mardi 17 juin 2008

Malaisie 2008 (3e partie): Kuala Lumpur

Vendredi 2 mai 2008

Et voilà, dernière baignade, dernier petit déjeuner avec jus d’ananas, derniers moments de pures vacances. Il est déjà le temps de retourner sur le continent et son rythme de vie stressant! Disons que pour les 4 derniers jours, le stress a été pour le moins absent. Heureusement!

En partant, nous laissons nos clés à Jim de la réception et c’est la folie furieuse. Durant la journée d’hier, c’était le débarquement de Normandie sur la plage de Long Beach. La fin de semaine arrivait ce qui coïncidait avec une fin de semaine de 3 jours pour les malais. Donc, c’était la cohue pour dénicher les quelques chambres disponibles! Il y en a même qui ont dormi sur la plage selon Jim! « So long suckers!! »

Le bateau doit partir vers midi, donc on accroche un gars sur la plage pour qu’il nous y amène. On stresse un moment en voyant que Cowboy ne trouve pas son billet de retour! Heureusement, il l’a retrouvé juste à temps, nous avons donc embarqué dans le bateau à midi pile!

Nous avons donc quitté l’île vers 13h!!! En plus de la dizaine de personnes de Long Beach, nous sommes allé au D’Lagoon au nord, à une autre plage dont je ne me souviens plus le nom au sud et Coral Bay à l’ouest. Finalement, le bateau bien bondé, nous sommes parvenus à Kuala Besut vers 13h30. En sortant, pas trop de problème pour se trouver un taxi. Bon, y’a un léger problème par contre, le gars a pas d’argent et pu de gaz dans son char. Donc, faudrait payer d’avance et il pourra mettre de l’essence et se rendre à destination! Étant dans un mode relax, nous avons décidé d’y aller malgré notre petite voie intérieure qui disait le contraire.

Nous embarquons donc dans sa Mercedes 1980 avec l’aiguille du gaz qui est bien collée au E. Deux minutes plus atrd, nous arrivons à une station-service, fermée! Merde. Pas content le bonhomme! On repart et 5 minutes plus tard, on se retrouve face à une autre station-service fermée. Ben voyons! Le gars tappe sur son volant en dépit ou comme un vieux (il était assez vieux quand même) qui regarde « The Price is Right » et qui viens de « guesser » le mauvais prix! Bref, il sort assez relax et va voir à l’intérieur. Nous, on n’est vraiment pas relax et on se demande bien comment on va réussir à se rendre à l’aéroport de Kota Bahru afin de se rendre à Kuala Lumpur!

Finalement, je décide d’aller chercher le gars à l’intérieur et je lui demande de nous ramener à Kuala Besut. Il n’a pas l’air de comprendre ou ne veut tout simplement pas! Mais bon, il se résigne! Reste à savoir si nous allons nous rendre ou non.

Nous nous sommes rendus, sains et saufs et légèrement stressés. Avec tout ça, il était rendu 14h30 et notre vol partait à 17h! En arrivant, plus aucun taxi de libre! Mais finalement, deux minutes plus tard, il y en a un qui nous embarque! Au moins, il a l’air correct et en plus, il y a du gaz dans son char! Il se met donc à nous jaser de tout et de rien, mais surtout de rien!

Nous apprenons alors que l’autre taxi a eu 3 accidents cette année et que c’est un mauvais conducteur! Merci du conseil! Puis, il nous parle des élections et des pourcentages de chinois, de malais et d’indiens en Malaisie. C’est là qu’on s’est rendu compte que ce sont les chinois qui vont rouler l’économie du pays! Ils sont vraiment partout! Arrivé à l’aéroport 1h avant notre vol (donc si vous calculez, 1h30 de taxi), ça nous a coûté 67 MYR (soit 20$ CAN)! Une aubaine!


Avec tout ça, nous réussissons à embarquer dans notre avion d’Air Asia en direction de Kuala Lumpur (KL). Air Asia est la compagnie aérienne économique par excellence en Asie et je peux le confirmer, même mieux qu’EasyJet ou Ryanair en Europe. Les avions sont neufs, les aéroports sont petits mais propres, le service excellent et les hotesses de l’air, ma foi, on ne peut demander mieux! Incroyable!!!

Arrivé à KL, en attendant nos bagages, j’achète 4 tickets de bus pour se rendre à au centre-ville (l’aéroport est à 70km de la ville), 9MYR (3$) chaque pour une heure de transport! L’aéroport étant situé à Sepang, nous sommes passés tout près du circuit de Formule 1. Malheureusement, nous n’y avons pas vu grand chose! Cependant, les forets de palmiers (oui oui) plantées en belles rangées droites sont assez impressionantes! Artificielles oui, mais impressionantes quand même!


En s’approchant de la ville, nosu apercevons à travers le smog les tours Petronas. En banlieue, il y a de grandes tours d’appartements en construction partout. La ville connait un essor économique incroyable ces dernières années! Arrivés à KL Sentral, pas question de trainer nos sacs dans le metro, nous prendrons un taxi, encore une fois! Je ne sais pas ou est l’hotel que j’ai réservé, mais le chauffeur lui semble bien le connaître.

En effet, il est dur à manquer le Crown Princess puisqu’il fait 36 étages! Nous attendions tous le moment ou nous pourrions nous allonger un instant dans un lit confortable après notre périple de près de huit heures en bateau, taxi, 2e taxi, avion, bus, re-taxi! Mais la fille de la réception en a décidé autrement et je me suis donc battu comme un diable dans l’eau bénite pour qu’on réussise enfn à avoir nos chambres. Elle parlait anglais et elle comprenait ce que je disais. Elle devait tout simplement être incompétante, ça arrive des fois. Bref, 45 minutes plus tard (ce n’est pas des jokes!), Marc-Alex et moi avons reçu notre clé, mais la chambre pour Mathieu et Philippe elle n’était pas prête! Il était rendu 20h!! Ridicule.

Nous nous sommes donc rendus à notre chambre et les boys ont attendu chez nous le temps que la leur soit prête. Notre chambre se trouvait au 31e étage (pas mal!) qui correspondait à l’Executive Floor!! Wow, la chambre était vraiment bien avec deux lits semi-doubles et la chambre de bain ultra-grande et en simili-marbre! Le luxe! Je redescends donc en bas pour voir combien ça va nous coûter car j’avais réservé deux chambres au 28e étage, réservé au communs des mortels. Et là, ça m’as pris au moins 20 minutes pour savoir combien ça allait me coûter!! Je ne veux pas rentrer dans les détails, mais c’était apparament impossible pour eux de me donner une facture qui dit combien la chambre coûtait la nuit! Finalement, un gars s’est interposé lorsqu’il a vu que j’allais arracher la tête de la bonne femme (pas la même qu’en arrivant!) qui tentait de répondre à mes questions avec toute son incompétance. Ils nous avaient donné une chambre « executive » puisqu’il ne restait plus de chambre au 28e étage, mais nous allions payer le même prix que pour une chambre normale! Voilà, ce n’est pas si compliqué que ça à expliquer! On se serait cru dans l’immeuble qui rend fou des 12 travaux d’Astérix!

Il est rendu 21h30 et nous sommes tous sur le point de crever de faim. Nous descendons en bas pour aller voir ce qui se passe avec la chambre des boys. Finalement, la fille (la première) nous dit qu’elle est prête (surement depuis une heure mais elle n’a pas daigné nous appeler pour nous le dire $?&?%$?&). Nous allons donc porter les sacs des gars dans leur chambre et en sortant de l’assenceur, on aperçoit ceci......


Irréel!!! Quelques photos plus tard, on va casser la croûte! Ainsi donc, nous choisissons un emplacement typiquement malais, le Pizza Hut! Nous l’avions aperçu de la chambre de Fillion et Cowboy et c’était décidé. (Bon, ce n’est pas trop chic à dire, mais avec ce repas, j’ai maintenant mangé du Pizza Hut dans 3 pays d’Asie : Thaïlande, Indonésie, Malaisie!!!)

Le serveur nous place à une table juste en dessous de l’air climatisé se qui ne nous déplaît guère! Puis, lorsqu’on commande notre pizza, il prend bien soin de nous indiquer qu’elle sera prête dans 17 minutes!! Ça c’est précis mon homme! Bref, le service est beaucoup plus rapide que chez nous. En terminant, je vais porter les restants de pizza dans ma chambre (petite collation, on sait jamais) et on part à la découverte de « KL at night »!

J’avais pris soin de réserver un hotel près des Tours Petronas car j’ai un petit faible pour celles-ci. L’architecture est simple mais tellement inusitée et en paire, elles sont franchement impressionantes! C’est sans aucun doute le bâtiment le plus impressionant que j’ai vu dans ma vie! Et la nuit, c’est tout simplement magique! Donc, nous avons utilisé nos talents de photographes pour croquer quelques images inoubliables!


Après une bonne vingtaine de minutes à faire nos touristes, nous continuons notre marche dans les rues de KL tout en se dirigeant vers un quartier ou apparament il y aurait quelques bars pour se rafraîchir un peu (la chaleur est vraiment écrasante, même la nuit!). Puis nous aperçevont ceci....


Il s’agit d’un bâtiment qui sera construit près des Tours Petronas avec 94 appartements et 95 piscines! Donc, chaque appartement a sa piscine privée, mème au 20e étage!!! Je ne sais pas par contre lequel en a deux, mais je veux habiter là!!!

Rendu dans le quartier choisi par Cowboy, nous n’étions pas trop sur de son choix. En fait, c’était plutôt sombre comme coin et nous y avont croisé une succession de travailleuses de rues et de rats que Marc-Alex s’est pris un malain plaisir à photographier (les rats, pas les filles!). Puis, sur un coin de rue, beaucoup d’hommes et peu de femmes face à un bar affichant un drapeau arc-en-ciel!! On se demandait alors s’il n’avait pas trouvé son idée dans la section « gay and lesbian nightlife » du Lonely Planet!!

Finalement, un peu plus loin, nous trouvons quelques terrases dignes de la rue St-Denis ou nous sommes pris une bonne pinte de Tiger! En prime, des faits saillants sur les éliminatoires de la LNH ou Detroit a balayé la série contre Colorado! Malheureusement, pas de mot sur notre Canadien.

Il fait chaud, la bière est excellente. Vraiment, c’est un coin sympa, mais notre journée de fou qui nous a amené de notre île paradiasiaque au centre-ville de KL n’a pas été de tout repos. Disons que nous avions largement mérité une bonne nuit de sommeil dans un lit douillet!!!


Samedi 3 mai 2008

Nous avions réglé le cadran pour 7h. Malgré notre volonté à nous coucher tôt, nous n’étions pas sous les couvertures avant 2h. Bref, ça nous disait plus ou moins d’aller se planter dans une ligne d’attente afin d’obtenir des billets pour monter dans les Tours Petronas. Le guichet ouvre à 8h30 et 30 minutes plus tard il ne reste plus rien! De plus, la température est plus ou moins idéale, on voit à peine à un kilomètre!

