mardi 2 octobre 2007

Retour dans le passé: Beach Party à Kamakura

Avant que ma visite arrive en fin de semaine, je vous laisse avec un autre récit. Je vous avais dit que j’étais supposé vous parler de notre fin de semaine à la plage à Kamakura mais que j’avais dû arrêter mon écriture prématurément. Eh bien, voici le récit, enfin terminé, plus ou moins modifié de sa version originale. J’ai essayé de garder les récits plus courts, mais je vous préviens que ça risque parfois de déborder, y’a vraiment trop de choses dans ma tête.

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Donc, il y a deux week-ends de cela (En fait, c’était la fin de semaine du 25-26 août!!!), nous avons décidé de descendre dans la grande région de Tokyo, encore une fois. Mais cette fois-ci, nous avions une bonne raison (toutes les raisons sont bonnes pour descendre à Tokyo selon moi!). En effet, Alex a un ami semi japonais qui travaille à Montréal et qui vient parfois à Tokyo pour sa job apprendre le japonais. Ça l’air bizarre comme ça, mais le gars est né et a vécu toute sa vie au Québec, donc le japonais il n’est pas trop habitué. Bref, arrivé ici, il nous appris d’après un des ses potes du boulot qu’un méga beach party se déroulait à Kamakura, à environ 1 heure de Tokyo.

Vu que le party est le samedi après-midi, nous décidons donc de nous louer une chambre d’hotel et de passer la nuit le vendredi soir à Tokyo. Une petite soirée relax. Nous descendons donc, Patrick, Alex et moi vers Tokyo et quelques bières de routes plus tard laissons notre bagage à l’hotel. Puis, direction Ebisu pour aller rejoindre Frank, le pote d’Alex.

Ebisu est un des nombreux quartier de Tokyo que je n’avais pas encore visité. Parce que des quartiers à Tokyo, c’est pas ça qui manque. Mais peu importe ou vous vous trouvez, ça se ressemble pas mal. L’action se passe autour de la station de train et vous vous retrouvez alors au beau milieu d’édifices de 10 étages garnis de néons de toutes sortes de couleurs, des affiches illuminées qui vous indiquent en japonais ce qui se trouve à chaque étage et beaucoup, beaucoup de monde. Peu importe ou vous vous trouvez à Tokyo, y’a du monde!!! Avis aux clostrophobes!

Bref, nous retrouvons enfin Frank et ses deux comparses, un gars de Vancouver pis un autre de je sais plus trop ou. Ben sympathiques les gars. Nous allons casser la croûte dans un Yakiniku, un resto de grillades coréennes. Rien de spécial ici, ben de la viande, du kimchi (chou au piment) et de la bière pour faire passer ça. Marc-Alex vient finalement nous rejoindre avec une de ses amie qui vient de débarquer à Tokyo, Nathalie.

La soirée se déroule donc allègrement et les bières se vidèrent aussi bien dans notre estomac qu’au cabinet. Venu le temps de sortir, les deux comparses de Frank nous amènent donc dans un pub à Shinjuku. Le problème, c’est que le mot pub ici au Japon n’évoque pas nécessairement de bons souvenirs. En Irlande, c’est bien, en Angleterre, légendaire et en Estonie, ça réconforte. Mais ici, au Japon, les pubs sont généralement remplis de trois types de personnes : des étrangers, anglophones pour la plupart, quelques japonais qui aiment bien la bonne bière et quelques japonaises qui aimeraient bien se trouver un beau grand caucasien. Vous allez dire que le dernier type devrait m’intéresser. Oui, en effet, mais le problème, c’est qu’il faut endurer les deux autres!!! Et les profs d’anglais qui pensent tout connaître, c’est long à endurer. Pas que j’ai pas les profs d’anglais. C’est juste un petit « running gag » ici au Japon.

Donc, aussitôt notre pinte de Bass ingurgitée, nous mettons le cap vers Roppongi pour une soirée classique de bar hopping. Mais malheureusement, nous avons frappé un mur à notre premier essai. Il faisait chaud (il fait toujours chaud ici de toute façon) et donc Alex, Frank, Marc et moi portions des pantalons courts, aussi appelés bermudas ou shorts (ou pattes courtes en région)! Et au 911, pas le droit de short pants!!! Ben voyons. J’aurais bien piqué une jasette au doorman pour lui dire ma façon de penser, mais sa stature et son air de boeuf ne me mettaient pas en confiance (petit détail, il était noir et non japonais...ça fait une différence je vous l’assure!!!).

Finalement, un gars troué partout dans la face nous interpelle pour nous inviter au Lexington. Le Lexington, c’était une grande institution à Tokyo, il y a peut-être 3 ou 4 ans. Sur les murs, on retrouve des photos de Colin Farrell, Sting et même Jacques Villeneuve. C’est un peu commes les Bains & Douches à Paris. Mais bon, ce fut une bonne soirée ou j’ai même bu du champagne à la bouteille grâce à un japonais pas trop en état de conduire. Arigato chummy!!

Pas besoin de vous dire que le tout s’est terminé tard et que j’ai eu besoin du coup de téléphone de la réception pour me réveiller!!!

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Samedi matin, on se tape un petit bagel pour se remettre sur pieds. Ça marche plus ou moins! Puis, direction Kamakura pour le fameux beach party.

Le trajet est long, enfin il a paru long. Mais heureusement, on apprend de nos erreurs, car nous avons réussi à prendre un train rapide, sinon ça aurait été encore plus long. Deux transferts plus tard, nous voici à Kamakura, qui semble plutôt paisible. Mais rendu à la plage, c’était la jungle.


Pas que c’était le bordel, mais plutôt la densité était ahurissante. Difficile de trouver une place pour installer ma belle serviette Molson Export. Nous passons donc devant les nombreux petits « shack » qui y vendent non pas des patates, mais plutôt du thaï ou autres mets épicés pour s’assurer que vous vous déshydratiez comme il faut!!

Nous ne savions aucunement ou le beach party se trouvait, mais à vrai dire, on s’en foutait un peu. Le spectacle qui s’offrait devant nous était amplement suffisant. Vous connaissez mon appréciation de la gente féminine asiatique (sinon, maintenant vous êtes au courant) et bien ici on est servi à mort. Vraiment, y’a pas à dire, les japonaises sont très belles et en maillot elles scient les jambes de n’importe quel mâle normalement constitué. Je suis normalement constitué. Je pense!!!

Est-ce comparable comme atmosphère aux plages nord-américaines? Non! C’est tout simplement pas comparable et l’attitude des gars aussi y est pour quelque chose. À Oka par exemple, c’est le festival du tattoo pis des abdominaux biens taillés. De temps en temps, y’a des spécimens dans mon genre, mais ceux là on les remarque pas. Les gars au Québec ou même partout en Amérique du Nord vont à la plage pour se faire remarquer. Ici, les japonais vont à la plage pour jouer et s’amuser. Aucune attitude, aucune aggressivité. Tu peux donc regarder la blonde du gars tant que tu veux, tu reviendra pas avec un oeil au beurre noir. Mais je dis pas que j’ai fais ça!

D’autres gars de Dassault sont descendus directement d’Utsunomiya pour profiter d’une belle journée au soleil. Malheureusement, il manquait un peu d’espace pour se faire une bonne partie de foot. Ce sera pour plus tard.

Finalement, le party se trouvait dans un bar juste en arrière d’ou nous avions largués nos amarres. Au début, je me demandais pourquoi on paierait 20000 yens (20$) pour rentrer dans le bar si de toute façon on peut boire de la bière en public (et ils en vendent au dépanneur juste à côté) et toutes les filles sont sur la plage!!! Bon, y’a une terrasse sympa et de la bouffe, mais quand même. C’est vrai que c’était pour une bonne cause, les profits seraient remis à une oeuvre de charité, je ne sais pas laquelle, mais c’est un beau geste quand même.

Finalement, nous avons appris qu’il y avait des douches à l’intérieur et vu la quantité de crème solaire que je m’étais étendu et le sable qui est donc resté collé sur mon corps svelte, nous avons décidé d’y pénétrer. La douche a été bonne, très bonne même!!


La nuit commençait à tomber et mon estomac commençait à s’auto-digérer. Au menu, de la grande cuisine : frites et pépites de poulet. Avec la bière, ça bouché un bon coin. Le soleil a tapé fort et on commençait tranquillement à tapper de clous. Mais heureusement, l’histoire ne se termine pas là! Oh que non!

Vous vous souvenez de Frank, l’ami d’Alex. Il est venu nous rejoindre à Kamakura et ce aux alentours de 16h. Eh bien, pour les grands cinéphiles d’entre vous, rappelez-vous le grand classique nommé « Old School ». Oui, nous avions avec nous Frank « The Tank ». Pendant que nos paupières peinaient à rester ouvertes, lui s’est mis à nous motiver. Et ça nous prends pas grand chose. Les gars de Dassault et Marc-Alex étaient reparties vers les contrées du Nord, alors il restait Alex, Frank, Pat et moi.

Finalement, Alex et moi on se retoruve assis à côté d’un groupe de fille et on entamme la discussion. Pour l’instant, tout se déroule bien, les premiers contacts sont assez faciles. Mais on se rends compte alors que leur niveau d’anglais est assez limité. Comme notre niveau de japonais. Faut alors un grand talent de patineur pour arriver à soutenir une conversation.

Enfin, nous décidons de retourner vers Tokyo, car il était rendu près de 23h et nous ne voulions pas manquer le dernier train et ainsi rester pris à Kamakura alors que nous n’avions nulle part ou rester à coucher. Les gars, avant que vous ne le mentioniez, les filles restaient chez leur parents, donc pas de chance de se côté là. Et c’est pas parce qu’elles étaient jeunes, 24 et 26 ans. C’est juste comme ça au Japon!!!

En retournant vers Tokyo, Frank appelle sont ami Tony qui nous avait parlé du « beach party ». Il nous dit alors qu’il se dirigeait vers un party dans un appart dans Azabu-Juban et que nous étions invité. Il s’agit d’un quartier assez riche et le gars qui fait le party, personne ne le connaît. Bref, ça nous empêche pas de nous y rendre quand même sous l’initiative de Frank « The Tank ».

En arrivant, il est maintenant environ minuit et demi, Tony nous dit que c’est peut-être mieux d’apporter quelque chose à boire vu qu’on connaît pas le gars et qu’il a peut-être pas beaucoup de bière. Parfait, j’suis bien d’accord avec ça! À peine rentrés dans l’appart, on peut facilement voir que le réfrigérateur est rempli à craquer et que deux glacières sont remplies de bière. Wow! Beau party!

Il y a un peu de monde, pas trop. On ne connait personne ce qui ne nous empêche as de faire connaissance de tout le monde ou presque. Le gars qui habite l’appart est vraiment relax. Un peu trop même. Je sais pas pour vous, mais personnellement, si un gars invite du monde chz lui pour un party et qu’il est en robe de chambre, j’ai pas le choix de le respecter. La première chose qu’il nous a dit entre deux gorgées de vin rouge : « Guys, you’re welcome. Please don’t trash my place! ». Pas de trouble, on va faire attention.

On fait le tour de la place avec Tony et je dois avouer que c’est un des appart les plus nice que j’ai vu. À l’intérieur, c’est pas énormément grand, mais en masse pour une personne. Cependant la terrasse est énorme et la vue vraiment impressionante. Jugez pas vous même.


