon frapper Tokyo de plein fouet dans la journée de dimanche. Mais bon, on pouvait s’attendre à pas mal de pluie pour toute la fin de semaine.

Et de la pluie, on en a eu en masse. Toute la journée de samedi, ça pas arrêté 2 minutes. Et le typhon était encore bien loin. Donc, les activités extérieures ont été minimes disons.

Finalement, le dimanche tant attendu arrive. Je me réveille à 13h (on en profite la fin de semaine!!!) et je regarde dehors. Il pleut. Un peu comme samedi, peut-être un peu plus fort.

Pas de parapluie (je l’ai oublié quelque part, ça fait 3 que je perds.....), je décide de continuer à regarder les DVD de la série Band of Brothers sur un bataillon de parachuteurs (ça se dit ça?) lors de la 2e Guerre Mondiale qu’un japonais de la job nous avait passé. Assez impressionant d’ailleurs, je vous le recommande.

En plein milieu d’un épisode, j’entends mes écouteurs qui grichent. Je les enlèvent un instant pour me rendre contre que c’est le bruit de la pluie dehors. Y mouille pas à peu près. Des grosses cordes (référence au messages de Thaïlande!!!). Pis le vent aide pas. Bref, pas trop le temps d’aller jouer avec son cerf volant. À moins d’aimer les sports extrèmes!

Ça fini par se calmer vers 16h. Puis finalement, plus rien et le soleil semble même vouloir se pointer le nez. Vite à l’épicerie avant que ça retombe! En sortant de l’épicerie, il se remet à mouiller, légèrement par contre. Pas une fin de semaine très productive.

Pour vous donner une impression, voici un graphique du parcours du typhon aujourd’hui. Sur la carte, le point vert, c’est Tokyo et le rouge, Utsunomiya. Le cercle jaune représente la limte oàu les vents atteignent en moyenne 30 noeuds, ce qui veut dire environ 55 km/h. Il y avait un cercle rouge plus petit qui délimitait les vents de 50 noeuds, donc 93 km/h et nous étions juste en dehors. Donc, heureusement qu’il n’est pas venu plus proche!!!


Le Japon venait donc de passer 48 heures assez intenses avec de nombreuses innondations dans le sud du pays. Et voilà que ce matin, à 10h13, un tremblement de terre à eu lieu près de Kashiwazaki dans la préfecture du Niigata d’une magnitude de 6.8 sur l’échelle de Richter. C’est gros, très gros. En fait, un séisme de 6.8 avait frappé la même région de Niigata le 23 octobre 2004. Résultat, 67 morts et 3000 blessés.

Heureusement, aujourd’hui, on ne dénombre pour l’instant qu’une centaine de blessés dans cette région. Aussi, un feu s’est déclaré dans une centrale nucléaire de Kashiwazaki. Ayoye! Heureusement, pas de danger.


Ici, chez Honda, on l’a senti. Si vous voyez la carte, nous sommes à environ à 150 km de l’épicentre. Heureusement, ici le séisme a enregistré environ 4 sur l’échelle de Richter. Et déjà là, ça shake pas mal. Même les japonais qui sont habitués arrêtent de travailler pour surveiller la structure du bâtiment afin d’être prêt à réagir si jamais ça s’agrave. Mais bon, ils sont tellement bien préparés, que pendant le séisme, un message passe par les hauts-parleurs pour indiquer la force du séisme en cours! Wow, si c’est pas ça l’information instantanée, je sais pas c’est quoi.

Bref, une tremblement de terre de 4, c’est déjà pas mal. Juste pour vous dire, ma chaise bougeait d’environ 1 pouce à chanque secousse. Alors j’ai comme de la misère à imaginer à quoi 6.8 peut ressembler. Mettons que ça doit donner la chienne comme on dirait par chez nous.

Pendant le diner, y’a des télé partout qui passent les nouvelles. Et des images de ponts effondrés et de craques dans le sol, y’en avaient plusieurs. Juste après, ils ont montrer les innondations de la fin de semaine. Un petit 72 heures assez eprouvant merci.

Et pis apparament que les dieux des plaques tectoniques n’ont pas été satisfaits de leur diner, car ils ont remis ça à 15h37. Cette fois, 5.6 sur l’échelle de Richter! Ici, apparament qu’on en a senti seulement 2. J’aurais 2 et 3/4 selon mon évaluation personnelle. Mais bon, apparament qu’il faut un doctorat pour inventer des échelles. Ça me tente plus ou moins.....

Mais là, j’pense qu’ils en ont eu assez les japonais, on peut les laisser tranquille un petit bout de temps. Alors Mère Nature, s’il-te-plait, chasse les nuages et ramène nous le soleil.

Sur ce, je vous laisse. J’espère pouvoir mettre des photos bientôt et faire un bref retour sur notre fin de semaine de la St-Jean et un party de hockey pas mauvais du tout.

Ciao


Pace

jeudi 21 juin 2007

Beach & Golf!!!

La fin de semaine dernière, y faisait beau. Gros soleil, chaud, légèrement humide. Vous allez dire : « C’est normal, c’est l’été!!! ».

Oui, en effet. Mais ici l’été ça rime plutôt avec pluie. La saison des pluies ou mousson si vous préférez. Elle commence généralement début juin pour se terminer vers la mi-juillet. Le problème, c’est qu’on a eu 4 jours de pluie maximum depuis le début juin. On devrait être content. On est content! Mais on craint quand même ce qui nous attends. La saison risque d’être courte, mais intense. Tabarnouche!

V’la un lien qui explique un peu le phénomène :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mousson

Bref, au moins la fin de semaine dernière, y faisait beau. Trop beau pour rester en dedans. Donc, samedi matin 9h, Alex, Marc-Alex et moi-même on part pour la plage. Un peu plus d’une heure et demi de route plus tard, nous arrivons à Oarai. Nous y étions déjà allé pour se faire un petit barbecue il y a près d’un mois. Mais là. C’est pour le surf qu’on y va!!!

« Wow, tu fais du surf? Cool!!! »

Énervez-vous pas le poil des jambes, c’est seulement la 2e fois que j’en fais. La première fois c’était à Biarritz. (Ça se plogue bien dans une phrase, non?) Et donc ça risque de pas être facile.


Première chose qu’on remarque en arrivant, y’a du monde en ti-pépère. Pas sur la plage, dans l’eau. Des surfs partout. Ça risque de pas être évident. On mange notre bouffe achetée au 7-Eleven tranquille avant de se rendre au Yellow Sand pour louer nos planches et nos wetsuits. Parce que oui, l’eau est encore frète à ce temps-ci de l’année. Donc, un wetsuit s’impose pour pas finir en popsicle.