Donc, deuxième réveil à 9h30, nous allons faire un tour de ville. Premier arrêt, la pâtisserie pour un petit déjeuner rapide. Pendant ce temps là, Mathieu et moi on se dirige à la pharmacie (euh pardon....la farmasi!!!).....


Enfin, nous découvrons le métro de KL (qui ressemble étrangement à celui de Singapour) en direction du Chinatown. Bon, ça n’a pas l’air très très touristique d’aller voir le Chinatown, mais en Asie, c’est souvent un des coins les plus intéressants, surtout pour les achats!! En plus, 35% de la population de KL est chinoise, donc c’est gros! En sortant de la station de métro (dehors), nous apercevont la station de train Kuala Lumpur et son architecture qui fait penser à un palais arabe.


Puis, sur Petaling Street, en plein milieu du Chinatown, c’est la marché aux puces. Ici, on trouve de tout pour pas cher et dès que tu t’approche d’un magasin, ce n’est pas trop long que quelqu’un vient de servir! Cowboy se trouve enfin des souliers blancs (les autres n’étaient plus très blancs!) alors que Fillion et moi on se prend un melon dans un ziploc pour 30 sous le quartier!


Enfin, nous arrivons au Central Market, un endroit réputé ou plusieurs artisans malais y vendent leur marchandise fait à la main. C’est un endroit idéal pour ramener des souvenirs intéressnts, mais les prix y beaucoup plus élevés qu’ailleurs. Mais, on ne peut mettre un prix sur l’authenticité!

Étant dans Chinatown, nous décidons d’aller diner dans au Old China Cafe qui était recommendé par le Lonely Planet. Le seul problème avec les établissements qui sont recommendés par le Lonely Planet, c’est qu’on y retrouvera que des touristes ou presque ce qui lui fera perdre de son cachet. On aimerait tous trouver la perle rare, le petit resto du coin ou personne n’est allé auparavant et qui est tellement bon! Mais souvent, les menus ne sont pas en anglais non plus!! Le repas était bon, le curry de Marc était épicé (il n’aime pas l’épicé), le riz au coconut était bleu et le ice lemon tea un délice (j’en ai pris deux!). Somme toute, un bon choix puisque ça nous a permis d’éviter une des rares averses de notre voyage!


Pour se rendre à Chow Kit ou on y retrouve un grand marché, nous emprunterons le Monorail!! Oui oui, le monorail! Bref, il est petit le monorail et souvent plein, donc pas si agréable que ça.


Au marché de Chow Kit, on y retrouve du linge bien sur mais surtout de la bouffe en quantité industrielle : des légumes qu’on ne connait pas, du poisson qui sent pas trop frais (moins frais qu’à Tokyo ça c’est sur), de la viande éclairée par des lumières rouges (pour voir qu’elle est brune) et des épices que je ne risquerais pas de mettre dans ma soupe! Bref, un joyeux mélange de senteur!


En marchant vers notre procahine destinations, nous arrêtons dans un café internet pour s’informer sur les prouesses du CH. C’est alors que j’apprends que les Flyers mènent 3-1 dans la série! Au moins, je n’ai pas assisté à cette débâcle!! Nous nous rendons alors du Jalan Doraisamy, aussi surnommé Asian Heritage Row, qui aligne les terrasses de restos et bar branchés. On pourrait la comparer à un croisement entre les rues St-Laurent et Crescent! Malheureusement, nous cherchons un endroit pour prendre une bière relax et les établissements n’ouvrent leurs portes qu’à 17h. Donc, nous allons dans Bukit Bintang, le quartier de la veille.


Autour de la station de monorail, on retrouve un foule impressionante et on ne sait pas trop pourquoi. La plupart sont jeunes et se regroupent en rond en regardant d’autres danser à la minière de Borat! Plutôt hilarant! On se trouve un autre bar relax alors qu’il y a du rugby à la télé.

De retour à l’hotel, Mathieu et Philippe décident de faire un peu de lavage puisqu’il leur reste une semaine encore à voyager. En voyant les prix de lavage à l’hotel (3$ pour un t-shirt!!), ils décident de se faire une lessive manuelle. En attendant, on fait ce qu’on peut pour passer le temps, donc je teste les capacités de mon appareil photo sur le trepied de Marc-Alex. Voici donc la vue de la chambre des boys avec un temps d’ouverture de 10 secondes.....


Nous retorunons sur Asian Heritage Row et dénichons un bon petit resto. C’est lorsqu’on voit le menu qu’on se rend compte qu’il est détenu par la compagnie IndoChine, la même qui exploitait le resto ou nous avions mangé à Singapour! Mais bon, le menu était plutôt appétisant. Il n’y avait vraiment pas grand monde au reso et la rue était plutôt déserte. Pourtant, il était 22h. Mais durant le souper, la rue s’est peu à peu remplie et l’ambiance était très agréable. Par contre, il nous a fallu un bon café pour se réveiller car on commencait à sérieusement cogner des clous, résultat de notre journée de marche intensive!

Nous allons donc dans un bar lounge, assez relax. Les drinks sont plutôt chers, mais ici l’alcool est toujours cher. Finalement, après un moment, on se rend compte que tout le monde se connais dans le bar! Puis, le DJ annonce que le gâteau de fête arrivera dans quelques instants!! J’ai alors vu le gâteau et sur les 5 noms écrits dessus, je n’aaurais pas pu en prononcer un seul! Vraiment, il nous était difficile de nous fondre dans le paysage! On décide donc d’aller voir ailleurs.

Il y a plusieurs bars sur la rue, mais ça sent le jet-set à plein nez (même si la foule semble un peu jeune!). Finalement, on se décide à demander le prix d’admission au Loft (plus chic que celui à Montréal!). C’est soit 50MYR chaque (16$) ou on peut achter une bouteille à 330MYR (110$) ce qui nous permet de rentrer gratuitement. Nous choisissons donc la bouteille de vodka! Quand j’y repense, c’est vraiment pas cher, si on compare à Tokyo!!

Disons que lors de notre passage sur les îles, la pénurie de bière nous a forcés à développer notre gout pour la vodka! Tout ça pour dire, nous avons passé une bonne dernière soirée malaisienne! On pourrait même dire que certains se sont fait des admiratrices! Par contre, le tout se termine à 3h du matin, ce qui est trop tôt selon moi après plus d’un an au Japon ou les soirées continuent jusqu’à 5h sinon 6!

À l’extérieur, les jeunes (ils sont tous jeunes, nous on est vieux!) jasent, échangent des e0mails et parfois plus. Une couple de ti-gars intoxiqués par leur testostérone et peut-être un peu d’alcool rincent leur moteur de Proton (voiture mailaisienne) pour défendre leur honneur de mâle-alpha! Même en Malaisie on peut se croire à St-Eustache! Nous terminons donc avec une tradition bien de chez nous (qui est assez universelle en fait) en se graissant l’estomac d’un bon McDo. Cowboy prendra même 2 trios, qu’il finira!

C’est la dernière nuit.........snif snif!


Dimanche 4 mai 2008

Le cadran sonne encore une fois à 7h. Cette fois-ci, ce n’est pas la température mais bien notre volonté qui fait défaut! Au diable les Tours Petronas, d’en bas elles sont très belles de toute façon. Et puis à l’intérieur, on ne les voit pas!

Nous nous levons quand même vers 9h30 afin de pouvoir profiter de la journée. Après avoir remis la clé de notre chambre et laissé nos sacs dans la chambre des boys (qui restaient une journée de plus), nous mettons le cap sur les Tours Petronas. À défaut d’y monter, nous allons quand même les photographier de jour! Et puis j’avais promis de prendre une photo avec mon nouveau chandail du Canadien (qui se faisait éliminer en même temps!).

Nous sommes quand même allés à la KL Tower, genre de Tour du CN en miniature. Tout de même, elle est perchée sur une colline, donc nous avons eu une vue à 360 degrés de la ville et ce à une hauteur comparable aux Tours Petronas! Par contre, c’est humide en titi dehors, donc la vue est quelque peu embrouillée. Néanmoins, la vlle est intéressante et comporte plusieurs espaces verts!

Ensuite, nous décidons d’aller à Kampong Baru ou il y a un marché du dimanche (ça tombe bien, nous sommes dimanche!). Nous prenons donc un taxi pour économiser les forces qu’il nous reste. Après un détour incroyable, nous y parvenons et disons qu’à première vue, ça semble assez calme. En fait, y’a pas un chat et on n’a jamais vraiment su il était ou le « sunday market ». Donc, nous sommes retournés à Chinatown pour aller effectuer quelques derniers achats au Central Market (qui était ouvert lui).

Avant de revenir à l’hotel, nous mangeons sur place. Pour un plat de nouilles avec un peu de viande et un thé glacé aux pêches, ça m’a couté 4$! Quand on mange local, c’est une aubaine!! Nous retournons donc à l’hotel et on sent que le voyage tire à sa fin!

Marc-Alex et moi allons donc récuérer nos bagages à l’hotel et on dit au revoir à Mathieu et Philippe qui continuent leur périple en Malaisie pour encore une semaine! En sortant, on décide de se prendre un taxi. Il y en a un de garé sur le bord de la route, mais le gars n’est pas là. Un autre gars nous dit d’attendre, qu’il s’en vient. Finalement, après 5 minutes, on décide d’en arrêter un autre en direction de KL Sentral! Le traffic n’est pas si mal et on arrive vers 17h. C’est la folie furieuse pour les bus qui vont au LCCT (l’aéroport pour compagnies aériennes à rabais)! Ça ne prend que 10 secondes et déjà un femme se présente devant nous pour nous offrir des billets à 8MYR (moins que 3$). Nous les prenons sans hésiter et nous sommes partis (ou presque, le bus part dans 15 minutes).

En arrivant à l’aéroport, nous apercevons une F1 de l’équipe Williams qui traîne dans le hall d’entrée! En fait, Williams F1 est commandité en partie par Air Asia (la meilleure compagnie aérienne!), donc ils ont amené un chassis de voiture et à l’intérieur, on peut conduire sur un écran autour d’un circuit. Mais bref, le vol est dans une heure, donc je n’ai pas trop le temps pour ça!

Encore une fois, l’équipage a été très accueillant! Nos 5 hôtesses de l’air se sont assurées de bien nous indiquer les mesures de sécurité. Je n’avais jamais été aussi attentif aux mesures de sécurité auparavant! Mais là, on n’a pas le choix! Une heure de pur plaisir!

Arrivé à Singapour, l’entrée est une formalité. Il nous faudra changer de terminal pour notre vol vers Tokyo .......... demain matin! Bon, c’était calculé, car tous les vols partent le matin en direction de Tokyo. Normalement, un humain raisonable se serait loué une chambre d’hotel, mais pas nous! Notre vol étant à 7h (il est présentement 21h30), nosu allons en ville pour vivre nos derniers moment singapouriens!