Bon, je dois avouer que l’appartement de Fanny et co. à Courbevoie était pas mal aussi avec la vue sur la Tour Eiffel, mais disons que pour le Japon, c’est le mieux que j’ai vu pour l’instant. Tellement, que je me suis débouché une bière et je me suis assis sur le rebord de la terrasse à contempler le paysage. Là, dans ces moments là, quand on prend le temps d’assimiler les images qui se présentent devant, c’est là qu’on réalise ou on est. Les centaines de gratte-ciels ornés de lumières rouges scintillantes, les autoroutes multi-étages qui se faufilent au travers des géants de bétons et de verres et surtout les constructions multiples à perte de vue sont vraiment impressionantes. C’est Tokyo, tout simplement!

Je retourne à l’intérieur pour me prendre une autre petite frète et me rendre compte que Pat a fermé boutique sur le divan. L’hôte me demande alors nonchalament s’il allait être malade. Je lui réponds alors que s’il avait trop bu, il aurait déjà été malade. Mais je suis certain que j’étais convaincu de la chose.

En parlant Formule 1 avec une japonaise, j’aperçois au oin Frank « The Tank » qui danse comme un déchaîné sur la terrasse. Je me mets alors aux commandes du laptop pour lui donner de la bonne musique pour danser. Et pourquoi pas, Alex et moi embarquons aussi. Puis, alors que le party semblait sur ses derniers milles, la soeur de l’hôte (elle a dit ça, mais on la croyait plus ou moins) tentait de réveiller vigoureusement Pat avec quelques taloches au visage. Il a fallu qu’on la retienne un peu, elle était en train de défouler sa frustration envers les hommes sur notre camarade.

Nous avons donc quitter le Palace et il devait être pas loin de 4h du matin. Nous rejoignont alors le quartier général, c’est-à-dire l’appartement de Frank. Après avoir disposé du cadavre de Pat, Alex et moi avons eu la mauvaise idée d’écouter ce que Frank avait à proposer. À 4h30, nous nous retrouvons alors à Roppongi ou Tony nous déniche une resto à ramen, soupe composée de nouilles genre spaghetti, oignons verts, oeuf et tout le tralala. Tu payes dans une machine distributrice et tu mange ta soupe dans un isoloir. Spécial!!!


Puis (il fait maintenant clair), direction Quest pour se délier les jambes un peu. Pas de niaisage en rentrant cette fois-ci, nous rentrons en shorts et je suis même en gougounes, Alex en crocs. Bref, pas top pour cruiser! Après une bière, je sens que je ne tiendrai pas longtemps.

Je fini par convaincre Alex de retourner chez Frank. Lui, il reste là avec Tony pour noyer sa peine, je sais pas. Nous revenons au QG, il est 7h30. C’est l’heure d’aller dormir je crois.

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À 11h15, mon cellulaire sonne. C’est Frank qui m’appelle pour me demander de le laisser rentrer chez lui vu qu’il n’avait qu’une clé. Il nous offre même de faire à déjeuner. On se rempli un coin de l’estomac qui a encore la faculté de digérer et nous mettons le cap sur Utsunomiya pour aller continuer de récupérer.

Vas te coucher Frank! Pu jamais de soirée comme ça Frank!!!

mercredi 26 septembre 2007

Sumo, baseball et tout le tralala

Ça faisait un petit bout de temps que nous n’étions pas allés à Tokyo pour une fin de semaine de deux jours complète. Il y a quelques bonnes raisons pour ça. La première, parce que ça fait mal au portefeuille et la deuxième, parce ça fait mal au foie.

Mais bon, la fin de semaine dernière, nous avions de bonnes raisons pour y mettre les pieds. En effet, il y a deux choses qu’on se doit obligatoirement de faire si on effectue un séjour de longue durée au Japon : assister à un tournoi de sumo et à une partie de baseball. Nous avons donc profité de la fin de semaine pour faire les deux.


Vendredi 14 septembre 2007

Vendredi soir donc, nous avons réussi à attraper le Shinkansen de 18h05 pour descendre vers Tokyo. Normalement, on prend notre temps pour descendre car les soirées sont généralement longue et les nuits, donc, courtes. Mais là, Alex avait reçu son équipement de hockey depuis un bout de temps et il n’avait pas eu la chance de l’eassayer. Un gars de Tokyo Canadiens lui as donc dit qu’il pouvait aller jouer le vendredi soir dans un aréna de Shinjuku. Donc, Patrick, Marc-Alex et moi l’avons accompagné question de nous aussi regoûter à la joie de regarder du hockey.

Je n’imaginais jamais voir quelqu’un se promener dans le métro de Tokyo avec une poche de hockey, mais maintenant, c’est fait. Disons que les gens se demandais un peu ce qu’on faisait et à quoi pouvaient servir ces étrages bâtons. Pour le peu de japoaniss qui connaisent le hockey, il y en a 10 autres qui se demandent tout simplement de quelle planète on débarque. Mais, il y a quand même des avantages, car on vous remarque. Nous avons même reçu les surnoms de « Hot guys with hockey sticks » d’une caucasienne (américaine selon moi) d’une quarantaine d’années. On prend ce qu’on peut.

Petit resto mexicain pour entamer la soirée, c’est connu que les burritos donnent une accélération de l’enfer. Puis direction Shinjuku pour se rendre à la patinoire. Elle se trouve dans un coin perdu de Shinjuku ou on retrouve plusieurs autres installations sportives. La glace est minuscule et il fait pas chaud à l’intérieur. Les gens nous regardent comme des extra-terrestres puisque nous sommes tous en t-shirts et qu’il fait -0ºC.

Finalement, pour faire une histoire courte, c’était une séance de hockey libre. Il y avait donc Alex, 3 autres japonais de grandeur moyenne, un gardien et deux kids d’environ 13 ou 14 ans. Pas du grand hockey donc. Une chance que la bière était bonne et on ne sentait presque plus le froid. Enfin, après 45 minutes, Alex a décidé de mettre fin à ses souffrances. En effet, son père lui avait envoyé l’équipement de son frère au lieu du sien. Ils ont à peu près le même physique, mais pas pour les pieds apparament. Pis au hockey, quand t’as mal au pied, y’a pas grand chances de bien jouer.

Avec ce brin de déception, nous retournons à Roppongi afin de ramener l’équipement à l’hotel et se préparer à sortir. Encore là, une soirée comme les autres avec quelques boissons assorties d’anectodes justeuses. On se retrouve donc au Lexington afin de nous dégourdir les jambes un peu. Marc-Alex nous avait faussé compagnie pour aller récupérer le sommeil qu’il n’a pas eu la semaine précédente dû à un horaire de travail plutôt chargé. Ça arrive des fois! Il y avait du beau monde, comme d’habitude. Une jolie demoiselle se déhanche telle une déesse près du bar, je suis conquis.

- Where are you from to dance like that?
- I’m from Canada.
- No way! I’m from Canada also, Montreal.
- Oh yeah? Vancouver. I’m Danielle.
- I’m Mike.

Ah ce Mike. Il n’en manque pas une. Cette jolie fille est donc à Tokyo pour y faire du « modelling ». Vraiment, (hu-hum) je ne m’y attendais pas. Je suis entouré des filles de ma grandeur et plus. Et leur tour de taille ferait rougir mon tour de cuisse. Nous buvons donc nos drinks à 10$ à la santé du Canada, puis une petite danse. Puis, elle me présente à ses deux colocs. Deux russes. Fillion, calmes-toi!!! Là aussi, pas grand chose à redire sur leur apparence. Jugez par vous-même.




Mais voilà, dans chaque soirée qui semble si parfaite, il y a un élément qui vient gâcher tout. Ça peut être une phrase mal placée, oublier bêtement le nom de la dite demoiselle ou même de se retrouver à danser avec une autre demoiselle. Mais pas cette fois.

- So, you’ve been here a long time in Tokyo?
- No, about 3 months.
- And how old are you?
- 16.

Euh, quoi? J’ai dû verifier ses cartes et malheureusement elle avait raison. Ça casse le « mood » comme on dit. J’ai donc noyé ma peine dans une bouteille de champagne avec un japonais que je venais de rencontrer. Il avait un certain attrait pour la petite Danielle. Je ne lui ai pas dit l’information qui me troublait tant. Puis, alors qu’Alex fraternisait avec la Suisse, j’ai quitté pour aller retrouver mon lit.

En passant devant un bar sportif, j’ai regardé brièvement un extrait du match de la Coupe du Monde de Rugby entre l’Angleterre et l’Afrique du Sud qui menait 23-0. Vraiment, y’était temps que j’aille me coucher.


Samedi 15 septembre 2007

Pas trop pressé d’aller voir des gars de 400 livres se battre en couches, je me laisse réveiller par la sonnerie de mon cellulaire. Il est 11h30. Grâce à ma deuxième nuit à l’hotel, j’ai pu passer outre le check-out de 10h.

Je réveille Marc-Alex et on va rejoindre Alex au Roppongi crossing. Il n’y a pas trop de presse et ce même si les portes du Kokugikan (stade de sumo) ouvrent à 8h30. En effet, les meilleurs combats sont vers la fin de la journée. En avant-midi, on retrouve souvent les plus jeunes et moins expérimentés. Ah oui, petit détail, en marchant dans les petites rues d’Akasaka, nous sommes tombés face à une Bugatti Veyron. À 1,6 millions pièce, ça va prendre un boutte avant que j’en revois une dans la rue. Malheureusement, mes réflexes étaient encore au lit, donc pas de photos.

Nous mettons quand même le cap sur la station Ryogoku. J’avais mes shorts pendant qu’Alex et Marc-Alex étaient en jeans. Je dois avouer que je redoutais un peu me faire virer de bord parce que j’avais des shorts. Dans les temples, par exemple, il faut souvent avoir des pantalons. Là, au sumo, on savait pas. Peu importe, j’étais confortable et eux crevaient!

Rendu là, on se trouve un petit café au 7e étage du musée afin de déguster un sandwich aux oeufs. Et puis un deuxième! Finalement, on trouve l’extrée principale du Kokugikan et heureusement, je ne suis pas le seul en short. En fait, on se sent plus ou moins au Japon. Au moins 25% des personnes ici sont étrangers. Étrange! C’est touristique, que voulez-vous.
Nous avons des sièges réservés, mais toujours faut-il réussir à les trouver. Leur système de nuérotage des bancs est assez, disons, peu évident pour un étranger. Heureusement, il y a une tonne de gentilles demoiselles qui se feront un plaisir de trouver votre fauteuil. Ici, faut pas se casser le bicycle et laisser le monde faire leur job. Cela dit, y’en a du monde pour faire la job. Y’a probablement plus de placiers qu’au Centre Bell et ce même s’il n’y a que 13000 places (contre 21000 au Centre Bell).



Heureusement, nous avions des sièges comme dans tout bon aréna, mais ils se trouvaient au balcon. Si tu veux t’asseoir en bas, il faut louer des « box » d’environ 2 ou 3 mètres carré ou 4 personnes doivent s’entasser en s’asseoyant en indien et ce pendant 4 ou 5 heures. Non, merci! On est proche, mais pas tant que ça.

Au début, les sièges étaient assez vides et les combats assez féroces. La technique n’est pas aussi bonne, mais disons que nous ne sommes pas des connaisseurs pour autant. Quand même, nous avons eu droit à quelques bonnes chutes et si vous voyez la hauteur du « dojo » (zone de combat), ça doit faire mal de temps en temps. Bref, parfois les combats sont longs et intéressants, d’autres fois ultra-rapides et un peu ternes.

Enfin, les deux derniers groupes se présentent. En premier, il y a les Juryo, un groupe d’environ 30 lutteurs. Puis, après que ceux-ci ai fait leur combat de la journée, on passe aux Makuuchi. Dans ce groupe, on retrouve les 42 meilleurs lutteurs de sumo qui s’affrontent selon leur classement. Pendant les 15 jours du tournoi, ils rencontreront 15 autres lutteurs et celui qui aura la meilleure fiche remportera le tournoi.