J’peux vous dire, des wetsuits de ma grandeur, y’en a pas des tonnes. Finalement, le mec, cigaratte à la bouche comme tout bon japonais, me tends un wet suit jaune serin. Wow! Oups, y’était à l’envers. On rentre une jambe, puis l’autre. Puis on essaye de monter au maximum. Maintenant un bras (c’est stretch en titi!!!), on rentre l’épaule, l’autre bras, l’autre épaule. Je dégoutte assez que c’est même pas une goutte qui me pendouille au bout du nez, c’est un filet constant de sueur qui me tombe sur les pieds.

Reste le zipper. Facile, retient mon souffle!!! Juste avant de le monter, le mec, qui venait de s’allumer une autre cigarette, me regarde avec son sourire jaune et brun éclatant et me dit : « Oh, other side! »

« Hein ? »

Ah putain le con! Le zipper allait en arrière. Découragé, je me débarrasse au plus vite de la combinaison-sauna. Et le gars me propose une version short. Parfait!!!


J’ai même pas le temps de finir de mettre mon suit qu’Alex est déjà en direction de l’eau. Je me suis dit que c’était un peu mal élevé de ne pas m’attendre, mais quand j’ai vu la petite surfeuse qui l’avait attiré, je lui ai pardonné!

Pas facile, vraiment pas facile. Et les japonais, quand ils font un sport, ils se donnent à fond. Donc, y’a pas trop de débutants dans l’eau. À part nous bien sûr. Pas facile de nager assez vite dans un wetsuit serré pour prendre sa vague. Pas facile de trouver de l’espace aussi tellement y’a du monde. Au moins ici les gens sont polis. Ils font juste des gros yeux quand tu te retrouve dans leur chemin!!!


Donc vous ne trouverez pas de photos de moi debout sur une planche de surf! Désolé, mais le caméraman était trop occupé à surveiller les filles installées près de nous!!!

La crème solaire n’a pas « toffé » toute la journée. Résultat, des belles épaules rouges. Faut dire que la Thaïlande a pas trop aider à me faire un fond!!! Néanmoins, une belle après-midi couronnée par une jolie soirée ou nous étions bien accompagnés. Je vous passe les détails.

La nuit a été courte, trop courte. Le téléphone me réveille.

- Hu hum........Allo?
- Yooooo (Alex a l’air tout aussi endormi que moi!!). 8h20 dans le parking c’est bon?
- Euhhhhh.......(je regarde le cadran, 8h10!!!) Oui oui, pas de trouble!!!

Je sais pas pourquoi, ma la veille d’un départ de golf, c’est comme impossible de se coucher tôt. Y’a toujours quelque chose pour te faire coucher tard. Ou quelqu’un!!!

Bref, à moitié endormi, j’attrape mon sac au vol et on est parti. Départ à 10h, il faut quand même partir d’avance. Parce qu’ici au Japon, le traffic est sournois. Même le dimanche. Et pis le réseau d’autoroute est pas aussi développé qu’au Québec. Y’a moins d’autoroutes, mais y sont plus belles par contre!!!

Donc on a environ 25km à parcourir pour arriver au terrain de golf. Ça nous a pris 1h!!! On croirait quasiment que tout le monde est sur la route. Et 160 millions de japs sur des routes de campagnes, ça bloque!!!

Anyway, on arrive enfin. Le tit monsieur nous faire signe d’avancer jusqu’à la porte d’entrée. Il sort nos sacs de la voiture et va les porter à notre cart. Du service vous dites? Wow, impeccable!! Faut dire qu’à 135$ la game, j’en veux du service pour mon argent. Et les carts? Un cart limousine. Tout le monde dans le même bateau!!! Pas pratique quand y’en a deux à gauche de l’allée et deux à droite. Mais de toute façon, pas le droit de sortir de la piste de cart. C’est le règlement!!!
Les vestiaires sont simples et efficaces. Je suis quelque peu réveillé maintenant. Il nous reste une demi-heure avant notre départ, donc ça va me donner le temps de faire un petit échauffement. Je prends 2 balles pour aller pratiquer mes putts. Le préposé au départ se mets à jaser avec Simon (notre boss)

- Eille les gars, on peut partir maintenant si on veux.
- Euh....... (j’ai la face d’un gars pas convaincu que ce soit une bonne chose!!)
- Ouais.......y’a pas de trouble (je sais pas pourquoi Alex a dit ça, y’avait pas l’air convaincu lui non plus!!)

Bref, on part, à moitié endormis et pas échauffés. Ça va être laid. Le terrain est sec, ultra sec. On se croirait sur un tapis de biscuits soda........euh peut-être pas finalement. Mais anyway, c’est sec. Et curieusement, il fait pas trop chaud. Juste correct.
Même s’il est sec, le terrain est assez bien. Beaucoup de trappes de sables par contre et quelques obstacles d’eau (2 de mes balles y ont plongé).

*****Attention, les lignes suivantes s’adressent surtout aux golfeurs, sinon vous risquez d’être un peu perdus!!!

Donc, pour la première partie de l’année, pas trop mal. Mais comment peut-on jouer 98 avec 4 par? Facile, en y ajoutant 2 triples et 1 quadruple. Maudite slice qui revient me hanter!!! Mais bref, les fers étaient bien, surtout sur les par-3. Les chips par contre, on repassera. Les putts, pas mal. Un seul 3-putts je crois.

*****Ici se termine le résumé de ma ronde. Merci!!!
Donc, le golf au Japon, c’est cher, mais au moins t’as du service. Et pis pas de roteux pris en vitesse entre le 9e et le 10e. Oh que non! Ils te donnent 45 minutes et tu va te prendre une bonne bouffe au resto. Au menu, sobas et porc grillé. Une petite bière en extra. Ça va être joyeux sur le deuxième 9.
Donc, ce fut une fin de semaine bien remplie et avec beaucoup de soleil. La fin de semaine prochaine, c’est la St-Jean. Pour l’occasion, on descends à Tokyo avec mon drapeau et on fait a tournée des bars!!! Et dimanche, petit brunch offert par la délégation du Québec à Tokyo pour célébrer la fête nationale. Avec de la bière québécoise! Very nice!!!

À la prochaine chicane!!!


lundi 18 juin 2007

Le pays du soleil levant trop tôt!!!

Bon, je suis enfin de retour à l’écriture. Je dois avouer que je ne suis pas un bloggeur très assidu. Mais après 11h devant un ordi, t’as pas nécessairement le goût de taper sur un clavier quand t’es rendu chez vous.

Malgré tout cela, je vais tenter de vous apporter quelques nouvelles du Japon avant de vous casser les oreilles avec mes aventures à Bali. Eh oui, plus que 7 semaines avant le départ! Youhoooooo!

Je vous aurais bien conté ma fin de semaine, mais j’attends les photos question de vous donner un meilleur feeling! La plage c’est mieux en photo!!!