Nous allons donc porter nos bagages à la consigne de l’aéroport puis nous dirigeons en taxi vers Circular Road, tout juste derrière le Boat Quay. En cherchant quoi faire dans le Lonely Planet, j’ai mentionné un pub irlandais et depuis ce temps là, Marc-Alex ne pensait qu’à un bon irish stew alors que je salivais en pensant à un fish & chips. C’est ce que nous avons fait accompagnés d’une Guiness et d’une pinte de cidre! L’endroit par contre était vide, tout comme la rue d’ailleurs. Le dimanche n’est pas une journée propice pour prendre un bain de foule à Singapour! Néanmoins, il fallait trouver une façon de rester éveillé jusqu’à notre vol ultra-matinal! Nous allons donc en face du pub au Eski Bar ou la temperature atteint le point de congélation! Imaginez-vous en sortant de la avec l’humidité de Singapour......

Nous allons donc prendre une petite bière dans un bar relax puis un bar à shisha tout en regardant le soccer anglais à la télé! Il est juste une heure par contre et notre vol ne part que dans 6h!!! Finelement, nous mettons le cap vers le Clarke Quay qui n’est guère plus en vie. Les bars ouverts sont une denrée rare. Finalement, on se retrouve à la même micro-brasserie du début du voyage car si on veut résister, il faudra un peu de musique! Heureusement, quelques jolies vietnamiennes se sont arrangées pour nous faire veiller jusqu’à la fermeture! Il est maintenant 3h30 et on se rend donc à l’aéroport! En fait, il y a plus de vie à l’aéroport à cette heure là qu’en ville!

Et voilà, c’est terminé! J’espère que vous avez apprécié ce récit ainsi que les nombreuses photos! Les préparatifs sont déjà en branle pour le prochain voyage en août : Hawaii!!!

À plus

Pace

lundi 2 juin 2008

Malaisie 2008 (Partie 2): Les Perhentians

Lundi 28 avril 2008

À 5h30 du matin, nous nous réveillons sains et saufs à Jerteh. Disons simplement que ce n’est pas une grosse ville et l’autobus nous débarque sur le bord de la « rue Principale ». Il s’agit alors de trouver un taxi dans ce village pour nous rendre à Kuala Besut, à quelques 15km de là!

Curieusement, et heureusement, il y a un mec qui nous attend à notre descente de l’autobus.

- Going to the Perhentians?
- Hummmm (on vient tous de se réveiller).........yes!
- I can take you, 40 ringgits.
- How about 30?
- OK!

« Short and sweet ». Je n’avais pas trop le goût de nécocier à 5h30 du mat et 10$ pour 15km, à 4 personnes, c’est des pinottes! Donc, on essaie d’entasser nos sacs de voyageurs dans sa Proton (voiture Malaisienne) 1982, il nous met un mix-tape des plus grand succès occidentaux tels que ABBA et nous sommes partis!

Arrivé à 6h au quai, et 5 minutes plus tard nos billets de bateau sont achetés! Le départ par contre se fait à 7h, donc on se prend un déjeuner chez Joe. Une dizaine de jeune corréens s’étaient déjà attablés. Tout ça pour dire que Marc a reçu ses oeufs à 6h50 et qu’il les a enfilé tel un champion mangeur de hot-dog!

On s’entasse donc sur un petit bateau muni de deux V6 qui nous permettent de parcourir les 20km jusqu’aux Pehentians en 30 minutes. Le levé du soleil est vraiment bien malgré les nuages. Après avoir laissé les corréens sur une plage de Palau Besar (la grosse île), nous meetons le cap sur Long Beach qui se trouve sur Palau Kecil (la petite île). Ce sera notre domicile pour les 5 prochains jours!

Puisque qu’il n’y a pas de quai sur Long Beach, une petite barque motorisée doit venir nous chercher au large. C’est rustique, mais c’est très bien comme ça! Le truc par contre, c’est qu’on débarque ici et qu’on n’a aucune idée ou on va rester! Ainsi, nous débarquons face au Bubu Resort et on va y jetter un coup d’oeil. Une fille nous fait alors visiter une chambre qui est pas mal, avec air climatisé et douche relativement propre. Pour la disponibilité, par contre, ça l’air compliqué et le prix, 225 MYR (75$ la nuit) est plus élevé que je croyais. De plus, son air bête ne me plaît guère. Donc, je pars avec Fillion pour voir une autre place pendant que Marc et Phil surveillent nos sacs.

Nous arrivons donc au Matahari, endroit dont j’avais entendu de bonnes choses sur internet. Il n’y a personne à la réception, donc je vais voir au resto. Le gars, Jim (il est malaisien mais son nom ça ressemble à Jim), me dit qu’il descend dans 2 minutes parce qu’il était inutile sans son café matinal! Relaxitude garantie ici! Bref, le gars est vraiment relax et nous montre quelques chambres. Finalement, il y en a deux chambres de libres avec air climatisé, ce qui sera très utile ici! Et le prix est dérisoire, 100 MYR (30$ la nuit)! Vendu, nous retournons chercher les boys. La fille nous accueille alors chaleureusement et je lui indique qu’on a trouvé ailleurs. Elle aurait dû prendre son café avant de venir nous voir la première fois!!

On s’installe dans nos chambre et malheureusement, l’électricité ne fonctionne que de 18h30 à 8h30. Donc, il faudra attendre ce soir pour bénéficier des effets de l’air clim. De toute façon, on n’est pas venu ici pour rester dans notre chambre, mais bien pour profiter de la plage. Et c’est ce que nous avons fait sur le champ. Par contre, faudra se crémer parce que nous sommes très près de l’équateur et que le soleil tape fort ici!

Sur la plage, même s’il est 9h, y’a déjà du monde qui entretiennent leur bronzage! Nous, on fait dur, tout de blanc vêtus! Il faudra travailler fort durant les prochains jours! L’eau est chaude, et le sol est fait de sable, juste du sable. Pas de petits coraux, pas de petites roches ni de galettes. Du beau sable, beige pâle (juste pour dire qu’il n’est pas blanc). C’est la relaxitude suprême!

Un petit creux nous force à essayer un des restos qui se trouve à proximité de la plage. Malheureusement, l’expérience fut plus ou moins réussie et on se demande alors si on va réussir à bouffer convenablement sur cette petite île! Néanmoins, nous retournons à notre activité principale, la plage, accompagnée de frisbee et de ballon de foot!


Disons que nous prenons des couleurs rapidement et que l’ombre se fait rare. Nous décidons donc de délaisser la plage temporairement afin de faire une petite randonnée dans la « jungle » afin d’aller du côté ouest de l’île sur Coral Bay. Durant cette petite marche d’une dizaine de minutes, nous rencontrons entre autre des varangs (grands lézards de la famille du dragon de Komodo) mais surtout des araignées géantes. Mais bon, ce sont surtout les toiles qui peuvent atteindre environ 5 ou 6 pieds de diamètre qui sont impressionantes!


Sur Coral Bay, la plage est étroite et en galette alors que plusieurs débris de coraux rendent l’entrée à l’eau périlleuse! Heureusement, nous trouvons un peu d’ombre sous des palmiers afin de donenr un peu de repos à notre peau. Il a litéralement fait soleil toute la journée! Néanmoins, je me suis fait prendre au jeu « À quel endroit oublierais-je de mettre de la crème ?». Et la réponse est : mes pieds! Donc, je me suis retrouvé avec des pieds de homard! J’ai par contre réussi à récupérer la situation en mettant une couche d’une épaisseur d’un pouce afin de les protéger jusqu’au coucher de soleil.


Nous revenons à notre chambre avant que le soleil ne tombe pour ne pas se retrouver face-à-face avec une toile d’araignée géante! Nous avons par contre eu la chance de voir un combat de varang! Assez féroce! Nous prenons notre douche à la noirceur (il n’est pas encore 18h30), puis nous essayons de nous trouver un petit resto sympa pour débuter notre soirée!

Nous arrêtons donc au Palm Tree qui semble être un endroit respectable. On se prend donc une petit bière et on se commande des repas, je dois l’avouer, assez occidentaux : pizza, burger, fish&chips. Encore une fois, c’est plutôt peu réussi. On se demande alors vraiment si on va trouver quelque chose de mangeable! On se commande donc une autre bière pour oublier notre repas médiocre. Pendant ce temps là, un type (lire ici gars) habillé en fille (robe noir moulante et maquillage) exécute sa chorégraphie avec des boules de feu au bout d’une corde. Ça fait un peu bizarre, mais bon, on est sur une petite île en Malaisie, donc on ne pose pas trop de questions!

Nous cherchons donc une meilleure ambiance que nous ne trouverons pas. Par contre, nous arrêtons au Lily Chalet afin de prendre un autre « petite-frète ». Ma pizza au Palm Tree n’avait pas complètement remplie sa fonction, donc j’ai décidé de me commander un petit plat local, des nouilles frites. Rien de bien spécial et assez simple à faire, ce fut la meilleure chose que nous avions mangé jusque là sur cette île! Voilà donc, il faudra manger local!!

En cherchant un autre bar, nous tombons sur le Buffalo ou tu t’asseois carrément dans le sable autour d’une petite table! Mais malheureusement, plus de bière, il n’y a que vodka et rum! Le pris, 25 ringgits (9$). C’est un peu cher pour un drink, même sur une île! On n’est pas à Tokyo quand même!

Avec tout ça, nous on s’était réveillé en sursaut à 5h30 du matin! Je crois que la nuit fera du bien. Et à l’air climatisé en plus, quelle joie!!!


Mardi 29 avril 2008

L’air climatisé arrête vers 8h30, j’ai les pieds gelés! Finalement, je me lève vers 9h et Mathieu semble bien être parti pour une saucette matinale. Je fais de même! Quelle joie quand même de se baigner dans la mer pour se réveiller!

Nous étions supposés partir à 10h30 pour un trip de snorkelling. Il est 10h et Marc-Alex et Cowboy ne sont toujours pas levés. Je croise Jim et je lui dis que nous sommes partant mais que nous ne sommes pas prêts. Avec sa relaxitude légendaire, il me dit que y’a pas de problème et qu’on a juste à partir à 11h! Ça c’est un horaire flexible. Ça nous donne donc du temps pour déjeuner au resto du Matahari. Je reste local avec une « banana pancake » alors que les boys y vont pour le déjeuner américain composé d’oeufs, saucisses et toasts! Ça va pédaler mes amis.

Notre capitaine est un format réduit de Rahan (pour ceux qui le connaissent). Nous partons aussi avec un couple d’anglais et un japonais (coïncidence!). Nos palmes et masque à la main, nous nous dirigeons vers notre petit bateau. C’est rustique! Nous allons imédiatement du côté de Palau Besar. Bon, je me souviens plus du nom de l’endroit, mais c’était vraiment génial. Peu importe ou tu regarde, y’a des poissons partout d’une variété impressionante. Bon ce ne sont pas de gros poissons, mais les couleurs sont vraiment brillantes.
(j'ai trouvé quelques photos sur internet pour vous monter un peu de quoi ça a l'air!)
À travers les différents coraux, j’ai même pu voir un reef shark qui est passé à 2 métres de moi pas plus! Bon, ils sont inofensifs, mais quand même c’est impressionant!