Les estrades sont maintenant remplies et il commence à y avoir pas mal plus d’ambiance. On sent la tension. Les rikishis (nom donné aux lutteurs de sumo Juryo ou Makuuchi) sont les seuls à pratiquer les rituels d’avant combat qui durent environ 5 minutes. Avant l'affrontement, les lutteurs chassent les esprits en frappant le sol avec les pieds, après les avoir levés très haut. En signe de purification, ils prennent une poignée de sel et la lancent sur le dojo. Enfin, il y a également le rituel de « l'eau de force » que le rikishi boit puis recrache.



Les combats sont souvent très courts, mais on remarque surtout la souplesse de ces géants, car ils ne sont pas seulement très ronds de taille, mais très grands aussi. Les prises sont intenses et on sent la foule embarquer à fond dans le combat. Quand un lutteur a une bonne fiche à son dossier, les applaudissements sont beaucoup plus intenses. Souvent, des spectateurs vont crier le nom des lutteurs pour les encourager. C’est assez spécial comme environnement. Puis, dès que le dernier combat (réservé aux yokozunas, les 2 meilleurs lutteurs) est terminé, tout le monde se lève de son siège et quitte. Comme prévu, ça se termine à 18h, pas une minute de plus.

En sortant pour aller prendre le metro, il n’est pas rare de croiser quelques lutteurs en robe de chambre qui attendent un taxi. Ils sont vraiment immenses, en moyenne 6 pieds 5 ou 6, au moins 350 à 400 lbs. Les jeunes et moins jeunes prennent même leur autographes. Ce sont des rock stars ou presque!

Puis, de retour à notre cher Marroad Inn, nous allons ensuite nous gaver de saucisses et de choucroutes et de schnitzels dans un resto allemand d’Akasaka. Julien, notre boss de Dassault, était venu nous rejoindre en moto au sumo et il nous a suivi jusqu’au resto pour déguster une bonne Warsteiner. Puis, Franck, l’ami d’Alex mi-québécois mi-japonais, est venu nous rejoindre. Mais j’y pense, je vous ai pas parlé. En fait, j’étais supposé vous en parler dans ma chronique du beach party de Kamakura, mais j’ai pas eu le temps de la finir. En voici donc un extrait :

« En effet, Alex a un ami semi japonais qui travaille à Montréal et qui vient parfois à Tokyo pour sa job apprendre le japonais. Ça l’air bizarre comme ça, mais le gars est né et a vécu toute sa vie au Québec, alors le japonais il est pas trop habitué. »

Bref, une couple de Frankwursts plus tard, nous avons mis le cap sur Roppongi. Avant de s’engoufrer dans le monde infernal de la nuit roppongienne, nous arrêtons au Tokyo Midtown, un complexe comprenant quelques tours à bureau et muni aussi d’un petit bar sympa. Et ce soir là, le bar était très sympa!!! Bonsoir mesdames.

Vu que la Coupe du Monde de rugby battait son plein en France, j’ai décidé de supporter les bleus de belle façon avec mon maillot. Mais je n’étais pas le seul à supporter mon équipe de la sorte. Il y a même un gars qui se promenait avec un maillot de l’Argentine. Normalement, ça ne m’aurait rien fait. Mais pour ceux qui ne seraient pas au courant, l’Argentine a battu la France en début de tournoi, ce qui s’avère être une certaine surprise. J’avais pas trop le goût d’aller lui parler. Putin de Pumas, pas vrai Juju?

Tous ensembles, nous avons découvert les vertues du Moscow Mule, composé de ginger ale, de vodka et d’une lime. Très rafraîchissant par une soirée chaude, même si en ce moment, les soirées deviennent plus fraîche. Ça me rappelle nos belles nuits d’été du Québec!!!

Sinon, rien de spécial à signaler pour le reste de la soirée. Elle s’est terminée sous le soleil!!!


Dimanche 16 septembre 2007

Comme tous les autres dimanche matin à Tokyo, j’ai tenté d’étirer le check-out de 10AM le plus longtemps. Je suis donc sorti vers 10h30 pour aller rejoindre les autres dans le lobby. Puis, petit déjeuner avec bagel saumon fumé et fromage à la crème. Miam!

Le plan de la journée, c’était de se diriger tranquillement vers Yokohama et assister au match de baseball entre les Bay Stars de Yokohama et les Swallows (oui oui, les Swallows) de Yukuit (banlieue de Tokyo aussi). Ça nous a quand même pris près d’une heure pour y parvenir, les trains rapides dans cette région étant inexistants.
Finalement, nous arrivons en même temps que la masse de japonais qui venaient aussi au match et ce une heure d’avance. Nous achetons nos billets du côté de l’équipe visiteuse, car on n’est pas vraiment partisan d’aucune équipe. C’est bien fait car c’est le côté du stade qui aura de l’ombre en premier. Oui, il fait encore beau et chaud dehors.



Nous sommes donc entourés de chandails et autres vêtements aux couleurs des Swallows. En revenant sur le nom de l’équipe, les Swallows, représenté par un genre de moineau avec un bâton, on se dit alors que les partisans des équipes adverses doivent crier des trucs du genre : « Swallows suck!!! ». Je n’élaborerai pas sur le jeu de mots.

Mais ici au Japon pas question de s’acharner sur l’autre équipe et de huer les joueurs. Non, ici les partisants sont là pour encourager leur équipe, peu importe ce qui arrive. En arrivant au stade, Pat se demande si on devrait aller dans les « bleachers », les estrades au fond du champ gauche et du champ droit. Personnellement, j’avais entendu parler que ces sections étaient réservées au « Fan Section ». Et les fans ici, ils sont fanatiques pas à peu près. Peu après avoir pris place à nos sièges, l’annonceuse maison commence à présenter l’alignement partant des deux équipes. Avant après chque joueur présenté au tableau, les partisants font une petite toune en frappant des bâtons de plastiques, des trompettes, des tambours et tout le tralala. On se croirait à un match de football universitaire américain. Et ce, même si les deux équipes qui s’affrontent ne sont que 4e et 6e de la ligue. Il y a 6 équipes dans la ligue!!!


Voilà donc la première différence avec chez nous, l’ambiance. La deuxième, le stade. Rien de comparable avec le Stade Olympique. Quand on s’y trouve, il a l’air petit le stade de Yokohama et pourtant, il contient pas moins de 30 000 places. On se sent beaucoup plus proche de l’action par contre. Aussi, pour être certain de ne pas se déshydrater, ils y a des vendeuses de bière qui se promènent dans les rangées. Rien de spécial vous allez dire, il y en a chez nous aussi. Mais au Japon, y’en a partout. Peu importe le moment, tu as une vendeuse de bière à portée de porte-monnaie. Mais bon, je dois avouer que c’est toujours plus plaisant quand c’est la même fille qui vient te porter ta bière et qu’une certaine complicité s’installe entre vous. Ça aide toujours quand elle a un sourire d’ange. C’est quoi ton petit nom? Ah merde, j’ai manqué un circuit! Zut, elle est repartie. Pas facile. Ah, j’allais oublier, il y a les cheerleaders aussi. Ça se passe de commentaire!



Ah, et puis je vous en donne une autre différence. Celle-là, franchement, c’est la meilleure. Comme dans toute partie de baseball, il est venu un temps de remplacer le lanceur de l’équipe à domicile. Normalement, l’instructeur sort de l’abri et appelle le remplaçant qui joggue tranquillement vers le monticule. Eh bien, pas ici. La distance de l’enclos au monticule sera parcourue........en auto!!! Eh oui, une belle Toyota MR-S modifié pour accomoder un banc immense ou s’intalle le lanceur de relève. Inutile? Je pense que oui. Même pas besoin de courir. Être lanceur de baseball au Japon c’est la grosse vie sale!

Finalement, il est l’heure de revenir à la maison. Cette fin de semaine a encore une fois été plutôt chargée. Les prochaines seront plus relax, car mon ménage m’attend. Ma première visite arrive début octobre et yé pas question que ça traîne chez nous. C’est ma môman et mon frère qui débarquent. Je risque peut-être de finalement vous compter notre aventure rocambolesque de Kamakura! Revenez dans quelques jours!!

À plus


Pace


samedi 22 septembre 2007

SuperGT at Motegi

Je vous avais promis d’autres aventures nippones dernièrement, mais à vrai dire, ça été un peu mince en évènements mémorables depuis mon retour de vacances. Quatre semaines plates vous dites? Non, pas nécessairement plates, mais pas excitantes non plus. À part le typhon!!!

Oui, donc, il y a eu le typhon v’la une dizaine de jours déjà. Pas grand chose vraiment, juste un peu beacoup de vent et beaucoup de pluie. Vu qu’Utsunomiya se trouve à plus de 100km des côtes, ont a pas été frappé de plein fouet. Mais bon, si vous regardez la trajectoire dans le petit montage que j’ai fais, vous voyez que ça se dirigeait tout droit vers Tokyo. Et juste un peu au nord, c’est nous!!!



Il est donc arrivé jeudi soir dernier, le 6 septembre. À vrai dire j’étais un peu déçu car il ventait mais la pluie tardait. Vers 23h30 j’ai donc laissé tomber ma vigile et suis allé retrouver mon futon/lit. Au matin, belle surprise, nous étions en plein dedans. Nous sommes donc allés au boulot en plein ouragan. Pas de gêne. Ça nous a quand même pris 1h15 pour se rendre au lieu de 25 minutes. Eh oui! Tout le monde s’était donné le mot pour partir de bonne heure de la maison! La joie!

Avec toute cette belle pluie, notre montée du Mont Fuji est donc tombée à l’eau (Guy Mongrain sort de ce corps)! Nous étions supposés monter la semaine précédente, mais la pluie était encore au rendez-vous. Donc, pas de récit d’aventure sur le plus haut sommet du Japon. Ce sera pour l’année prochaine faut croire!!

Sinon, il y a eu notre sortie pour un Beach Party à Kamakura en banlieue de Tokyo. J’étais en pleine écriture du récit, mais la job intense m’as soudainement coupé l’inspiration. Je vais essayer de vous conter ça plus tard.

Finalement, quelques fin de semaines assez tranquilles. J’en ai profité pour rembarquer sur mon vélo et partir à l’aventure. Bon, on a juste fait le chemin qui longe la rivière, mais quand même. Il a fallu que je suive Julien, mon boss de Dassault, qui a un vélo de route en carbone (ça fly mes amis!) et Alex qui est une machine d’endurance un peu trop intense pour moi. Bref, un peu d’exercice ça fait du bien quand même.

Finalement, dimanche dernier, nous avons enfin vécu une belle expérience. En effet, le genre de club social (Friendship Group qu’ils appellent ça) de mon département vendait des billets pour la course de SuperGT au circuit de Motegi qui se trouve à environ une heure d’Utsunomiya. Alexi et moi avions donc droit à un billet chacun. Mais en plus, nous pouvions prendre un autre billet pour y amener une personne de notre choix. Finalement, Alexi est allé à Tokyo et je me suis donc pointé à la course avec Alex, Marc-Alex et Julien.

C’était cool de voir ces voitures car les Honda NSX (y’a pas d’Acura ici) sont développées dans mon département, Eh oui, on ne fait pas juste des F1 et au moins, les voitures de Super GT, elles gagnent. J’ai d’ailleurs travaillé pas mal dernièrement sur quelques composantes de cette voiture. Cette Honda NSX orange mène actuellement le championnat de Super GT.