Donc, aujourd’hui, j’aimerais vous partager un peu l’environnement japonais. Le Japon est surnommé le pays du soleil levant, car en japonais le pays se nomme Nihon (Ni = soleil, Hon = racine ou commencement). Bref, là ou le jour débute! Pas facile la traduction japono-française!!!

Et pis le soleil, eh ben il est matinal. Très matinal. Trop matinal même. Ici à Utsunomiya, le soleil se lève environ à 4h en ce moment. Le problème, c’est que le soleil se couche à 19h30. Donc, quand tu fini de travailler, il te reste un gros 30 minutes de clarté. Et pis le matin, si tu fermes pas les rideaux comme il faut, tu risque de te faire réveiller très tôt par les rayons du soleil (quand c’est pas la saison des pluies, mais ça sera dans une autre chronique ça!).

Pourquoi c’est comme ça vous dites? Eh bien, parce que le parlement japonais n’a pas adopté le système de l’heure avancée durant les mois d’été. Ce principe permet entre autre de sauver sur l’énergie consommée par les habitants, puisque les heures de clarté sont plus appropriées pour les activités des habitants. Et pourtant, ils l’ont déjà eu et l’ont rapidement abandonné.

http://en.wikipedia.org/wiki/Daylight_saving_time_around_the_world#Japan

Pendant l’occupation du territoire japonais par l’armée américaine suite à la fin de la 2e guerre mondiale, le système de l’heure avancée fut observé de 1948 à 1951. Lorsque le Japon a regagné son indépendance en 1952, le parlement a délaissé le système dû à la forte opposition des habitants. Les fermiers surtout se plaignaient d’avoir à travailler plus longtemps puisqu’ils se levaient à la même heure qu’avant mais qu’ils devaient travailler jusqu’à la tombé du jour (qui était donc une heure plus tard). Les gens se sont aussi plaint que leurs habitudes de sommeils étaient dérangées.

Mais surtout, le parlement a voulu se débarasser de cette loi symbole de l’occupation américaine. Ainsi, les japonais ont continué à voir le soleil se lever pendant leur sommeil et sortir du boulot dans la noirceur!

Dans les années 90, un mouvement en faveur du système de l’heure avancée a gagné en popularité. Certaines régions comme l’île d’Hokkaido au nord voient le soleil se lever aussi tôt que 3h30 l’été dû à leur haute altitude. Aussi, les mouvements environnementalistes ont jugé bon de réinstaurer ce système afin de diminuer la consommation énergitique du Japon. Vive Kyoto!!!

Le premier ministre Shinzo Abe a récemment déclaré vouloir explorer toutes les possibilités afin de réagir au problème du réchauffement de la planète. Ainsi, le gouvernement vient de lancer une étude sur le sujet afin d’évaluer si ce système allait vraiment aider la réduction de consommation d’énergie. Disons que c’est un pas dans la bonne direction.

Personellement, je crois que les japonais n’auront pas le choix de changer. Vous avez juste à voir les centre-ville la nuit pour vous rendre compte combien de néons et lumières de toutes sortes sont utilisées. C’est abérant!!! On se croirait quasiment le jour!!!

Le problème majeur pour l’instant, c’est l’opinion publique. Pourtant, ce genre de mesure est souvent supporté par le public et c’est le gouvernement qui résiste pour des question économiques généralement.

Mais, voilà déjà 5 mois que je suis ici et on se rends compte que les japonais sont conservateurs. Pas nécessairement dans leurs habitudes vestimentaires, car les jeunes sont des vraies cartes de mode ici, mais dans leurs habitudes de vie. Les traditions sont bien implantées et pas question de les changer. Même les ingénieurs chez Honda! Essayer de changer leurs habitudes travail est une tâche difficile voir impossible pour certains.

Pour vous donner le pouls de la population, j’ai trouvé ce site qui a fait un vox-pop sur la question de l’heure avancée. Vous aller voir, les commentaires sont assez surprenants!!!

http://www.japantoday.com/jp/popvox/396

Donc, si on résume : peur de travailler plus longtemps qu’avant (aparament la montre ne sert pas à savoir l’heure ici), peur de rater le changement d’heure et être en retard pour l’école (euh....regarde les nouvelles pis tu va être correct!!), pas le gout de se lever plus tôt (mais tu te couche plus tôt aussi le grand!!) et finalement c’est pas parce que les autres le font que c’est bon pour nous.

Conservateur je disais.

Cela dit, un jour le Japon aura le système de l’heure avancée. Mais ça risque d’être long, très long. Ah oui, une autre raison qui a été avancée piur ne pas implanter le système : si le soleil se couche plus tard, alors les enfants ne feront plus leur devoir et voudront aller jouer dehors!!! C’est pas des jokes.

Y’a encore du chemin à faire!!!

dimanche 10 juin 2007

Bangkok ou la ville Marché aux Puces!

Bon, alors voici la dernière partie de mon voyage en Thaïlande. Y'était temps je crois, surtout que ça fait un mois que je suis revenu. Mais l'inspiration et le temps ne se rencontrent pas souvent. Bref, gâtez-vous!!!

Merci pour les bons commentaires sur mon écriture. J'essaie de faire de mon mieux pour vous faire visualiser les situations que je rencontre ici. Tant mieux si ça marche.

Bientôt des récits sur le Japon!!!

==============================================

Vendredi 4 mai

Nous sommes tous revenus sains et sauf à l’hotel. Une courte mais bonne nuit et nous sommes prêts à repartir pour Bangkok.

Avant de partir, on retourne prendre le pouls de la plage. Le soleil est au rendez-vous et aucun nuage à l’horizon. C’est la dernière fois avant un bon bout de temps qu’on va voir ça! La plage je veux dire. Le soleil, espérons qu’il va nous suivre!

Le temps d’aller régler les chambres puis aller porter les scooters, on est parti vers l’aéroport. Toujours aussi rustique. Mais efficace au possible. Notre vol est à 13h15. Il est présentement 11h30. On remarque alors qu’il y a un vol à 12h. Pat demande alors si on pourrait pas changer de vol. À 30 minutes avant le décollage, faudrait rêver pour voir ça.

La préposée inspecte nos passeport puis elle-même nous propose de prendre le vol de 12h. Trop facile!!! On assecpte donc la proposition en s’assurant qu’ils mettent nos bagages dans le bon camion, ou plutôt chariot! On passe le détecteur de métal entre deux palmiers et on attends 10 minutes avant d’embarquer dans le petit train (genre celui de Disney World pour t’emmener du parking à l’entrée) pour nous amener à l’avion. C’est alors que Charley fait une autre de ses savoureuses observation :

- Ici à l’aéroport de Koh Samui, la sécurité c’est important. La barrière pour séparer l’intérieur de l’aéroport de l’extérieur, c’est une haie.
- Comment veux-tu franchir une haie?
- Y’a juste le gars du 110 mètres haies qui peut rentrer ici sans son ticket!!!