Puis, deuxième endroit, Shark Point! Bon, là c’est plus difficile, donc si on veut voir un requin, faut suivre Rahan et essayer de ne pas trop faire de bruit. Le problème, c’est qu’il pédale le Rahan, ce qui fait que j’ai trainé de la patte un certain temps, tout de même on en a vu 3, même s’ils nageaient assez profondément. Nous avons juste le temps de reprendre notre souffle et il nous débarque en plein milieu des deux îles! Le but, c’est de trouver une tortue, de sauter à l’eau et de la suivre! Nous avons trouvé une tortue et nous l’avons suivi, mais ça nage pas mal plus vite que ça court ces affaires là! Quand même c’était très bien. Par contre, on se retrouvait en plein milieu de nulle part en plein là ou les bateaux de pêcheurs passent généralement. Une chance, personne ne s’est fait passer dessus!

C’est le temps d’une petite pause et nous débarquons sur Besar pour casser la croûte. Je me prends donc un bon petit Yom Tam bien épicé (plus que je ne l’anticipais) et les boys ont aussi pris des mets locaux. Nous avons donc très bien mangé! De retour à l’eau, nous retournons voir 2 endroits près de la côte ou on a encore une fois aperçu pleins de poissons et aussi des « giant clams » (je les nomme en anglais, parce qu’en français ce sont des « tridacnes géants »!!). J’ai donc déniché une photo pour vous montrer!

Nous terminons notre dernière plongée sur romantic beach, petite plage de sable blanc! Elle est très belle, mais les millions de petits « jelly fish » bleus en font une destination peu prisée! Nous relaxons un peu tout en prenant des photos du paysage. Fillion s’exécute alors à essayer d’escalader une grosse roche. Après avoir essuyé un échec, il réussi enfin et plonge tête première dans une marée de « jelly fish »! Plus de peur que de mal. Sauf qu’en revenant au bateau, on s’aperçoit qu’il s’est coupé généreusement le genou! Enfin, c’est pas moi qui va finir ce voyage là magané!
De retour sur Long Beach, on relax un peu sur la plage pendant que Fillion essaie de panser ses blessures. Puis, on décide de se prendre quelques bières sur le balcon devant la chambre de Marc et Phil. Installés au 2e étage, nous avons ainsi une vue partielle de la plage!

Nous décidons alors d’explorer le côté nord de la plage à la recherche d’un peu d’ « entertainement ». Nous allons donc voir notre guide Rahan qui se tenait au bar de son pote, RahanII. Lui, il était format régulier, plutôt grand d’ailleurs, mais avec les même cheveux longs et collier en dents de requins! Bref, vous voyez le genre. Son bar est sympa, mais il n’y a malheureusement pas grand monde. Au moins, la musique est bonne et puis, j’oubliais, nous sommes sur la plage!

Il est l’heure d’aller souper et pour se faire, nous allons au Bubu, le même endroit ou nous avons été accueillis si froidement à notre arrivée! Nous avons été convaincus par le BBQ et la sélection! Ainsi, nous avons donc pris 4 giant prawns (crevettes géantes), 2 poitrines de poulet et un poisson blanc. En plus du riz, du pain à l’ail et des bruschetta, nous avons mangé comme des rois. Et tout ça, pour environ 20$ chaque! Une aubaine! L’endroit était très propre, mais je leur suggérerais d’améliorer leurs toilettes par contre. Pour y parvenir, il faut parcourir au moins 50 mètres dans la jungle et la propreté n’est pas au rendez-vous. Mais bon, nous sommes sur une île, donc on ne s’en fait pas trop avec ça. D’ailleurs, Cowboy nous avais alerté un peu plus tôt que les toilettes étaient bizarement faites et qu’on y trouvait seulement un petit trou dans le coin. Par contre, il n’avait pas aperçu le pomeau de douche au dessus de sa tête!! Sacré Cowboy!

Nous marchons donc sur la plage pour digérer notre repas gargantuesque et décidons de faire une petite pause au Buffalo. Heureusement, il leur restait de la bière cette fois-ci! J’en profite donc pour piquer une petite jasette avec une anglaise et une danoise qui se demandaient bien si elles allaient acheter une bouteille de vodka ou non! Finalement, c’était 25 ringgits la bouteille (13oz) et non le même prix pour un verre! Bref, les filles viennent nous rejoindre et on se met à jaser un peu. Puis, leur potes (4 gars) viennent nous rejoindre. Le groupe s’était formé à Tioman, une île plus au sud de la Malaisie. Il y avait donc, l’anglaise plus un anglais (pas en couple), la danoise plus un danois (on a jamais su), un allemand et un canadien de Victoria!

Malheureusement, c’est l’île de la pénurie de bière ici, donc après seulement 2 consommation, plus rien. C’est pourquoi j’ai l’ai surnommé l’Île du Plaisir, car comme dans les 12 Travaux d’Astérix, l’île semble parfaite, mais il manque un élément pour survivre. Pour Obélix ce sont les sangliers, pour moi c’est la bière. Mais au moins ici, il y a la vodka! C’est mieux que rien! Mais bon, l’alcool pas cher, ça a des effets pervers. Donc, la soirée s’est terminée par un bain de minuit (il était dépassé minuit, mais bon). Après avoir perdu Cowboy de vue et échappé au canadien qui se baignait tout nu et qui voulait lutter avec moi, j’ai rejoints la plage pour prendre mes affaires et aller me coucher. Des fois, assez c’est assez!


Mercredi 30 avril 2008

Premier couché, premier levé, je vais donc faire une petite saucette matinale. Les boys commencent à se réveiller sur le tard, mais peu importe, notre programme est assez léger aujourd’hui.

Après un bon petit déjeuner américain, on va à la plage. Et c’est pas mal l’histoire de la journée! Sérieusement, cette journée fut la journée la moins productive de toute ma vie. Mais bon, au moins j’ai pu égaliser mon bronzage.


Cette journée ressemble donc un peu plus à des vacances, pas de tracas, on fait se qu’on veut. Donc, rien! On a soif, on va chercher quelque chose à boire. On a faim, on va manger quelque chose. C’est la simplicité volontaire en quelque sorte. Sauf quand Marc-Alex décide d’enfreindre la loi et d’aller chercher des bières alors que le soleil atteignait son apogée! Évidemment, je ne savais pas l’heure. Mais il était beaucoup trop tôt. Quand le soleil tape, vaut mieux se tenir loin du houblon sinon rendu au coucher de soleil, on se retrouve au tapis pour le compte!


Oui, nous avons joué avec le frisbee, ce fut le point fort de la journée. Sinon, à un moment donné, il a bien fallu se mettre à l’ombre, parce qu’ici, nous sommes à l’équateur et le soleil fait des dommages. Je reviens donc à la plage avec mon chandail de soccer d’Argentine. Je tombe alors sur nos voisins de chambre, une suédoise et un argentin. Le gars, très sympathique me félicite pour mon chandail.

En revenant au bercail lorsque le soleil s’est mis à cogner des clous, c’est le temps de la douche. En sortant dehors pour étendre mon maillot, notre voisin argentin m’interpelle. J’ai une serviette autour de la taille et rien en dessous. Mais je ne sais pas pourquoi, je reste là et on jase. Le gars a voyagé pas mal dans sa vie. Sa blonde suédoise sort aussi, puis avec Fillion on commence à discuter. En ce moment, il travaille au Nigéria, mais il a déjà été en angola et plusieurs autres pays d’afrique. On parle de la vie d’expatrié en général et de notre vie au Japon. La discussion est cool et j’ai toujours ma serviette autour de la taille!!

Nous allons finalement au Bubu pour se payer un autre bon BBQ. Cette fois-ci, encore des grosses crevettes, des brochettes de boeuf et un poisson (pas coupé là, en entier). J’essaie tant bien que mal de séparer le poisson en 4 parties et je me ramasse ainsi avec la carcasse dans mon assiette qui dépasse de deux pouces de chaque bord! Les filles de la table à côté nous regardent bizarrement, comme si ça faisait deux mois qu’on n’avait pas mangé!

Après un bon caipirinha au bar de Rahan2, nosu nous retrouvons au Safety Stop, bar cousin du Buffalo car nous devons nous installer sur la plage. Notre gang de la veille viennent faire un petit tour puis un française se joint à nous. J’aurais pu dire française chiante, mais vu que je suis en vacances, j’essaie de donner la chance au coureur. Pour vous donner une idée, voici une conversation typique :

- Vous avez du feu? (elle dit ça en se roulant un cloppe)
- Ben, prend la chandelle sur la table, lui répond Marc-Alex.
- Ah non, c’est pas du vrai feu ça! (avec un air de « tu me prend pour qui »)
- Ben, du feu c’est du feu, lui répond alors Cowboy!

Magique comme conversation! Bref, on ne s’est pas gêné pour la taquiner et elle de même. Vive la francophonie! Vers 1h du mat, plus d’alcool. Plus rien, même pas de rum « cheap ». La cargaison arrive demain apparament. Pour une fois on va se coucher tôt!


Jeudi 1er mai 2008

Nous nous réveillons plus tôt pour faire changement. Il n’y a plus de jus d’orange au resto, la cragison n’est pas arrivée encore faut croire!

Nous avons un gros dilemme devant nous : on va sur l’autre île (Besar) ou non? Pas facile. En fait, nous sommes allés brièvement sur l’autre île durant notre journée de snorkelling et la plage n’était pas aussi belle. Donc, on reste sur Long Beach. Le soleil est chaud et nous cherchons de l’ombre. Donc, on se prend des parasols afin de ne pas trop cuire. Nous sortons de temps en temps pour jouer au frisbee ou juste se rafraichir dans l’eau, mais c’est pas mal tout.

Nous étions supposés jouer au volley-ball aujourd’hui avec notre gang des Nations Unies. Mais pas de traces d’eux, donc on relax. Finalement, on décide d’aller du côté de Coral Bay en fin de journée afin d’aller voir le coucher de soleil. Par contre, il était encore un peu tôt (c’est ce qui arrive quand on ne porte pas de montre!), donc il a fallu attendre un peu. On s’est donc déniché un coin à l’ombre et on s’est lancé le frisbee. Vraiment, on était rendu pas si mal vers la fin!


En allant manger dans un petit resto de bord de plage, deux françaises viennent s’asseoir à une table près de nous. Elles ont du charme, c’est sur, donc comme un caseau de frites par terre dans le parking de McDo, les mouettes sont arrivées sans trop tarder! Oui, les gars de la place, des malais, ne se font pas prier pour aller discuter avec les gentilles étrangères qui viennent s’attabler dans leur établissement. S’ensuit des histoires rocambolesques avec des tortues, des raies et des lézards géants sortants tout droit de la jungle! Vraiment, ils n’y vont aps avec le dos de la cuillère. Mais je ne peux pas vraiment chiâler, je ferais pareil!!

Finalement, par hasard, on croise l’anglaise qui nous invite alors à aller jouer au volleyball avec la gang. Le couché de soleil n’aura en fait jamais lieu car l’horizon est couvert de nuages. Mais quand même, Marc-Alex a réussi à capturer des clichés intéressants! Au moins, nous avons pu nous dégourdir les jambes un peu et ça faisait du bien d’enfin faire de quoi autre que de s’étendre au soleil.