La série Super GT se déroule principalement au Japon avec une course aussi en Malaisie. Dans la classe Super GT, on retrouve plusieurs équipes qui coursent avec des Honda NSX, Nissan Fairlady (350Z) et Lexus SC430 (Toyota). Ensuite, on retrouve la classe GT et GT2 avec d’autres Nissan Fairlady, Nissan RX-7, Porsche 911, Ferrari F430, Lamborghini Gallardo etc. C’est assez excitant et il y a plus de dépassements qu’en F1!!!

Donc, il a fallu se lever tôt car l’autobus réservé par le département partait à 8h de la gare. La course était à 14h. Pourquoi si tôt alors. Parce que, un, il risque d’y avoir du trafic et deux, les japonais aiment ça attendre. Ça leur fait penser qu’ils attendent pour quelques chose d’important. Je vous ai déjà parlé de la file d’attente de 2 heures au Krispy Kream? C’est un bon example. Donc Julien me propose de prendre un burrito au 7/Eleven avant d’embarquer dans le bus. Il m’avait averti que les micro-ondes de dépanneurs fonctionnent probablement au nucléaire ici. Après seulement 30 secondes, le contenu faisait pratiquement fondre le sac de plastique autour. Une demi-heure plus tard, j’ai pu enfin en prendre une bouchée! Disons que j’ai déjà eu mieux!

Finalement, nous arrivons super tôt au circuit, il n’est que 9h45. Nous décidons donc d’aller au Honda Collection Hall qui se trouve juste à côté du circuit, car oui le circuit appartient à Honda. À l’intérieur, vous retrouvez de tout, mais surtout du Honda. Il y a donc un étage réservé aux véhicules de course, voitures et motos. Côte à côte, on peut y observer des Formules 1 des années 60, 70, 90 et même la voiture que Jenson Button a conduite lors de sa victoire en Hongrie l’année dernière. Fabuleux! J’ai des frissons. L’autre côté, on retrouve les motos de courses et Dieu sait qu’Honda en a remporté des courses en moto. Tout simplement dominant.



Puis, un autre étage avec un minuscule échantillon de voitures et de motos de grande production. L’héritage d’Honda remonte à loin et les innovations qu’ils ont introduit au domaine automoile et motomobile (ça se dit?) sont impressionantes.

Après tout ça, il fallait bien rejoindre nos places, car elles n’étaient pas réservées. Nous nous trouvions dans la section Fan Honda, mais tu t’asseois n’importe où, n’importe comment. Et les japonais arrivent équipés : la toile pour s’assoeir, petit coussin même, la glacière, le parasol, le gros chapeau pour pas pogner de coups de soleils, les jumelles, etc. Nous, rien. Des shorts et de l’argent pour acheter ce que nous aurons de besoin. Heureusement, avec nos tickets, nous avions droit à une merveilleuse casquette Honda pour nous protéger du soleil qui plombait entre deux nuages, un petit drapeau Honda et un éventail Honda pour nous rafraîchir un peu. Oui, il faisait chaud et humide, donc les nuages étaient la bienvenue!

Heureusement, comme à tout bon événement sportif, il y a des petits kiosques ou on vous sert des rafraichissements et de quoi bourrer un coin. Nous avons même aperçu un vendeur de hot-dogs. Bon, c’est pas les chiens chauds du vieux Forum, mais c’est assez rare ici. Nous étions optimistes, alors nous nous sommes pris une bonne grosse bière pour commencer la journée. Bon, il était quand même rendu 11h30!!! Mais nous avons dû rapidement délaisser la bière car la chaleur nous accablait. Disons simplement que ça coûté cher en bouteilles d’eau et de boissons type Gatorade. Mais les Yaki Soba étaient vraiment bons.

Quand on se promène dans les environs du circuit, ça ressemble à un gros salon de voitures montées extérieur. Seule différence, les voitures sont toutes japonaises! Et les poupounes autour des chars aussi sont japonaises. Ayoye! J’ai hâte au Tokyo Motor Show en octobre!!! Malheureusement, nous n’avons pu avoir accès au Paddock pour aller observer les bolides de près. Heureusement, Marc-Alex a amené sa caméra armée du zoom 42x. Mais comme vous pouvez voir, on ne voit pas très bien les voitures. Mais c’est toujours impressionant de voir que la meute de photographes est plus grande autour des filles que des voitures. Et pourtant, nous sommes ici pour une course de voitures, non?


Les places étaient bonnes, car on pouvait observer les engins négocier la dernière chicane avant la ligne des puits et aussi les virages 3 et 4 un peu plus loin. Le son est vraiment hallucinant et la vitesse vraiment remarquable. Heureusement, c’est une Honda NSX qui a remporté la course, donc tout le monde était bien content.


C’était donc une bien belle journée, mais le soleil a tapé fort pas mal. Le chemin du retour s’est fait rapidement puisque nous nous sommes tous endormis. En arrivant à la station, nous commes allés souper dans un petit resto de gyozas (dumplings), le Min Min. Utsunomiya est réputé comme la ville des meilleurs gyozas au Japon et le Min Min est réputée pour être le meilleur resto de gyozas d’Utsunomiya. Bref, c’était vraiment bon. Si vous venez un jour, je vous y amenerai, c’est sur!!

Sur ce, je vous laisse pour aller rédiger une autre aventure. En effet, la dernière fin de semaine a été plutôt chargée. Pour vous donner l’eau à la bouche, au menu nous avons : hockey, sumo, rugby et baseball.

À plus!

mardi 4 septembre 2007

Bali (3e et dernière partie) *snif* :(

Bon, pardonnez mon retard, mais voici enfin la dernière partie de mes aventures balinesques!!! Dire que ça fait presque 3 semaines que je suis revenu! Ouach, ça passe vite.


Mardi 14 août 2007

Les nuits sont légèrement fraïches à Ubud, donc on dort bien et une fan c’est bien assez. Aussi, le matin, nous nous félicitons d’avoir choisi cette chambre, car la vue y est splendide. Le jardin, illuminé par la lumière du soleil levant, est vraiment magnifique. J’ai une p’tite larme sur la joue gauche.......euh non, pas tant que ça!!!

Notre petit déjeuner terminé, nous allons nous préparer pour notre départ. Il est maintenant 9h01 et le téléphone de notre chambre sonne. C’est Mario qui s’impatiente en bas! T’inquiètes mon homme, on s’en vient.

Il commence donc à nous expliquer le parcours de la journée que nous quittons tranquillement Ubud. Premier arrêt, une danse traditionnelle balinaise mettant en vedette le Barong et la Rangda. En gros, le Barong est un genre de gros lion qui représente les forces sur la terre (en conséquance le bien). En revanche, la Rangda est la grande sorcière du mal et de la mort. La danse sert donc à illustrer la bataille entre le bien et le mal. Même si le bien gagne parfois, le mal en fait tout autant. C’est l’équilibre! Le spectacle était mieux qu’à Ulu Watu aussi. Mais un spectacle à 10h le matin, avec les yeux dans la graisse de bines, c’est pas l’idéal.

En chemin, on commence à jaser de plus en plus avce notre ami Mario (c’est ce qui est marqué sur sa carte d’affaire). En lui disant que nous travaillions au Japon, il a commencé à avoir plus de jasette. Il a donc passé une bonne partie de la journée à nous parler des japonaises et combien elles aimaient Bali et ses histoires de jeunesses avec quelques étrangères orientales. On en est venu à un commun accord selon lequel les japonaises aiment qu’on leur porte attention, mais que ce ne sont pas le sjaponais qui vont leur donner. Voilà pourquoi beaucoup de japonaises sont attirées par les étrangers! Et en plus ici, à Bali, des endroits romantiques, il n’en manque pas!!

Il est bien gentil notre ami Mario, mais ça doit lui coûter cher de klaxon. Vraiment c’est hallucinant, ils klaxonnent tout le temps les gens ici. Un petit coup ici pour dire que tu va dépasser et un gros coup là pour dire : « Eille le gros, tu vois ben que t’accroche tout le monde avec tes bambous! »

Bref, nous nous dirigeons ensuite vers les galleries de peinture. Dans l’art balinais, c’est surtout le travail du bois qui est reconnu mondialement. D’ailleurs, lorsqu’on se promène dans les rues avoisinantes d’Ubud, les ateliers de sculptures de bois et de pierre se succèdent à un rythme infernal. Et ce ne sont pas seulement des petites sculptures. Parfois, on peut apercevoir des Bouddhas ou des Barongs et autres éléments de la culture balinaise qui peuvent atteindre 6 ou même 8 pieds de haut. La plupart d’ailleurs sont fabriqués pour l’exportation. La fabrication de meubles est aussi importante et j’ai failli céder à la tentation, car on peut facilement les envoyer par bateau. Mais bon, ou c’est que j’vais mettre ça?

Malgré tout, plusieurs personnes viennent jusqu’à Bali et magasinent dans les nombreuses galleries qui rassemblent plusieurs artistes de la région. Celle que nous avons visitée, la Nayu Art Family Gallery, présentait des oeuvres d’une cinquantaine d’artistes, traditionels comme modernes. La difference entre les deux? L’art tradionnel utilise généralement de la peinture à l’eau et les détails de la peinture (et des détails, il y en a en masse!) sont dessinés préalablement au crayon. L’art moderne lui utilise la peinture à l’huile mais parfois, l’art traditionnel peut utiliser de la peinture à l’huile pour obtenir des couleur plus vives. Et croyez-moi, le résultat est franchement impressionant. Certaines toiles représentant des terrases de riz sont vraiment réalistes et de loin, on pourrait croire qu’il s’agit d’une photo. D’autres qui montre des scenes de villages au pied des volcans sont parsemées de petits détails. Par curiosité, j’ai demandé combien de temps une toile de style tradionnel mesurant environ 4 pieds par 3 pieds pouvait prendre à réaliser. Environ quatre mois!!! Ouch. C’est du travail en maudit!!!
Malheureusement, nous n’avions pas vraiement les moyens de nous les offrir et l’espace dans nos sacs à dos était limité. Tout de même, je recommande cette visite à n’importe qui se rendant dans cette région.
Puis, il était maintenant temps d’aller visiter un atelier de sculptures en bois. Comme je l’expliquais plus tôt, les sculptures de bois sont vraiment omniprésentes à Bali. Sauf que, comme tout article destiné aux touristes, la qualité peut être excellente comme vraiment mauvaise. Dans cet atelier cependant, la qualité y est irréprochable. Un des guide nous explique alors qu’un même sculpteur travaillera sur son oeuvre du début à la fin. Les seules autres personnes qui y toucheront feront le sablage et le polissage (avec de la cire à chaussure!). De plus, les sculpteurs sont spécialisés dans un certain type de sculpture, soit les animaux, les visages, les personnages mythiques et autres. La qualité du bois est aussi importante et différents bois sont utilisés. Beaucoup de choses font que les sculptures peuvent se vendre très cher : la sorte de bois, la grosseur, le détail et même ce qui est représenté par la sculpture. Ceci dit, les scultures en vente dans cet ateliers étaient vraiment belles mais légèrement hors prix pour nous. Malgré tout, ici, vous acheter de la qualité.

Toutes ces belles oeuvres nous ont légèrement creusé l’appétit. Mais avant, nous arrêtons dans une plantation de café balinais. Ici le café est très important et le balinais en sont fiers. Sur le terrain, nous n’y retrouvont pas que du café. En effet, Mario nous explique que les terrains sont grands et fertiles ce qui pousse les propriétaires à y faire pousser d’autres choses. Entre autres, on y retoruve du cacao (rouge ou vert) et des ananas. C’est vraimenet drôle de voir pousser un ananas, car il garde la même apparance du début à la fin. Au début vous avez donc un tout petit ananas.