C’est des petites choses comme ça qui te rappellent que t’es pas chez vous. Mais que ça marche pareil, pis que c’est correct de même. Comme les fils électriques dans les poteaux. Vous les avez surment vus dans quelques unes des photos que j’ai mis sur mon site. C’est broche-à-fois, à la limite dangereux. Quand il pleut, tu entends un petit crépitement quand tu passe à côté des transformateurs. Mais ça marche pareil et pis eux ils ont pas besoin de plus que ça.

On arrive finalement à l’avion de Banane Air (Bangkok Air pour ceux qui se souviennent pas). Il est à hélice et a pas l’air très jeune. Pour ajouter à l’expérience, l’hotesse de l’air a vraiment l’air blasée, écoeurée au coton de sa job mal payée (une supposition de même). Faut dire que sur un vol de 50 minutes, passer un repas à tout le monde, du jus, du café, ramasser, y faut pas que tu t’asseois sur ton steak trop longtemps.

Arrivée à Bangkok, il pleut. Surprise! Surtout que pour la première fois en une semaine, il devait faire soleil toute la journée à Koh Samui. Le temps gris nous suit faut croire!

Pat va essayer de changer son billet d’avion, nous on relax pis on magasine les taxis pour se rendre à l’hotel. Ici c’est pas la concurrence qui manque. Mais vu qu’on arrive dans la partie vol domestique, l’achalandage à la sortie est de beaucoup diminué. Heureusement. Finalement, y’a une fille bien sympathique qui vient nous offrir un taxi. Me souviens plus du prix, mais ça me semblait raisonnable.

Elle sort dehors et nous conduit à un......pick-up. Pas un pick-up comme à Koh Samui et Koh Phangan, un vrai pick-up. Et neuf en plus. Pas de signe de compagnie de taxi non plus. Le gars prends nos bagages et les mets dans la boîte. Sécuritaire vous dites? On hésite, puis on se laisse guider. Moi je monte en avant, les gars gardez un oeil sur les bagages!!! J’avais précisé à la fille le nom de notre hotel. Première chose que le gars me demande : « Where are you going? » Je la sens pas pantoute cette ride de taxi là!

Sur l’autoroute, ça va, les bagages sont en sécurité. Et l’autoroute, c’est toute une autoroute, 7 voies de large. Pas de danger de traffic ici. Mais dans les petites rues, t’as un peu la chienne que quelqu’un vienne te picker ton sac quie st dans la boîte pendant que toi, t’es confortablement assis dans la cabine.


Finalement, on réussi par arriver à l’hotel avec tous nos bagages. Le lobby a l’air bien, comme tout hotel qui se respecte. J’avais pris la peine de réserver la veille. La réceptioniste ne trouve pas la réservation. Génial! Au moins il reste des chambres. Il doit en rester pas mal, parce que je vois pas grand monde qui se promène.

L’ascenseur doit dater de la première guerre mondiale et l’étage ou se trouvent nos chambres ressemble étrangement à un asile psychiatrique. Ou un hopital. Faites votre choix. Les chambres sont quand même assez propres. La porte de la salle de bain est rongée dans le bas. Ça fait pas très classe. Au moins y’a l’air climatisée. Parce qu’il ne pleut plus, mais c’est humide en titi.

En bon voyageurs caucasiens, nous nous dirigeons donc vers Khao San Road, le royaume du magasinage pas cher pas cher. Pour nous y rendre, le gars à l’entrée de l’hotel nous propose de prendre un tuk-tuk (
http://en.wikipedia.org/wiki/Tuk-tuk). L’avantage c’est que l’hotel offre le tuk-tuk gratuit pour aller à Khao San Road.

Et sur Khao San Road, tu te sens touriste. Touriste à mort. Les thaïlandais vendent et toi t’achètes. On vient de débarquer du tuk-tuk et un gars s’approche pour nous offrir un taxi pas cher. Euh, désolé le grand, mais j’ai pas pris un tuk-tuk jusqu’ici pour prendre ton taxi pis aller ailleurs!

On va manger dans un resto qui me semble salubre. Une grosse Chang pis un Pad Thai. Celui-là est mieux d’être bon. Nous sommes envahis de caucasiens. C’est à ce moment que je me suis rendu compte à quel point on voit pas vraiment la Thaïlande dans ces endroits comme ça. Pas le choix, on est attiré par tout ce qui attire les autres étrangers. On est touriste, faut s’assumer. Fianlement, le pad thaï est pas si pire. C’est déjà ça!


On fait notre shopping pépère. On négocie à fond. Peu importe c’est quoi. Même si le gars te demande 100 bahts (3,50$) pour un t-shirts, tu va essayer de le faire descendre à 50. C’est maladif! Cela dit, après cette escapade, j’ai réussi à trouver quelque chose pour tout mon monde. Et pour pas cher en plus!

On se retrouve sur une autre rue et Charley regarde les jeans. Ici, si tuporte une grandeur respectable, tu peux te trouver des jeans vraiment pas cher. On arrête devant un kiosque (constitué d’une table et d’un toit en tissu) et la vendeuse semble déterminée à vendre quelque chose. Bref, elle part faire le tour de la rue pour trouver le modèle et la grandeur que Charley lui a demandé. Dix minutes d’attente et elle est toujours pas revenue. Il décide de laisser tomber et on continue notre quête.

Rendu 100m plus loin, la madame nous retrouve avec 4 ou 5 paires de jeans. Sa d.termination l’emporte, Charley décide d’essayer. Toutes les paires sont des 36, mais pas une n’est le modèle qu’il a demandé. Il les essaie quand même, dans une ruelle. Et ça sent le vomi. Et pis y fait chaud. C’est pas le Carrefour Laval.


En revenant sur Khao San Road, on croise un petit stand avec une fille qui écrase plein de petits fruits de la grosseur d’une clémentine avec la peau mi-orange mi-verte. L’autre fille à côté met le jus dans des bouteilles de plastiques. Et ben c’est ça leur jus d’orange fluo. Bref, je sais pas quelle sorte d’orange que c’est, mais c’est chimique! Cela dit, c’est rafraîchissant!

Les jeans et autres articles pas cher achetés, on retourne faire un power nap à l’hôtel. Pour ma part, je suis crevé. Complètement vidé. Disons que j’ai pas trop le goût de repartir en soirée.

Finalement, les boys décident d’aller san Sukhumvit, quartier supposément chic, pour aller au New York Steakhouse, question de manger local. Donner des indications à un chauffeur de taxi à Bangkok, c’est tout un sport. Le problème majeur, c’est que tu sais jamais s’il a compris ou pas. Finalement, il nous débarque quelque part. Et il fait chaud, collant, gluant même.