Nous retournons sur Long Beach à travers la jungle avec nos flash lights accompagnés de deux hollandaises. Après une bonne douche (avec la lumière pour la première fois puisqu’il était dpas 18h30) bien méritée, nous sommes allés rejoindre les filles au nord de la plage pour souper. Le repas était bien, sans plus et il faisait chaud à mourir.

Après un arrêt éclair au bar de Rahan 2, nous nous somems retrouvés au Buffalo ou il n’y avait presque personne. En 20 minutes, j’ai entendu la même toune 3 fois. Donc, on s’en va au Safety Stop ou il y avait quelques casse-cou qui tentaient de faire tourner un bâton avec les bouts en feu. Il y en a un ou deux qui étaient vraiments pas si mal! Notre gang de soirée vient nous rejoindre brièvement et quelques bouteilles de vodka plus tard, avec Cowboy qui a disparu dans les buissons et Marc-Alex et Fillion qui discutaient de sujets un peu trop intense pour les vacances, il était rendu pas loin de 4h du mat. Dodo pour moi.

Demain à midi, nous devons être dans le bateau pour retourner sur le continent! Déjà!

mercredi 21 mai 2008

Malaisie 2008 (Partie 1): Singapour

Et voilà, une autre aventure asiatique pointait à l’horizon depuis un moment. En fait, ce voyage était en gestation depuis au moins Noël, sinon plus. Ainsi, j’ai réussi à convaincre Mathieu (Fillion) et Philippe (Cowboy, pour les intimes et es besoins de ce récit) à venir faire un tour au pays du soleil levant. Ensuite, direction Singapour et Malaisie pour un combo ville-plage assez intéressant. Au passage, j’ai réussi à convaincre Marc-Alex, aussi en poste au Japon, de se joindre à nous. Pour ceux qui ne sont pas au courant, nous avions effectué un voyage à Prague et Amsterdam à Noël 2004 avec le même équipage!

Ça promet!

Donc, avant de partir, je me suis fait un devoir d’effectuer les préparatifs : vols, hotels, etc. En même temps, j’en ai profité pour regarder ce que Dame Nature nous réservait et ce n’était pas très beau : de la pluie et des orages pour toute la semaine!! Ça commençait drôlement à ressembler à mon voyage en Thaïlande l’année précédente! En autant que je revienne en un morceau cette fois-ci!


Vendredi 25 avril 2008
Petite journée de congé pour ma part afin de commencer les vacances du bon pied. Bon, ne me traitez pas de fénéant tout de suite, car je n’ai pu me rendre au boulot puisque mon département était fermé en raison de la grande réorganisation qui aura lieu durant les vacances!

Après une bonne randonnée de 2h30 en bus, Marc-Alex et moi à l’aéroport de Narita vers 15h, soit un bon 3h avant notre vol puisqu’il partira à 17h50. Mais non, surprise, en arrivant nous sommes informés que notre vol partira plutôt à 19h30!! Nous sommes donc 4h30 d’avance! J’aurais bien voulu me flageler pour ne pas avoir regardé les informations sur le site de l’aéroport le matin même tout en regardant le Canadien battre les Flyers en deuxième ronde des séries. Par contre, nos billets de bus étaient déjà achetés, donc pas de chance.

Aucun signe de Fillion et Cowboy qui doivent prendre le même avion que nous, donc pas grand chose à faire sauf flàner et visiter les boutiques de l’aéroport. Au moins, Tokyo offre plus de variété que l’aéroport de Chicago ou on y retrouve que des kiosques de fast-food et de journaux. Mes 9h d’attente durant mon voyage de retour à Noël en témoignent.

Finalement, on décide de passer outre le contrôle de sécurité. Directement de l’autre côté, Mathieu nous intercepte, ils sont là depuis un bon moment aussi. Il commence donc à nous raconter leur petit tour du Japon en passant par Kyoto. Puis, en rejoignant Philippe à la porte d’embarquement, nous avons pris une bonne petite bière pour fêter nos (deuxièmes) retrouvailles!

Aussitôt la bière finie, allez hop dans l’avion pour une petit 7h de vol! Ces vols sont toujours pénibles car on voudrait bien dormir, mais on est tellement anxieux d’arriver à une nouvelle destination, qu’on ne peut vraiment fermer l’oeil entièrement. Et maintenant, avec notre fameux départ retardé, nous sommes arrivés à l’aéroport Singapour aux alentours de 1h30!

L’aéroport de Singapour est un des plus moderne au monde et aussi un des plus efficace. Plusieurs personnes qui voyagent en Asie doivent effectuer des transferts à Singapour, donc tout est pensé en fonction de ceux qui y passeront un long moment : hotel, épicerie, massages, cinéma, gym, etc. En deux temps trois mouvements, nous avons nos bagages et nous sortons pour attraper un taxi. Ouf, c’est chaud et humide dehors! Ça va être le fun de marcher en ville pendant le jour!

Le gars du taxi est sympathique et nous jase ça sur l’autoroute qui mène au centre de Singapour. Il roule avec aisance jusqu’à 140km/h en prenant soin de regarder si la police n’est pas cachée dans un buisson pour le pincer! Enfin, il nous laisse devant notre auberge dans Little India avec un conseil : « Ne restez pas ici le dimanche, c’est plein d’Indiens partout! » Merci Chef!

En entrant, le gars me dit qu’il a failli donner nos lits parce que je n’avais pas répondu à son e-mail. Tout un accueil!! Mais bon, il était quand même rendu 2h30 environ et tout le monde dormait dans la place. En essayant de ne pas trop faire de bruit, nous prenosn possessions de nos lits superposés et puis on va faire un petit tour du quartier pour prendre un verre.

À vrai dire, juste en face de notre auberge, il y avait un petit bar rempli d’Indiens, mais on se sentait plus ou moins confiants d’y aller. En parcourant les rues, on se rend compte que Little India, ce n’est pas un endroit ou la vie nocturne est très développée. Les seuls établissements d’ouverts sont des petits restaurants (musulmans, donc pas de bière) à air ouverte ou on peut déguster des plats qui ont passé la journée sur le comptoir et un centre d’achat. Oui mesdames et messieurs, un centre d’achat ouvert 24h : le Mustafa Center! Donc, tu as envie d’aller t’acheter un rasoir à 3h du mat, maintenant tu peux! Bon, ça fait un peu marché aux puces comme centre d’achat, mais c’est mieux que rien!


Avec tout ça, nous retournons bredouille à l’auberge. Il y a bien l’air climatisé dans notre dortoir, mais le plafond à au moins 20 pieds de haut. On va suer mes amis!!!

Samedi 26 avril 2008
Malgré notre arrivée tardive, nous sommes debout aux environs de 9h. La douche est nécessaire et il me semble qu’il y en aura plusieurs autres à venir, car l’humidité nous fait transpirer comme dans un sauna! Le déjeuner est gratuit, au menu toasts et confitures. Bon, Fillion et Marc se sont risqués avec les oeufs qui avaient le jaune assez pâle, limite fluo! Avec tout ça on part à la découverte de Singapour vers 10h, le soleil brille!!


Premier arrêt, la station de bus afin d’acheter nos billets qui nous permettrons le dimanche soir de partir vers les Perhentians, îles paradiasiaques de Malaisie. Bon, les quartiers de Little India et Kampong Glam ne sont pas les plus luxueux ni les plus propres de Singapour, mais ils sont pour le moins authentiques. Nous croisons donc pleins de petits restos à air ouverte encore une fois et de petits magasins ou on y vend n’importe quoi.

Finalement, après un bon 20 minutes de marche, nosu arrivons déjà trempé au Lavender Bus Station. Je cherchais une bâtisse quelconque, mais nous n’y avons trouvé qu’un stationnement et une petite cabane. À l’intérieur, une gentille madame nous a remis nos billets pour la modique somme de 40 MYR (ringgits malais, ou 3 MYR égal 1$ canadien). Bref, 12$ pour un trajet de 10h, c’est moins que rien!

Nos billets en poche, nous nous dirigeons vers les quais, le centre économique de Singapour. Pour y parvenir, rien de mieux que le métro qui est ultra efficace et offre l’air climatisé! Vraiment, c’est une jouissance chaque fois qu’on peut bénificier d’un peu de fraîcheur! En débarquant à Raffles Place, nous sommes immédiatement entourés des nombreuses tours à bureaux du centre-ville. Ça fait très américain! Mais bon, avec les palmiers, ça fait vacances aussi!


Nous nous dirigeons tranquillement vers la Singapore River et ses nombreux quais qui servent au divertissement des visiteurs et locaux. Nous atteignons le Merlion Park qui fait face à la Marina Bay. C’est un beau point de vue sur le théatre de l’Esplanade qui ressemble à des yeux de mouches. Son architecture est très controversée à Singapour et nulle part on le retrouve sur les articles à l’éfigie de la ville. On y retrouve plutôt le Merlion, statue d’une créature avec une tête de lion et un corps de poisson, le symbole le plus reconnu de Singapour. Donc, on y retrouve tous les touristes qui essaient de prendre un photo originale. Nous n’échappons pas à cette tradition.


Nous suivons ensuite la rivière et passons brièevement par le Colonial District. Comme son nom l’indique, son architecture est digne des villes « coloniales » américaines telles que Philadelphie ou Boston. Quelques petits ponts piétonier survolent la rivière avant d’atteindre le Boat Quay. Plusieurs restos se succèdent aux bords de la rivière et offrent des menus variés à l’abri du soleil sous d’immenses tentes. Nous choisissons un des premiers établissements. La bière est bonne et Fillion se serait bien laissé tenter par une petite baignade, mais la couleur de l’eau l’a découragé légèrement.


Nous discutons avec un québécois qui passait par là et qui a surement aperçu Cowboy qui arborait fièrement son chandail du CH. Il vit ici et semble bien se plaire, même s’il fait royalement chaud. Notre Fish&Chips nous permet de calmer notre faim. Nous marchons ensuite le reste du quai pour nous rendre au Chinatown. Tous les autres restos, sans exception, nous offrent alors d’aller dans leur établissement pour prendre un verre ou manger pas cher! Euh, on vient de manger chose!

Bref, nous continuons notre route vers le Chinatown qui est adorablement décoré. La meilleure chose à faire dans le Chinatown, c’est habituellement de magasiner. Et c’est ce que nous avons fait! Pas cher, pas cher, nous parvenons à dénicher des articles intéressant tout en se faisant harceler légèrement. Nous avons eu bien peur de nous faire rattraper par la pluie en apercevant un nuage menançant qui se pointait le bout du nez. Ainsi, nous sommes retournés nous réfugier dans le métro en direction d’Orchard Road, les Champs Élysées de Singapour!