Nous y avons donc goûté du café balinais méangé avec du cacao. Et ma fois, c’était vraiment bon. Tellement, qu’Alex et moi on s’est laissé tentés et on en a acheté quelques sachets. Aussi, Mario nous a parlé des vertus énergétiques du café au gingembre avec de faire plaisir à sa copine le soir venu. Nous avions des doutes qui n’ont toujours pas été confimés. À suivre.....

Là, on commençait à avoir vraimenet faim. Heureusement, c’était rendu le temps de la pause. Pour ce faire, nous nous sommes rendus en bordure du Gunung Batur, volcan dont la dernière éruption remonte à 1998. L’endroit est vraiment impressionant car une route longeant une montagne en face du volcan nous permet d’avoir un point de vue global de l’endroit. On y aperçoit donc le cone du volcan et son lac. Cependant, l’endroit est énormément touristique et les vendeurs de cochonneries (la qualité n’est pas terrible) sont comme des mouches. Heureusement, Mario nous avait averti et nous a dit de refuser catégoriquement toute offre qu’ils font.


Mario nous laisse finalement devant un resto ou nous pourrons goûter à un buffet comprtant plein de bouffe indonésienne. Au menu, riz (nasi goreng) et nouilles (mi goreng) indonésiennes, poulet et sauce aux huitres, boeuf stroganoff (indonésien?), banana pancakes, etc. Disons que la quantité a gagné sur la qualité. Mais le pire, c’est que tu es assis devant la fenêtre à admirer le paysage et y’a des dizaines de vendeurs qui viennent dans la fenêtre essayer de te vendre des trucs. Un peu trop intense!!!

L’estomac étiré au maximum, nous reprenons la route. Nous nous rendons alors au Pura Tirta Empul (Temple of the Holy Water). Il est vraiment bien situé dans le creux d’une vallée entouré d’arbre. On y retrouve plusieurs bains publics pour les Hindous remplis d’eau venant des montagnes du coin. Sympathique comme endroit, mais pas essentiel. Tout de même, c’est bien de voir la forêt un peu.




Finalement, en retournant vers Ubud, notre chauffeur et commentateur Mario nous amène sur une route ou nous pourrons observer et sur prendre des photos des terrasses de riz. La chose qui nous frappe au début c’est que la route à voie simple n’est pas vraiment faite pour accomoder tous ces touristes. Et il y en a beaucoup qui arrêtent ici. Ceci dit, les terrases de riz sont construites dans une vallée très accessible ce qui rend l’expérience agréable. Les photos que j’y ai prises sont vraiment magnifiques. On ne peut trouver un paysage plus représentatif de Bali. Il me faut absolument une peinture de ça!!!



Et voilà, notre randonnée dans les alentours d’Ubud est terminée. Nous demandons donc à Mario de nous laisser devant l’entrée de la Sacred Monkey Forest qui se trouve à quelques mètres de notre hotel. Dans ce parc privé, on y retrouve 3 temples construits pour des rites Hindous ainsi qu’une multitude de singes grisâtres qui y ont élu domicile. À vrai dire, j’ai été un peu déçu, je m’attendais à plus. Seul la bataille de singes à été un peu excitante. Le gros Maurice aurait volé la banane du petit Sylvestre. Pauvre lui, il ne savait pas qu’il avait affaire à la gang des Crazy Macaques. Il est encore aux soins intensifs!!

Sur cette invention de mon imagination débordante, nous retournons à l’hotel ou Alex me confie qu’il manque vraiment d’action dans cette ville. Il planifie alors qu’un transfert à Kuta en soirée serait envisageable afin de profiter du Night Life un peu puis que nous en sommes à notre dernière soirée balinaise. Pour ma part, j’ai quelques doutes sur cette aventure soudaine. D'autant plus que nous devrions payer une deuxième nuit ici plus la nuit à Kuta. Financièrement, ça fait aucun sens, mais physiquement, ça ferait du bien d’alle se déhancher un peu.

Je laisse donc à Alex le soin de réfléchir à nos plans futurs pendant que je retourne au marché pour faire quelques emplettes et ramener quelques souvenirs pour la famille. Seul, j’ai pu explorer un peu plus les recoins du marché, car Alex n’est pas un très grand magasineur. Moi, c’est mon côté fille faut croire. Il en faut bien un!!!

De retour à l’hotel, Alex relaxait sur le bord de la piscine et scrutaiyt le Lonely Planet pour étudier son plan de base. Finalement, il m’avoue qu’ici on est bien et que prendre ça relax, c’est important. J’acquiesce et nous commandons deux grosses bintang pour fêter ça. Puis, un français se met à nous jaser. Nous, en bons voyageurs et cousins, nous lui dévoilons nos découvertes durant la dernière semaine. C’est fou comme c’est plaisant de parler des choses que tu as vues et de comparer si ceci est mieux que cela et ainsi de suite. Mais ici, c’est dur parfois de choisir quelque chose plutôt qu’autre chose. Tout est tellement différent et intéressant.

Pour le souper, je convaincs Alex d’essayer la spécialité locale, le canard. En fait, le canard fumé est la spécialité de la région d’Ubud, mais au Bebek Bengil, c’est le canard frit la spécialité. Néanmoins, nous nous y rendons avec l’appétit sur le bout des lèvres. De devant, le resto a l’air de rien et vraiment peu peuplé. Cependant, quand on y pénètre, c’est immense et y’a beaucoup, beaucoup de monde. D’ailleurs, on nous emmena dans le fond du jardin (ils aiment ça les jardins ici!!) et ça pris au moins 3 minutes de marche. Sans farce!!!

Donc, nous nous commandons une bouteille de Shiraz pour pas trop se couper la faim piur ensuite avoir à choisir une autre bouteille vu la collection restrainte de l’établissement ce soir. Pour ma part, j’ai choisi la spécialité, soit le canard frit. Et ici, pas de dentelles, comme au St-Hubert, ils prennent un demi-canard, soupoudrent d’herbes indonésiennes et font frire le tout. Le résulat est délicieux, mais un canard n’a vraiment pas autant de viande qu’un bon gros poulet. Donc pour dessert, le Tiramisu était de mise. Excellent!!!

Ce qui me frappa le plus ici, c’est la quantité de japonais. Normalement, je pensias qu’ils devaient passer leur temps autour de Kuta ou Nusa Dua ou Sanur, les endroits ou on retrouve les hotels de luxe et les boutique des grands couturiers pour pas cher. Mais j’ai été étonnament surpris du nombre qui se trouvait à Ubud. Et s’ils se retrouvent dans ce resto, c’est que c’est écrit dans un livre quelconque (il est inscrit dans le Lonely Planet) et ils y mangent la spécialité (le canard frit). Je suis donc peut-être devenu plus japonais que je pensais!!! J’ai peur!!!

Le reste de la soirée a été, vous le devinez, assez tranquille. Un petit verre au Ary’s Warong afin de digérer notre repas. Un petit verre est une expression plus ou moins appropriée car le Long Island Iced Tea d’Alex rendrait jaloux une version SuperSize dans n’importe quel resto de fast food américain et mon Mojito comportait assez de menthe pour que j’ai l’haleine fraîche jusqu’en septembre. Puis, au bar reggae, j’ai pu comparer la Bintang à l’Anker, une autre bière indonésienne. J’ai pas trouvé la différence. Vaut mieux en prendre une deuxième!!!

Bon, dodo maintenant. Demain matin, petite visite éclair au marché, puis direction Kuta pour notre dernière journée balinaise.


Mercredi 15 août 2007

La nuit de sommeil a été bonne. Je profite de notre dernier déjeuner pour prendre une dernière banana pancake. Délicieux. Mieux que le jus d’orange qui goûte le concentré trop dilué. Nous partons ensuite pour le marché ou Alex doit faire d’autres achats. Le matin, c’est plus calme que l’après-midi et on peut plus facilement obtenir de bons prix. C’est comme ça qu’on a obtenus deux dragons de Komodo pour 10$. Et même en les regardant maintenant, la qualité est pas si mal.

Mario nous avait proposé de nous mener jusqu’à Kuta, mais finalement, j’ai pas trop compris son histoire, c’est son cousin qui a fait le voyage. Pour 200 000 rupiahs, nous allions donc laisser nos gros sacs à dos à l’aéroport et ensuite, direction Kuta pour une journée plage afin de finaliser notre bronzage. Départ 10h30 pour se faire bloquer la route en face du terrain de soccer. En effet, il y avait un exercice militaire en vue de la fête de l’indépendance de l’Indonésie deux jours plus tard.

Nous avons donc passé un bon 15 minutes à attendre en jasant avec le cousin. Comme la plupart des balinais, c’est un type super sympathique qui manque pas de jasette. Nous avons donc appris qu’il parlait français et assez bien en plus. Parce qu’ici à Bali, les gens parlent vraiment tous plusieurs langues. La plupart parlent indonésien et anglais, mais beaucoup y ajoutent une, deux voir même trois langues afin de se trouver du boulot comme guide touristique. En ordre, je dirais que le japonais vient en premier (ils ont vraiment beaucoup d’argent ces japonais), ensuite le français puis l’allemand et l’italien. Ça résume aussi la majorité de touristes qui viennent ici!! Mais selon le cousin, les balinais aiment mieux les européens ou les occidentaux car ils voyagent seuls et les habitants peuvent ainsi leur proposer leurs services. Par contre, les japonais voyagent en groupes et achètent souvent des packages ce qui n’aide pas l’économie locale. Parfois, on en voit quelqu’un uns qui ont lâché le troupeau et ça fait bizarre!!

Comme prévu, le trajet a pris une bonne heure et quart. Nous avons donc laissé nos bagages à la consigne de l’aéroprt. Plus léger, nous avons mis le cap sur Kuta et sa chaleur suffocante. On vous prévient de ne pas louer de scooters pour se promener dans Kuta et je comprends maintenant pourquoi. Les rues sont étroites et le monde conduit n’importe comment. C’est vraiment mieux de laisser un chauffeur local s’occuper du klaxon!!

Arrivé à Kuta, on sent la chaleur nous écraser et les trottoirs faire fondre nos crocs. On sent aussi nos estomacs s’auto digérer donc on décide de se trouver un resto. Nous avons été assez local depuis le début du voyage, donc voici venu le temps du « remember your home food time ». Nous nous assoyons donc à l’intérieur du chic Pizza Hut devant la plage et à l’air climatisé. Au menu, un pizza medium à la viande et croûte farcie accompagnée de pains à l’ail gratinés (ça te rappelle de quoi ça Mayrand?) et une salade (pour Alex....). Combien ça coûte vous coyez? Au Québec, environ 35$. À Kuta, 13$. Vive l’Indonésie.


Bien rassasiés, nous nous installons sur la plage de Kuta qui je dois dire est vraiment plaisante. Premièrement, le sable est bon et pas de coraux pour te déchirer les pieds. Deuxièmement, elle ne descend pas trop rapidement, donc tu n’es pas pogné dans un paquet de monde en te sauçant. Troisièmement, y’a du beau monde ici, du trèèèèèèèès beau monde même. Un spectacle pour les yeux. Et finalement, il y a les vagues. S’cusez, c’est pas des vagues, c’est des tsunamis. Je me suis déjà dit que j’avais vu des grosses vagues à Wildwood ou Myrtle Beach ou même Biarritz, mais là on est dans une autre ligue. À un moment donné, en ayant de l’eau à la taille, j’ai sauté et la vague a passé au moins 3 pieds au dessus de moi. Euh, un peu trop danzzzzzereux merzzzzzzzi.........s’cusez, j’avais de l’eau dans le nez!