C’est une soirée pour une terrasse. Mais là, pour l’instant, je file pas trop. Et la chaleur, ça aide pas. Bref, on trouve pas le New York Steakhouse, mais on tombe sur le SteakOne. Bof, du steak c’est du steak!

L’avantage de manger de la viande en Thaïlande, c’est que c’est pas cher. Je commande un plat de roast beef pour 300 bahts (10$). Débile. Un des meilleurs que j’ai mangé. Et les autres aussi ont commandé des bons morceaux. Dire qu’un repas comme ça au Japon, tu t’en tire pas en bas de 50$.

Bref, le ventre bien rempli, on décide de se promener un peu dans le quartier autour et essayer de trouver un club dont on avait entendu parler. Pour ma part, j’essaie tant bien que mal de suivre le rythme.

Et la vue est assez troublante. Partout, on croise de jeunes thaïlandaise légèrement vêtues accompagnées d’un caucasien grisonnant, habituellement vêtus d’une chemise hawaïenne. Vous vous rappelez les mecs de l’aéroport? Pareil. Et là, pendant que Charley retire de l’argent, deux filles nous font de l’oeil sur la rue. On sourit. Puis un mec, 65 ans facile, arrive et sort une liasse d’argent et commence à discuter avec les filles. Il repart 2 minutes plus tard avec la plus petite à son bras. Troublant!!!

On était averti, mais tant que tu l’as pas vu, tu réalises pas. Et pis c’est pas comme Amsterdam. Dans le quartier rouge, les filles sont dans les vitrines. Ici, elles se mélangent à la population. Et Amsterdam, c’est un show, une attraction. C’est mieux encadré faut croire. Et les touristes sont là généralement pour voir plutôt que consommer. Alors qu’ici à Bangkok, les mecs viennent seulement consommer et le profil du consommateur typique est assez typique merci. Donc, le quartier rouge attire toute sorte de touristes, alors que l’asie du sud-est semble attirer les plus perverts et peut-être les plus cheaps. Mais ce n’est qu’une opinion.

On se trouve finalement un bar pour prendre une bière relax. Pas facile de discerner les filles qui travaillent de celles qui sont là juste pour prendre un verre. Moi, je m’endors quasiment dans ma pinte de Kilkenny que je ne finis pas d’ailleurs (signe que ça file vraiment pas).

Je file donc à l’hotel et je laisse les autres découvrir les plaisirs de Bangkok la nuit. Heureusement, l’hotel distribue des petits papiers pour remttre aux chauffeurs de taxi afin qu’ils puissent vous y amener. Et pour vous dire l’avantage de prendre un taxi par rapport au tuk-tuk, le trajet a pris 20 minutes et ça m’as couté 65 bahts (2$). Le tuk-tuk charge environ 100 bahts pour quelques coins de rue. Et en plus t’as l’air clim dans le taxi. Le choix est facile!!!

Rendu à l’hotel, je commence à avoir mal partout. Aussi, la fièvre vient d’apparaître et un intense mal de tête. J’allume la télé. Y’a du hockey sur gazon à Eurosport, Canada vs Pays-Bas. Y’a des thaïlandais que ça intéresse? Je commence à avoir des frissons. Vraiment, je risque de rester cloué au lit ce soir. Pourtant, j’avais fait une promesse.

La fille – Bla bla bla! (genre allo au téléphone en thaï)
Le mec – Hi! It’s Mike!
La fille – Oh my god, Mike! How are you?
Le mec – Hummm………good! You?
(peut-on vraiment dire qu’on file pas dans ce genre d’appel?)
........
La fille – You should come and join me!
Le mec – Ok! Where are you?
La fille – Ratcha bla bla bla! You know where it is?
Le mec – Hummm…….yeah ! I’ll call you when I get there!

Les Pays-Bas viennent de marquer. Moi ça signe mon arrêt de mort.....pour ce soir! Dommage, elle était belle!!!


Samedi 5 mai

Les gars sont rentrés dans la nuit. Je sais pas trop quelle heure. J’ai pas eu le choix, Charley faisait un vacarme épouvantable. Heureusement qu’on semble seul sur notre étage. Et heureusement que les gars étaient pas trop pressés de partir, parce que mon lit me convenait à merveille.

Mais bon, nous sommes quand même à Bangkok et nous nous nous devons bien d’aller voir les temples. Car ici, il y a de nombreux temples boudhistes, tous plus spéculaires que l’autre supposément. Donc, en tant que touriste, nous devons faire notre de voir de touriste. Yay!

Nos déjeunons au resto de l’hotel. Il est midi. Bizarre, y’a personne. Faut dire que j’ai aperçu tellement de monde depuis hier rôder autour de l’hotel!!! À part le personnel bien sûr. Bref, je me contente d’une soupe. Pas vraiment le goût de manger plus. Eh non, ça file pas vraiment mieux. Mais je suis toujours vivant, je suis celui qui r’garde en avant!!!

Donc, je me traîne jusqu’aux temples. Et, surprise, il ne pleut pas. Non, il fait gros soleil et 38°C. Ça c’est sans compter l’humidité qui doit faire monter le mercure à 41°C. Avec une fièvre, on a déjà trouvé mieux comme situation!

On se retrouve donc à Wat Pho, un des plus grands temple de Bangkok. Devant, bah y’a du monde qui essaient de te vendre des cossins et pis un gars qui se mets à nous jaser ça. Il arrache le Lonely Planet des mains de Charley pour nous indiquer quoi visiter. Évidemment, il dit de laisser tomber le Wat Pho, qu’on peut pas rentrer sans pantalons et des trucs du genre. Comme vous pouvez voir, je suis sceptique. Heureusement, le Lonely Planet est rempli de petites infos comme ça qui vous disent par exemples que plusieurs gens vont vous dire qu’un endroit est fermé et que vous devriez aller ailleurs en empruntant le tuk-tuk j’imagine de son son beau-frère à un prix très modique mais que c’est un endroit que vous avez jamais entendu parlé.


Anyway, on dit merci et on continue sur notre route. Il fait chaud. Trop chaud. Je sue autant que James Brown pendant un de ses show envenimés! On marche pareil. On trouve finalement une entrée. Y’a du monde. On décide donc de rentrer dans le premier bâtiments. Presque tout le monde est en pantalons. Gang de malades, y fait 41°C!!!! Bref, je me dit qu’on va se faire retourner de bord avec nos shorts. On enlève donc nos souliers. Moi, j’ai l’ai fin avec mes pieds maganés. Le gars de la sécurité me regarde. Il dit rien et me fixe avec un air de gars qui aime pas trop sa job. Je décide donc de rentrer.
Et voilà, devant nous, un bouddha géant, couché. Allongé plutôt, sur le côté, comme pour regarder la télé. Assez impressionnant, 15 mètres de haut et 46 mètres de long, recouvert presque entièrement de feuilles d’or. Je me rends compte qu’on est les seuls en short. Ah, pis j’ai pas le goût de me stresser avec ça. Le mal de tête reprend.