Bon, première différence avec les Champs Élysées, Orachard Roas est plus difficile à trouver! Nous sommes donc sortis du métro sur Orchard Boulevard! Disons que c’était plutôt vert comme rue et manquait cruellement de Prada ou de Gucci. En passant par l’Orchard Turn, nous avons atteint enfin Orchard Road. C’est grand, on y trouve de belles boutiques, mais on n’y retrouve nulle part le cachet des Champs Élysées.

Par contre, Mathieu nous a dirigés dans une petite rue sinueuse du nom d’Emerald Hill. Plusieurs restos-terrasses s’y succèdent jusqu’à des jolies petites maisons style coloniales. Y’a pas à dire, ce serait un merveilleux endroit ou rester. Mais à voir les voitures dans les entrées, un peu trop cher pour mon portefeuille! Du moins pour l’instant!

Après une tentative infructueuse pour aller voir la maison du premier ministre de Singapour, nous avons effectué une longue (pas si longue, mais il faisait chaud) marche vers notre auberge. Disons que nos souliers étaient pas mal usés. Une pause rafraîchissante et nécessaire sous la douche plus tard et nous sommes fin prêt pour attaquer le nightlife singapourien!


Nous descendons donc au Clarke Quay qui se trouve à quelques pas du Boat Quay. Vraiment, c’est vraiment bien comme endroit et on y retrouve une multitude de restaurants et bar des deux côtés de la rivière. Les lumières, abondantes mais pas trop, lui donne une fière allure et invite les passants à venir y passer un peu de temps. Nous parcourons donc les différents établissaments et choisissons l’IndoChine qui propose plusieurs plats sud-asiatiques. Le repas est excellent et le prix raisonable. Si ce n’était pas de l’humidité, ce serait une soirée parfaite! En arrière plan, nous entendons des cris de fans qui regardent les matchs de soccer anglais. Ici, à Singapour, la ville est soccer!

Ensuite, il faut bien se trouver un petit digestif. Donc, nous parcourons en long et en large les allées adjascentes. Finalement, nous arrêtons prendre une petite bière au Noir, endroit style jet-set avec bar extérieur. Vraiment, Singapour c’est une ville riche. En fait, non, ce sont les gens qui y vivent (et surtout travaillent) qui sont riches! Disons que nous, simples « backpackers », on ne « fitte » pas dans le moule. Nous allons donc voir au Ministry of Sound, un super-club avec 7 salles différentes, mais tout le monde a l’air d’avoir 15 ans dans la ligne d’attente!

Finalement, après quelques endroits plus ou moins intéressants, nous décidons qu’il serait bien sage d’aller nous coucher afin de pouvoir résister à une autre journée bien remplie.


Dimanche 27 avril 2008
Lever, douche et petit déjeuner, comme la veille. Par contre, faut remballer nos trucs car ce soir nous partons pour la Malaisie. Donc, on laisse nos sacs dans une chambre ou il devait bien faire 1000ºC!

Nous commençons notre journée près du City Hall afin d’aller voir le Raffles hotel. Il fait toujours aussi chaud et humide et en sortant du métro, ça frappe encore plus! Nous marchons sur Raffles avenue en direction de ce que je pense être le Raffles Hôtel. Fianlement, on se rend bien compte que ce n’est pas là du tout! Néanmoins, ça nous permet d’aller voir la plus grande fontaine au monde, la Fountain of Wealth. Mais, malheureusement, elle était fermé pour entretien et ce pendant un mois! Un mois pour entretenir une fontaine, ils doivent être syndiqués!

Finalement, en empruntant les rues qui accueilleront le prmeier Grand Prix de Formule 1 nocturne en septembre, on rejoint le Raffles Hotel. C’est évidemment un hotel 5 étoiles ou on retrouve des boutiques de grand nom pour satisfaire la clientèle de l’établissement. Par contre, c’est plus dans l’histoire que dans l’architecture que cet hotel trouve son charme. C’est d’ailleurs ici, au bar de l’hotel, qu’à été inventé le Singapore Sling. Personellement, je n’aime pas trop, mais c’est intéressant quand même!


Tranquillement, notre marche nous amène vers le Clarke Quay ou nous prenons une pause à la micro-brasserie Brewerkz. Marc se commande une salde montrueuse alors que Cowboy tente d’apprivoiser son calzone gargantuesque. S’ensuit une discussion sur nos dernières heures en sol singapourien. Phil voudrait bien aller à Sentosa, petite île artificielle au sud de Singapour. Pour ma part, je croyais bien que le temps allait nous manquer, mais après avoir observé le trajet, nous avons décidé de tenter notre chance!

Heureusement, pour se rendre, nous avons pu utiliser le métro afin de profiter d’un peu de fraîcheur! Pour traverser les eaux qui séparent l’île de la ville, nous prenosn le téléphérique qui survole gracieusement l’immense chantier de construction qui laissera place à un méga complexe sur l’ile de Sentosa. En fait, ici c’est comme la Ronde mais sans les multiples manèges. Il ne reste pas grand chose vous direz, mais on y retrouve quand même une piste de luge (comme au Mont Tremblant), une plage, un zoo et plein d’autres activités pour la famille. On se promène un peu et on essaie tant bien que mal de trouver le chemin pour la plage, mais aucun chemin ne semble mener à la terre promise.

Donc, nous nous dirigeons plutôt vers la statue géante du Merlion qui se trouve à quelques pas du monorail qui pourra nous ramener en ville. En prenant notre ticket de monorail, on se rend compte que cette passe (2$) est bonne pour la journée! Ainsi, nous avons effectué un bref arrêt à la plage pour voir si c’est mieux que la plage de l’île Notre-Dame. Bon, le sable semble bien, mais le problème, c’est qu’au large, on y retrouve plein de bateaux de marchandise! Pas très attrayant!


Nous retournons donc à notre auberge pour récupérer nos effectifs. Par contre, il nous reste du temps de libre, donc j’en profite pour retourner faire un petit tour au Mustafa Center, question d’effectuer quelques achats et prendre une bière avec les boys avant de mettre le cap sur la station de bus.

Ce 20 minutes de marche semblait interminable et avec les sacs sur le dos, on transpirait deux fois plus! Avant de se rendre au bus, nous arrêtons au Lavender Food Center afin de calmer notre faim. Des centres comme ça, on les appelle « hawkers », on en retrouve partout en ville. Ils servent plusieurs types de bouffe asiatiques à des pris vraiment ridicules. Ainsi, je suis la suggestion du Lonely Planet et j’essaie les fameux Wan Ton. L’assiette me coûte 3$ et il en a en masse! Vraiment, quand on s’y connaît, il y a moyen de manger pour pas cher ici!

Le bus part à 19h et nous sommes seuls à bord. Par contre, les places sont vraiment confortables et l’espace pour les jambes est digne de la classe affaire! Nous mettons donc le cap sur la Malaisie, car oui, pour ceux qui ne le savaient pas, Singapour est un pays et non une ville de Malaisie! Après 20 minutes de route, nous arrivons à la douane de Singapour. Les chauffeurs (ils sont 2) nous indiquent de préparer nos passeports. Puis, ils nous débarquent avec le 2e chauffeur afin d’aller faire examiner nos papiers à l’intérieur. Fillion s’était levé le premier et il croyait bien devoir rester dans le bus durant l’inspection. Ainsi, il s’est retrouvé au bureau des douanes en « pied-de-bas »! Oui oui, vous avez bien lu, il n’avait pas ses chaussures! Et nous avons attendu pendant plus de 30 minutes! Mémorable!

La douane malaisienne, de l’autre côté du pont, a été beaucoup plus rapide et 2 minutes plus tard nous sommes de retour dans le bus. Nous arrêtons ensuite à Johor Bahru, grande ville côtoyant Singapour. Le bus se rempli alors de Malais. Puis, direction Jerteh que nous devrions atteindre vers 5h30 AM. En roulant, on nous sert un boîte de carton avec à l’intérieur un beigne, un genre de mini-calzone et un gâteau vert! C’est mieux que rien. Puis, pour digérer, nous avons eu droit à un film malais! Oh, mon Dieu, l’horreur! C’est dur à expliquer, mais c’est hyper mauvais! L’image est vieillotte, les acteurs mauvais, le cadrage absent, le son intermitant et les scènes d’action pathétiques! Mais tout de même, c’est tout un divertissement!

Au moins, les banc étaient confortables et nous avons pu dormir un peu. Dehors, il tombe des cordes et on a tous un peu peur de nous retrouver sur les îles et de ne pas pouvoir profiter du soleil! Mais tout ça est secondaire car notre chauffeur conduit son bus tel une voiture de rallye. Il roule à 100km/h à travers des mini-lacs qui se sont créés sur notre route dû aux intempéries et effectue des dépassements aux limites de la faisabilité! Je décide d’oublier et de dormir!

Allons-nous nous réveiller en un seul morceau?

dimanche 13 avril 2008

Le passage du flambeau!!

Un nouveau qui arrive, un ancien qui part (il y aura un article sur le White Party qui marquait la fin du séjour d’Alex qui sera affiché bientôt, si je peux mettre la main sur les photos!!!), ça mérite une petite descente à Tokyo, non? Et surtout que nous n’avions pas mis les pieds dans la ville du vice depuis l’enterrement de vie de garçon à Julien, en Janvier!!! Bref, on était dûs!


Vendredi 21 mars 2008

Départ « tranquillos » à bord du Shinkansen vers 18h. Nous initions Dan, le petit nouveau, à la traditionnelle bière de route. Sans poser de question, il nous suit, surtout parce qu’il ne sait pas ou il s’en va!!

Apres un petit tour de métro, nous voilà rendus au Roppongi Crossing! Bon, c’est pas Shinjuku ou Shibuya, mais comme coin animé, c’est quand même impressionant la première fois! Et alors que je lui dit qu’on retrouve à Tokyo plein de voitures de luxe, une Ferrari F50 nous passe sous le nez. Irréel!!

Nous érigeons notre quartier général au Ibis pusique la plupart des hotels d’Akasaka (moins chers) étaient pleins. Donc, notre fin de semaine coûtera légèrement plus cher. Pour une chambre simple, de la grandeur d’une garde-robe standard, il faudra débouser 12 300\. En gros, ça fait 123$. Donc, 246$ la fin de semaine. Mais là je vais arrêter, je commence à avoir des nausées.

Mais peu importe, nous sommes ici pour profiter des plaisirs de la ville du vice! Bon je dis « ville du vice », mais je suis sur que ça ne peut se comparer à Las Vegas. Et tant qu’à y être, Bangkok! Mais tout de même, c’est la ville au Japon qui incite le plus à l’excès!

Nous débutons notre soirée dans un petit bar du Tokyo Midtown. Vers 21h, je vais rejoindre Louis-Étienne, un gars de Poly que j’ai « initié » lors de mes folles années d’université! Ah oui, c’est aussi le frère de Toups qui était avec Marc-Alex et moi en France il y a de ça.....ouf 3 ans déjà!! Ensuite, nous nous sommes tous dirigés vers Nishi-Azabu au restaurant Gonpachi (oui le restaurant Kill Bill!!).