Beaucoup de locaux sont postés sous les arbres afin de vous louer une planche de surf ou vous offrir une bouteille d’eau ou un Fanta Orange (pour les fans de Crush!). Ils jouent de la musique et se font dorer la couenne (même s’ils sont déjà foncés....). Ils parviennent même à séduire quelques caucasiennes de passage. La belle vie quoi!!!

Finalement, Alex se décide de louer un plache de surf. Pour ma part, les derniers essais on été peu fructueux. Ça me semble pas facile ici avec les grosses vagues mais je décide quand même de tenter ma chance une vingtaine de minutes. Disons qu’ici, à Kuta, c’est une bonne place pour commencer. En effet, il y a deux « breaks », une vagues plus grosse au large et un plus petite qui se forme lors du retrait de l’eau, à quelques mêtres du bord. C’est donc cette dernière qu’on doit apprivoiser avant d’aller vers les grosses. Un détail cependant : le courant de fond (retour vers la mer) est assez puissant.

Donc, sans m’en rendre compte, j’ai commencé à dériver tranquillement vers la première vague. Tout semblait calme pourtant, mais les vagues viennent par cycles. Alors que l’eau commence légèrement à monter, je m’installe sur ma plache et je commence à nager. Je me retourne alors pour voir ou la houle est rendue pour aperçevoir ce mur d’eau d’environ 6 à 8 pieds qui s’apprête à me casser dessus. Je nage le plus vite que je peux pour essayer de limiter les dégats, mais la vague m’avale tout rond et je suis propulsé vers le bas pendant que la planche virvolte dans les airs. Ça dû être spectaculaire de la plage!!! Néanmoins, je réussi après avoir avalé une tasse d’eau plutôt salée à rembarquer sur ma planche juste avant la deuxième vague, tout aussi gigantesque. Et vous savez quoi? Le résultat a été le même. Mais là, j’ai paniqué un peu, surtout que la planche a glissé sous moi pour venir me frapper le derrière de la tête. J’ai donc repris le contrôle de ma plache et j’ai tout donné afin de retourner sur le rive le plus rapidement possible. Rendu sur le sable, j’étais complètement vidé et légèrement sonné. Pu jamais le surf!!!

Je décide donc de relaxer pendant qu’Alex continue sa quête de la vague parfaite. Je jase donc avec un gars de la place qui m’offre des cours, mais bon on manque un peu de temps, notre avion est ce soir. À la place, je décide de me faire brûler sur la plage, parce qu’il fait extrêmement chaud et le soleil tape à fond.

Rendu vers l’heure ou le soleil commence à tomber, on décide de se taper une petite marche vers le nord en direction de Legian et Seminyak. La plage est belle et large, surtout à marée basse. Nous croisons donc plusieurs matchs de soccer improvisé sur le sable humide. Supposément qu’on pourrait trouver ici des restos sur le bord de la plage assez classe. Mais bon, faut croire qu’on s’est pas rendu assez loin.


Finalement, nous revenons à notre plan initial, soit de trouve rune piscine ouverte au public pour se décrotter et se baigner un peu. Pour environ 5$, nous avons eu droit à une douche, la piscine et une bonne Bintang. C’est pas le meilleur deal qu’on a eu, mais ça fait du bien. Encore là, on fittait pas. On était seuls dans la piscine qui se trouvait juste à côté d’un resto. Les gens nous regardaient bizerement. Mais bon, nous étions enfin propres pour nous dénicher un resto convenable pour notre dernier repas balinais.

En marchant vers le centre de Kuta, nous passons devant un resto assez classe ou un DJ faisait jouer de la musique techno à fond la caisse. On y reviendra plus tard. Nous passons ensuite devant le Hard Rock Café ce qui nous rappela notre dernière soirée en Thaïlande. Heureusement, cette fois-ci, je risque de manger plus que deux bouchées de mon sandwich!!! Je décide donc d’aller terminer mes achats dans les petites ruelles du coin. C’est quand tu cherches quelque chose que tu le trouve jamais!! Un autre chapitre de la loi de Murphy!!

Finalement, on retourne au resto techno pour nous rendre compte que la musique était rendue plus relax, genre house. Mais bon, l’endroit est vraiment bien donc nous prenons une table près de la piscine. Un Long Island Iced Tea (la vedette du voyage) plus tard, nous recevons notre repas. J’avais préalablement troqué mon maillot pour une tenue plus confortable pour l’avion. Alex, lui, a décidé de garder son look de plage jusqu’au Japon.

Puis, soudain, une autre panne d’électricité. Cette fois-ci, pas de génératrice et nous sommes plongés dans le noir, pendant un bon 5 minutes. Puis, la lumière réapparu en même temps que nos pâtes et la méga salade grecque d’Alex. Car, pour bien dormir, rien de mieux qu’un bon plat de pâtes!!!

Le dernier repas terminé, il n’est que 20h45. Notre vol est dans 3h, soit 23h55. Nous avons donc outrepassé la suggestion d’arriver trois heures à l’avance et nous avons rejoint la rue Legian. Cette rue est remplie de bars et de clubs, il fallait donc voir un peu de quoi ça avait l’air. C’est sympathique, surtout les gentilles demoiselles qui vous donnent des dépliants de leur bar.


Puis, nous sommes arrivés devant le monument érigé à la mémoire des victimes des attentats de 2002. En effet, c’est sur cette rue que les deux bombes ont explosé le 12 octobre 2002, un samedi soir très achalendé. À 23h05, un « kamikaze » fait exploser une bombe dissimulée dans son sac à dos à l’intérieur du Paddy’s pub. Tous ceux qui s’en sont sortis imdemnes se sont donc retrouvés dans la rue face au bar. C’est alors que 15 minutes après la première explosion, une bombe beaucoup plus forte dissimulée cette fois dans une voiture explose devant le Sari Club qui se trouvait juste en face du Paddy’s Pub. Le résultat : 202 morts dont 164 étrangers (incluant 88 australiens). C’est ahurissant!!! Vraiment! Le monument est donc érigé à l’emplacement ou se trouvait le Paddy’s Pub. Maintenant, tout est revenu dans l’ordre, mais quand on voit le monument et le nom des victimes, on se rend compte de la tragédie qui s’est produite ici.

Donc, pour finir ce voyage sur une note positive, nous décidons de nous prendre un dernier breuvage alcoolisé pour la route. Pour ce faire, nous décidons d’aller au nouveau Paddy’s Pub qui se trouve un peu plus loin. Faut dire que le gars devant l’entrée était convaincant.

- Hey man, come in, it’s All You Can Drink!!!
- But I just want one beer
- One beer is ok. Then you can have more!!!

Nous pénétrons donc dans l’établissament lorsque nous tombons face à face avec un écriteau SECURITY CHECK en grosses lettres rouges. Le gars de la sécurité me regarde 2 secondes, puis me demande de circuler. Ici, je dois précicer qu’Alex et moi on traine nos sacs à dos remplis à craquer de linge de rechange et de bébelles qu’on a acheté dans les boutiques. C’est vraiment rendu sécuritaire depuis 2002. N’importe quoi!!! C’est peut-être mon allure ou le fait qu’il est seulement 21h15 et qu’on est un mercredi.

Nous suivons notre plan initial. Une bière et puis zoom, nous sommes partis. Les autres voyageurs eux s’en donneront à coeur joie toute la nuit en buvant des drinks dans des petits aquariums de poisson rouge!!!

Nous avons donc besoin d’un taxi et comme partout, c’est pas les offres qui manquent. Un gars nous offre de nous amener à l’aéroport pour 50000 rupiahs (5$). Je m’ostine avec lui en lui rappelant que c’est juste à côté. Finalement, nous embarquons dans un taxi officiel avec un « meter ». Finalement, ça nous a coûté 25000 rupiahs!!!!

Et voilà, c’est ici que le tout ce termine. Cette semaine de rêve est maintenant, retour à la maison, au Japon!!! Pour tous ceux qui se poseraient la question : oui, Bali c’est vraiment magnifique et vous ne manquez pas votre coup si vous venez ici. Un autre conseil, venez avec votre être cher, car en dehors de Kuta, c’est vraiment une île pour les couples. Et romantique!!!


Selamat Jalan !!!

lundi 27 août 2007

Bali (2e partie)

Bon, ça été un peu long, mais voici quand même la 2e partie de mon voyage à Bali. Ne vous en faites pas, il y en a une 3e qui s'en viens dans pas long......j'espère!!!

Samedi 11 août 2007

J’ai vérifié la veille l’heure du départ du bateau qui fait la navette entre les Gilis. Départ à 8h30. Sinon c’est 15h. À vrai dire, on a besoin d’un peu d’action et Trawangan semble la place parfaite pour la trouver.

Donc, lever à 7h et petit déjeuner au Cocunut. Tiens, une crêpe aux bananes. Je vais essayer ça. Ah, ici c’est du café de Lombok, mais toujours avec des miettes de café dans l’fond. Cela dit, la salade de fruit est excellente et la banana pancake exquise. Bon j’exagère un peu, mais ça fait du bien.

On repart avec tout notre tralala et nous prenons le chemin qui passe à travers l’île, suggestion de la propriétaire écossaise du Coconut. On traverse donc le village, car Gili Air est l’île avec la plus grande population locale, malgré qu’elle soit la plus petite. Et partout, y’a des enfants qui jouent au soccer, des chats à queue torudue et des coqs. Ah ça des coqs, y’en manquent pas. Mais y sont ou les poules? Par contre, nous n’avons rencontré qu’un seul varan (dragon de Komodo) et ce lors de notre arrivé. Ces animaux sont vraiment fénoménals.

Arrivé au quai, la file était déjà longue. Peu importe, nous achetons nos billets quand même, 4000 rupiahs pour 2 (50 cents). Bon, à ce prix là, on n’est pas regardant. Le bateau, ou devrais-je dire barque, a l’air plus ou moins neuf. Un bon vieux bateau de pêcheur. La distance entre la surface de l’eau et le rebord du bateau est d’environ 2 pouces. Sécuritaire. Le bateau est rempli à pleine capacité, la moitié touriste et l’autre moitié locale. Le trajet prendra 50 minutes.

En arrivant à Trawangan, la horde de locaux nous proposant un tour de cimodo est imposante, mais pas trop féroce. Faut dire que quand tu débarques sur cette île là avec ton gros sac à dos, ils te voient transpirer des signes de piasses au lieu de la sueur.

Car oui, ici aux Gilis, il fait beau et chaud. Tout le temps. D’ailleurs, il y a une bonne explication pour ça et en bon scientifique que je suis, je vais tenter de vous expliquer. Dans cette région, les vents dominants arrivent de l’est et qu’y a-t-il à l’est des Gilis? L’île de Lombok bien sûr! Et sur l’île de Lombok se trouve le Rinjani, un volcan actif (dernière éruption en 2004) s’élevant à 3726m au dessus du niveau de la mer. Donc, quand les nuages arrivent, ils s’accrochent au Rinjani et n’atteignent jamais les Gilis. Un paradis je vous dis. Ainsi donc, sur les plages de Gili Air ou Trawangan, vous observez en vous faisant dorer la couenne un parking de nuage autour du Rinjani. Impressionant.

Bon, revenons à nos chats (y’a toujours autant de chats ici). Nous cherchons donc un hotel et les offres sur la rues semblent plutôt rares vu la quantité d’établissements. J’entends entre les branches que la saison est innhabituellement occupée. Donc, ça va être dur de négocier un bon prix.