On fait le tour du temple. Moi, personnellement, l’architecture, je la trouve pas mal. Pas incroyable, mais ça fait différent. Mais sinon, y’a pas de quoi s’énerver le poil des jambes. Tient un frisson. À part le Bouddha qui regarde la télé, y’a peut-être la technique de réfection d’un toit de temple qui est à souligner. Si vous voyez la photo, on pourrait quasiment entendre : « T’en fait pas Gérard, si tu tombes, j’suis là. Pis sinon y’a Maurice plus bas! » En pasant, les gars sont pas attachés. La CSST, pas sûr qu’ils connaissent ça ici!


On s’achète finalement une bouteille d’eau question de reprendre la quantité que j’ai perdu en sueur. On décide de se rendre un peu plus loin devant ce qu’on pense être le palais du roi. En fait, c’est un building ministériel avec une photo de 40 pieds de haut à l’entrée. Il commence à me plaire le roi aux oreilles décollées!

Finalement, j’abdique. On prends un taxi pour se rendre à un autre temple. J’ai pas plus le goût qu’il faut. Mais bon, je me reposerai de retour au Japon faut croire.

Et le temple, bah il est en hauteur. Donc on monte des marches, à la chaleur. Puis à l’ombre. Y fait pas nécessairement plus froid à l’ombre. C’est juste moins suffocant! Et en haut du temple, pas grand chose. Vraiment, rien pour écrire à sa mère! Il est temps que je retourne dans mon lit.

On avait laissé l’air climatisé en fonction. C’est pas bon pour l’écologie vous dites? Bon, on l’as plutôt oublié. Mais au moins on est confortables. Seul hic, c’est qu’il coule le merveilleux air climatisé. Directement dans l’entrée. On a une belle pataugeuse. Pat appelle donc à la réception. On est en Thaïlande, donc ils viennent une heure plus tard. Finalement, ils nous changent de chambre. On se retrouve juste à côté. C’est vraiment occupé!

Les gars partent dans un centre d’achat, moi je reste au lit. C’est vraiment pas une fin de voyage facile. Y’a du handball à la télé. Et au lieu de dormir pour reprendre des forces, je regarde. J’aimes même pas ça le handball. Je dis pas si ça aurait été du hockey sur gazon ou du saut à ski!!!

Les gars reviennent finalement avant qu’on ne reparte pour aller souper. Et quoi de mieux que d’aller au Hard Rock Café de Bangkok!!! Je sais pas pourquoi ils ont choisi ça. Faut croire qu’ils sont écoeurés de manger du thaï! Même si on en a pas mangé tant que ça!

Partir de l’hotel sans avoir l’adresse de la place, c’est pas génial. Mais même quand t’as l’adresse, c’est pas certain que le chauffeur de taxi va savoir c’est ou. Donc, tu dit le quartier et rendu là, tu essaie de te débrouiller comme tu peux. Finalement, après quelques minutes de recherche, le Hard Rock Cafe m’apparaît comme un oasis en plein milieu du désert! Disons que je cherchais désespérément un endroit avec air climatisé pour arrêter temporairement mes glandes sudoripares de produire de la sueur.

Et pis le Hard Rock Café? Bah, c’était prévisible. C’était comme si Elvis Presley, The Who et les Rolling Stones avaient vomis partout sur les murs. Des gros burgers sur le menu et quelques plats thaï. Donc je prends le California Club, avec poulet grillé, question de pogner la grippe aviaire. Mon système imunitaire laisserait tout passer en ce moment. Pis j’ai même pas faim.

La fille derrière le comptoir arrête pas de nous regarder. Elle nous dévore des yeux en fait. Mais là j’suis vraiment pas dans le mood pour ça. Juste pour vous dire, j’ai même pas commandé de bière!!!

Mon club arrive. Mon appetit n’est toujours pas arrivé. On l’attends d’un minute à l’autre. Mais finalement, il ne viendra pas. J’ai pris 3 bouchées de mon club et 5 ou 6 frites. Le serveur me regarde croche. La fille derrière le comptoir ne me regarde plus. Ça sent la fin.

La fin des vancances, bien sûr.

On sort et il fait toujours aussi chaud. On décide de marcher un peu et de voir s’il reste quelques magasins ouverts. Finalement, on se rend compte qu’ils viennent de fermer puisqu’il est 21h. Il me reste pourtant des souvenirs à acheter!!!

Finalement, on retourne sur la rue principale et on aperçoit plein de monde qui sortent du linge et des bébelles de grands sacs de poubelles et les étendent sur le trottoir. Et voilà un bon exemple de la Thaïlande. Alors que certains ferment leur magasin 21h, d’autres à 21h01 étallent leurs trucs sur le trottoir pour vendre pas cher aux touristes et même aux locaux. Quand y’a de l’argent à faire, rien ne peut les arrêter.

Une vraie vente de trottoir. Et les gens virent fous. Tout le monde se rassemble autour des kiosques improvisés pour dealer une ceinture, une sac à main ou un portefeuille. Nous, c’est les polos Lacoste qu’on a remarqué. Bon, c’est peut-être pas des vrais (surement pas ou ils sont volés) mais ça fait la job. La fille demande 200 bahts (7$) chacun, je lui en donne 300 (10$) pour 2. Et voilà le travail. Ça va me manquer au Japon!

Les boys veulent aller visiter un peu les alentours. Moi, évidemment, je suis crevé et trempé à l’os. Je retourne à l’hotel. On a un vol tôt demain et 7h d’avion quand tu file pas, c’est long!

Pas de flaque d’eau dans la chambre, c’est bon signe. Y’a toujours du hockey sur gazon à la télé. Les vacances sont finies. Demain, c’est le retour à la réalité.


Dimanche 6 mai

Le vol est à 8h. Donc, on part à 5h de l’hotel C’est tôt, trop tôt. Malgré une bonne nuit de sommeil, je sens la fatigue, mais moins la fièvre qui semble être restée au lit ce matin.

Et pis y’a pas grand chose d’autre à dire. Dans ces temps là, on prend notre mal en patience avant de retourner à la maison. Avant de retourner dans un endroit plus familier. Et pis ça fait bizarre de dire que tu retourne chez toi au Japon, mais c’est la réalité.

C’est avec des trip comme ça que je me rends compte que j’ai de la chance de pouvoir voir autant de choses différentes. Parce qu’il faut le dire, même si tout est fait pour accomoder les touristes et qu’on est pas trop sorti de la piste touristique, c’est franchement dépaysant.