Nous avions tous très faim car il était dépassé 21h30 et notre petit dîner Honda était bien loin. On se met donc à commander plein de plats et du saké pour tout le monde. Mais disons que nous n’étions pas trop ordonnés et tout le monde commandait un peu n’importe comment. Résultat, je sais pas pourquoi, mais nous avons reçu environ la moitié de la bouffe que nous avions commandé. On s’est donc retrouvés à payer la facture (assez salée je dois dire) avec notre faim plus ou moins rasasiée! Peu importe, il est temps d’aller bouger!

Nous nous retrouvons donc devant le Alife. Je ne peux dire exactement ce qui nous y a amené.....

Bref, 3500\ avec 2 boissons et nous sommes prêts pour le reste de la nuit. Dan a bien aimé son expérience, je crois. La musique est pas débile, mais disons qu’il y a d’autres raison pour aimer l’endroit. Les demoiselles sont plutôt charmantes et c’est dur de ne pas tomber en amour toutes les 30 secondes. Nous n’avons donc pas eu de problèmes à faire de belles rencontres.


Avec tout ça, il était rendu 5h30! On se fait alors gentiment demander de quitter les lieux, deux, trois fois. Finalement, en bons gentleman, nous escortons les filles au métro le plus proche. Puis, avant d’aller se coucher, un arrêt au resto de « ramen » est nécessaire. J’initie donc Dan et Louis-Étienne aux rudiments de l’endroit. Une chance, nous arrivions juste avant la fermeture, à 6h30 du matin!!

Demain, grasse matinée!!!


Samedi 22 mars 2008

Lever à 10h. Oui oui, 10h!! Petit tour aux toilettes, retour au lit......

Deuxième réveil, 13h23 (c’est plus raisonnable). Cause : le téléphone.

- Hello, sir. What time can we come to clean up the room?
- Euuuuuuuhhhhh (le temps que je trouve ma montre). Maybe 2 o’clock!
- Ok, 2 o’clock! Thank you sir.

Je me suis donc recouché. Pas capable de me rendormir, cinq minutes plus tard, j’appelle Dan pour voir s’il est encore en vie. Finalement, 10 minutes plus tard, après une bonne douche bien chaude, on se retrouve sur les rues de Roppongi. C’est pas mal moins beau le jour que la nuit!!!

C’est sur moi que retombe les responsabilités de guide pour Dan. Marc-Alex est parti faire le tour avec son père tôt ce matin et Alex est au pays de Mickey avec sa « copine ». Après un bon Wendy’s bien gras, direction Shibuya. Quoi de mieux que de commencer sa première balade à Tokyo avec l’intersection la plus achalandée de la ville! Le bain de foule est assez impressionant. Puis, Dan s'initie au plaisir du Pachinko.....on regarde.....


Donc, balade dans les rues de Shibuya ou les oreilles te bourdonnent à force d’entendre les p’tites filles essayer de vendre leurs cellulaires à tous les deux coins de rue. Puis rapidement, direction Harajuku. Encore là, méga bain de foule à la sortie de la station de train. Il manque vraiment d’espace!!


Petit détour par le concessionaire Audi afin d’admirer les beautés metalliques! Puis, passage par le parc de Yoyogi en direction de Shinjuku ou nous allons rejoindre Marc-Alex, son père, Patrick et Jane afin d’aller prendre un verre au Park Hyatt. Bon, ça fait quand même 4 ou 5 fois que j’y vais et le scotch est toujours aussi cher (Lagavulin 16 ans, 22$). Par contre, la vue elle mérite qu’on y revienne. C’est vraiment un incontournable et en plus les scènes du film Lost in Translation font de cet endroit une visite quasi-nécessaire.


Petit tour à l’hotel pour se rafraîchir et direction Barbacoa pour un bon souper. C’est toujours aussi bon, mais on dirait qu’à chaque fois, je réussi à manger de moins en moins de viande!! Mon appétit a diminué considérablement depuis que j’ai mis les pieds au pays du soleil levant. Ma tolérance à l’alcool par contre a bien résistée!!

Nous nous dirigeons au Warehouse, un club dans Azabu-Juban ou apparament il y avait de la bonne musique techno et des performances de danse! Ça me semblait prometteur! Je vous laisse juger.....(allez coucher les enfants avant!)......


Bref, assez impressionant de voir ça dans un club. Cependant, ça fait fuir les filles et on se retrouvait donc avec 80% de gars dans la place. La performance terminée, nous avons quitté pour la belle région de Roppongi. Alors que tout le monde était retourné au bercail, j’ai dû montrer la voie au petit nouveau. Je l’ai donc amené au Gas Panic!!! Par contre, la fatigue me rongeait tranquillement et j’ai dû le laisser en bonne compagnie pour retrouver ma chambre de luxe aux dimensions limitées!!


Dimanche 23 mars 2008

Check-out a 11h oblige, pas de grasse matinée ce matin. Par contre, un petit bagel au saumon fumé sera bien apprécié pour se remettre sur pied.

Tout le monde part de son côté et je ferai le chaperon encore une fois pour Dan. Cette fois-ci, nous irons à Odaiba qui se trouve dans la baie de Tokyo. Donc après-midi très relax à observer les chiens minuscules habillés de la tête aux pieds!! En bonus, un petit arrêt au fameux Kua ‘Aina afin de déguster un bon burger hawaïen!


Retour vers Tokyo station en passant à travers Ginza ou nous apercevons une montre à 30,030,000\. Ça veut donc dire environ 300 000$. Euuuuuuuuhhhhhh!!!! Je voudrais bien voir la tête de celui qui va acheter ça! Pour madame, vous y trouverez un cadeau beaucoup plus modeste soit des boucles d’oreilles à 4,500,000\ (45 000$)!! Petit arrêt au concessionaire Nissan pour admirer la nouvelle GT-R. En prime, il y a la version Super GT qui malheureusement mènera la vie dure aux Honda cette annéez!!


Un peu plus loin, nous croisons un magasin qui semble vendre des bouteilles d’alcool. Dan cherche du scitch, donc nous y pénétrons. Mais voilà, ici on ne vend que du champagne!! Ça résume bien Ginza, des montres à 300 000$ et des magasins qui vendent seulement du champagne. Bonne chance pour trouver un magasin à 1$!!! Par contre, j’ai trouvé dans une épicerie quelque chose que je n’avais pas vu depuis bien longtemps, du Rouy!! S’il ne fallait pas un hypothèque, je l’aurait bien acheté......(oui oui, c’est bel et bien 25$ le fromage!!!)......


Voilà, un autre week-end à Tokyo et encore pleins de souvenirs!!! Sur ce, on se prépare tranquillement pour la Malaisie..........ohhhhhh yeahhhhhhh!!!

À plus

Pace

mardi 18 mars 2008

Niseko, Hokkaido

- Quoi??? Vous allez à Hokkaido pour une fin de semaine seulement?

C’est le genre de réponse qu’on reçoit quand on parlait de notre « Projet Hokkaido » à des compatriotes japonais. Pour eux, c’est inconcevable. Si tu va à quelque part de loin pour une fin de semaine, c’est parce que tu y habites. Par exemple, pour un homme natif de Sapporo mais qui travaille à Tokyo, c’est normal de revenir la fin de semaine près de ses proches. Mais bon, pour aller faire du ski, y’a juste les « gaijins » (étrangers) pour faire ça!!!

De toute façon, je ne vois pas le problème, ça se fait par chez nous aussi. En fait, aller à Hokkaido une fin de semaine, c’est comme aller à New York (environ 1h30 de vol) pour une fin de semaine ..... de 2 jours! Bref, on est pas là pour débattre de la qualité de notre plan, donc passons aux choses sérieuses.

Ajout de dernière minute : Bon, je sais que ça arrive à un mauvais moment pour tous ceux qui ont vécu la tempête du 8 mars dernier, mais ce message contient de la neige. Donc, ne vous découragez pas, la neige peut être le fun quand elle n’est pas dans la rue!!


Vendredi 29 février 2008

Donc, vendredi, départ du boulot sur l’heure du diner (yahouuuuuuu!!) puis embarquement dans le Shinkansen en direction de Tokyo vers 14h30. Pour fêter ça, Patrick se prend une bière de route alors que Marc-Alex et moi, on se tient bien tranquilles. Avec nos skis dans le train, fallait être alertes pour savoir de quel côté la porte allait s’ouvrir. Chanceux comme nous sommes, il a fallu changer nos affaires de places au moins 3 fois!!!

Arrivé à Tokyo, petit tour de Yamanote Line (une chance que ce n’était pas l’heure de pointe, pire que la ligne orange je vous jure!!) jusqu’à Hamamatsucho pour aller prendre le monorail (oui oui comme dans les Simpsons). On y rejoint Julien qui avait passé la journée à Tokyo avec ses skis!! Vu que des skis c’est trop discret, il s’est organisé pour que tout le monde le remarque! On aurait du lui acheter un fanion ou un panneau « Train Routier » pour avertir les passant. La tête dans leurs cellulaires, c’est un accident est si vite arrivé!!!


Il est 16h30 et nous sommes au Terminal 1 de l’aéroport d’Haneda. En « leader » de l’expédition, je vais au comptoir pour aller chercher les billets. Tout le monde avait son passeport prêt à être divulgué. Mais, surprise, simplement en consultant la fiche de l’agence de voyage (JTB), la préposée nous imprime 4 beaux billets avec nos noms en katakana dessus! Trop facile!! Puis, on laisse nos baggages pour aller dans la soute, passe le contrôle de sécurité et en 15 minutes, nous voilà prêt à l’embarquement!! Un seul mot me vient à l’esprit : efficacité!!

Donc, nous nous sommes rendus à notre porte d’embarquement avec 1h15 d’avance. Néanmoins, devant nous se dressait une des images les plus symboliques du Japon. EN fait, c’était comme une carte postale. Marc-Alex, Patrick et Julien ont donc tenté de capturer le moment. Je vous laisse juger du résultat final.


Le soleil combiné au Mont Fuji, y’a pas plus japonais que ça!!

Finalement, 18h05 nous pénétrons l’appareil pour y prendre place. Pour un petit vol de la sorte (pour Tokyo – Sapporo il y a un vol aux 20 minutes à peu près), on utilise généralement des avions régionaux qui contiennent environ 70 places. Mais ici, ce sont des avions de 250 voir même 350 places!! C’est hallucinant de voir la quantité de monde qui voyage dans ce pays là. Et ça c’est sans compter les trains!!

Le vol se déroule bien et à 19h40 nous sommes sur le tarmac de l’aéroport New Chitose de Sapporo. Pour les baggages, encore une fois le mot est efficacité puisque 10 minutes après être descendus de l’avion, nous avions reçu tout notre équipement. Puisque le bus pour Niseko ne partait qu’à 21h30, il nous restait assez de temps pour aller se prendre une petite bouffe. Donc, on se trouve un resto genre allemand avec de la bonne bière locale. Vive la fin de semaine!!!


Il nous restait encore 2h30 de bus avant de parvenir au Prince Hotel d’Higashiyama. Donc, si vous faites le calcul, il était rendu minuit. C’est donc dire que de porte à porte, ça nous a pris pas loin de 10h!!! Nous sommes jeunes et fous, je sais!!