On se rend au Beach House, proposition trouvée sur un forum. Malheureusement, la dernière chambre vient d’être louée. Le gars me propose de m’inscrire sur une liste de réserve. Euh, non merci. Entre temps, Alex était allé voir à côté. Heureusement, ils leur restaient une chambre, avec air climatisé en prime. L’établissement se nommait Tir na nOg (qui veut apparament dire Terre des Jeunes en gaellique) et était constitué d’un pub irlandais qui louaient aussi quelques chambres. À vrai dire, je ne m’attendais pas à grand chose, mais j’ai été agréablement surpris. La chambre est propre et bien décorée avec une salle de bain correcte qui sent pas les boules à mittes. Vendu.

En plus, le gars de la réception va nous aider à acheter des tickets pour le bateau qui retourne à Bali. Excellent. On part donc à l’aventure puisque la chambre ne sera pas libérée avant midi. C’est une île de fêtards je vous disais!!!

Donc, nous marchons sur la Main (y’a juste une rue de toute façon) bordée de restos, d’hotels et bien sûr, de Dive Shops. Parce que la plongée ici, c’est ultra important. En fait, c’est une des bonnes raison de venir ici, mis à part le climat et la tranquilité. J’aurais bien aimé faire mon cours, mais malheureusement ça prends 4 jours et on est un peu serré dans le temps. Tant pis, la prochaine fois j’imagine.

Apparament que le tour de l’ïle se fait super bien en vélo. Donc, on décide d’en louer, à 30000 rupiahs (3$) pour la journée. Mais à vrai dire, je sais pas pourquoi on les a loué au gars qui avait l’air le moins fiable. Et ses vélos, avaient l’air encore moins fiables que lui. Peu importe, nous partons à l’aventure.




Nous avions parcouru un peu plus de 500m quand l’envie terrible de se saucer nous vient. Il fait chaud et les plages sont belles, pas dur de se convaincre. Donc, on stoppe tout et on se jette à l’eau en laissant nos vélos accottés sur un arbre. Ça c’est la vie mes amis!!! On se lance un peu le ballon de foot, question de se délier les bras et se faire dorer en sportifs. Y’a pas à dire, avec le Rinjani en arrière plan, la vue est vraiment inspirante.

Nous repartons vers le nord de l’île ou il y a de moins en moins de monde et donc de moins en moins d’hotels et de restos. Les routes sont sabloneuses et mon vélo à 3 piasses me donne du fil à retordre. Néanmoins, nous attreignons la pointe nord de l’île ou sont alignés plusieurs petites huttes ou on peut prendre un rafraichissement. Au menu, jus d’orange et d’ananas. On mange santé ici!!! La vue est encore une fois magnifique, mais là, plus de Gili Meno, plus de Lombok, plus de Rinjani, au large c’est la mer. Juste la mer. Le sable blanc (blanc foncé mettons), l’eau bleu turquoise et la mer à perte de vue sous une hutte en dégustant un bon jus d’orange frète.......trouvez le qualificatif que vous voulez, moi je n’en trouve pas d’assez grand.



Avec tout ça, on n’a pas avancé beaucoup. Cependant, le côté ouest de l’île s’annonce moins pitoresque. À vrai dire, il n’y a pas grand chose, mis à part des chemins en gros sable mou qui me font regretter de ne pas avoir pris un vélo à 4 piasses. Pas évident, j’ai même perdu légèrement mon sang froid.

Alex : Ben voyons, énerve-toi pas. C’est l’fun.
Moi : Le fun? Si j’ai du fun en c’moment, y’a tu quelqu’un qui peut me l’dire, parce que j’m’en rends pas compte!

Je vous laisse deviner de quel film cette réplique savoureuse est tirée.

Finalement, nous revenons à notre hotel, toujours sur nos vélos du tiers-monde. Comble de malheur, il est 12h30 et la chambre n’est toujours pas prête. On s’asseoit donc juste à côté de la porte en regardant le gars en train de nettoyer la chambre. Pas de pression mon gars!

Une bonne douche et on va se remplir l’estomac au resto du Beach House à côté. La terrasse sur le toit est pas mal, le Club Sandwich aussi. Je sais pas pourquoi, mais la Bintang rentre très bien aujourd’hui! Et puis deux filles viennent s’allonger sur les chaises longues pour prendre du soleil un peu. La plupart de leur temps, elles l’ont passé à essayer d’arranger leur bikini pour ne pas laisser des traces de strap. La corde en haut, en bas, attaché, détachée. C’est pas mal moins compliqué pour un gars, je dois avouer! Juste avant de partir, je leur jase un peu. Apparament qu’il n’y a pas de party ce soir! Un samedi? Ben voyons! Le party nous fuit vraiment. Cela dit, d’après moi elles sont australiennes. J’ai pas une bonne moyenne avec les australiennes. On va surement se recroiser anyway, c’est pas comme si on était à Tokyo!

Nous décidons d’aller profiter un peu plus de la plage. Nous repassons devant une table de ping-pong. Pas cher, 1$ la demi-heure. J’aurais dû m’abstenir. Les échanges de pratique étaient pas mal, mais Alex m’a planté royalement durant deux matchs ultra-frustrants. Bon, je suis venu ici pour relaxer, donc plus de ping-pong.

Plus au nord, face au bar/lounge/resto Horizontal, il y avait des genre de sofas-lit étendus sur le sable. Bon, un peu trop relax pour moi, surtout qu’ils étaient tous pris, je décide donc de me jeter sur ma serviette Molson Ex tel un bon québécois à Old Orchard. Alex, lui, pas de serviette, préfère se confectionner un lazy-boy en sable. Le résultat? Bof.




Ici, c’est comme Oka. Sauf que l’eau est bleue, le sable est propre, les gens sont beaux et pas pleins de tattoos et on est en Indonésie. C’est mieux donc? Pas nécessairement. Y’a des coraux, qui sont beaux à voir, mais pas doux pour les pieds. Donc la baignade, comme à Gili Air, on repassera. Le frisbee et le ballon de foot est donc de mise.

Retour donc à l’hotel ou on décide de relaxer un peu plus. Pour s’assurer de ne pas dépenser trop d’énergie, on se prend une hutte équipée d’une télé et d’un lecteur DVD de 1re génération (assez magané). On regarde donc Strasky & Hutch en sirottant une bonne Bintang. Pas de stress, la soirée commence relax. Moitié du film, on décide finalement d’aller casser la croûte.

Pour ce faire, nous retournons au Horizontal. Y’a pas à dire, cette place a vraiment de la classe. Et la clientèle aussi, en général. Là, ce soir, y’a pas grand monde. Néanmoins, on va quand même bouffer. Le Mojito fait la job et Alex commande un Caipirinha aux fraises vraiment délicieux. Ensuite, je me suis laissé tenter par des côtelettes d’agneau de Nouvelle-Zélande. Mettons que j’ai mangé des côtelettes de porc meilleures que ça. Et quand t’as 3 bouchées de viandes, les patates pillées sont mieux d’être bonne. Elles l’étaient. Mais il y a une leçon à tirer, vaut mieux rester local, t’en a plus pour ton argent.

On revient finalement au Tir na nOg pour une bonne pinte. Finalement, ce sera une grosse Bintang bu à la bouteille. Je me sens tout d’un coup comme si j’étais dans un bar miteux, genre l’Alouette sur St-Laurent. Je me demande aussi si une Bintang tablette c’est aussi bon qu’une Laurentide. De toute façon ici, tu laisse ta bière 5 minutes sur le comptoir et elle est rendu tablette.

Je dois avouer qu’après 8 mois de flirter avec des asiatiques, on perd le tour avec les caucasiennes. C’est toujours plus compliqué. Ma 2e Bintang m’a compris elle et elle nous suggère de changer d’endroit. On se retrouve donc au Rudy’s ou la veille il y avait eu un méga party!

On nous avait prévenus, mais là c’est vraiment dément. Vous vous souvenez qu’il n’y a pas de police ici. Eh bien, sur les murs (même si le bar est dehors) du Rudy’s, y’a des champignons avec des têtes de dessinés partout. Et croyez-moi, les barmans s’y connaissent en champignons, y sont juste trop fous ces gars là. Un des plus survolté nous offre un drink de bienvenue, Arak orange. L’arak, c’est la boisson locale et c’est fort. Heuresement, l’orange apaise le goût et la ténacité du cocktail.

À la télé, y’avait du tennis en direct (peut-être pas) de Montréal. Faut ben être en Indonésie pour voir ça! Et le match : Dancevic – Nadal! Wow! Pis en plus Dancevic a gagné un set. La foule doit être folle. J’ai versé une larme. Mon whisky-coke (extra-strong) m’a ramené sur Terre.

On a rencontré du ben beau monde et on s’est couché moyennement tard. Pas de méga-party, mais on réussi à avoir du fun pareil. N’oublions pas, ce sont des vacances relax!!!


Dimanche 12 août 2007

Je vous averti, le récit d’aujourd’hui va être court. Manque d’inspiration? Vous verrez.

On se lève, il est 12h30. Nous avions besoin de sommeil faut croire. Finalement, on se décide d’embrayer la 2e et d’aller déjeuner/dîner au Beach House. Pas de terrasse aujourd’hui, on fuit le soleil et la chaleur. Y’a quelqu’un qui a mis une bûche de trop dans le foyer! Je reçois mon fish burger. C’est à ce moment que le gars vient annoncer à Alex qu’ils n’avaient plus le tuna melt qu’il avait commandé. T’aurais pu venir lui dire avant mon homme. Pas fort!!!

On voulait aller courir sur la beach, mais la marée était trop haute. On voulait joueru au volleyball de plage, mais on n’avait pas de ballon. On voulait aller faire un trip de snorkelling, mais le départ tait à 10h30. On voulait peut-être aller pêcher, mais on n’a jamais trouvé la place. Nous nous sommes donc retrouvé sur la plage, comme hier. Passionnant? Non. Mais relax par exemple.

La journée est belle et l’eau est claire, donc je vais nous louer des masques, tuba et palmes pour aller explorer les fonds marins. Disons que le matériel à louer a déjà été neuf à une époque autre que la notre. J’ai dû changer de masque et de plame pour cause de problèmes de strap. Mais tout ça a vallu la peine, car le spectacle est vraiment impressionant. La variété de poisson est incroyable et même si le corail a été endommagé par la pêche à la dynamite (oui oui), c’est quand même beau. Cependant, le courant était fort et il était difficile de rester sur place. Tu dois donc commencer au bout de l’île et tu termine ta course à l’autre bout. Vu mon endurance légendaire, je n’ai pu tenir le coup longtemps. Par contre, ça a vallu les 20000 rupiahs (2 $).

On commence à se rendre compte qu’on risque de manquer d’argent avant notre retour sur Bali. Heureusement, Alex a encore de Yens et y’a des bureaux de change sur l’île. Et c’est pendant cette discussion que le côté malsain de l’île m’a vraiment frappé. Auparavant, je m’étais fait offrir de la marijuana a plusieurs occasions, de l’ecstacy de temps en temps et même des champignons qui valent un ticket pour le paradis selon certains. Mais là, sur la rue, y’a un gars qui m’as offert de la cocaïne, pas cher pas cher. Ça, c’est un petit peu trop pour moi. Heureusement que la gang de déficient intellectuels de Koh Phangan n’est pas ici, on aurait droit à une épidémie d’overdoses. Au moins, les touristes ici, ils savent vivre.

De retour à l’hotel, on se tape la 2e partie de Strasky & Hutch. Je suis pas fan d’arrêter un film et de regarder la suite le lendemain, mais là c’était bien. Alex va régler les billets pour le bateau de demain, 550 000 rupiahs, une aubaine comparé aux 600 000 de l’aller. Du coup, il change ses Yens et on est bon pour se payer la traite ce soir.