Malgré tout ce qui s’est passé de pas trop le fun (blessures et gang de débiles mentaux à Koh Phangan), bah la Thaïlande ça vaut la peine à visiter je crois. C’est probablement le pays le plus accessible de l’Asie du Sud-Est. Mais quand même, j’aurais aimer aller au Cambodge et au Laos. Mais bon, ce sera pour une prochaine fois.

Next stop, Bali au mois d’août! Encore de la beach et peut-être même un peu de luxe. Ça peut pas faire de tort.

J’espère que vous avez apprécié ce récit et que ça vous a donné le goût de voyager. Moi j’ai la piqûre! Ça paraît?

À plus

Pace

samedi 2 juin 2007

Une saucette qui dégénère!!!

Bon, pour me faire pardonner de ne pas avoir updaté souvent mon site, je vous offre une autre partie de mon voyage en Thaïlande. Il n'en reste qu'une!!!

Enjoy!

=====================================


Jeudi 3 mai

Comme prévu, on se lève tôt. En vancances, ça veut dire environ 10h. On déjeune au resto de l’hotel. Pour faire changement, je prends un American Breakfast avec un jus d’ananas cette fois et pas de glace. Heureusement, depuis mon retour à Koh Samui, je visite M. Toilette moins souvent. Merci Alex qui a déniché des Imodium dans le bordel de Koh Phangan.

Pendant que j’essaie de réserver un hotel à Bangkok, les gars vont louer les mopettes. Pas de succès pour l’hotel, problème de connexion internet. Les gars sont plus chanceux. Quatre mopettes, 200 baht (7$) chacun pour 24h. Pas cher, pas cher!

On se dirige donc vers Hat Lamai, deuxième endroit en importance de Koh Samui. Je fais un virage brusque afin de rejoindre la beach. Les autres ont pas vraiment eu le temps de réagir. Disons que j’avais pas trouvé le bouton des flashers!!!

La beach à l’air nice et Alex décide d’aller se saucer. Pendant ce temps là, nous on regarde le ciel perplexe. Disons qu’une masse de nuages gris-noirs se dirigent dans notre direction. On n’a pas trop le goût de reprendre la route.

Charley, en gars débrouillard, propose donc de prendre une bière le temps que ça passe. Un vrai scout! Nous nous installons donc au resto juste à côté et on se commande une bière chacun. On n’a même pas le temps de prendre une gorgée que ça commence à tomber. Ou débouler. Bref, tomber fort. D’la bonne corde encore une fois.


Nous on boit notre bière tranquillos. On regarde les gars se débattre avec les écrans de plastiques. On est en vacances!

Vingt minutes et il pleut toujours. On commande donc une autre bière. Finalement, 45 minutes plus tard, ça se calme et ça arrête. On repart.

Vous allez dire : « Mais vous avez bu d’la bière, pas question de conduire. » Ne vous en faites pas, cette fois-ci, on a des casques!!!


Nous repartons donc vers le sud, vers l’inconnu. Car au sud de Koh Samui, y’a pas grand chose. Si, on a vu quelques plages, plutôt moyennes, quelques sentiers boueux aussi. Ah, y’a Alex qui a pogné un flat. Là je dois vous dire que nos mopettes sont plus mopettes qu’à Koh Phangan. Disons qu’elles ont vu pas mal de routes. Bref, on arrête à un shack et un ti-cul de 12 ans propose de la réparer pour 50 bahts (2$). Deal!

On s’est donc perdu un peu, on a même manqué le stade avec des combats de Buffalos. Dommage! Mais l’île est plutôt grande, donc pas le temps de niaiser si on veut revenir avant la tombée du jour.


Finalement, nous arrivons à Na Thon sur le côté ouest de l’île et on décide de s’arrêter manger un peu. Le resto est tout près du quai et le poisson y semble plutôt frais. Moi je me risque en prenant du macro frit avec herbes thai. Alex aussi, il prends un autre poisson deep-fried. Le serveur lui demande d’aller choisir le poisson. Il est vivant dans l’aquarium. Frais vous dites?

Mon assiette arrive, gibelottes de petits morceaux de poissons frits avec herbes et toutes sortes de machins oranges. Ça l’air bon. Et je tiens à préciser que j’avais demandé « no-spicy ». Eh bien, faut croire qu’avec les herbes thai, t’as pas vraiment le choix. J’ai perdu toute sensation dans ma langue pendant une couple d’heures.

Mais le plat de résistance, c’est celui d’Alex. Si je peux résumer le mode de cuisson :

1- On prends le poisson vivant et on lui découpe des entailles sur le côté. À savoir s’il est encore vivant, je pourrait pas vous dire.
2- On le place dans un genre de panier pour pas qu’il bouge s’il est encore vivant.
3- Puis, on place le fillet dans la friteuse.
4- Au bout d’une certain temps, on sort le poisson et on le place soigneusement dans une assiette.

Et voilà, pas plus compliqué que ça. Tu as un poisson entier frit dans ton assiette. Il était vivant v’la 15 minutes. Frais frit!
Après cette leçon gastronomique, on retourne rapidement à Chaweng avant la nuit. En arrivant, y’a du traffic pas mal. Ça avance très tranquillement et on se retrouve arrêtés devant un commerce de massage. Les jolies masseuses nous sourient en nous envoyant la main et des « Youhou, massage for you! ». Je suis pas si tendu que ça.

Bref, je sais pas si c’est la pluie qui leur fait ça, mais Alex et Charley décident de retourner pour un petit massage. Ça doit faire 4 ou 5 depuis le début du voyage.

Je retourne réserver l’hotel avec Pat et au retour j’arrête pour voir des peintures de paysages thailandais faites sur des morceaux de tissus noirs. Assez joli! Un jeune vient me voir. Je lui demande le prix. Évidemment, il sort sa calculatrice pour me montrer 2000 baht (65$). Je refuse évidemment. Il me montre un papier collé sur la calculatrice qui dit « Make your price ». Parfait, 500 baht (16$). Il me dit non, 1500 baht (50$). Je dis non. Finalement, il me dit ok. Et voilà comment on négocie de 2000 bahts à 500 bahts.

Durant le voyage, on a négocié tout ou presque. Si tu négocie pas ici, tu te fais avoir. C’est la règle. Ainsi, des shorts à 800 bahts (25$), je les ai payés 300 bahts (10$).

Mon magasinage terminé je retourne à l’hotel. Je croise Charley qui a l’air ma foi, assez détendu. Il ne veut pas s’étendre sur le sujet de son massage en profondeur. Pas de nouvelles d’Alex qui serait encore là-bas.

Rendu dans la chambre, Charley me dit: « J'm'en va faire une p'tite saucette dans piscine ». Je mets mes gougounes en vitesse et je le suis vu que j'ai rien d'autre de bon à faire. Finalement, on croise Alex et Pat. On décide donc de changer la saucette pour la p’tite frète. Surtout qu’il fait terriblement chaud et humide ce soir. On décide donc d’aller au bar du Blue Lagoon, juste à côté. Et c’est là, que la soirée a dégénéré!