L’hotel est propre mais l’entrée est kétaine à fond avec des guirlandes en or au plafond et tous les tons de beige imaginables sur les murs. Néanmoins, encore là sans problèmes, nous avons pu recevoir les clés de nos chambres. Rendu là, il était grandement temps pour nous d’aller se coucher puisque le lendemain, c’est le lever à 7h!!


Samedi 1er mars 2008

Lever comme prévu à 7h et hop, déjeuner buffet dans la salle de réception de l’hotel. Au menu, non pas un déjeuner continental (souvenirs de Holiday Inn imperissables......) mais bien tout ce que vous voulez, ou presque. Pour un déjeuner western, oeufs brouillés, bacon (plus jambon que bacon), tites saucisses, patates, spaghetti (!!!!), toasts et beurre d’Hokkaido (supposément le meilleur), croissants et petits pains au chocolat. Sinon, il y a le traditionnel déjeuner japonais avec soupe miso (poisson), poisson cru, yogourt (de poisson je suppose) et du riz! J’ai choisi quoi vous pensez?

Avec tout ça, à 8h30 nous sommes au pied de grue devant la gondole qui se trouve à 20 mètres de notre hotel!! Le gros luxe finalement! Nous sommes donc dans les premiers au sommet! Mais bon, on ne sait pas du tout ou on s’en va car c’est la première fois qu’on vient sur cette montagne. Ensuite, on ne sait pas du tout ou on va parce qu’on a la tête dans les nuages et qu’on voit à peine 10 mètres devant soi.

Finalement, en redescendant, les nuages de dissipent et on aperçoit alors l’état des pistes. Il a fait chaud ces derniers jours et le soleil a tappé fort la veille. Résultat, c’est dur et c’est bosselé. Marc-Alex et moi on s’aventure alors dans une piste avancée et c’est abominable. Nous sommes tout simplement déçus!

Mais bon, nous n’allions quand même pas abandonner, il n’était que 9h le samedi quand même! Donc, nous sommes remontés en gondole pour se rendre du côté du Grand Hirafu qui contient plus de piste. Rendu là, surprise, une chaise nous menant au vrai sommet était ouverte. Bon, on ne voyait pas la fin de la remontée, mais les conditions ne pouvaient pas être pires.


En effet, elles étaient moins pires, sans être géniales. Une fine couche de poudreuse couvrait un mélange de neige mouillée et de granules glacées. C’est un peu dur à expliquer, mais c’est comme skier dans de la crème glacée. Ou plutôt du yogourt glacé. Bon, j’ai jamais essayé mais c’est ce que mon imagination a pondue (j’ai une très forte imagination je sais!!). Mmmmm, yogourt glacé.......

Finalement, on s’est trouvé un ti-bois pour aller faire les cons (des cons responsables, tout de même). Il y a plusieurs grosses montagnes au Japon, mais Niseko est réputé pour deux choses en particulier : la poudre (évidemment) et les sous-bois. Et quand on mélange les deux, wow! Mais là, sans avoir la poudre, nous avons le bois. Ce qui fait son charme, c’est que les arbres sont assez espacés, donc pas besoin d’être un Dieu du ski pour s’y faire du fun. Nous avons donc eu du fun.



Marc-Alex par contre a traîné un peu de la patte le matin car les saucisses à peau de condom (surnom des saucisses japonaises à la peau difficile à percer mais que quand tu réussi le jus qui sort te brûle les lèvres.....donc) lui ont donné du fil à retordre. Nous prenons donc une petite pause pour qu’il prenne un bon ramen, aussi efficace qu’une soupe Lipton quand l’estomac cabriole. Pour ma part, j’y vais pour le set Genghis Khan avec viande sautée dans la poele avec légumes et riz et une sauce pas piquée des vers. Probablement le meilleur repas pris dans un centre de ski à vie!!

Avant de repartir sur les pentes, nous allons voir le magasin qui loue des skis de poudreuse. En résumé, pour faire de la poudreuse, il faut des skis larges afin d’offrir une surface de contact plus grande et ainsi ne pas caller dans le fond. Eh bien, il y en a qui ont pris ça au pied de la lettre. Nous avons vu des skis d’au moins 20cm de large! Tant qu’à ça, aussi bien skier avec deux 1x8!! Oui oui, des 1x8, ça existe et ça serait moins cher aussi!!



L’après-midi, nous avons exploré les vastes étendues de la montagne à la recherche d’autres coins sympathiques. Finalement, ce ne fut qu’en fin de journée, du côté est de la montagne (Higashiyama) que nous avons trouvé la plus belle poudre. Bon, il n’y avait qu’un petit carré de 100m2, mais c’est tout de même ça.

La journée de ski terminée, un petit tour au onsen s’impose. Un des avantages d’aller dans un grand hotel, c’est que tout y est inclus. Donc, on part avec nos serviettes et en pantoufles, on se rend au bain public. Le bain extérieur était génial et il s’était mis à neiger soudainement. Une petite bière et ça aurait été un moment idéal.

Après une petite sieste, souper à 19h dans la salle de réception de l’hotel pour un buffet, à 40$!! Je dois l’avouer, ça ne valait pas 40$. Sur l’affiche, il y avait une montagne de crabe et du roast beef. Rendu là, pas de roast beef et un maigre plat de pattes de crabe. Décevant. Par contre, la mousse au chocolat était chocolatée à fond!! Faut prendre son plaisir ou on peut! Ensuite, quelques bière au bar de l’hotel et billard pour terminer cette « pas pire » journée. Dehors, il neige. Allez, neige! Neige! Neige!!!


Dimanche 2 mars 2008

Il a neigé! Bon, c’est difficile d’évaluer ça du 10e étage, mais il a neigé tout de même. À 7h10, fidèles au poste, nosu ingurgitons notre déjeuner. Après l’épisode des saucisses de la veille, plus personne ne s’y frotte. Nous y allons conservateur.

Il a fallu ramasser nos p’tits parce que le check out était à midi et qu’à cette heure là, nous allions être enfouis dans les bois. Donc, il faut remettre la clé de la chambre, la clé du casier, aller porter nos baggages dans l’endroit approprié, prendre le petit papier, aller mettre ses bottes de ski, revenir chercher ses baggages parce qu’on a oublié de sortir une paire de bas chaud, remettre les baggages au monsieur qui comprend aucunement ce qui vient de se passer, aller mettre ses skis puis se rendre à la gondole.

Malgré tout ça, nous y étions avant même l’ouverture à 8h30! Ne sachant pas trop combien de neige il était tombé durant la nuit, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre comme conditions. Par contre, les gars dans la file poru la gondole étaient plutôt optimistes et pour l’ocassions, ils ont sorti leurs grosses palettes de poudreuse!! Nous espérions simplement qu’ils avaient raison de les sortir!!

Rendu en haut, pas de niaisage, on prend la chaise simple (oui chaise simple, pas de barre de sécurité!!) pour se rendre au top. Et là.......(roulement de tambour)........de la poudre!! Jusqu’au genoux! Wow!! Quel feeling! Incroyable! Renversant! Suuuuuuuuuperbe!!



Mais bon, nous n’étions pas les seuls à profiter de cette belle poudreuse! Donc, après seulement 3 descentes, c’était déjà beaucoup moins beau. Nous sommes donc allés dans notre sous-bois de la veille et là encore, tout le monde s’était donné le mot et il ne restait pas grand chose de la nuit passée. Malgré tout, c’était plutôt agréable!



Fait cocasse mais non cocasse, en sortnat d’une chaise mécanique, les bâtons de Pat sont restés pognés entre la chaise et le sol. Résultat, un bâton brisé en deux et un autre qui pourrait faire du limbo. Il retourne donc à l’hotel pour aller se louer des bâtons pendant que Juline, Marc et moi allons explorer le côté Nord de la montagne.

Il n’y avait rien de bien spécial au début, mais en remontant dans une chaise, nous avons aperçu bien des gens dans une partie de la montagne qui était fermée la veille (pour cause de risque d’avalanche!). Apparament aujourd’hui, les risques s’étaient dissipés! Donc, nous y sommes parvenu à partir de la chaise la plus haute du côté nord. Et là, wow! De la poudreuse jusqu’aux genoux et plus à perte de vue. Quelques aventuriers ont gravit les quelques 200m qui nous séparaient du vrai sommet afin d’aller chercher la poudre inaccessible à partir des remontées mécaniques. Mais pour nous, c’était bien assez.

Donc, on s’est trouvé un coin pas trop tracé ou on s’est fait bien du fun. Et de l’autre côté d’une vallée, nous avons trouvé un autre petit bois tout aussi sympa avec de la neige en masse pour chuter sans échimoses. Mais attention aux branches!



C’est ça que ça donné! La réputation de Niseko était sauve. Sans avoir été la journée exceptionnelle de Kagura à Niigata, c’était vraiment bien et ce grâce à une seule nuit ou il neigeait très peu. Imaginez après une tempête!



Donc, comme vous pouvez voir, on s’est bien amusé pendant une bonne partie de la journée. Il a un moment sombre par contre! En quittant cet endroit pour retourner sur les pistes « normales », j’ai perdu un ski. Bon, ça arrive souvent mais d’habitude je le retrouve assez rapidement. Mais cette fois-ci, ce fut tout un challenge. La neige était lourde dans cette partie avec une croûte de glace à un pied de profondeur. Néanmoins, je callais jusqu’à l’aine sans mes skis. Deux japonais sympathiques mais pas anglophones pour deux cennes ont appuyé mes recherches. Finalement, 15 minutes plus tard, je retrouve mon ski coincé sous un bloc de glace!! Ouf!

Malheureusement, il a fallu couper notre journée car notre autobus partait à 16h30 pour l’aéroport. Donc, 15h à l’hotel et juste le temps d’aller se doucher au bain public. Ensuite, on fait comme la plupart des gens et on attend notre bus dans l’entrée avec nos affaires! Voyez comme nous sommes rayonnants!!



Pas besoin de vous dire que nous n’avons vu le chemin de l’aéroport que partiellement, entre deux moutons et une clôture!! Arrivé à l’aéroport à 19h, notre vol partait à 20h30. Encore une fois, 15 minutes suffirent pour prendre nos billets et laisser nos baggages destinés à la soute. Nous enfilons un bon hamburger steak japonais, question de bien dormir durant l’heure et demi du vol, puis en sortant du controle de sécurité, les gens sont déjà en ligne pour pénétrer dans l’appareil.

Cette fois-ci, c’est un Boeing 777 qui contient environ 350 places!! Complètement débile et il est plein de surcroît! Atteris à 22h, il était clair que nous allions manquer le dernier Shinkansen de 22h48. Donc, il va falloir revenir à Utsunomiya en train local!! Une heure et quarante minutes, c’est long en ti-pépère et la récompense était notre lit douillet.

Arrivé à 1h40 chez moi, j’ai repensé à nptre plan du week-end. C’était vraiment tiré par les cheveux! Mais vous savez quoi, je le referrais demain matin!!


À plus

Pace