Au menu, encore du poisson frais. Le red snapper a toujours l’air aussi bon, Alex se laisse donc tenter. Pour ma part, ce sera des fettuccini au saumon fumé, question de se remémorer une bonne soirée qui a débuté au Blue Lagoon, un certain soir de mai à Koh Samui. Le resto appartient à un Dive Shop, mais la bouffe est bonne, comme partout sur l’île. Nous nous laissons tenter par une bouteille de rosé locale. Ça goûtait le mélange de vin rouge et blanc. On en a donc commandé une autre bouteille.

Pendant notre souper, il y a eu une panne d’électricité, comme il y en a plusieurs sur l’île. Aussitôt, les lumières de notre resto se rallument. Y niaisent pas avec le puck icitte!! Mais bon, une demi-heure plus tard, en croisant des anglaises rencontrées la veille, nous apprenons que toute l’île est encore dans le noir, mais que les quelques restos dans notre coin fonctionnent avec des génératrices! On a bien choisi l’endroit!!!

Le repas emplement terminé, nous nous dirigeons une fois de plus vers le Rudy’s qui semble être le seul à avoir un peu d’action. Il y a encore du tennis à la télé en direct (surement pas finalement) de Montréal. J’ai le goût de jouer au tennis, là, tout d’un coup. Suis-je influençable? Ben non voyons.

Les barmans se souviennent de nous : Mike & Jim. Oui, j’ai repris le pseudonyme de Mike. Il avait été assez fructueux en Thaïlande, je me suis dit qu’il fallait le sortir un peu. Malheureusement, je ne sais pas pourquoi, mais Alex s’est soudainement transformé en Jim. Apparament que c’est de ma faute. « C’t’un fait Jim » (Slap Shot).

Nous passons de discussions en discussions : belges, françaises, anglaises, italiennes (wow!). Tout le monde est bien sympathique. Sur le point de tirer ma révérence, j’aperçois Alex (ou Jim) en discussion avec deux filles locales. Elles sont sympathiques les indonésiennes. Et apparament, Mike et Jim sont bien appréciés là-bas.

La nuit a été courte.


Lundi 13 août 2007

Le lever a été, disons, difficile. Le bateau partait à 11h donc on s’est donnée juste assez de temps pour faire nos baggages puis aller prendre notre déjeuner compris (qu’on n’a pas pris la veille). La banana pancake était bonne, mais on ne peut en dire autant du jus d’orange, très moyen.

C’est le temps de partir, nous arrivons sur la plage (le bateau ne part pas du quai) vers 10h30. On sait pas trop c’est le quel notre bateau donc on s’informe. Le mec nous demande si on a un gros billet. Ben non, juste celui-là. Ça pas l’air de faire son affaire. Finalement, il consulte son beau-frère (j’imagine) et ça va être correct.

Tout le monde se place en tapon sur la plage près du nateau en attendant d’embarquer. Et si on était 6 pour s’en venir, là on est au moins 25. Ça fait du monde à messe. Heureusement, le bateau est beaucoup plus spacieux.

Tout à coup, y’a un gars, que j’imagine australien (je sais pas pourquoi, c’est toujours australien qui me viens en tête en premier), dans la fin trentaine, bronzé à l’os, barbe pas faite grisonnante, grosse lunettes fumées style Aviator, en costume de bain orange, torse nu et une grosse Bintang à la main se pointe. Il jase au monde en anglais, aux matelots indonésiens en indonésien. Genre de gars typique qui est resté trop longtemps ici pis maintenant y’est pogné pour rester. Veut, veut pas, quand tu reste longtemps ici, t’as pas trop le goût de retourner en ville.

Le gars aide le monde à embarquer les bagages et les entasser dans un p’tit coin. Les gens embarquent n’importe comment et plus personne qui vérifie nos tickets. Trop facile. Mais vu qu’on n’a pas poussé, ben on se retrouve en avant du bateau ou ça brasse. Le gars australien descends nous voir (y’a un 2e étage) en gougounes, il a fini sa Bintang, on est prêt à partir. C’est lui notre capitaine!!! Wow!!!

Le point positif d’avoir un plus gros bateau, c’est le poids qui aide à rendre le voyage moins rock & roll que l’aller. Le désavantage d’un gros bateau, c’est le poids qui ralentit le voyage d’une bonne demi-heure. Cela dit, j’aime mieux 3h de ça que 2h30 de ce qu’on a eu il y a 3 jours. Cependant, je n’ai pas trop eu la chance de reprendre du sommeil. Dommage.

Donc trois heures plus tard, mon iPod a été rentabilisé car sinon j’aurais été obligé d’écouter les italiens s’obstiner, nous arrivons dans un port. Apparament, ce serait le Benoa Harbour qui me semble par contre assez différent de quand on est parti. Un des matelot met l’encre à 100m du bord. Et on attend. Ben voyons. Elle est donc là la crosse. Bravo les 50000 rupiah d’économie. Finalement, une chaloupe motorisée vient nous chercher en premier, les bagages en deuxièmes. En attendants, nos colis, les chauffeurs de taxis nous font un brin de jasette avec les questions habituelles. D’ailleurs, voici un top 5 des questions les plus posées pendant notre voyage :

1. Where you from? (partout)
2. You want transport? (surtout à Ubud, mais sinon partout)
3. How long are you in Bali? (question qui suit where you from?)
4. Mango, Ananas, Sarong? (sur la plage)
5. Do you want (mettre ici la drogue de votre choix) ? (aux Gilis et seulement aux Gilis)

Finalement, un mec accepte de nous amener à Ubud, notre prochaine destination. Et c’est pas à côté Ubud. Enfin, c’est pas trop loin non plus, disons une soixantaine de km. Ça nous a pris 1h15, 170 000 rupiahs (20$). Parce que même si les rues sont larges, y’a du traffic et dans le traffic, y’a des vendeurs de journaux. Y sont légèrement aggressif dans leur vente.

- Where you from?
- Canada.
- England?
- No. Canada.
- Australia?

Comme en Thaïlande, on fitte pas. On n’est pas un couple et on n’est pas anglais, ni français, ni allemands, ni australiens, ni italiens. Pas grave, j’aime bien ça pareil.

Finalement, nous arrivons à Ubud et on remarque tout de suite le changement. On est loin de la frénésie de la ville, Ubud c’est beaucoup plus village. On sent rapidement que le rythme de vie est beaucoup plus relax. J’essaie de me retrouver avec le minimum de cartes qui se trouvent dans le Lonely Planet et vu qu’on n’a pas réservé d’hotel, on n’a pas vraiment de destination fixe.



Finalement, le taxi nous débarque sur la Monkey Forest Rd., la genre de Ste-Catherine d’Ubud, juste en face d’un guichet automatique. En effet, il ne me restait plus que 20000 rupiahs (2$) et Alex juste assez pour payer le taxi. Puis, après avoir retiré un autre million, nous partons à la chasse d’un hotel.

Premier arrêt, nous passons devant le Warsa’s. Cet endroit m’avait été recommandé par Diane (qui je pense aime plus Bali que moi). Nous sommes donc allé voir une chambre pour se donner un aperçu. La chambre était pas mal et le prix raisonnable, mais vu que c’était notre premier hotel, nous avons décidé d’aller voir une autre place.

Nous nous retrouvons donc au Ubud Inn avec son jardin vraiment impressionant. On nous montre une chambre avec lit double vraiment bien puis finalement un chambre avec 2 lits simples au 3e étage avec une vue imprenable sur le jardins et ses plamiers gigantesques. Vraiment, pour la vue et les lits super confos, on a été convaincus, malgré le prix plus élevé. Satisfaits de notre choix, je me suis ensuite rendu compte qu’il n’y avait pas d’air climatisé mais bine une grosse fan au plafond. Mais bon, on s’est vite rendu compte que l’air climatisé n’est pas tellement nécessaire ici à Ubud.


Après avoir cassé la croûte légèrement au resto de l’hotel, nous partons vers le marché. Un des employés de l’hotel, Mario, nous arrête pour nous poser quelques questions. Finalement, vu qu’on n’a pas trop de plans pour le lendemain, il propose de nous conduire dans les endroits intéressants autour d’Ubud pendant la journée. Parce que la région autour d’Ubud est remplie de petits villages ou l’art balinais est l’éncomie par excellence. Donc, au menu, spectacle de danse traditionnelle, peintures, sculptures en bois, plantation de café, volcan, temple et terrasses de riz. Ça semble bon. Départ, demain matin à 9h.

La randonnée sur la Monkey Forest est plutôt intéressante et parsemée de boutiques pour de refaire une garde-robe et se magasiner de l’art balinais pas cher. Puis, gros party au parc de soccer avec plein d’enfants et de jeux. On sait pas trop pourquoi. Nous arrivons finalement au marché qui ressemble à une grand marché aux puces extérieur. On y retrouve les mêmes articles qu’ailleurs, mais là les venderus sont légèrements plus insistants. Néanmoins, je m’attendais à pire. Ici, à Ubud, on t’offre plein de chose mais si t’es vraiment pas intéressés, ils ne te poursuivent pas. Par contre, si tu montre un certain intérêt, là ils vont tout faire pour te vendre quelque chose : des peintures, des sculptures, des t-shirts, des sarongs (tissus qu’on se met autour de la taille pour faire comme une jupe). Y’a vraiment de tout et l’art balinais est vraiment intéressant. Faudra y revenir avec une valise de surplus !!!

Le soleil se dirigeant vers son lit, en revenant vers l’hotel, Alex consulte le déplinat qu’une jolie demoiselle lui avait offert sur la rue et qui proposait des massages. Je dois avouer que l’idée m’a semblé très bonne. Finalement, un des filles sur la rue nous emmene dans une petite maison au fond d’un jardin (y’a vraiment des jardins partout ici). Le massage a fait du bien et une heure c’est en masse. C’était légèrement douloureux par endroits, mais j’imagine que c’est ce qui fait du bien. J’ai bien failli m’assoupir d’ailleurs si ce n’avait pas été de la musique traditionnelle qui tombait légèrement sur les nerfs. C’est un genre de mélange d’Indou avec beacoup de cuivre et de Thaï avec les flûtes. 15 minutes ça va, une heure c’est long par contre.

En sortant, nous avons fait face à notre première pluie du voyage. Je dois avouer que c’était à l’opposé de notre voyage en Thaïlande. La douche a donc été de mise et nous nous sommes alors rendus compte que le petit appareil qui était supposé de chaffer l’eau marchait plus ou moins bien. Grosse déception.

Finalement, on sort pour un bon repas et on se retrouve alors au Lamak, resto assez chic ou la cuisine était vraiment fameuse. Le repas 5 services était trop alléchant pour refuser et les 240 000 rupiahs (27$) n’étaient pas un obstacle. Faut dire que les repas à 27$ au Japon sont rares, surtout dans des restos comme ça. Le magret de canard était succulent, tout comme la soupe à la citrouille et le gâteau au coconut et ananas.

Bien rassasiés, nous essayons de trouver un endroit pour prendre un digestif. On se rend vite compte qu’Ubud n’est pas la place pour des fêtards. Peu importe, nous nous retrouvons dans un bar reggae et le duo qui présentait des classique de Bob Marley était très bon. Ceci dit, ce fut vraiment compliqué de commander deux bières, car il ne me restait que des grosses coupures de 50 000 rupiahs (5$) !!! Mais fianlement, notre Bintang a bien terminé notre soirée.

Ah oui, ici les trottoirs, c’est n’importe quoi. En voici la preuve!!!



Faut prendre ça relax des fois. Demain matin, 9h tappant on part avec notre nouvel ami Mario!!!