En arrivant, belle surprise! C’est notre serveuse bien sympathique que nous avions rencontré lors de notre denrier séjour. Quoi? Je vous ai pas parlé? Perte de mémoire ou juste que j’avais trop de choses à dire.

Bref, on s’installe au bar, tous habillés pour regarder la télé ou quoi que ce soit qui ne demande pas d’être vu par la population générale. Quatre Singha et c’est reparti. On conte pour une enième fois nos péripéties de Koh Phangan et le Full Rain Party!!! De l’autre côté du bar, y’a un genre d’indou qui essaie aussi de converser avec la gentille serveuse. À première vue, il a l’air propre!

Finalement, on commence à jaser avec le gars. Né aux Maldives de parents riches, il a vécu ensuite à Londres et pis là il travaillerais pour une compagnie à Singapour, mais s’occupe de l’immobilier ici à Koh Samui. Bref, un peu trop mélangeant comme histoire pour que je m’en souvienne. Anyway, le gars est ben correct.

C’est la première fois qu’il rencontre des québécois, donc il fête ça en nous invitant à vider la bouteille de Sambuca qui traîne sur l’étagère depuis des décénies. Heureusement, il en restait pas trop. Y’a une caucasienne, genre 30-35 ans qui vient se joindre à nous. Alors, sans même avoir le temps de remarquer sa présence, je me rends compte que Pat est déjà en train de lui parler. Tough luck mon Pat! C’est l’assistante-gérante de l’hotel. Elle est suisse comme le proprio de l’hotel aussi. Et c’est sa deuxième journée et elle a l’air stressée.

Question de l’aider un peu, Charley demande si elle aurait pas de l’amaretto. Elle court chercher la belle bouteille de Disaronno neuve dans la cuisine. Et là Charley essaie d’expliquer à la serveuse et à une autre serveuse qui s’est join à elle comment faire des uppercuts, son drink fétiche! Pas facile! Nous on continue à jaser. Une demi-heure plus tard, Charley revient avec nos drinks. Un verre avec ce qu’il me semble être un vulgaire mélange d’amaretto et de jus d’orange.

- C’était trop compliqué?
- Un peu trop oui.....

Finalement, Ismael, l’indou là, décide qu’il va nous faire visiter les places hot de Chaweng! Je commande des fettuccini au saumon fumé. Malade!!! La classe. On enfile nos Singha et on file au Amari resort, l’hotel juste à côté.
Pour citer Charley : « Si le Blue Lagoon c’est un 5 étoiles, celui-là en a 9 et demi!!! »

De la classe vous dites? À en revendre. Le petit lounge à côté de la piscine immense est composé d’une quinzaine de sofa blancs immaculés et même de 3 lits ou tu peux aller te reposer avec ta bouteille de champagne et 2 ou 3 compagnes!

Ismael décide de nous payer la traite. Moi j’ai pas de problème avec ça. Il commande 2 bouteilles de vin blanc (parce qu’y fait chaud en ti-pépère). On se retrouve avec du monde qui savent avoir de la classe forcément. Ceci dit, Charley est en costume de bain (il allait se saucer!), moi j’ai un vieux t-shirt fini, Alex aussi. Y’a juste Pat qui est légèment plus présentable.

Pour citer Charley encore : « Je serais même pas surpris de voir Paris Hilton ici! » Je suppose que ça veut dire que l’établissement a de la classe! Et les toilettes aussi apparament. J'y avait pensé auparavent, mais on devrait toujours classer les établissements par la qualité des toilettes. Souvent ça en dit beaucoup sur la qualité générale.

Deuxième étape, le Q bar. Selon Alex, il a vu un Q géant dans la montagne avant d’arriver à Chaweng. Finalement, c’est comme si y’avait un bar au belvédère du Mont-Royal. Et un bar avec de la classe en plus.
Ismael deal les taxis pour se rendre, 300 bahts (10$) par taxi. Ça semble cher, mais bon, ça fait plus longtemps qu’il est ici que nous.

Comme vous pouvez voir, nous sommes très bien acceuillis. La place est cool, la vue est belle à l’extérieur. Parce qu’à l’intérieur, y’a pas un chat. C’est moins cool un bar quand y’a pas de monde. Probablement à cause de la pluie. Ah oui, j’avais oublié de vous dire qu’il pleuvait maintenant. Mais, ça vous vous en doutiez surement.

Le temps de prendre un martini et une bière (bon mix), on décide de repartir. Ismael commence à dealer les taxis. On est en haut de la montagne, donc faut les faire venir. Ça l’air compliqué. Moi je relax. Anyway, je suis pas vraiment habillé pour stresser. Pis amoché comme je suis.....

- The last thing you guys need to see, is the Green Mango!

Ok! Direction Green Mango. Je sais pas c’est ou. Pat non plus. Ismael est dans l’autre taxi avec Alex et Charley. Succession de chemins de bouette. Finalement on arrive. C’est dans la ruelle ou les filles font des tatas quand tu passe. Ça promet !

Le Green Mango, c’est un genre de club à air ouverte. Donc, tu sais pas trop si t’es dedans ou dehors. Mais bref, c’est un détail. Finalement on rejoint les gars.

Y’a pas mal de monde. Et pas mal de filles aussi. Heureusement, nous sommes des étrangers avertis. Donc, nous ne courons aucun risque. Malgré que des fois, l’alcool peut troubler la vision d’un jeune homme en quête de plaisirs charnels. C’est pourquoi, ici, le travail d’équipe est très important.

Afin de ne pas se faire prendre par les nombreuses demoiselles qui sont ici afin de profiter de l’ignorance et surtout du surplus de testostérone des jeunes caucasiens, lorsqu’un membre de l’équipe se retrouve en conversation profonde avec une « locale », ils se doivent de le surveiller. Ainsi nous évitons de malencontreuses rencontres qui se soldent par un : « It cost 1000 baht! ».

On fini ça avec un bon Burger King. Ah oui, j’oubliais. On a croisé un québécois en revenant à l’hotel. Le gars typique St-Eustache. J’ai pas eu le temps de lui demandé ou il avait stationné sa Civic blanche. Camisole, boucle d’oreilles, tonne de gel dans les cheveux pour faire paraître qu’il vient de se lever, attitude désagréable envers tout ce qui ne vient pas de St-Eustache. J’peux pas croire que y’a du monde qui vont rencontrer ce gars là pis qui vont se dire : « Ah ouin, le monde est vraiment comme ça au Canada » et pire « au Québec ». Ah pis j’pense que j’suis mieux d’aller me coucher. On a un vol demain matin!!!

Et dire que tout ça c'est parti d'un simple « J'm'en va faire une p'tite saucette!!! »